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Un peu de publicité pour notre jolie Leela qui recherche ses colocataires par ici ! Apparement Arco Ortaloni trouve Gabrielle de Musset très belle Kill the scapegoat (pace) 3697710961

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 Kill the scapegoat (pace)

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James Abramovich
James Abramovich

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MessageSujet: Kill the scapegoat (pace)   Kill the scapegoat (pace) EmptyVen 11 Oct - 19:32
T'as des amis
Qui respirent sans jamais vivre

C'est ce que t'aimes, ce qui te ressemble, et tu traines, en meute, avec les autres loups hallucinés de ta cohorte de droits.

Des amis annihilés
Aux pieds lourds
Sur des trottoirs explosés

T'as des amis qui boivent, et quand ils boivent, tu bois aussi. C'est ce que t'aimes, mais t'es déjà moins sûr, alors tu te poses pas de question, t'avales. When I'm drinking, all I need is a drink que ça chante avec tout le soul dont ça ne sera jamais capable, et tu marches, pas trop devant, pas trop derrière, t'es avec ces cinq mecs bien foutus, biens riches, des élites-misérables, des zonards qui se revendiquent d'un bled artificiel qu'ils n'ont connu que dans leurs fantasmes imbéciles, car tous ici ont un père avocat, ou juge, ou banquier, ou ambassadeur, et une mère bien roulée.

Des fauves qui jouent aux chats de ruelle. Ce soir, vous fêtez l'anniversaire de Tyler, mais vraiment, c'est toujours rien qu'un prétexte parmi tant d'autres pour sortir vous éclater la gueule, relâcher la pression des cours, des travaux, des examens, vous prouver de tout auprès de rien, et puis Tyler, quel nom de merde, quand même, Tyler, ça pourrait faire rappeur ou joueur de football américain, Tyler-une-commotion-cérébrale-en-trop, mais il charismatique, grand et costaud, il rivalise ton sourire Colgate avec ses dents insupportablement droites d'acteur retouché dans le dernier magazine de Hollywood Life. Tu le détestes. Tu les détestes tous. Et quand Noah vient se pendre à ton bras en ricanant, tu lui donnes ce qu'il veut, tu bouscules, répond à son énergie violente, feint la grande connexion, l'amitié virile qui perdura par-delà l'école de droits, mais dès que t'auras l'occasion de le planter en salle d'audience, tu le feras. Désolé, Noah. Il y a des lois dans toutes les jungles, et toi t'es prêt à t'écarteler dans les mangroves de celle du succès.

Vous enchaînez les bars, vous n'êtes qu'une masse unique de plusieurs têtes bruyantes sur des pavés que vous revendiquez parce que vous le pouvez - cerbère. Plusieurs destinations, pour digérer l'alcool dans le froid d'octobre entre chaque nouveau comptoir, pour couvrir le plus de superficie possible avec votre impossible pastiche de pouvoir. Ça se sait, qu'ils ne sont pas bienveillants, ou impressionnés, les regards que vous vous attirez ; mais ils sont sur vous, c'est tout ce qui compte, des centaines de pointes d'adrénaline pour votre ego décadent.

Les lumières de la ville se succèdent dans tes pupilles béantes, et tu pourrais éteindre chaque lampadaire, chaque enseigne et chaque panneau publicitaire avec l'espèce de trou noir que tu te cultive dans le crâne. La nuit te dévore, et tu dévores la nuit, t'es un putain de dieu, à la sortie du troisième bar, quand t'as reniflé ta neige scintillante, tu vas plus jamais dormir, plus jamais réfléchir, t'es au-dessus de tout ; de ta fatigue, de tes peurs, de ton énième verre, de cet endroit que tu connais pas, une place trop grunge qui sent la liqueur sucrée et la fumée, cinquième bar de votre tournée.

Les gars gueulent, frappent sur la table comme leurs cris te cognent l'arrière de la tête. T'as replacé la casquette junipero sur ton front brûlant, tu sens que tu plonges, trop loin, que tout s'assourdit, et tu vois Tyler rire sans l'entendre, un rire démon, yeux crevés, corps penché, renverser les bières - trop de bonheur, trop mémorable, trop de bruit - faut pas que tu partes. Faut que tu restes avec eux. Que tu gardes ton élan, ta frénésie.

Tu t'es levé en tempête, t'as enligné les chiottes. La porte n'a pas encore eu le temps de se refermer entièrement que tu te courbes dans ta veste, retires un sachet de ta poche ; au fond, des résidus d'hiver. T'ouvres, gratte le fond avec ta clef d'appartement. Il te reste quoi, deux lignes ? T'as un oeil qui surveille le seul autre mec devant les urinoires, et s'accroche sur ses épaules anguleuses prises sous le denim. Il pisse, tu vas pas non plus le dévisager. Mais t'as l'impression de le connaître, dans l'éclair de lucidité qui perce ta nuit, ton brouillard, ton cratère. T'aspires ta petite poussière de fées broyées, ça sent le métal de ta clef. Tu te formalises pas. Tu te formalises plus. Dans quelques minutes, tu seras de nouveau sur le haut du tobogan, t'as juste hâte que ça te claque dans les neurones, que ça te fouette ; t'ouvres les yeux, t'as déjà l'impression de mieux voir, d'être plus raide. Tu te secouerais, si t'étais seul, tu lâcherais peut-être même un bruit tout droit venu de Sparte, tu te passerais les mains sur le visage en inspirant, puis en souriant, puis en exultant. T'es bien, là. T'es bien, t'es le meilleur, tu vas retourner à la table, tu vas boire, tu seras le dernier debout.

La porte s'ouvre, ça te fait un vent dans le dos, puis une secousse bien réelle, quand Tyler te heurte en essayant de t'éviter, qu'il gueule un espèce de juron gargouillant, te serre le bras, te repoussé, titube, là, juste devant l'autre gars, ça se passe vite - tu sens la coke qui te picote encore dans le nez, qui te frétille sous les globes oculaires, et y'a le corps de Tyler qui se pâme sous un soubresaut, et voilà, il part le bal ; le dégueulis du champion directement sur les godasses du punk. Tu passes sur son visage comme une claque ; ouais, tu le replaces, aussi vite que tu réagis - avant lui.

Ta main empoigne l'avant-bras de Tyler, le tire vers l'arrière pendant qu'il s'apprête à gâcher à nouveau ses dents Hollywood Life. C'est brutal, la façon dont tu le pousses dans l'une des deux cabines - c'est limite si tu l'y plaques pas, si tu cherches pas à noyer sa tête de con dans la cuvette. Le fêté vous fait une prestation musicale digne de ce nom, puis reprend son souffle pour t'envoyer chier, toi et l'autre pédale de Kurt Cobain, et ça repart, c'est glorieux, tu le chevauches presque pour le tenir là pendant qu'il se débat, soit pour te fuir, soit pour pas crever d'asphyxie. Il est comme ça, Tyler ; il a l'alcool ingrat.

T'as relevé les yeux, légèrement hagard, shooté, le visage barré d'un pli agressif. Quand Simon te sort de la tête, tu croises ses potes pour bien te le rappeler. C'est lequel, lui, déjà. Tu te souviens que ça sonne comme un serpent.

Sssss.

Pace.

Pax Americana.

Tu lui tires une grimace. Un genre de rictus. Tu sais pas. T'appuies sur la nuque de Tyler qui agonise.

« T'as gâché les bottes de ce mec, Tyler. Tu fais quoi, tu vas les lui lécher pour te faire pardonner ? »

T'es essoufflé, ça te hâche la voix, tu t'entends, une voix qui sourit, qui mord, pendant que ton camarade abdique, la joue étampée sur la lunette de la toilette. Tu t'aventures à le lâcher, et ça reste là, ça n'a pas la force d'aller plus loin. Ça ne fait que râler à voix basse des injures incompréhensibles entre deux sanglots indignés.

« Désolé, c'est… si tu voulais pécho ce soir, c'est mort. Tu vas sentir la ruelle. »

Tu te fous de sa gueule, mais c'est sérieux, ça le prend un peu de haut, ça se branle de tout, et t'as les pupilles grosses comme deux balles de golf. T'as l'impression d'être à l'abri, là, à moitié dans ta cabine, à moitié dans ton high qui remonte doucement. Pace, il avait pas l'air commode la première fois que tu l'as vu ; et là, c'est pas différent. C'est peut-être même pire. Alors t'as les omoplates bien dures, la nuque tendue. T'es prêt à tout. Sauf à redescendre.
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Pace Simoes
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Summary :
pace a grandi dans un monde avec beaucoup trop d'insécurité pour le gamin sans défense qu'il était. pour faire face aux violences de son père, et à celles de son quartier, il a appris à se battre et à user de ses poings, sans parvenir à gérer la colère qui l'anime. abîmé par des émotions qui le dépassent et une vie vide de sens, remplie de galères, il participe à des combats de rue et dérape parfois jusqu'à prendre son entourage pour un sac de frappe. mais pace, c'est pas un mauvais garçon au fond, ça ne l'a jamais été. il n'est que le fruit de manipulations répétées, d'abandons et de mauvaises rencontres.
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Age :
vingt-six galères alcoolisées et verres brisés.
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le célibat qui revient sans arrêt, un livio isolé sur fond d'appartement.
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la nuit dans les courants d'air, cariste à s'fendre les muscles de toutes ces misères. combattant de rue, le sang comme véritable rentrée d'argent.
Home adress :
le bronx sauvage.

Sexuality :
les genres et les sexes en perdition, être pan pour mieux apprécier.
Hogwarts house :
durmstrang, à n'en pas douter. mais à poudlard, il aurait revêtu l'écusson de jade des slytherin.
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Summary : pace a grandi dans un monde avec beaucoup trop d'insécurité pour le gamin sans défense qu'il était. pour faire face aux violences de son père, et à celles de son quartier, il a appris à se battre et à user de ses poings, sans parvenir à gérer la colère qui l'anime. abîmé par des émotions qui le dépassent et une vie vide de sens, remplie de galères, il participe à des combats de rue et dérape parfois jusqu'à prendre son entourage pour un sac de frappe. mais pace, c'est pas un mauvais garçon au fond, ça ne l'a jamais été. il n'est que le fruit de manipulations répétées, d'abandons et de mauvaises rencontres. Pseudo : caravelle. creature. Avatar : theuerkorn, zenith (ava), vocivus (icon).
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Age : vingt-six galères alcoolisées et verres brisés. Status : le célibat qui revient sans arrêt, un livio isolé sur fond d'appartement. Work : la nuit dans les courants d'air, cariste à s'fendre les muscles de toutes ces misères. combattant de rue, le sang comme véritable rentrée d'argent. Home adress : le bronx sauvage.

Sexuality : les genres et les sexes en perdition, être pan pour mieux apprécier. Hogwarts house : durmstrang, à n'en pas douter. mais à poudlard, il aurait revêtu l'écusson de jade des slytherin. MBTI : ESFP-T Rythme de rp : aléatoire. Longueur rp : variable.
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MessageSujet: Re: Kill the scapegoat (pace)   Kill the scapegoat (pace) EmptySam 2 Nov - 21:29
kill the scapegoat
@james abramovich

regard à l'écran explosé de ton téléphone. tu restes bien une minute à le fixer. à scruter les rayures, la moindre fissure, le moindre éclat. les coudes sur la table, les mains jointes devant tes lèvres sèches. t'attends, t'es out. t'espères qu'il se passe quelque chose, que la lumière indiquant un sms s'éclaire, que simon te contacte ou qu'un des types du boulot t'informe d'un combat ce soir. mais il se passe rien. absolument que dalle. et tu comptes pas sur livio, pas après l'autre soir. alors, tu t'en détournes, avortes l'expression d'agacement sur ton visage, t'enfiles le fond de ton verre et alpagues un serveur pour en redemander. encore.

le bar grouille de vie. des silhouettes qui se bousculent, qui rient aux éclats ou s'insultent. ambiance digne de brooklyn, ton quartier chéri. ça explose des verres et ça s'enfile des shoots sur le comptoir. et ça sent la clope, alors qu'il est interdit de fumer et qu'étrangement, cette règle est bien la seule restée. mais la nicotine imprègne les fringues, les gueules et les dents. elle suinte par les pores de ta peau comme de celle des autres. et c'est peut-être comme ça que vous vous reconnaissez. que vous savez à qui aller quémander un filtre, à qui aller tauper un briquet; à l'odeur, comme des putains d'animaux enragés.

tu te perds, dans la contemplation des gens. ça dure pas longtemps, tu les trouves assez inintéressants. cette bande de pauvres meufs, qui matte cette bande de pauvres mecs. y'a ces types un peu louche, au fond, la cinquantaine bien entamée. puis lui, seul au comptoir. et elle, dont tu croises le regard, et qui t'indique d'un simplement croisement de jambes qu'elle est intéressée. mais y'a ton collègue qui te colle un coup de coude dans le bras et tu reviens à la réalité. cette sortie entre mec, cette sortie pour renforcer les liens dans la boîte. cette sortie excuses, parce qu'avoir la gueule de bois en masse ne vous aidera pas à déplacer ces foutus cartons.

puis y'a la musique qui beugle trop fort dans vos oreilles. le verre qu'on dépose devant toi, que tu vides de moitié, te mêlant vaguement à la conversation. rires contre regards. regards contre sourires. sourires qui deviennent moqueries. et les mecs désignent cette bande, là-bas. ces types bruyants, ces types déchaînés. intérêt feint, tu les regardes à peine. ils parlent d'eux comme de gamin. ça te fait rire, franchement. tu te sens pas beaucoup plus vieux qu'eux. t'oublies que tu traînes avec des types de presque quarante balais. ça te conforte dans l'idée qu'il y'a pas d'âge pour être un raté. mais t'es pas certain que ça soit très rassurant. tu te lèves, annonces que tu vas pisser même si personne t'entend vraiment.

et l'instant qui suit, t'as la teub au-dessus de l'urinoir, le sang qui bat aux tempes et l'envie de dégueuler. t'as perdu la notion du temps, tu sais plus depuis combien de temps t'as passé la foutue porte de ce foutu bar. c'était à la sortie du boulot, c'était y'a une éternité. on te dirait que t'es là depuis toujours que tu le croirais. t'as chaud, tu crèves de chaud. la porte s'ouvre, bruit du dehors, silence. tu sens un regard glisser sur ton dos, ou plutôt, tu le devines. mais tu t'en branles, t'es ailleurs. tu termines de pisser et rejoins le lavabo dégueulasse. l'eau est glacée. t'as une furieuse envie de te foutre la tête dessous, mais tu te retiens. puis le type, il est toujours là. tu croises vaguement son regard, dans le miroir. mais t'es plus focalisé sur les fissures sur le miroir que sur sa gueule. elles sont identiques à celles de ton portable. que t'a laissé sur la table. t'as juste remarqué ses mains qui s'agitent, son empressement. pas tes affaires.

tu fais volte-face, vas retourner dans la salle. mais y'a ce nouveau mec qui rentre. t'es pas assez vif, ou peut-être qu'il l'est trop. en même temps, tu pouvais pas anticiper, juste deviner. le beuglement qui lui serre de mot, sa manière de tituber, un peu trop près de toi. t'esquisses déjà un mouvement pour l'éviter. mais il est déjà courbé en avant et dégueule sur tes godasses. un bond en arrière, à retardement. elles sont pas épargnées. ça monte, le long de ton cou, de tes joues, de tes oreilles. le nez qui se plisse, qui pique, de colère ou de dégoût. et ton air écœuré, celui qui se grave sur ton visage. mais qui est déjà balayé par tes sourcils froncés.

— enculé, putain de merde ! l'insulte, le juron. désordonné, beuglé et étouffé dans le même temps. ça pulse dans ta caboche et l'odeur te donne un haut le cœur. tu secoues ton pied, négligemment, alors que le témoin de la scène a déjà balancé le criminel au fond d'une cuvette. et alors qu'il termine de se vider, de s'étouffer dans l'eau des chiottes et dans son vomi, toi tu balances de l'eau sur tes pompes avec ta main. t'essaies de rattraper les dégâts ou juste de t'occuper l'esprit. parce que t'es bourré et déjà hors de toi. — fais chier putain la sueur sur ton front essuyée du dos de ta main encore sèche. concert de dégueulis pas agréable à tes oreilles.

et ton regard croise, enfin, celui de ton sauveur. ses yeux totalement explosés, des pupilles comme des balles. sa mâchoire carrée, la forme de son visage. merde, tu le connais. tu plisses les yeux, le remets. james. james, le plan cul de simon. james, le mec qui a fracassé simon. littéralement, dans tous les sens du terme. tu te souviens encore de l'hématome sur sa joue après cette histoire dans un bar. t'as le visage fermé et son espèce de sourire glisse sur toi sans t'atteindre. tes mâchoires contractées, la main trempée que t'essuies sur ton jean. tu t'es tourné vers eux, t'as même commencé à avancer dans la direction dudit tyler, que tu mates comme un braque observerait un moineau blessé par-dessus l'épaule de james. tu t'apitoies pas sur sa carcasse échouée, ses mots à l'agonie dans sa gorge certainement douloureuse. t'as avancé assez proche pour te retrouver planté devant james. l'agressivité tournée vers son pote, pas vers sa silhouette qui te fait barrage, que tu prends pas la peine de bousculer.

— c'est vrai ça, il va faire quoi ton tyler pour se faire pardonner ? aboyer comme un clébard, mais noyer tes mots dans un sourire ironique. ton regard qui soutient celui du garde du corps improvisé, ses yeux, la poudre que tu devines à sa narine. t'es saoulé, bourré, aussi. question d'honneur ou ça te donne juste une bonne raison d'être énervé. pitbull fermement accroché, tu desserreras pas les mâchoires. ce sont que des pompes, mais y'a de l'alcool dans tes veines. les bras qui s'écartent légèrement de ton corps, impuissance, interrogation. — il va m'les repayer ? il doit avoir le fric pour, nan ? un peu de thunes sur lui. fais-lui les poches, pour voir. et y'a cet air sur ton visage, ce rictus qui creuse la fossette sur ta joue, l'amertume au bord de tes lèvres que t'humidifies en les pinçant. et ton regard rendu noir dans la pénombre, par l'inclinaison de ton menton, de ta tête que tu as penché légèrement de côté, dans l'attente.

et james, que tu quittes pas des yeux.
que tu dévisages, que tu dévores du regard.
sans réelle animosité en vérité.
à te demander ce que simon trouve à sa belle gueule.
à comprendre ce que simon trouve à sa belle gueule.

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James Abramovich
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MessageSujet: Re: Kill the scapegoat (pace)   Kill the scapegoat (pace) EmptyLun 11 Nov - 1:33
La façon dont ça t'approche, là, de biais et de front, avec cette putain de dégaine de maraudeur ; tu te braques, t'as pas le choix. Tu te braques à la même vitesse, alors c'est ni lent, ni rapide. Tu réponds juste à son impulsion, et quelque part, ça semble te faire plaisir. Ta nuque se plie pour aller chercher l'ombre dans les traits anguleux du punk. Et tu bouges, tournes une hanche, cale ta paume contre le battant de la porte - pour bloquer un chemin ou te grandir, pour t'accrocher ou mieux te propulser sur lui, t'as pas encore décidé. Mais t'as les épaules penchées vers sa gueule de nuisible, tout le haut de ton corps pour l'aviser, approche encore, pour voir, et malgré toute l'animosité qui se délie dans ta posture, y'a quelque chose de l'ordre du pari sur tes gencives toujours exposées, et donc peut-être quelque chose qui aime jouer.

« On regarde avec les mains et on touche avec les yeux… » que tu fais en dodelinant de la tête comme un animateur de camp de jour de 17 qui prend les gosses de 14 de haut - avec cette intonation de connard dans la voix, cette lippe qui remonte, toujours plus, pendant que ta snow te pétille dans le cerveau, putain de clochard de skinhead, t'aurais envie de tapper dedans juste pour tapper dans Simon, et vice-versa, bordel, oui, t'es défoncé.

La porte des chiottes s'ouvre et tu réagis même pas - ou si, mais y'a que tes yeux qui grandissent sous le couvert de la casquette en restant rivés sur ceux de Pace. Il a quelque chose, au fond du regard ; et tu t'es pris dedans, et tu sais pas c'est quoi, et c'est là que ça te claque.

« Il est o.k. notre connard ? »

Noah déboule, mort de rire, trop drôle, ouais trop drôle, tellement que ça te contamine - tu te redresses en brisant ce qui se tissait dans les violences muettes entre Chien et toi, et t'es bousculé à nouveau par l'étudiant qui veut voir où en est Tyler dans ses ablutions post-beuverie. Tu te décales en creusant tes joues, en revenant sur le visage amoché du punk, presque songeur, mais en vrai, t'as rien d'autres dans le crâne que des jets de couleurs délirants et des sensations diffuses venant parfois te mordre dans le noeud de tes pensées décousues. Tu te demandes si t'es plus fort que lui. Si t'aurais le dessus. Mais tu cours plus vite. Ouais, t'es certain de courir plus vite.

« JAMES ! »

T'émerges. Noah tente de soulever Tyler qui retombe contre le mur barbouillé, aussi crevé qu'un mec de MMA au tapis. T'entends encore retentir l'inquiétude agressive de ton ami au creux de ta tête - ça tourne, ça te syphonne. Noah ne rit plus, mais toi, y'a ton sourire qui est resté figé sur ta gueule explosée, inerte, tout à coup.

…-es trop con bordel de merde pourquoi t'es pas venu nous prévenir putain Tyler dis quelque chose je vais t'arracher la gueule si tu restes planté là aide moi à le soulever putain de bordel de merde eh toi là t'as une voiture faut l'emmener à l'hôpital James merd-...

Déferlante. T'es submergé, sent ton dos qui pousse la porte, le poids mort de Tyler dans tes bras qui le tirent, la musique assomante qui t'inonde à nouveau les tympans, zone de basse pression, et ton souffle, là, ton souffle trop bruyant, trop à l'intérieur de toi, lève Tyler, croise les yeux de Pace, le puit noir, arrête de respirer comme ça, tire Tyler, t'as même plus le coeur qui bat mais qui tremble.

Noah gueule des ordres et même si tu captes rien, t'obéis. Parce que ça se lamente, entre deux jurons, ça fait mais putain james, t'as pas vu qu'il était pas dans son état normal, là, et t'as besoin de fracasser quelque chose, ça te compresse tout le crâne, ta gueule, ferme ta gueule, MAIS FERME TA GUEULE.

Dehors.

Non, on n'appelle pas l'ambulance, t'es barge ?

Voiture.

C'est loin, l'hôpital ?

Trop de questions.

Plus vite, putain… putain…
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