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Un peu de publicité pour notre jolie Leela qui recherche ses colocataires par ici ! Apparement Arco Ortaloni trouve Gabrielle de Musset très belle (ryan) i feel sweet emotion 3697710961

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 (ryan) i feel sweet emotion

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MessageSujet: (ryan) i feel sweet emotion   (ryan) i feel sweet emotion EmptyDim 1 Sep 2019 - 22:50

{ i feel sweet emotion }
crédit/ tumblr ☾ w/@ryan newman
Ted, chéri. Tu as l'air si malheureux, je te manque c'est ça ? Enfin, qu'est-ce qu'il t'arrive, je suis là. Devant toi. Tu n'as qu'à tendre le bras ou prononcer mon prénom. Ted ! Pourquoi tu ne réagis pas ? C'est ta fem-...

Ted envoie brutalement son bras droit face à lui, et clignotant des yeux une énième fois remarque qu'il est en train d’agripper le poignet du barman face à lui, et non celui de sa femme. L'homme prend un air dédaigneux en fixant Ted pendant qu'il essuie le restant de vaisselle à faire briller.
Sa tête vient de lui jouer des tours, encore une fois. C'est la troisième fois aujourd'hui, troisième fois que Ted voit sa femme face à lui sans pouvoir lui parler en retour ou l'enlacer. Des situations comme celle qui vient de se produire, il peut les compter par milliers, mais la gêne n'arrive même plus à s'installer en lui car chacun de ses épisodes de paranoïa le chamboule trop pour pouvoir ressentir une quelconque autre émotion que l'anxiété.
Il passe sa paume droite le long de son front, épongeant la pellicule de transpiration qui luit. Puis Ted termine son verre d'une ultime gorgée qui le dégoûte un peu plus de l'alcool. Ses pensées s'entrechoquent à l'intérieur de sa tête alors qu'il a l'impression de devenir complètement fou. Des pensées qui, bien qu'elles soient étranges, restent suffisamment floues pour ne pas savoir comment les décrire. En réalité, tout est comme ça. Rien n'est réel, pas vrai ?
Alors il peine parfois à soutirer le vrai du faux, et quand le barman lui demande s'il désire un second verre de whisky, il prend bien dix secondes à examiner l'homme ainsi que le fil de ses paroles pour s'assurer que ce n'est pas le fruit de sa pensée. Le nez et les sourcils froncés, le regard braqué sur le serveur en face de lui, il passe certainement pour un fou. Mais le plus fou dans tout ça, c'est qu'il a bel et bien l'impression d'en être un. Au fond de son cerveau tout n'est peut-être pas en point, mais sa conscience, celle-ci, il pourra jurer sa propre vie qu'elle ne le trahira jamais.
Deuxième verre en main et accompagné de son lot de solitude, Ted passe les dix prochaines minutes à combattre les images qui défilent comme un diaporama dans sa tête. Il se fait lui-même honte, de se voir comme un vieil ivrogne se souillant à la liqueur en public. Mais des types comme ça, on ne les compte plus, et leur visage est tellement ignoré de la mémoire des gens qu'il n'en a plus rien à foutre.

La soirée défile, et la musique commence à battre les murs du pub pendant que certains préfèrent user leurs cordes vocales contre une télévision qui diffuse un match bidon. 23h00 passées, et Ted dont le regard se perd vaguement sur la petite entrée du bar se surprend à drôlement fixer la nouvelle arrivée. Une élégante blonde au regard qui su aussitôt le frapper.
...
Ses yeux s’écarquillent et sa bouche s’entrebâille très légèrement à la vue de la demoiselle envers qui il lui était tout simplement impossible de détourner son regard. Il l'a reconnu, sans doute que son taux d’alcoolémie dans le sang lui a empêché de percuter plus tôt, mais Ted l'a bien reconnu. C'est Ryan.
Il boit chacun de ses mouvements et ne se prive pas de revêtir un sourire permanent tant qu'il l'observe. Sans trop comprendre pourquoi, des larmes viennent se bousculer au bord de ses yeux alors qu'il continuait à sourire avec tant de sincérité. Lui qui pensait ne plus jamais la revoir, lui qui s'était dit qu'elle n'existerait plus que dans sa mémoire. Il semblerait que parfois, dans ses soirées les plus sombres, la lumière le rattrape jusqu'à faire rejaillir dans son regard la flamme qui luttait pour ne pas disparaître.
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MessageSujet: Re: (ryan) i feel sweet emotion   (ryan) i feel sweet emotion EmptyLun 2 Sep 2019 - 3:37




i feel sweet emotion


☾☾ Stupidement, naïvement, Ryan a acceptée l'invitation d'une amie, une infirmière de l'hôpital où elle est résidente. Une invitation qu'elle a même acceptée avec plaisir. Heureuse de passer du temps avec une amie qu'elle souhaitait connaître un peu plus. La connaître un peu plus, oui, ça a été le cas. Elle a même rencontrée son mari par la même occasion. Durant toute sa soirée qu'elle aurait pu passer ailleurs, chez elle, par exemple, à regarder la télévision ou encore dans un night-club quelconque à danser jusqu'à pas d'heure, elle se trouvait dans un des restaurants les plus chers de New York, à tenir la chandelle. S'en sont suivi les questions les plus embarrassantes que l'on peut poser à une personne, ces questions concernant les enfants, sa situation amoureuse... Ce genre de questions que déteste Ryan. Il faut dire qu'à vingt-sept ans, être toujours célibataire, à se contenter des plaisirs de la chair, se concentrer sur sa carrière, elle ne rentre pas dans cette normalité sociale qui veut qu'elle est déjà, au moins, un enfant avec un partenaire stable. En bref, un début de soirée terrible. Elle est restée la quasi-totalité du temps à rigoler aux blagues lourdingues de monsieur et à acquiescer aux dires de madame mécontente de son mari. En pratiquement trente ans d'existence, la jeune femme en a connue des dîners ratés, des soirées gâchées, des moments d'ennuie intensifs mais à ce point-là ? C'était presque sûr que non. En sortant de ce restaurant dans lequel elle n'a fait que prendre une salade, pas même une goutte de vin à cause du prix exorbitant, elle mourrait de faim et n'avait qu'une seule envie, c'était de manger, de boire. Le couple, visiblement prêt à passer une longue soirée en sa présence, lui propose de boire un dernier verre dans un bar. Une proposition pour laquelle la blonde n'était pas contre (peut-être qu'avec un verre en plus dans le nez, ils ignoreraient moins Ryan) jusqu'à ce qu'ils parlent de ces pubs dans ces quartiers chics, hors de prix new-yorkais. Bien qu'elle n'avait pas de quoi se plaindre, se rendre à ce genre d'endroit aussi luxueux, elle ne pouvait pas. Elle aimerait, mais ce n'était pas le cas, elle aime croire que ce n'est pas encore le cas. Tout ce qu'elle gagnait servait à payer son prêt étudiant, les courses et sa part pour la collocation. Très loin des propositions onéreuses de sa collègue et de son époux, elle propose un pub non-loin de chez elle, simple, chaleureux et surtout raisonnable. A leur réaction, elle remarque le manque d'enthousiasme mais ils acceptent quand même. Ce qui la rassure. Elle se voyait mal passée encore une trentaine de minutes dans un lieu où richesse et luxe sont les maîtres mots. Le couple et la chandelle de la soirée, Ryan, arrivent dans le pub. Elle avait tout juste poussée la porte qu'elle se tourne vers eux pour voir leur tête, ce dont elle n'a pas été déçue. Un vif rire sortit tout seul sans qu'elle ne puisse le contrôler. Il est vrai qu'avec les moyens que ce jeune couple doit avoir, aller dans un tel endroit doit être assez inhabituel. En plus, en un jour de match, tout le monde était surexcité, criant pour supporter leur équipe favorite. Une ambiance pratiquement méconnue pour eux mais familière pour Ryan qui n'a pas manqué de vivre dans une maison absolument fan de football américain. Ils s'assoient dans une des rares places libres en ce jour. Encore une fois, Ryan a l'impression terrible d'être de trop, de gêner ce si joli couple qui serait, très certainement, aussi à l'aise sans sa compagnie. Nerveusement, elle tourne la tête, ne préférant pas regarder cette nouvelle séance de baisers interminables, l'énième depuis trois heures qu'ils sont tous les trois. Ryan ne peut pas leur en vouloir, ils étaient tout juste mariés. Probablement se comporterait-elle de la même façon à leur place. Mais elle préférait les ignorer quand ils se comportaient de la sorte tant cela était embarrassant pour elle. C'est en cherchant à poser son regard ailleurs à tout prix qu'il se pose sur un qu'elle ne connaissait que trop bien. Ted. Cet homme qu'elle avait lâchement laissé tomber au travers d'une lettre pour sauver sa carrière. Certainement l'un des actes les plus lâches qu'elle a pu entreprendre de toute sa vie. Timidement, hésitante dans son geste, elle le salut de loin avec un geste de la main, une main tremblante, tel était l'effet qu'il lui procurait. Téméraire, elle tourne sa tête vers les deux jeunes gens amoureux, se lève de sa chaise, reprend son sac en main. « Vous pouvez aller au Jimmy's Pub ou je-ne-sais-pas-quoi Pub. Il faut que j'aille voir quelqu'un. » L'infirmière, la connaissant assez bien depuis le début de son internat, cherche du regard la raison de son changement de plan si soudain. Elle la trouve sans grande difficulté. « Ce n'est pas une bonne idée, Ryan. » Un discours moralisateur, elle n'en avait plus besoin. A force qu'on lui dise la même chose, elle a fini par croire, à tort, qu'elle faisait, effectivement, une mauvaise chose. « Je m'en moque. » Bien sûr, une partie d'elle, Dr. Newman, la chirurgienne qui a bossé comme une tarée pour en arriver là, ne s'en moque pas, loin de là mais ce soir, elle ne gagnait pas sur Ryan Newman, la femme, tout simplement. C'est sur les dernières paroles de son amie, lui rappelant qu'elle risquait gros qu'elle va jusqu'au comptoir où était installé l'homme, verre à la main. Aucune place n'était libre mais c'était sans compter sur la pause du match qui incitait tous les supporters de foot à quitter leur chaise haute pour se disputer les toilettes. L'air de rien, elle prend possession de la place à côté de Ted. « Bonsoir. » Les mains posées sur son visage, elle essuie du bout des doigts ses larmes qui continuaient à couler. « Ça va aller. » Tel un automatisme, elle lui avait soufflée ces trois petits mots. Ces trois petits mots qui auraient pu être remplacés par quatre autres qu'elle pense tout autant, si ce n'est plus. Tu m'as manqué. Ce qu'elle tut, bien qu'elle le pensait bien plus qu'elle ne le devrait. Elle aimait croire qu'une partie de lui le savait d'ores et déjà, qu'il était inutile qu'elle le dise.

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