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 i need noise #james

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Simon Moulin
Simon Moulin

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MessageSujet: i need noise #james   i need noise #james EmptyDim 6 Oct - 10:34

thought if i was smart i'd make it far but im still at the start

t'avais encore la sensation de l'eau qui dégoulinait sur ta peau quand t'as ouvert les yeux. la sensation de james aussi, sur, atour, contre, dans. c'est peut-être parce qu'il est encore à côté de toi, en fait, et que sa carcasse plus fraîche est venue se coller à la tienne, brûlante, sans que tu t'en sois aperçu. c'était lui qui te cramait, plus tôt, pourtant, tu comprends pas trop comment sa température a autant chuté. c'est peut-être toi, en fait. p't'être que la md inhibe tes sens, les induit en erreur. dans ton demi-sommeil, dans le doute, tu vérifies qu'il respire. une main sous le nez, une oreille tendue. c'est bon. du moins, ça a l'air d'aller. c'est en bougeant à peine que t'as remarqué les draps trempés. trempés comme si deux connards tout juste sorti de la douche s'y étaient jetés. la sensation désagréable du tissu qui te colle à la peau te fait gronder, en silence. faudrait pas que tu le réveilles.

t'as la bouche pâteuse. t'as soif. tu sais pas où sont tes fringues, tu sais pas quelle heure il est, où est ton téléphone. putain. tu sais même pas comment rentrer chez toi. d'ordinaire, t'aimes pas bien rester dormir, mais là t'es trop mort, et rentrer de manatthan jusqu'au bronx à pieds c'était même pas une option dans ton état. tu réfléchis, tu crois que t'es à manatthan, t'es pas certain. une chose est sûre, c'est james qui dort à côté de toi. tu te sens nauséeux, et l'humidité de la pièce n'aide en rien. tu remarques une lumière rouge du côté du bel endormi : il est 5am, un peu plus. tu fronces les sourcils, plisse les yeux, et ça rappelle à ta peau tes cernes de quinze kilomètres. tu te lèves, chasse le drap mouillé. y a aucune fringue par terre, mais tu devines où sont rangées celles du blondin, alors tu tires un boxer du tiroir, sans réfléchir, et l'enfile dans la foulée. si t'as bien compris la disposition de l'appartement, tes pas de mèneront à la cuisine : bien joué. avant d'arriver, tu trébuches sur ce que tu cherchais plus tôt qui gisaient devant la porte de la salle de bain ouverte. tu trouves un verre en train de sécher, tu bois une, deux, trois fois. y a une bouteille en plastique qui traîne, là. tu l'ouvres, renifle. la vide, la rempli au robinet. après un quatrième, tu reviens sur tes pas, parce que tu sais pas trop où aller. l'idée de retourner te coller contre lui te chauffe pas des masses - c'est le cas de le dire - et t'as une sainte horreur des draps humides. n'empêche, tu déposes la bouteille à ses côtés, discrètement.

ta nausée est un peu passée, et t'as les idées un peu plus claires. tu devines qu'il fait froid, dehors. tu retournes dans le couloir chercher tes fringues - t'emportera son boxer avec toi. tu te dis que t'es débile, qu'il a ton numéro et toi le sien (par une habile manœuvre de ta part, hin), que t'as pas besoin de ce genre de prétextes de gosse pour le revoir. mais n'empêche que. tu constates aussi qu'il a les hanches plus larges que les tienne, et qu'en même temps c'est pas bien compliqué. enfin. t'as ramassé ton hoodie que t'as enfilé, et honnêtement sa chaleur est la bienvenue. sur tes cuisses, y a des frissons désagréables. tu chopes ton bas qui traînait à l'entrée. dedans, y a ton téléphone, et ça te soulages un peu. rapide coup d’œil à l'heure : ugh. tu t'assieds par terre, dans le couloir, pour chercher un bus nocturne, quelque chose qui te permette de t'en aller en vitesse. t'es pas d'humeur à rester. tu te sens un peu mal, en fait. dans ton corps, comme un œuf brouillé qui passerait pas. t'es fatigué. tu veux juste rentrer chez toi, dormir. tu penses à milo, et que tu l'aimes bien ce con de chat, et que t'as bien besoin qu'il te serve de peluche. sauf que tu sais pas où t'es, en fait, donc chercher des bus, c'est juste la galère. tu tapes machinalement l'adresse de chez toi pour voir l'itinéraire. t'es perdu. tu veux une douche chaude.

ton téléphone te dit que t'en as pour presque une heure à rentrer, et qu'il y aura pas de transports avant une heure et demie. tu souffles. agacé. t'en as déjà marre. t'as pas envie de réveiller james.

t'es sorti. t'as pris la tangente. comme un voleur, sorti en vitesse, glissé entre la porte et le mur. tu sais pas s'il s'est réveillé. tu vas quand même rappeler ton existence à lui. t'as quinze mille messages de clarice que tu vas juste jarter, et y répondre plus tard. putain, t'as plus tes clopes, elles sont où tes clopes.

sleep well, bambi.
t'effaces.

thanks for last n
et puis quoi encore.

fuck you
ça te ressemble déjà un peu plus, mais c'est too much.

excuse, t'as une clope et du feu ? elle te tend son paquet, tu t'allumes et lui rend tout dans la foulée.

tu marches, vers la prochaine station de métro. tu passes devant l'université, et t'as hâte de votre prochaine action là-bas.

sleep well, bambi.
finalement c'était pas si mal.
envoyé.

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James Abramovich
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MessageSujet: Re: i need noise #james   i need noise #james EmptyLun 7 Oct - 18:54

sleep well, bambi.

Tu t’es éclaté la rétine sur l’écran, et t’as refermé les yeux aussitôt, t’as pas su si t’avais vraiment bien lu. Et le message, et contact qui te l’a envoyé. Les journées raccourcissent - il fait encore sombre. Il pleut. C’est ça que t’entend tapoter contre la vitre, jusque dans ton crâne lourd, trop comprimé. Tu renifles, bouge dans les draps frais ; y’a que toi, dans cette chambre. Y’a que toi, et si c’est pas le genre de truc auquel on pense en se réveillant dans son propre pieu, toi, t’y penses, là. Tu penses y’a plus que moi. T’as pas besoin de regarder pour vérifier.

Puis t’as conscience d’un de tes colocs qui est levé, parce que ça moue des grains de café dans la cuisine, ça brasse les casseroles pour se faire des oeufs, probablement. Ou des crêpes. Ouais, t’espères que c’est ça. Parce que t’en veux. Parce que tu crèves la dalle, même avec la légère nausée qui te reste collée dans le fond du gosier. Tu ramènes le cellulaire devant ton visage, déverouilles à nouveau. T’as l’impression d’avoir du plomb dans les os. Mais tu te sent bien.

sleep well, bambi.

T’as les paupières plissées, et tu regardes ça, y’a rien qui bouge, tu regardes ça jusqu’à ce que l’écran se referme de lui-même, puis tu laisses tomber le portable près de ta hanche, te retournes, entend la cafetière qui ronronne. T’as fourré ton visage tiré dans l’oreiller, juste pour y cacher, même pour toi-même, le sourire de con qui te bouffe la gueule.

-

T’as mangé des crêpes, mais t’as pas répondu. Et pendant la journée, t’as ouvert le message dix fois, et après, t’as arrêté de compter, comme si ça allait t’inspirer, sauf que t’as bloqué, bloqué jusqu’à ce que ça t’emmerde assez pour oublier. T’as fait tes trucs. T’as fait ta vie. Le lendemain aussi. Et le surlendemain. Le cellulaire, c’était comme une pierre dans ta poche. Ça s’alourdissait d’heures en heures. T’es trop con.

Simon est trop con.

Ça te fait plus sourire là. Ça te donne envie de frapper dans un mur. De le frapper lui. De te frapper toi. Et il t’a réécrit, entre temps, et t’as même pas lu. T’es pas une putain de gonzesse en manque d’attention. T’étais bien, quand t’es allé t’entrainer sur piste, et que t’as laissé ton portable dans ton casier. Quand t’as laissé Simon dans ton casier, en fait. Mais après t’être défoncé sur le terrain, t’as eu la trique ; et t’aurais donné cher pour que ton rouquin soit effectivement là, dans les vestiaires. Tu t’es demandé quel genre de bruit ça faisait, son dos nu qui claque contre le métal.

Alors quand t’es rentré, que t’as vu que les deux autres mecs étaient partis pour la soirée, que t'as vu que t'avais plus rien dans le frigo, t’as comme un fusible qui a connecté, et t’as appelé cette place de pizza à la con, et même, t’as attendu jusqu’à la fermeture, enfin juste avant, pour être bien certain, au fond, que si c’est Simon qui débarquait comme une fleur sur ton perron, alors il pourrait rester, comme l’autre soir.

Ça fait un quart d'heure que t’égraines de précieuses minutes de ta vie sur Netflix. T’as juste besoin de t’occuper la tête. C’est peut-être pas le punk qui bosse, ce soir. On s’en fout. T’as commandé une pizza pour manger une pizza, pas pour reproduire un scénar de porno bas de gamme.

Y’a Spencer qui t’as laissé un message vocal. T’as pas décroché. Tu l’oublis aussi. T’es bon, pour te fermer les yeux. Aussi bon que pour choisir un film.
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Simon Moulin
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MessageSujet: Re: i need noise #james   i need noise #james EmptyLun 7 Oct - 19:45
fin de service. pour bientôt. t'en as plein le dos de ce taf de merde, mais au moins ça t'occupe l'esprit. tu te remets lentement de la cuite de la veille, et sur ton scooter, à travers la ville, t'as une gerbe sans nom. pas envie, aujourd'hui. tu commences à putain de dix huit heures, tu finis à putain de vingt trois. cinq heures. en cinq heures t'as le temps de t'occuper un minimum. déconner avec tes collègues, être un peu moins sur les nerfs, et gésir sur le comptoir comme la carcasse de rouquin que t'es.

t'as bientôt fini, mais tu reçois cette notif' de merde sur ta p'tite machine de merde de cette pizzeria de merde. allez, une dernière. en plus c'est un connard qu'en prend qu'une. ces gens qu'ont pas d'amis et qui se commandent des pizzas à eux tout seuls, ça te dépasse - dixit le mec qui se bouffe tout le temps de la pizza tout seul, mais là, c'est pas pareil, t'es fatigué, merde, t'as le droit de râler.
t'enfiles ton casque, monte sur ton scooter, lèves ta manche à laquelle est accrochée l'appareil de la pizzeria. nom : james. soit. l'adresse, manatthan. o.k. tu plisses les yeux, te rappelle soudain de l'existence du blondin. tu l'as laissé tout seul, l'autre fois. sans regret. t'aurais pas des masses supporté de te réveiller une seconde fois dans des draps humides et avec lui à tes côtés. clarice t'a volé ton téléphone pour lui envoyer un message, mais l'échec pour ton amie est cuisant. aucune réponse depuis. t'espérais un peu, en fait, ne serait-ce qu'il t'envoie chier, mais non.

t'enfourches ton véhicule, démarre à vitesse... tout à fait raisonnable pour un engin de cette envergure. comme d'hab, tu le déposeras au parking après ta livraison. sauf que la route, elle te paraît familière. la façade de l'immeuble aussi. de même que le code que tu dois pianoter pour entrer, l'ascenseur, les étages propres et qui sentent bon l'entretien récent. le pas de la porte, le paillasson.
t'hésites à poser la pizza dessus, sonner, puis partir en courant. tu regardes le carton que t'as dans les mains d'un air terriblement suspicieux. ça aurait pu être un des colocs, mais le nom qui figure sur le bon de la commande ne trompe pas. ça peut pas être ce que tu penses. tu te fais des idées. élan de stupidité, tu presses la sonnette - elle aussi, terriblement familière.
de même que le jeune homme qui t'ouvre la porte.

t'as un rapide up and down look. parce que tu peux pas trop, à cette distance, descendre jusqu'à ses pieds sans être ostentatoire. distance d'un paillasson. t'arques un sourcil, affiche une petite moue un peu désabusée.

j'y crois pas une seule seconde qu'tu t'bouffes de la pizza solo et qu't'aies quand même c'corps.

ta moue en est devenue souriante. t'attaques déjà, un peu malgré toi. t'imagines qu'il y a plus trop de chichis entre vous. t'as juste envie de lui balancer ton sarcasme débile, sa pizza, et de te barrer. t'es pas vraiment d'humeur même si ton cerveau l'a associé à quelque chose de plutôt positif. tu l'détestes, en vrai, mais tu veux juste te faire croire que t'es une bonne pâte.

tiens, tends ton carton là, et barres-toi.
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James Abramovich
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MessageSujet: Re: i need noise #james   i need noise #james EmptyLun 7 Oct - 20:34
T’as fermé les yeux sur lui, et t’étais gelé comme une balle. Chaud comme l’alcool que t’avais encore dans l’organisme. Et peut-être que tu déchantes, tu sais pas, peut-être que de le baiser deux fois, c’était vraiment con, mais que d’avoir pensé que tu te le taperais une troisième fois, c’était Disney à fond. T’as plus envie de ça, là, quand tu le vois sur le pas de ta porte, avec cette boîte de carton graisseuse en guise de roses. Et c’est toi, c’est toi qui l’a fait venir ici. Il est pas venu parce qu’il voulait te voir. Il est venu parce qu’il bosse. Il te lance un regard, te mimes un truc sur sa fine gueule de renard amoché. T’as pas cillé. Pas encore. T’as envie de lui claquer la porte au nez.

j'y crois pas une seule seconde qu'tu t'bouffes de la pizza solo et qu't'aies quand même c'corps.

Ça te sourit. Ouais, c’est bien la voix qui t’a vrillé dans le cerveau, tu l’as reconnait, et il fait nuit, sauf qu’il n’y a plus de bleu, de rouge, de bars, et le charme n’opère pas, que tu préfères penser ; c’est pas la peine d’essayer. Faut que t’arrêtes ça.

« T’as raison, j’préfère te bouffer le cul. »

Tu pousses derrière tes dents, avec ta langue. Tu souris pas, c’est pas drôle, c’est plat, vraiment plat, comme quand tu prends la boîte, super invitation, super entrée en matière, vraiment, James, et c’est raté comme tu tournes les talons pour aller balancer la pizza sur la table, et attraper ta carte bancaire. C’était pas spécialement pour être vulgaire, ou le piquer, ou tu sais pas, il te fait juste chier. T’as besoin de boire quand il est là. Tu le supportes pas. Il prend trop de place, là. Dans ta tête, cette semaine, puis dans ton entrée.

T’as envie qu’il dégage de là, mais en venant à l’intérieur. Alors t’attend qu’il s'avance dans la cuisine. Comme l’autre fois. De rejouer les choses, de trouver une constante. Ça te donne de l’assurance. Le chasser sur un terrain que tu maîtrises.

« T’as fini ta tournée ? »

Il fait beau dehors, t’aimes le mauve, t’avais envie de me voir ? Tu donnes deux petits coups sur le bois de la table avec le coin plastifié de ta carte, et t’avises ton portable qui gît sur le canapé. T’aurais dû lui répondre. Ça aurait été moins malaisant. Tant pis.

C’est pas comme si t’en avais quelque chose à foutre qu’il soit confortable avec toi. Tu sais qu’il l’est pas. Et toi non plus. Et quelque part, tu dois aimer ça, parce que tu finis toujours par foncer tête baissée dans son chaos.
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MessageSujet: Re: i need noise #james   i need noise #james EmptyLun 7 Oct - 21:03
toi non plus, tu souris pas, là. tu souris plus, parce qu'il tire la gueule. t'as pas envie d'être amusé. il a ce comportement de con que tu comprends pas le moins du monde. tellement taciturne, tranchant dans ses phrases. l'espaces d'un instant, t'as l'étrange sensation qu'il a quelque chose à prouver. qu'il se sent un peu trop dominé par ta répartie, par toi, t'en sais rien. que tu prends trop de place, alors qu'en vrai, t'aimerais juste te barrer d'ici, te faire aussi petit d'un lézard. il te colle cette sensation amère, désagréable, dans laquelle t'as envie de plonger la tête la première pour voir ce qui s'cache derrière. il est bizarre, ce soir. sûrement parce qu'il est pas ivre, et que tu t'es habitué à le voir dans un autre état. sûrement parce que, tu le constates par le silence morbide de son salon : il est seul.

tu déglutis, il te rejoue la même scène de l'autre fois. et tu commences à comprendre qu'il a fait exactement ce que tu pensais qu'il était en train de faire. et ça te dépasse. t'affiches un air patibulaire, pousse un soupir qui t'échappe par les narines. t'en as vraiment plein le dos de cette journée, et tes cernes violets en témoignent. pourtant, t'avances, parce que t'as pas le choix. t'en as marre qu'il essaye de te coincer, qu'il utilise des biais passifs-agressifs à la con pour ça. qu'il assume pas, qu'il te fasse des scènes pas possible dans un bar juste parce qu'il assume pas. pourtant, t'es le roi de la politique de l'autruche en ce qui concerne tes problèmes, alors t'es mal placé pour penser ça. mais, il n'empêche, tu le comprends pas. il t'échappe. t'as l'impression d'essayer d'attraper de la fumée avec les mains, et ton cerveau est pas branché pour faire un truc aussi stupide. il a besoin que ça aille vite, que ça glisse, ça se percute, que ça fonce, cogne.

et tu pouvais pas m'envoyer un message.

"bah non, j'avais envie de pizza", ton cul. ça veut rentrer dans le moule, mais c'est pas capable d'envoyer un simple "t'es libre ce soir j'ai envie de baiser". tu grommelles en pianotant sur ta machine, vraisemblablement agacé par son comportement de crétin. et c'est toi la buse, d'ordinaire, t'aimerais bien qu'on vienne pas te voler dans les plumes pour s'approprier ton titre de débile profond ; t'y tiens un minimum.

derrière toi, t'as laissé la porte d'entrée ouverte, avec la lumière du couloir qui envahi la pièce. ça donne un drôle d'effet, t'aimes pas trop ça. tu tends ton bras, présente la petite machine qui affiche le montant et le symbole pour y déposer la carte. tu gardes une distance entre vous. t'attends, comme ça, qu'il daigne payer, que tu puisses te barrer.

tu le regardes dans les yeux, croise son regard, avec ta gueule d'empeigne, ton air fatigué et sincèrement au bout de sa vie. tu peux pas t'empêcher de t'dire qu'il est beau, que t'aimes sa gueule, que t'en ferais bien c'que t'en veux. ça s'échappe de tes pensées à chaque fois que tu te cognes contre ses mirettes bleues. il t'saoules. il t'énerve.

mais paye, putain, que vous puissiez en finir.
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MessageSujet: Re: i need noise #james   i need noise #james EmptyMar 8 Oct - 22:44
Tu pourrais lui répondre j'ai pas eu le temps, ou n'importe quel autre mensonge gros comme le bras, ou n'importe quelle connerie un peu plus subtile, même, tu sais qu'il te tirera une mimique, un oui, bien sûr, et tu peux pas, t'as déjà envie de sourire, ça te démange les mandibules. Tu tends la main pour attraper sa machine comme t’abdique, avec douceur, avec bipolarité, ouais, ça te retombe dans le fond du corps comme un poids lourd qui ne frappe pas, mais qui te somme au calme.

« T'as raison, j'aurais pu t'écrire. »

Ça te flotte sur les lèvres malgré tout, ce rictus qui vient du ventre, mais ce n'est pas moqueur, ni désolé - ça ne cherche pas sa pitié, ou sa considération, rien, c’est juste là parce que tu le trouves beau, même avec ses cernes de quatre kilomètres sous les yeux. Tu pourrais payer paypass, mais tu le fais pas ; t’enfonces la puce de ta carte dans la fente, t’étires les secondes. Et tu dois baisser les yeux, accepter, F3, pourboire, accepter, nip… Simon a le don de te faire sentir comme un débile profond, et si ça te les casse le trois-quart du temps, là, t’as envie d’hausser les épaules, de lui donner raison, de jeter la pizza au fond de la poubelle, et puis merde.

« Tu restes la manger avec moi ? »

Même si t'es plus capable de les sentir - James, la pizza. T’as relevé les yeux, tendu la machine. T’aurais pu l’enrober davantage. Parce que t’entends déjà la réponse claquer dans le silence, un non catégorique, et c’est peut-être pour ça que tu demandes, pour boucler la boucle, pour te ressaisir, en finir une fois pour toute. Trop simple. Ça te soulage autant que ça te plombe. Tu cherches dans ses iris assombrit par la fatigue, tu cherches n'importe quoi, parce que tout, chez le punk, te suffit. T’aurais pu, t’aurais dû enrober davantage, tu sais pas, tu penses surtout que Simon est pas le genre de mec qui a besoin d’une couche de vernis autour d’une évidence, et qu’il est pas con, vraiment pas con, qu’il sait dire quand t’essaies de trop en mettre. Et t’en met trop, là, c’est lui le putain d’hyperactif, le chien de ruelle et la bête de nuit, et c’est toi qui en met trop, c’est ce qu’il te fait sentir. Qu’il faut que tu te calmes, que t’arrêtes d’être perché.

Mais tu pourrais bien essayer de le laisser venir, t’es persuadé qu’il viendra pas. Que personne ne viendra. C’est toi, tu dois prendre ce que tu veux. Si tu pouvais le toucher, ce serait plus facile. Tu pourrais. T’as juste à tendre le bras. L’attraper, l’attirer. L’obliger, ça fait sous les plaques de ton crâne. Tu respires, profondément. Tu sais pas ce que tu veux, mais tu sais que tu le veux lui.

Alors t’as bougé, sans vraiment réfléchir à ce que ça disait, sur toi, sur lui, t’as même pas envie qu’il te réponde. Il t’insupporte. T’as frôlé son poignet, puis sa manche, c’était pas trop affirmé ; pas une impulsion qui hésite sur son droit à prendre, mais sur la direction à tracer, puis tes doigts se sont fermés sur son épaule, ton autre main est allé chercher une omoplate. Tu le tires, te redresse du même geste, contre lui. Là, déjà, tu te sent mieux ; de l’avoir, matériel, sous tes muscles qui le pressent, qui choisissent pour lui, et t’as ce sourire fendant, retors, qui te jaillit enfin sur le bas du visage. T’hésitais, t’hésites plus. C’est pas le bonheur qui te fêle les lèvres, mais un truc plus animal, vainqueur, parce que t’abdiques, c’est vrai, tu capitules pour Simon, laisse le jeu pour te concentrer sur le but, c’est lui, c’est de sa faute, parce qu’il t’a fait ce regard, là, le arrête de déconner, arrête de faire chier, tu réponds, c’est tout, c’est pas toi. C’est lui.

Et il a beau être crevé, tu le sent sous tes biceps, contre ton torse, son réseau de filaments nerveux et forts, que t’as juste envie de broyer pour le rendre moins intimidant, pour creuser la distance, et mieux te l’approprier. T’as relevé le menton, et laisses couler un regard bleu, blanc, sur son visage. Tes dents se sont résorbées, ne forment plus qu’une ligne fine, tranchante, dans ta bouche arrogante.
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Simon Moulin
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MessageSujet: Re: i need noise #james   i need noise #james EmptyJeu 24 Oct - 17:28
ça te plie les genoux dans l'autre sens, ça te casse le dos en deux, si bien que tu dois mobiliser tous les muscles de ta colonne pour pas envoyer ta nuque vers l'arrière avec le même regard que t'adresserais à un flic qui vient de tabasser une mamie noire en manif. tu rêves. tu rêves, c'est dingue. t'aurais presque préféré qu'il t'attrape le col et t'embrasse contre le mur - tu l'aurais repoussé deux secondes, genre "gros tu te crois où", puis tu l'aurais laissé fondre à nouveau sur toi. mais là, c'est trop bizarre, c'est trop étrange, t'aimes pas. tu tires encore plus la gueule, t'as même serrée la mâchoire, il a du voir ce petit muscle, là, dans l'angle, qui a tressauté. tu comprends rien, à ce type. et en même temps, il est tellement logique : il commande une pizza pour te baiser. l'équation est simple. et pourtant, pourtant, il arrive à te sortir des aberrations pareilles.
tu restes la manger avec moi ?
gros, tu te crois où ?

il en met trop. tu le sais, il en met trop. t'aimes quand les choses sont directes, quand elles viennent comme un minerai brut te frapper la tempe. et là, , t'aimes ça. comme lui, le premier soir. ou le deuxième, quand il est venu te chercher dans le club avec son truc sur la langue, là. et tu te surprends à compter alors que c'était deux fois. ta main agrippe machinalement l'appareil que tu renvoies contre ton bras. t'as l'air d'un con, mais étonnement, moins que lui. tu peux pas t'empêcher de fixer son sourire. tu te demandes à quoi il est en train de penser. ce qu'il peut bien s'imaginer, l'état dans lequel il est au moment même où il te regarde comme ça, avec ces yeux qui veulent tout, qui veulent rien laisser, de toi.

t'es surpris en sentant ses bras autour de toi, et t'as le réflexe de te contracter. fort. comme quand un flic essaye de t'agripper pour te traîner : tu gaines, tu te fais aussi dur que le sol contre lequel il a frappé ta tête, et tu te fais poids mort qui se laisse entraîner. t'essayes pas de répliquer tout de suite, tu sais que tu fais pas le poids, malheureusement. gringalet nerveux, tu peux faire que les yeux ronds, tu peux que ramasser tes bras vers toi, si bien que tes paumes trouvent leur place sur son torse. et en un éclair, tu te demandes à quel moment t'as pu tomber sur un dérangé pareil. à quel moment tu t'es pas dit qu'un beau blond bien foutu de 21 ans - non, t'oublies pas - avec une telle rage animale au creux du ventre ça pouvait être une bonne idée. t'as l'impression d'avoir cherché ce qui est en train de se passer.

et pourtant, y a tes bras qui poussent contre lui. ton expression a changée d'un seul coup, dans la même impulsion qui l'a renvoyé contre la table.

tu fous quoi, là ? t'as retenu une insulte qui traînait dans ta tête. tu te sens agressé, mais tu sais que t'es pas sans défense, qu'il pourra pas faire ce qu'il veut, comme ça.

malgré tout, durant le flottement entre vous, tu considères l'idée. tu considères de revenir ici après avoir déposé tes affaires, après avoir pris une douche, après avoir pris une bouteille sur le chemin, parce que rester sobre en sa présence ça te fait complètement vriller. t'hésites entre ça, et afficher ton sourire narquois, railler que "la prochaine fois, quand t'assumeras", et te barrer comme un prince après avoir levé un doigt. ton rire qui résonne dans les escaliers, et surtout la bonne nuit de sommeil loin de ces mecs creepy qui savent pas ce qu'ils veulent - parce que mine de rien, t'es crevé, t'as pas que ça à faire de t'occuper des fils à papa blessés dans leur ego.

ta main est restée contre son torse. tu te rends compte que tu t'apprêtais naturellement à repousser une deuxième offensive, ou à le garder là pour pas qu'il s'en aille, ou t'en sais rien. juste le garder sous ton autorité, ton contrôle, ton joug, ta tyrannie. t'as l'air de t'être réveillé d'un coup, après ce silence furtif entre vous. tu clignes des yeux, plusieurs fois, très vite.

tout ça pour ça, sérieux. tout ça pour baiser, bambi. ouais, clairement, il a perdu son titre de mister perfect. dans une inspiration, tu songes : tu dois déposer le matériel. repasser chez toi ; tu plisses les yeux. tout ça t'apparaît bien raisonnable, comme raisonnement. autant tu trouves que james est un creep, autant ça te ressemble pas, petit punk des rues, de ployer aussi facilement sous le poids des responsabilités. t'as une réputation, ou merde ? ta moue rejoint tes sourcils qui se froncent. encore quelques secondes - pas d'hésitation, c'est pour faire durer le suspens. o.k. simple. net. concis. o.k., tu restes. tant pis pour le scooter, tu t'en serviras pour rentrer, puis tu le déposeras dans la matinée, ni vu ni connu, avant que la pizzeria ouvre. et que milo aille se faire enfler. le coup de la commande, c'est trop malin pour que j'refuse.

tu retiens un sourire - et ça se voit -, laisse retomber ta main le long de son ventre, puis contre ta hanche. quelques pas vers l'entrée, t'enlèves ta veste au passage, découvre ton dos habillé d'un t-shirt noir bien trop grand, de piètre fabrique, arborant les deux mots grossièrement peints au pochoir et à la brosse à dent : noir mouton.
devant toi, la porte claque.
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James Abramovich
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MessageSujet: Re: i need noise #james   i need noise #james EmptyDim 10 Nov - 19:07
Il résiste, et t'arriverais presque à te faire croire que ça te plaît, une excitation pure et sans tâche pour un jeu puérile et innocent, sauf que quelque part - dans cette part, justement, où tu t'aventures pas souvent -, ça t'enrage, parce que ça te fait peur. Le rejet. Le sien. Tu peux pas le laisser s'amuser avec ça, mais encore faudrait qu'il trouve ça marrant, et même si y'a personne, ici, qui se fout de la gueule de l'autre, toi, t'arriverais presque à te braquer pour quelque chose que tu penses percevoir en lui - tu te tiens, alors, tu te tiens même de penser à ce genre de conneries, comme tu le tiens lui, ta Grande Connerie, Simon Moulin, tout le monde, Simon qui gaines dans les fers que tu lui met, et t'as envie de broyer, comme si ça pouvait lui parler de combien il te fait prisonnier à sa façon, lui aussi. T'es bien le connard que tu t'imagines parfois surjouer pour penser de la sorte, mais ça, tu le compte pas dans ton acting ; tu te vois pas aller. Y'a que Sinon que tu vois.

tu fous quoi, là ?

T'as presque pas bougé sous la secousse, à peine tes bras se sont écartés autour de lui comme un étau fantôme, à peine tes reins se sont pressés contre la ligne de la table - séisme à l'interne, alors. Un tic-tac dans ta tête, comme un pendule, peut-être, qui produirait le même balant d'une tête qui dit non, qui refuse que ça te repousse aussi cavalièrement que toi, tu prends. Un tic-tac bombe à retardement. Mais y'a un ciment qui tient tout ça en place, et tu te dis que c'est cette main qui reste appuyée sur ton torse. Tu t'en fous, de savoir ce qu'elle veut - t'empêcher de recommencer, te garder en garde à vue, te sentir, juste -, mais t'aspires sa chaleur avec un air de défi. C'est ça, tu le défies ; de s'éloigner, de s'approcher, de partir,

de rester.

Tu dis rien. Pas besoin. T'attends le verdict du pire juge de l'humanité - ça pourrait te faire sourire comme le gavial que t'es, juste pour le parallèle avec ta supposée vocation, celle d'être avocat ou de gagner, plutôt, parce qu'honnêtement, tu t'en branles, tu veux juste les lauriers. Tu veux Simon.

Tu veux tout rafler.

Tes yeux avalent chaque frémissement sur le visage du rouquin. Il papillonne des cils - pas toi. Toi tu manques rien, tu vas le cueillir, t'es l'Effraie perché sur le sommet de ses hésitations. o.k. oh merde le coup de la commande ouais trop malin je sais.

Son sourire stagne dans sa mâchoire de crétin, mais tu te crèves la bouche pour deux ; rictus éclatant, bonheur agressif, même quand il laisse sa main retomber, même quand il a le dos tourné. Tu lui flash tes dents blanches dans ton silence évocateur de conquérant, ou de gracié, c'est pas certain, puis te détaches avec lenteur de la table, insupportablement stable sur tes deux jambes d'athlète. Comme si tu redoutais les conséquences d'un geste brusque. Comme s'il te fallait rien d'autre, dans la prochaine minute, que la contemplation de ses mouvements détachés, de sa veste qui glisse sur ses épaules ; et ce son, celui de la porte qui s'est refermée, en oubliant d'engloutir le punk.

NOIR MOUTON

Bon, c'est quoi cette connerie d'anarcho - ton sourire s'amincit, devient plus mesquin. Tu pivotes comme il se retourne. Un mouton noir, ça tu veux bien penser qu'il l'est, et t'es blanc, on y croit, d'ailleurs pourquoi on voudrait laisser la masse nous bouffer, nous marquer, noir, noir comme identifié, alors qu'on pourrait se javelliser, exister en s'effaçant, être le plus vivant des agonisants. T'ouvres la boîte et pioche une pointe - la moitié disparaît dans ta grande gueule. Vas-y, c'est trop bon, que ta gestuelle laisse sous-entendre, et déjà t'es penché dans le réfrigérateur pour sortir deux quilles de blonde.

Insipide, à consommer sans considération.

" T'as passé une bonne journée ? "

Rien à foutre. T'es le roi du small talk. Tu lui rends la bière avec ce voile sur le regard, celui qui ne laisse rien voir et qui perce tout à la fois, et t'as l'air sérieux. C'est malaisant, et t'habites le malaise comme ta chambre ; à force, tu sais faire. Sauf que ce serait mieux en étant défoncé - ça te vrille dans le crâne. Être défoncé pour être avec Simon ou être avec Simon pour être défoncé.

T'avales.

Putain, il a tellement une belle gueule de merde.
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