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Un peu de publicité pour notre jolie Leela qui recherche ses colocataires par ici ! Apparement Arco Ortaloni trouve Gabrielle de Musset très belle Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella  3697710961

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 Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella

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Azucena Jiminez
Azucena Jiminez

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MessageSujet: Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella    Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella  EmptyMar 15 Oct - 12:18
LIKE A BRIDGE OVER TROUBLED WATER
@Alejandro Estrella


Il riait, courait en tous sens dans cette cuisine si gigantesque... Lui, la merveille de sa vie, ne se rendait pas même compte de la chance qui était la sienne. Et, elle, n'en finissait pas d'admirer cette si fragile et juvénile créature qui s'émerveillait d'un rien, se réjouissait de tout sans aucune conscience de ce qu'aurait pu être sa vie si elle ne l'avait pas prise sous son aile encore plus bienveillante qu'aimante. Lui, l'enfant que des parents soit trop désargentés soit trop égoïstes, avaient préféré abandonner. Sans même qu'elle s'en rende compte sa main s'était portée à cette croix fine pendant au bout d'une chaîne en or et qui ne quittait jamais son cou. En silence, dans l'intimité de son esprit, Azucena remercia de leur avoir offert, à  Angel et elle, la chance de pouvoir échapper à un destin qui semblait pourtant si bien tracé. A lui l'inconfort et la précarité d'une enfance entre les murs d'un orphelinat. Et à elle...

Un soupir qui lui échappait tandis que ses yeux délaissaient la silhouette de son fils pour mieux venir darder de leurs plus vives foudres la surface froissée de ce magazine à potins que Gabriella lui avait amené ce matin. Et où elle figurait en compagnie d'un homme. Certes tout aussi beau qu'il était jeune. Un mannequin que l'on réduisait déjà à un simple Apollon dont elle aurait fait son dernier sex toy sur pattes... Ses paupières qui s'abaissaient et ses doigts qui se crispaient sur le papier, le réduisant bientôt en une boule qu'elle se leva pour aller la jeter au seul endroit auquel elle appartienne : le fond de sa poubelle. Elle avait beau savoir que ces rumeurs et fausses infos faisaient pour ainsi dire partie du job la réalisatrice ne s'y faisait toujours pas. Bien qu'à choisir elle préféra encore ces prétendues liaisons qu'on ne cessait de lui prêter à elle l'éternelle célibataire plutôt que tous ces autres articles, bien plus irritant encore, et où elle n'était jamais dépeinte que comme la vestale mexicaine qui, à force de sourires et d'oeillades, était parvenue à se hisser au plus haut du petit monde si fermé du cinéma.

Faux. Faux ! Archi faux ! Tout d'abord elle était très loin d'être au sommet de son art, avait encore tant d'histoires auxquelles elle s'impatientait de pouvoir donner vie ! Et puis, se reposer sur ses lauriers n'était-ce pas là déjà signer sa fin pour un artiste ? Elle, en était persuadée en tous cas... Et cette manie que les journalistes, et parfois même ses pairs, avait de lui renvoyer encore et encore ses origines à la face … insupportable ! Oui, elle était mexicaine. Et, oh que oui, elle en était plus que fière ! Et alors ?! Lorsqu'un américain clamait son amour de son pays lui en tenait-on autant rigueur ? Même, quand l'un de ces compatriotes affirmait user de son art pour célébrer son pays ou fustiger les crimes qui y étaient commis, lui était applaudi des deux mains. Mais elle, comme ce matin, était lasse de devoir sans cesse se justifier. D'être une femme. D'être mexicaine. D'être douée. Pire, d'être talentueuse ! Angel, lui au moins, n'aurait pas à subir toute cette pression, se rassura-t-elle en se laissant aller dans son fauteuil et en portant à ses lèvres sa tasse de café noir, serré et sans sucre. Oh, la femme ne se faisait pas d'illusions pour autant ! Son fils aurait à faire face à d'autres problèmes. La renommée de sa mère, la couleur bronze de sa peau et, sans doutes, toutes ces questions qui ne manqueraient pas de l'assaillir quand viendrait pour lui le temps de se pencher sur sa naissance. Qui étaient ses parents ? Pourquoi l'avaient-ils abandonné ? Autant de questions pour lesquelles, Azucena se l'était jurée, elle l'aiderait à trouver des réponses. Elle serait là. Toujours et quoiqu'il arrive. Lui, avait cette chance. Nombres d'autres ne l'avaient et ne l'auraient jamais.

Le cadran de sa montre qui vint s'inviter dans son champs de vision et lui rappela la fâcheuse habitude du temps de filer. Encore plus vite quand, comme aujourd'hui, elle ne travaillait pas mais avait mille et une chose à faire. Mensonge. Elle n'en avait que deux. Emmener son fils dîner ce soir dans son restaurant préféré. Au menu ce serait frites bien grasses et si énorme hamburger qu'il peinerait à seulement y planter ses toutes petites quenottes. Elle, en rirait aux éclats et se régalerait simplement en admirant son fils profiter des plaisirs simples de la vie. Oui, ils passeraient la plus délectable des soirées. Mais, avant cela, il fallait qu'elle aille au devant de ce qu'elle pressentait d'ors et déjà être la plus délicate des entrevues. Avec son banquier ? Vu le chèque à six zéros qu'elle avait déposé dernièrement sur son compte principal cela serait étonnant. Non. Ces fauves en costumes et cravates, Azucena savait les dompter et les museler. Mais il en était d'autres. Plus sauvages encore et qui, elle l'aurait parié, avaient été si malmenés par l'existence qu'ils peinaient à trouver seulement leur place dans ce monde sans cesse en mouvement.

Sa tasse qu'elle alla laver avant que de la ranger. Ce fils adoré qu'elle embrassa avant que de le confier aux bons soins de sa nourrice. Elle détestait avoir ainsi recours à des employés de maison mais, elle ne pouvait le nier, sa vie trépidante ne lui laissait pas d'autres choix. Entre ses déplacements pour les repérages et les tournages. Ses innombrables sorties pour la promotion ou pour une cérémonie ou une autre. Le temps lui échappait sans cesse et, oui, un peu d'aide était toujours la bienvenue. Et puis, prétexte des gens riches pour se donner bonne conscience, cela donnait du travail à ceux qui en avaient tant besoin. Pour gagner leur vie. Pour gagner, surtout, la dignité qu'Azucena rêvait de voir tout être humain posséder. Etait-ce cela que le directeur de El Halito entendait aussi offrir à ceux qui passaient la porte de son association ? Un refuge et une chance pour ceux qui n'en avaient que trop peu eue de reprendre pied et de s'élever ? Elle l'espérait de tout cœur. Car, bien que les gens de cette association l'ignorent encore, elle s'était mise dans la tête l'idée de les aider. Financièrement, évidemment, puisque c'était là que se trouvaient les nerfs de toutes les guerres. Mais pas que... Elle voulait sincèrement s'investir. Donner de ce temps qui lui manquait pourtant cruellement. De sa personne qu'elle refusait de voir n'être qu'une bête à trophées et qui se perdrait tant dans son monde de paillettes qu'elle en oublierait d'où elle venait. Quelle chance avait été la sienne. Celle que, aujourd'hui, elle voulait offrir à d'autres.

Durant tout le trajet qui la menait aux portes de El Halito, la femme repensa à tout ce qu'elle savait de ce lieu. Soit si peu que rien ou presque. Tout avait commencé quand, sur son dernier tournage, l'un des ingénieurs du son avec qui elle avait tant sympathisé qu'elle l'imposait sur chacune de ses productions, lui avait parlé. Il avait besoin de quitter le tournage en urgence. Pour aider un jeune dont il s'occupait au sein d'une association et qui, apparemment, se serait fourré dans de sales draps. Compréhensive, elle avait évidemment accepté. Mais, curieuse, elle avait exigé de l'accompagner. Il s perdraient une journée de travail ? Pas grave. L'humain avant tout ! Et si les financiers avaient quoique ce soit à redire qu'ils viennent la voir ! Et c'est là qu'elle avait vu ce que El Halito pouvait offrir à ces êtres qui étaient comme autant de bateaux à la dérive et dont l'association serait tout autant le phare que le port où s'amarrer pour mieux panser ses plaies et reprendre des forces.

Elle avait immédiatement aimé la démarche. Surtout parce qu'elle savait quelle masse de travail cela exigeait. Et à quel point il devait être dur pour pareille association de trouver des financements dignes de ce nom ! Apparemment le directeur, un certain Alejandro Estrella, avait beau être pétri des meilleures volontés il était loin d'être un gestionnaire de talent. De ce qu'elle avait ouï dire El Halito ne peinerait pas seulement à boucler ses fins de mois mais menacerait presque de s'écrouler sous ses dettes. Faire le bien coûte cher ! Et quand bien même la femme ne croyait jamais ni aucune rumeur elle ne doutait pas qu'il y eut un fond de vérité dans celles ci. Et, alors qu'elle coupait son moteur et descendait de sa voiture, elle se faisait fort d'aider Estrella à respirer un peu. Qu'il accepte son aide désintéressée ! Alors elle gérerait ces ennuyeuses questions comptables et lui pourrait se consacrer sur le reste. Sur tous ces êtres qu'il aidait de son mieux.

Alors qu'elle traversait la rue elle chercha du regard la voiture de Hawa mais en vain. Apparemment la jeune femme n'était pas dans le coin. Dommage. Hormis le fait que lors de leur rencontre Azucena avait bien sympathisé avec elle, celle ci aurait pu être un bon intermédiaire pour la présenter à ceux qui, elle le pressentait avec plus d'acuité encore à chacun de ses pas, n'étaient pas prêts à l'accueillir. Et tandis qu'elle s'allumait nerveusement une cigarette, la femme grommela contre sa propre bêtise. Pourquoi avait-elle cédé à la facilité et pris sa propre voiture plutôt que les transports en commun ? Sa voiture, bien que moins prétentieuse qu'un bolide, n'en était pas moins trop voyante. Une Mercedes rutilante qui ne dénonçait que trop bien son milieu aisé. Et si ses vêtements se voulaient simple ils n'en étaient pas moins tous siglés des plus prestigieuses et onéreuses marques. Non, décidément, elle ne s'était pas facilité la tâche... Soupirant et écrasant dans son cendrier de poche son mégot elle avait pris son courage à deux mains et franchi la distance qui la séparait encore de sa destination. Lorsque les regards de certains commencèrent à se poser sur elle Azucena grimaça et pria presque pour que personne ne reconnut en elle la réalisatrice. La dernière chose qu'elle voulait était qu'on la prenne pour l'un de ces paons de vanité qui font le bien pour mieux attirer encore un peu plus à eux les feux de la rampe. Non, elle, elle ne voulait sincèrement qu'aider ! Si tant est qu'on l'y autorise !

Alors qu'elle allait à la rencontre d'un groupe de trois jeunes avec qui elle partagea des cigarettes la jeune femme en profita pour demander où elle pourrait voir le directeur, Alejandro Estrella. Quand les regards se firent plus perçant, comme ceux de fauves protégeant la tranquillité de leur bienfaiteur, elle avait souri paisiblement. Ca aussi, elle appréciait. La reconnaissance de ces jeunes étant la plus parfaite des preuves que l'association fonctionnait. Les gens aimaient à y venir et, quoiqu'ils puissent bien y trouver, ils aimaient à y revenir. Et si tout cela était le fait de la volonté d'un seul être alors Azucena était plus impatiente encore de le rencontrer ! On lui indiqua qu'il était derrière, en train de parler à un autre jeune. Remerciant les jeunes elle s'était éloignée, les mains enfoncées dans les poches de son manteau et avait rejoint l'endroit indiqué. Ne pouvant au passage s'empêcher de remarquer, sourcils froncés et moue boudeuse accrochée à ses lèvres rosées, à quel point les lieux étaient encore plus à rénover qu'elle ne l'avait pensé le jour où elle avait rencontré Hawa. C'était propre mais vétuste ! Et, elle le pariait déjà, à l'intérieur le confort et plus encore les équipements devaient être des plus sommaires.

Quand elle entendit les voix, la femme s'était arrêtée. Mise en retrait sans pour autant se cacher, elle avait observé la fin de l'entrevue. Demeurant volontairement sourde à des propos murmurés et qui ne la regardaient en rien, elle avait surtout posé son regard sur celui qu'elle reconnut aisément. Ainsi donc voilà cet Alejandro dont tous ceux qu'elle avait interrogés lui avaient dit tant de bien. Son regard avait, presque tendrement, glissé sur les traits, fins mais marqués de celui qui lui fit alors la plus étrange des impressions. Une beauté comme poignardée par le poids écrasant des responsabilités et peut-être bien de ce passé dont elle n'avait rien pu découvrir. Une force tranquille mais torturée mais qui transpirait dans chacun des gestes de l'homme. Elle aima la façon qu'il avait de regarder son interlocutrice, la manière de lui parler. Un regard, à lui seul, peut vous donner l'impression rassurante d'exister là où le monde, en général, feint si bien de ne pas vous voir. Un mot, prononcé avec douceur et sincère intérêt, peut vous faire plus de bien que des millions d'autres prononcés, eux, sur le plus docte et détaché des tons. Et un sourire qui venait affleurer à ses lèvres quand elle sut ce qu'elle appréciait déjà chez cet homme : son humanité ! Fragile comme chez tous ces êtres cabossés par la vie. Ce qui lui plut moins, lui fit presque mal, fut cette sorte d'insondable tristesse reposant au fond des yeux de celui vers qui, maintenant qu'il était seul, elle se dirigeait enfin.

Alejandro Estrella ?

Demanda-t-elle d'une voix posée et en ancrant son regard à celui qui se tournait vers elle au moment même où elle lui tendait la main. Affichant un sourire radieux mais surtout sincère elle s'était présentée.

Azucena Jiminez. L'un de mes amis, Gabriele Cebrian, vient parfois donner un coup de main dans votre association. Et il m'a dit tant de bien de vous et de votre œuvre que je n'ai pu résister à l'envie de venir vous rencontrer.

Mots choisis avec le soin habituel qu'elle mettait quand, comme en cet instant, elle se trouvait face à ce qu'elle sentait plus que jamais être une négociation des plus serrées. Avisant les locaux derrière eux où un café sur le trottoir d'en face elle avait demandé

Pourrais-je vous demander de me faire faire le tour du propriétaire ? Ou, si vous préférez, et pour que nous puissions discuter plus sereinement, préférez-vous que nous allions nous asseoir au comptoir du troquet d'en face ?

Son regard qui plongeait plus encore dans celui de l'homme alors qu'elle énonçait, simplement mais avec une franchise sans doutes un peu trop brusque mais qui la caractérisait si bien

Je ne suis pas de celles qui aiment à tourner autour du pot aussi, Mr Estrella, irais-je droit au but : je souhaite vous aider votre association et vous. Je sais de sources sûres, que vous en avez bien besoin.

Puis, souriant plus encore et inclinant légèrement la tête sur le côté, elle avait fait un geste de la main pour accompagner ses mots

Alors ce café ? On le boit dans vos locaux ou en face ?
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Alejandro Estrella
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homosexuel + n'en parle pas, ça ne se sait pas vraiment non plus. Il l'acceptait bien avant, n'en a jamais eu honte. Mais c'est plus difficile maintenant.
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Sexuality : homosexuel + n'en parle pas, ça ne se sait pas vraiment non plus. Il l'acceptait bien avant, n'en a jamais eu honte. Mais c'est plus difficile maintenant. Hogwarts house : il vient de commencer à lire harry potter, ne lui en voulez pas. Astrological Sign : Lion + il en a la lumière, pas la fierté. MBTI : ENFJ-A + Protagoniste Rythme de rp : Minimum 2/3 fois par semaine. Longueur rp : De petit à longs, je n'y fais pas réellement gaffe.
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MessageSujet: Re: Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella    Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella  EmptyDim 20 Oct - 16:32


LIKE A BRIDGE OVER TROUBLED WATER
feat @Azucena Jiminez

La journée s’était bien déroulée, sans encombre ni crise impossible à gérer. Jan avait même été surpris, en fin de semaine, il y avait toujours plus d’agitation dans le quartier et aux abords de l’association. L’effervescence du week-end certainement, l’envie de sortir de l’école, d’aller s’amuser, de ne plus écouter les professeurs et parents. Et pour les jeunes qui étaient déscolarisés, c’était tout aussi important, leur permettait de retrouver leurs amis, ceux qui venaient à l’association le samedi ou le dimanche.  Mais aujourd’hui, pas de problème, pas d’engueulade ou de prises de tête entre adolescents. Le groupe des moins de 10ans avait même été adorable lors de la lecture matinale et Maria, la bénévole qui s’occupait d’eux avait même été prévenir Alejandro qu’ils devaient surement préparer une connerie pour le repas du midi. Ces gamins-là, ensembles, c’était de vraies tornades alors leur calme était presque suspect aux yeux de Maria. Mais il n’y avait rien eu, ils avaient mangé leur purée aux légumes et les petits gateaux préparés par Hawa, n’avaient ni pleuré, ni hurlé en voyant le brocolis dans leur assiette et avaient fait la sieste sans ronchonner. Non, c’était une journée tranquille et c’était ce qu’il fallait à Alejandro. Du repos, il en avait besoin même si personne n’osait trop lui en parler, ses cernes prouvaient que ses nuits étaient de plus en plus compliquées. Les cauchemars l’assaillaient à l’orée de ce macabre anniversaire qu’il tentait d’oublier. Il avait besoin de bras pour le tenir, de douceur pour le calmer, de tendresse pour l’aider. Il savait que ça le ferait avancer, que quelqu’un a ses côtés, quand il dormait, ça lui permettrait de ne pas se réveiller en sueur, hurlant comme un gosse qui venait de voir le croque mitaine. Mais entre le savoir et réussir à dépasser ce cap, c’était un autre combat. Et il n’avait pas encore les armes pour s’en sortir vainqueur, sans trop d’ecchymoses au coeur.

La tête dans ses papiers, c’est la petite voix de Diana qui lui fit relever la tête. Il connaissait son timbre par coeur et là, il y avait quelque chose de triste qui ne lui plaisait pas. Abandonnant les dossiers, la tasse de café en main, le directeur d’El Halito se rapprocha de l’adolescente qui avait les yeux rougis par les larmes. Eric était avec elle, un de ses amis, un peu plus âgé mais qui n’avait clairement pas ls mots pour calmer la jeune femme. Il avait cet air désemparé que tout adolescent connait un jour, quand une situation vous échappe.

- Eric, tu peux nous laisser un instant ?

Le oui du jeune homme était plus un merci qu’une simple acceptation. Diana ne se calmait pas et la paume amicale de Jan sur son épaule n’y faisait rien. La conversation dura plus longtemps que prévu, la jeune fille avait raté un examen qui lui aurait offert une bourse pour une formation qu’elle visait depuis longtemps. Le stress l’avait bouffé, elle avait les réponses mais tout en est s’était bloqué quand elle s’était retrouvée devant les instructeurs. Le café avait été vite terminé, la tasse, posée sur un meuble et ce sont les mots, simples, calmes, de Jan qui avait eu raison des larmes de l’adolescente. Ils allaient travaillé sur son anxiété, elle avait encore une chance avec une session en novembre, rien n’était perdu. Les arguments avancés par Estrella, des faits plutôt que de simple mots balancés sans logique, avait un réel poids dans la pensée de Diana. Elle avait confiance en ce mentor qu’elle connaissait depuis un an à présent mais plus que ça, elle savait que ce qu’il avançait était vrai, que rien n’était perdu, que l’anxiété se travaillait et que c’était là-dessus que les bénévoles de l’association l’aideraient. Les deux avaient réussi à trouver un terrain d’entente, les larmes n’étaient plus et c’était presque un sourire qui venait éclairer le visage de l’adolescente à la fin. Mais du coin de l’oeil, Jan l’avait vu, la femme dans l’angle qui attendait patiemment qu’il soit libre. Des vêtements qui détonnaient pour le quartier, un menton trop haut, un visage trop lissé. Oui, il l’avait vu et ce qu’il percevait ne lui plaisait pas bien que le respect d’attendre qu’il en ait terminé avec Diana le rassura. Les banquiers et créanciers n’avaient pas cette amabilité alors… Il se trompait surement sur la nature de la jeune femme.

À peine entendit-il son identité qu’il releva la tête, les yeux un peu froncés, la main gracile de l’inconnue prise comme une simple formalité.  Silencieux, il l’écouta attentivement, Gabriele… Oui Gabriele travaillait parfois ici mais où voulait-elle… Son oeuvre ? Mais…. Il tiqua un peu plus à l’identité de la femme qui lui rappelait trop de souvenirs douloureux. Ce qu’elle venait faire ici, il ne le comprenait pas et n’arrivait pas à trouver ses mots alors qu’elle lui demanda de lui faire faire le tour de l’association pour ensuite discuter. Discuter de quoi ? Qui était-elle ?

- Je…

Les pensées embrouillées, il tenta de prendre la parole avant de se faire rapidement couper. Elle n’avait surement même pas entendu sa tentative, la voix trop faible, trop douce d’un homme pris au dépourvu qui se refermait comme une huitre dans sa coquille. Car sur son torse, ses bras se relevèrent, pliés, comme une protection qu’il ne remarquait même pas. Et quand enfin elle lui expliqua ce qu’elle venait faire ici, le mouvement de recul fut encore plus visible. Jan fit un pas en arrière, le regard haut, les prunelles dardées dans celle de l’inconnue.

- J’ai déjà bu un café, je n’en ai pas besoin. Tout comme mon association n’a pas besoin de vous ici.

Le ton était brut, et c’est en espagnol qui lui répondit, sachant pertinemment qu’elle comprendrait. Bien que l’anglais de la femme fut parfait, il y avait un petit accent que seuls les natifs du Mexique pouvaient déceler. Et son prénom… C’était une réalité, elle venait du même pays que  lui. Et ça lui plaisait encore moins.

- Si vous voulez devenir bénévole aucun problème, mais ne venez pas ici comme pour une visite d’appartement ou un achat immobilier. Je ne sais señora Jimenez mais je n’apprécie pas la façon dont vous entrez dans mon association. Oui, nous avons besoin de bénévoles mais non, ce n’est pas seulement vous qui apportez quelque chose, c’est un échange. Alors vos sources sûres, elles n’ont surement pas compris ce qu’on faisait ici.

Si elle voulait les aider, pourquoi demander à visiter le lieu avant de s’interroger sur ce dont El Halito avait besoin en tant que bénévole ? Habituellement, les gens y venaient en expliquant qu’ils pourraient donner un peu de tmps pour du théâtre, de l’aide aux devoirs mais… Jamais quelqu’un lui avait demandé de "faire le tour du propriétaire".
Les bras toujours croisés, il se rendit compte qu’il devait donner une image de lui fermée, voir colérique et ça ne lui plaisait pas.

- Écoutez, on peut discuter de ce que vous voulez apporter aux jeunes, mais comme vous, je n’aime pas tourner autour du pot et  cette façon dont vous avez de venir supposer que nous avons plus besoin de vous que vous de nous, ça ne me plait pas. Vous voulez un verre d’eau ?

La conclusion de son discours tomba comme un caillou dans une mare, inattendue. Mais là était toute la complexité d’Alejandro Estrella. Un caractère de feu, une envie d’aider au point de tabasser le système pour le mettre à terre tout en essayant de ne jamais dépasser les frontières pour ne pas perdre ce qui lui restait.

_________________

--- 4000 îles
Il faut qu’on se noie encore une fois, dans les nuits fauves  et les grands soirs, qu’on récupère un peu d’espoir

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Azucena Jiminez
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MessageSujet: Re: Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella    Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella  EmptyLun 21 Oct - 1:01
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@Alejandro Estrella


Le temps... Cette clepsydre infernale et implacable qui, sans cesse, égrainait ces minutes qui se faisaient heures. Ces instants, toujours trop courts, qui rythmaient les vies. Le temps... L'on en manquait toujours, courant après oubliant bien trop souvent de savourer ces innombrables petits rien qui, pourtant, font la saveur d'une existence. Azucena, à son plus grand regret, ne faisait pas exception à la règle. Depuis que la notoriété, celle pour laquelle elle avait tant oeuvré, l'avait percutée de plein fouet le temps était devenu, après son fils, le bien le plus précieux. Car le plus rare. Ces journées ? Des enchaînements de rendez-vous et d'obligations auxquels elle se soumettait toujours de bonne grâce. Parce que, aussi éreintant cela puisse-t-il être, cela voulait dire qu'elle y était arrivé. Non pas à rejoindre la liste de ces happy few, de ces A-listers qui font rêver. De ces êtres dont les images deviennent si lisses et étincelantes qu'on les croirait presque bénis des dieux. Non, tout cela, la femme s'en fichait éperdument. Mais ce dont elle était si fière qu'elle aurait pu le hurler sur tous les toits, c'était d'être parvenue à faire du moindre de ses rêves une réalité. Elle était devenue la femme que, enfant, elle désirait si fort devenir un jour. Une femme qui faisait un métier qui lui plaisait et, elle le reconnaissait sans la moindre once de vanité ni de honte, un métier qui lui permettait de gagner plus qu'honorablement sa vie. L'argent, un tabou ? Pas pour elle ! Parce qu'elle en avait assez manqué pour en connaître la valeur ! Si, à ce qu'il s'en dit, l'argent n'a pas d'odeur il a néanmoins un prix. Tout comme cette stabilité qu'elle aimait à appeler bonheur. Sans doutes pour se rassurer et ne pas voir ce vide en elle qui pourtant, ici et maintenant, lui revenait violemment en pleine figure.

C'est quand elle avait vu cet homme, pour le moins frileux devant son intervention et sa proposition, qu'elle l'avait compris. Ou, plutôt, s'en était souvenu. De tous ces idéaux altruistes qui avaient jadis été aussi les siens et qui s'incarnaient à merveilles en la personne de celui à qui elle sourit plus encore malgré le ton et les mots plutôt secs qu'il répondit aux siens. Si elle n'avait pas eu peur de le braquer encore un peu plus alors sans doutes se serait-elle même laissée aller à rire franchement et de bon cœur. Devant cette attitude revêche qui aurait pu être la sienne si les rôles avaient été inversés. Et, l'espace d'une seconde, une étincelle de malice presque moqueuse traversa son regard alors que, lèvres scellées et regard ancré à la silhouette de son interlocuteur, elle l'écoutait patiemment la renvoyer dans ses cordes dorées. Alejandro Estrella était sur son territoire et, à ses yeux, elle n'était jamais qu'une intruse. Et, à en croire son regard plus encore que ce mouvement de recul qu'il eut, il ne voyait pas plus loin que les apparences que, c'est vrai, elle avait presque l'impudence de lui envoyer à la figure. Des vêtements trop luxueux, des manières trop policées sans doutes aussi ? Pour qui la prenait-il donc ? L'un de ces vautours arrivistes encore plus qu'arrivés et qui aiment à venir repaître leurs si hypocrites instincts altruistes en jouant les bons samaritains pour des associations comme El Halito ? Azucena n'était pas de ces rapaces ! Mais... Quand bien même l'aurait-elle été... pourquoi ne pas en tirer profit ? Pourquoi refuser une main tendue si elle est généreuse ? Pourquoi ?! Fierté ou orgueil ? La frontière séparant était très mince et il suffisait parfois d'un seul pas, ou d'un seul mot en l'occurrence, pour passer de la première au vilain second. Et, visiblement, le sieur Estrella avait déjà franchi le rubicond. Elle comprenait. Ou, du moins, elle comprit jusqu'à ce qu'il daigne l'apostropher dans ce qui était, à l'évidence, leur langue natale à l'un comme à l'autre.

Depuis quand émigrer aux US fait-il oublier les bonnes manières les plus élémentaires ? avait-elle répondu du tac au tac en espagnol elle aussi et sur un ton plus sec quand son sourire, lui, ne quittait pas ses lèvres. S'étirait même un peu plus alors que, plus doucement cette-fois, elle ajoutait La politesse, même la plus élémentaire, ainsi que la convivialité sont au nombre des valeurs que mes parents m'ont transmises et je suis fière de les avoir emmenées avec moi quand je suis partie.

Un instant pendant lequel la réalisatrice laissa le silence retomber entre eux alors que, d'une main sans doutes plus fébrile qu'elle ne l'aurait pensé, elle extirpa un paquet de cigarettes de la poche de son pardessus et en porta une à ses lèvres. Juste avant d'en proposer une à Estrella. Et d'ajouter, son regard désormais ancré à celui de l'homme et d'un ton parfaitement neutre mais où perçait, bien malgré elle, une once d'autorité. Elle aussi avait la fierté sanguine ancrée à ses chairs ! Et, non, elle n'appréciait que peu de se voir ainsi rembarrée sans même avoir eu seulement le temps d'expliciter l'aide qu'elle se proposait d'offrir.

Et si je veux bien concevoir que mon côté trop direct ait pu vous paraître ou blessant ou même hautain... Ce pour quoi, d'ailleurs, je vous présenterai mes sincères excuses s'il le faut... Je tiens à préciser que je trouve plutôt idiot de votre part de rejeter mon offre sans même seulement l'avoir écoutée.

Son regard qui embrasa le presque décor autour d'eux et ces mots qui s'écoulèrent, pour le coup franchement dédaigneux, de sa bouche maintenant pincée.

Seriez-vous le genre de personne qui jugent sur les apparences ? Aurais-je donc du venir vêtue de haillons et les larmes aux yeux pour que vous daigniez m'accorder ne serait-ce qu'une once de crédit ?

Sans même encore lui laisser le temps de répliquer elle avait ajoutée, de nouveau calme et le regard bienveillant

De ce que je sais, mais arrêtez-moi donc si je me trompe, vous accueillez ici chaque jour des êtres que la société ne cesse de juger. Sur leurs conditions, leurs existences à problèmes et sur leurs apparences aussi, il serait hypocrite de le nier. Vous, et là aussi n'hésitez pas à me signaler si je fais fausse route, vous traversez le miroir. Vous êtes de ces êtres qui ne s'arrêtent pas aux préjugés ni aux apparences, non ? Alors pourquoi agir envers moi comme tous les autres le font envers vos protégés ?

Avait-il seulement entendu ce qu'elle tentait, encore diplomatiquement, de lui expliquer ? Qu'elle était venue en toute bonne foi et pétrie des meilleures et des plus désintéressées des intentions ? Oh, oui, elle aurait pu convoquer des médias, se plier à toutes ces simagrées que Gabriella eut été plus que ravie de la voir jouer ! Mais elle ne l'avait pas fait ! Parce que, là, ce n'était pas la réalisatrice ni la personne publique qui venait. C'était la femme. Rien qu'elle. L'expatriée volontaire qui ne voulait pas oublier que, jadis, elle aussi aurait aimé avoir un lieu où venir se poser. Un endroit où on l'aurait soutenue et encouragée quand le doute et la peur l'avaient assaillie. Un lieu où, quand elle avait débarqué de son Mexique natal, elle s'était sentie paumée. Dans ce pays gigantesque et si différent du sien. Dans ce lieu où, encore aujourd'hui, on ne voyait en elle qu'un être qui avait deux défauts : être mexicaine et, en plus, une femme. Alors, oui, cela faisait des mois qu'elle cherchait la cause qui pourrait lui permettre de retenir ses valeurs et ses racines. Une cause noble qui méritait qu'elle dépense son argent et son temps. Lui, s'était remis à parler, toujours sur la défensive et toujours aussi peu avenant.

Il parlait d'engagement, de bénévolat. Bien, c'est aussi ce qu'elle souhaitait trouver autant qu'offrir. Encore mieux puisque, comme il prenait grand soin de le souligner, ici tout se devait d'être échange. Et à peine Alejandro avait-il fini sa phrase que la question jaillissait en son esprit : et lui, il y gagnait quoi là-dedans ? Puisque échange il se devait d'y avoir alors, lui, que cherchait-il en s'occupant ainsi de ces jeunes auxquels personne ne s'intéresse jamais ? Facile d'attaquer, surtout lorsque l'on ignore tout, mais derrière les diatribes pas même voilées, qu'y avait-il vraiment ? Ne pouvant s'empêcher de rouler des yeux devant pareille allocution, elle n'en avait pas moins attendue qu'il finisse. Puis, inspirant profondément avant de souffler, presque bruyamment, son agacement naissant, elle avait repris son droit à la parole

Vous n'aimez pas mes manières ? J'en suis navrée, vraiment. Mais n'escomptez pas que j'en change, même pour vous complaire Señor Estrella . Les ronds de jambe, les mots trop jolis pour être honnête, j'en ai largement ma part dans mon métier et, voyez-vous, que vous peiniez à le croire je ne suis venue ici que pour vous proposer mon aide. Alors plutôt que de voir en mes mots des marques de dédain pourquoi ne pas simplement les prendre pour ce qu'ils sont ? Rien que les témoins d'une envie sincère d'aider. Ni plus, ni moins.

Détournant son regard de l'homme elle l'avait reporté sur les locaux de l'association. Pas même besoin d'y pénétrer pour savoir qu'à l'intérieur le manque de moyens devait cruellement se voir un peu partout. Aider son prochain, c'est bien. Mais encore faut-il consentir à s'en donner les moyens et, là, le bât semblait blesser. Alejandro Estrella était-il opposé à toute aide extérieure ou était-ce elle qui lui posait un problème ? Comme toujours directe, ce fut en espagnol qu'elle le lui demanda

Sont-ce mes manières, certes abruptes je le conçois, ou mes origines si similaires aux vôtres qui vous hérissent autant le poil Alejandro ? L'aide d'une gamine de Guadalajara devenue réalisatrice aux Etats Unis vous répugnerait-elle donc autant ? sentant la colère monter en elle Azucena allait se réfugier dans le silence quand sa langue en décida autrement et s'agita de nouveau Et par pitié cessez de me juger sans même me connaître ! Je veux faire du bénévolat ! Et vous le sauriez si vous m'aviez laissé en placer une. puis, désignant de nouveau les locaux Et, oui je le confesse puisque vous m'y acculez, je veux aussi vous apporter un soutien financier.

Une poignée de secondes où elle se tut. Juste le temps de retrouver son souffle pour mieux ajouter, d'une voix chantante et parée de son habituel sourire

Et, oui merci, je veux bien un verre d'eau.

Sans même s'inquiéter des bougonneries que pourraient bien lui renvoyer en pleine face le directeur de l'association, elle avait pris la direction de l'entrée. S'arrêtant devant, la main déjà sur la poignée de la porte, elle avait laissé son regard glisser par dessus son épaule et avait murmuré

Et avant que vous et moi ne repartions dans un échange de mots mouillés à l'acide, ce qui devrait si nous parvenons à nous entendre sans nous écharper devenir une habitude qui ne me dérange en rien...

Le ton qui s'était fait plus sérieux et son regard plus profond, comme voilé par une tristesse qui lui seyait plutôt mal.

Vous parliez d'échange... Il y a quelques années j'ai adopté un orphelin qui avait été si malmené par la vie alors qu'il n'était encore qu'un bébé qu'il semblait ne pas avoir d'autre avenir que le plus sombre d'entre tous. J'ai eu la chance de pouvoir lui venir en aide et, à mon échelle, de pouvoir lui permettre d'avoir cette opportunité que la vie semblait lui refuser. J'ai aidé un enfant. Vous ? Vous vous le faites au quotidien et pour bien plus de personnes encore. J'admire cela. Vraiment. Et...

Sa voix qui se brisa presque tandis que ses joues s'empourpraient légèrement et qu'elle tentait de cacher son trouble derrière ses boucles brunes.

J'ai parfaitement conscience que peu importe ma situation personnelle... Que peu importe les heures que je pourrais faire ici ou l'argent que je pourrais vous apporter... Cela n'est, et ne sera jamais rien en comparaison de ce que je pourrais trouver ici et auprès de vos protégés. Vous voulez savoir ce que je cherche ? Simple. Faire de mon mieux et être remerciée par un simple sourire. Comme celui que mon fils m'offre chaque jour que Dieu nous offre de partager. Ou comme celui que j'ai vu l'enfant vous offrir toute à l'heure. Je ne veux que cela Alejandro. Trouver moi aussi un lieu où je saurais que l'humanité dans tout ce qu'elle a de plus pur, existe encore.

Puis, comme si cette tirade avait bien trop abaissé sa garde, la femme avait toussoté et haussant les épaules, renfonçant ses mains dans les poches de son luxueux manteau, elle avait fait volte face pour mieux le regarder et, comme en un calumet de la paix, lui tendre une seconde fois la main

Bonjour Senor Estrella. Je m'appelle Azucena Jiminez et je vous serais reconnaissante si vous vouliez bien m'expliquer comment me rendre utile et, ainsi, aider votre association.

Un effort pour un nouveau départ. Une main tendue et qui ne demandait qu'à être saisie. Un pas en avant. Et après... qui sait ? Alejandro était le seul décisionnaire. A lui de voir s'il voulait clore un chapitre pas même esquissé ou, au contraire, saisir ce que la vie n'offre que si peu : une opportunité.
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Alejandro Estrella
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Sexuality : homosexuel + n'en parle pas, ça ne se sait pas vraiment non plus. Il l'acceptait bien avant, n'en a jamais eu honte. Mais c'est plus difficile maintenant. Hogwarts house : il vient de commencer à lire harry potter, ne lui en voulez pas. Astrological Sign : Lion + il en a la lumière, pas la fierté. MBTI : ENFJ-A + Protagoniste Rythme de rp : Minimum 2/3 fois par semaine. Longueur rp : De petit à longs, je n'y fais pas réellement gaffe.
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MessageSujet: Re: Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella    Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella  EmptyMar 22 Oct - 18:55


LIKE A BRIDGE OVER TROUBLED WATER
feat @Azucena Jiminez

Les mots affluent, l’agacent comme rarement. Ils ne l’effleurent pas, ils le touchent en plein coeur. Il n’a pas émigré ici par envie, le monde l’y a forcé, son pays l’a obligé à s’en aller. Et non, il ne juge pas Jan, il est effrayé, paniqué à l’idée de se retrouver en face de quelqu’un qui vient de ses contrées, qui a réussi a s’en sortir alors que lui a du hurler à la mort pour qu’enfin, il soit écouté.  Le coeur tambourine à mille à l’heure alors que Senora Jiminez continue de lui parler et de s’écouter parler. Car lui est ailleurs, paumé, entre des souvenirs et une colère brutale qui lui cisaille l’estomac. Elle dit qu’il juge sans connaitre, elle ne le connait pas, elle ne sait même pas ce qu’ils font ici et elle se donne le droit de s’imaginer des choses qui n’existent pas. Il sait que le visage qu’il montre n’est pas celui qu’il a en habitude, mais comme un animal jadis blessé par l’humain, les épaules se referment, le torse se contracte et les doigts s’écrasent les uns les autres pour se défendre d’une possible attaque. C’est comme ça qu’il vit l’afflux de mots d’Azucena Jiminez, son intrusion chez lui, sa facilité à sourire alors qu’elle ne se rend même pas compte de l’image qu’elle lui renvoie. Elle véhicule tout ce qu’il déteste, ces femmes et hommes qui ont abandonné leur pays, qui pensent aider en donnant quelques pesos ici et là, qui se disent à l’écoute des problèmes des leurs mais qui ne font rien. Qui ne regardent pas les enfants crevés dans les rues de la capitale, qui ne vivent pas ce que des familles entières subissent chaque soir. Qui ne se font pas attachés les poignets et torturés juste pour le fun du samedi soir. Elle a adopté, soit, elle veut une médaille ? Lui a tué l’homme qu’il aimait à coups de poings pour en avoir aidé des dizaines. Mais il n’en parlera pas, car ça ne la concerne pas et que la pitié, Alejandro, il la balaie d’un sourire à défaut de réussir à faire comme si elle n'existait pas. Il aimerait que ça glisse sur lui mais il ne serait plus humain si c’était le cas.

Jan sait qu’il a tort au fond, qu’il n’a pas à penser ça, que ce qu’elle lui dit, c’est juste de la maladresse et qu’au fond, elle ne veut qu’aider, s’expliquer, proposer. Qu’on lui donne quelque chose à faire. Pourtant, le silence est gardé et quand la main est tendue une seconde fois, il ne sait plus trop quoi en faire.

- Premièrement, on ne fume pas ici. Ni dans les locaux, ni devant, ni avec les jeunes. Je ne veux pas de cigarettes, électroniques ou réelle dans ce lieu.

Les yeux ne sont toujours pas relevés, les prunelles vacillent légèrement alors que le coeur continue de pilonner sa cage thoracique. Il doit se détendre, respirer, prend un peu l’air sinon il va exploser. Il ne comprend même pas comment cette femme a pu le faire sortir de ses gonds aussi aisément. Sûrement la fatigue, la peur aussi, en la voyant arriver dans ses plus beaux atouts. Tellement habitué à se retrouver face à son banquier ou à des huissiers qui ont le même goût pour le luxe et les fioritures, que le transfert est simple pour l’esprit. Encore plus simple quand on s’attaque à son chez lui.

- Deuxièmement, je vous serais gré de ne pas parler de moi comme ça. Vous ne me connaissez pas, je ne vous connais pas alors s’il vous plait, ne vous imaginez pas des choses. Ce que je n’ai pas apprécié, Senora Jiminez, c’est que vous débarquiez ici en vous croyant en terrain conquis, en demandant une visite, sans tout simplement vous intéresser d’abord à ce qu’on fait ici. On vous en a parlé, soit, mais avoir des mots, ce n’est pas des souvenirs.

Prunelles arrimées au mur d’en face, la voix est terne, manque de lumière, d’amour, de chaleur. Manque de lui mais c’est la seule façon qu’il a trouvé pour détendre ses poings et calmer sa panique.

- Ce que je n’ai pas aimé, c’est que vous jugiez le lieu sans rien connaitre. Oui, nous manquons de moyens mais non ça ne signifie pas que nous sommes en ruines. Vous aimeriez que je vienne chez vous et que d’un regard, je vous balance que ce serait bien de refaire les plafonds ou d’acheter une nouvelle trottinette pour votre enfant ? Car c’est ce que je ressenti, que vous jugiez tout ce que je mettais en place car vous avez de l’argent, et que moi, je n’ai que mes mains.

Le regard s’est révélé à la dernière élocution et dans les yeux noisettes du mexicain, c’est une vraie douleur qu’on peut y lire. La colère n’est plus là, le malaise est parti mais la peine est restée, ancrée dans les prunelles chocolat d’Alejandro Estrella.

- Alors oui, je veux bien de votre aide mais pas de votre argent.  Car je ne fonctionne pas comme ça, je ne prends pas de chèques sans connaitre la personne, sans comprendre ce qu’elle veut réellement de moi ou de cette association. J’ai peut-être jugé sur ce que vous me montriez Senora, mais dites moi que vous n’auriez pas fait la même chose à ma place en voyant un femme arriver et qui souhaite vous faire comprendre que vous avez besoin d’aide alors qu’elle ne connait rien de vous ?

Les sourcils se sont légèrement froncés, il sait qu’il a été trop vif la première fois et trop sincère la seconde. Mais il est comme ça, Jan, passionné, incapable d’y aller lentement quand il est question de tout ce qu’il a mis en place. Peut-être qu'il y a aussi un peu de fierté, ou peut-être simplement un instinct de survie décuplé. Car quand certains voient une opportunité dans de l’aide financière aussi personnelle, lui y voit un danger, une façon de le contrôler, de maitriser tout ce qu’il tente de réaliser.
Mais enfin, la main est prise, lentement, serrée avec douceur alors qu’il aurait pu lui écraser les doigts quelques secondes auparavant.

- Enchanté, appelez moi Jan. Nous allons prendre un café en face si ça vous convient, Azucena.

Et l’inviter à le suivre alors que le coeur est toujours en panique, l’esprit à la frontière d’un pays qui le fait vomir.

_________________

--- 4000 îles
Il faut qu’on se noie encore une fois, dans les nuits fauves  et les grands soirs, qu’on récupère un peu d’espoir

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Azucena Jiminez
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Summary : Résumé COURT de votre personnage. Pseudo : RedrumEm Avatar : Morena Baccarin @RedrumEm
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MessageSujet: Re: Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella    Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella  EmptyMer 23 Oct - 22:27
LIKE A BRIDGE OVER TROUBLED WATER
@Alejandro Estrella


Peu à peu, ces rues, ces ruelles et ces avenues... Plus rien n'existait qu'eux. Eux deux qui, en d'autres circonstances, et sur ces terres qui les avaient vus naître, auraient peut-être bien pu se rencontrer. En des circonstances où ils auraient été différents. Lui pas encore marqué à vif et sans doutes à vie par ces horreurs qu'Azucena devinait maintenant. Elle les lisait dans ces foudres qui, peut-être même sans qu'il s'en rende compte, venaient faire luire son regard chocolaté. Elle les entendait hurler en silence dans chacun de ces gestes, tantôt trop brusques tantôt trop retenus qu'elle lui inspirait. Elle les sentait frémir à ce derme si semblable au sien. Quoiqu'il se soit passé, cet homme avait vécu et, la femme ne le réalisait que tardivement, il ne voyait et ne verrait sans doutes jamais en elle qu'une réminiscence douloureuse de leur pays originel. A moins que, comme elle en était presque intimement persuadée, c'était ce qu'elle incarnait qui le répugnait ? Certainement. Il suffisait de l'écouter parler, répliquer à chacun des arguments qu'elle avait tenté d'avancer et qu'il balayait d'une salve acérée de mots plus piquants les uns que les autres.

Et chacune des phrases prononcées par Alejandro trouvait chez elle le plus douloureux des échos. Parce qu'il lui renvoyait la trop parfaite image de cette femme qu'il n'était pas le seul à voir. Une femme arrivée et bien trop fière d'y être parvenue. Une immigrée qui avait si bien adapté les mœurs et les coutumes du pays qui l'avait accueillie qu'elle semblait en avoir oublié jusqu'à ses racines. Mais, tout comme elle reconnaissait silencieusement s'être montrée bien prompte à cataloguer celui qui lui faisait bien sentir son erreur, elle était lasse et profondément exaspérée de devoir, encore et toujours, expliquer et justifier ce qui, en l'occurrence, était un désir aussi désintéressé que sincère. Non ! Elle n'était pas que cette poupée vêtue de frusques onéreuses ! Non ! Elle n'était pas non plus de ces êtres qui débarquent et tentent d'en imposer pour mieux écraser ! Elle en avait peut-être bien l'air mais certainement pas les paroles...

Mais, à quoi bon le dire ? Il ne l'écouterait pas. Tous deux avaient pris un bien trop mauvais départ pour que la communication puisse seulement s'établir. Il fallait recommencer. Oublier. Et tenter à nouveau. Autrement. Essayer encore et toujours. Car, sous des dehors si différents, n'était-ce pas là ce que l'un comme l'autre avait du faire pour parvenir lui à survivre elle à s'élever dans ce monde qui les avait étiquetés d'office ? Tous les deux s'étaient battus, se battaient encore. Mais ils ne jouaient pas dans la même cour, cela était plus que jamais une évidence pour celle qui, contrairement à ses habitudes et du moins pour un temps, consentait à ravaler sa fierté pour mieux faire ce premier pas et tendre cette main ouverte à Alejanro. Azucena ne voulait pas cela. Elle ne voulait pas la guerre. Mais, tout comme lui, elle n'était pas de ceux à s'en laisser compter alors... Le répit et un soulagement qu'elle ne chercha pas même à cacher quand, les joues rosissantes, elle l'avait vu se saisir de sa main. Accepter une trêve dont, elle en était persuadée, ils avaient autant besoin l'un que l'autre. Car si elle ne doutait pas avoir ébranlé celui qui lui proposait enfin d'aller prendre un café, elle aussi se sentait vacillante. Et, ça, elle ne s'y était pas le moins du monde entendu. Elle qui savait négocier, sans ciller ni jamais faillir, avec les pontes du milieu et lutter bec et ongles pour décrocher ses budgets... Elle qui ne craignait pas non plus de se jeter dans la fosse aux requins de la politique par amitié pour Ethan... Elle, se sentait là et maintenant toute petite devant celui à qui, dans un sourire aussi franc que fané

Enchantée Jan. Et, si vous voulez bien m'appeler Azu, je vous en serais reconnaissante.

Une hésitation alors qu'elle lui emboîtait le pas et ces mots qu'elle murmura tout en cherchant du regard celui de l'homme pour mieux s'y ancrer

Tout comme je vous suis reconnaissante de m'avoir, même aussi durement, rappelé d'où je viens. Cette époque, pas si lointaine d'ailleurs, où je n'avais pas cinq dollars en poche pour boucler le mois et où, moi aussi, j'aurais eu la force et le courage de remettre à sa juste place quiconque aurait osé agir envers moi comme je l'ai fait avec vous.

Un feu auquel ils s'arrêtaient et où, l'espace d'un battement d'ailes de papillon, le regard de la mexicaine se fit plus lointain. Comme si, là, par-delà la ligne escarpée et brisée des grattes-ciel elle voyageait jusqu'à ces terres qui étaient siennes et qui, chaque jour, n'en finissaient plus de lui manquer. Celles qu'elle pouvait presque sentir vibrer, hurler, dans les moindres fibres de l'être à ses côtés. Et les mots, encore eux... Ceux que Jan avait prononcés et étaient venus se ficher en plein dans l'âme maintenant tourmentée de la réalisatrice. Etait-elle donc devenue cette femme là ? Sûrement... Et cela lui faisait mal. Où était donc passé l'aolescente qui s'insurgeait devant les injustices et s'enflammait contre ces riches et ces puissants qui, du haut de leur tour d'ivoire, en oubliaient ces petits dont, à l'époque, elle était si fière de faire partie ? Qu'était donc devenue cette étudiante qui, les larmes aux yeux et le cœur si lourd, avait embarqué pour les US en évitant de se retourner vers les siens. Parce que cette fille là aurait flanché. De les abandonner, eux. D'abandonner ce pays qui signifiait tant pour elle. Elle avait juré de le défendre, de crier au monde entier que le Mexique était tellement plus que ce à quoi ils tentaient trop souvent de le réduire. Que si les exactions et les horreurs existaient la beauté y était tout aussi présente. Elle le pensait alors. Parce que, elle, avait pu savourer la douceur de vivre de son pays. Les pieds certainement pas chaussés de Louboutin et sans vêtements haute-couture sur le dos mais le cœur empli d'amour et les yeux hantés par les rêves les plus fous. Elle était heureuse. Avait conscience d'avoir eu de la chance. Pas comme celui vers qui elle se tournait alors qu'ils traversaient enfin, regagnant cette autre rive où la devanture du café semblait une invitation à entrer.

Jan ? sa voix n'était plus que celle d'une enfant perdue qui ne cherchait plus à en imposer ni même à jouer la carte si dangereuse de la fierté Vous aviez raison. Toute à l'heure... Je n'ai pas su... Je me suis montrée, involontairement je vous l'assure, grossière. Et je vous présente mes excuses pour cela.

Un sourire, toujours timide, qu'elle lui adressait alors qu'ils entraient dans le petit bar et s'approchait du comptoir pour commander. Un expresso bien serré pour elle. Attendant que la serveuse ait pris la commande de Jan et se soit éloignée pour mieux préparer leurs boissons, elle avait désigné de la tête une table vide, légèrement en retrait.

Cela vous convient ? Nous pourrons parler en paix...

Son regard qui se faisait plus sombre alors qu'elle avisait du coin de l'oeil un journaliste de sa connaissance et qui, la reconnaissant, la saluait déjà non sans faire mine de se lever pour les rejoindre. Soupirant et serrant les poings à en faire craquer les jointures elle avait secoué la tête et si bien fusillé du regard l'homme qu'il n'avait pas insisté. Priant pour qu'il demeure dans d'aussi bonnes dispositions, elle avait expliqué, les joues pâles de colère et le souffle court

Je suis désolée, pour cela aussi. Mais entre la sortie de mon dernier film et la campagne qui bat son plein les vautours sont tous de sortie et à l'affût. puis, haussant les épaules alors qu'ils prenaient place, elle avait cru bon d'ajouter sur un ton bien plus doux et serein Et ce n'est pas avec la réalisatrice que je souhaiterais vous voir maintenant discuter. Mais avec Azu, simplement Azu. Celle qui aimerait tant apprendre à vous connaître, El Halito et vous afin de pouvoir, si je le puis et si vous me le permettez, vous apporter un peu d'aider.

Elle n'aborda pas le sujet, apparemment plus que délicat de l'argent. Mais, oui, elle se promettait d'y revenir. Plus tard ou un autre jour. Quand Jan la connaîtrait un peu mieux et douterait moins de ses intentions. Quand, elle aussi, aurait fait suffisamment de chemin et connaîtrait mieux, à défaut de le comprendre jamais, celui qui l'intriguait décidément tant. Comment leurs destins avaient-ils pu prendre de si différentes trajectoires ? Et, plus épineuse question encore... comment deux mondes aussi diamétralement opposés pouvaient-ils seulement espérer pouvoir un jour se rencontrer ? Elle l'ignorait mais ne désespérait pas d'y parvenir. Du moins y était-elle fermement décidée ! Remerciant de quelques mots le serveur qui vint leur apporter leurs commandes, elle posa les doigts sur sa tasse brûlante, s'y réchauffant, avant que d'en boire une gorgée. Et de reprendre

Comme vous aviez raison en m'accusant de juger sans connaître... Que ce soit vous ou l'association d'ailleurs... Que diriez-vous de commencer par m'expliquer comment est né El Halito ? Et ce que, au jour d'aujourd'hui, vous espérez pour votre association ? Ensuite, et si vous êtes toujours d'accord, nous pourrons parler un peu de nous ? Que vous sachiez qui je suis. Vraiment et pas seulement ce que mes vêtements, mes manières ou ce que les scribouillards du coin peuvent prendre plaisir à écrire.

Alors qu'elle finissait sa phrase, Azucena réalisa et avec une réelle surprise, que cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas parlé aussi franchement avec qui que ce soit. Que ce soit en argumentant, en s'opposant ou comme maintenant en bavardant calmement autour d'un café... Tellement longtemps. Jan était quelqu'un de franc. Et tant pis si cela devait blesser sa vanité bien trop grande parfois ! Elle l'appréciait au moins pour cela. Parce que lui au moins ne se laissait pas prendre aux jeux des apparences.Il l'avait mise face à sa propre dichotomie ? Il avait gagné son respect. Et, ça, c'était un meilleur début que ce que ne le laissaient présager leurs premiers échanges ! Elle ne jouait plus, se montrait sans fards. A lui de voir si la femme qu'il découvrirait était digne, à ses yeux, de pouvoir l'aider. Azucena en était persuadée mais, pour une fois, la décision finale ne dépendait pas d'elle. Mais de lui... uniquement de lui.
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Sexuality : homosexuel + n'en parle pas, ça ne se sait pas vraiment non plus. Il l'acceptait bien avant, n'en a jamais eu honte. Mais c'est plus difficile maintenant. Hogwarts house : il vient de commencer à lire harry potter, ne lui en voulez pas. Astrological Sign : Lion + il en a la lumière, pas la fierté. MBTI : ENFJ-A + Protagoniste Rythme de rp : Minimum 2/3 fois par semaine. Longueur rp : De petit à longs, je n'y fais pas réellement gaffe.
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MessageSujet: Re: Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella    Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella  EmptyDim 27 Oct - 10:44


LIKE A BRIDGE OVER TROUBLED WATER
feat @Azucena Jiminez

Il n’y avait pas de juste place, simplement des places. On pouvait en changer, on pouvait progresser vers une qui semblait plus adaptée, plus haute aussi, pour la société. Jan n’avait pas voulu la blesser en lui faisant comprendre que cette façon dont elle avait eu de se présenter, l’avait blessé, presque humilié. Il ne l’avait pas remis à sa juste place, Jan lui avait simplement fait comprendre que de là où il la regardait, ce n’était pas correct de se montrer te quel. Car lui était plus bas, lui était plus facile à écraser et que de là haut, elle devait se baisser pour lui adresser la parole et non se montrer comme supérieur. De par sa position, c'était à elle de faire des efforts en premier, lui en ferait dans la continuité.
Il ne répondit rien, les yeux fixés sur le passage piétons, sur les building qui formaient comme une ligne infranchissable. Pas pour lui, mais pour tous ces jeunes qui ne se pensaient pas capable d’aller au delà du quartier qui les avait vu naitre. Ces immeubles, gratte-ciel et autres pics acérés de mondanités, faisaient peur aux jeunes du Bronx, bien que peu oseraient l’avouer. Ce n’était pas qu’une question d’argent, c’était aussi une question d’esprit et c’était ça aussi, que Jan tentait de leur apprendre entre les murs d’El Halito, que s’ils voulaient, ils pouvaient y arriver. Que ce monde, au delà des bordures de leur quartier, n’était pas un monde différent du leur, juste un palier d’à côté. Que c’était comme aller voir de nouveaux voisins, c’était stressant, ça mettait mal à l’aise au début puis la conversation se faisait et très vite, c’était les plats de chilaquiles que vous échangiez. Et si Azucena Jiminez venait du même monde que le sien, d’un Guadalajara digne d’un Tepito, elle devait saisir ce qu’il avait voulu dire par là.
- Ne vous inquiétez pas, je tiens rarement rigueur des premières rencontres…
Ce fut un murmure, pas sûr qu’elle l’ait entendu alors que tous les deux, ils s’engouffraient dans le café, elle commandant un express bien serré, lui un allongé. Il avait bu assez de caféine depuis ce matin, avait surement du exploser le compteur à peine l’aube s’était levée. Il irait faire une sieste tout à l’heure, après l’entrevue, en espérant qu’aucune catastrophe n’arriverait d’ici là.
Un signe de tête suffit à la jeune femme pour lui faire comprendre que la place était parfaite, malgré les regards insistants qu’il sentait sur le duo qu’ils formaient. Alors c’était ça, la célébrité ? Avoir des personnes qui vous observent, qui se lèvent, tentent de s’approcher avant de rapidement se raviser sous un geste rapide de la main ? Si Jan pouvait opter pour la même solution avec son banquier, ce serait rudement efficace. Les yeux fixés sur la femme devant lui, il se fichait bien de tout ce qui l’entourait, lui ne recherchant pas la célébrité par le biais d’une relation comme Azucena.
- Je connais bien votre filmographie, j’en ai passé quelques uns à l’association, pour débattre avec le groupe des adolescents, ils… Ils préfèrent les films de Michael Bay mais ils ont plutôt aimé votre avant-dernier.
Par là, il tentait de lui dire, maladroitement, qu’il appréciait son art et qu’il savait aussi que ce n’était pas une mauvaise personne. On ne peut réaliser des longs métrages de ce calibre en étant pourvu de cruauté ou d’incapacité à être émotif. C’était quelque chose qui comptait pour Alejandro, savoir que cette femme en face de lui, bien que se présentant avec ces fringues issu d’un autre monde et usant d’un langage trop soutenu, avait une compréhension de la réalité aigüe.

Les cafés arrivèrent, Jan en bu une gorgé très rapidement, malgré l liquide brûlant. Se passant le bout de la langue sur les lèvres, il était attentif aux mots de la réalisatrice, attendant qu’elle ait fini pour prendre la parole. Parler d’El Halito, de ce qu’il souhaitait pour cette association, de ce qu’il espérait surtout, ça pouvait prendre des heures et il le savait, parfois, qu’il se perdait lui-même en devenant trop passionné, trop rêveur. Trop rayonnant aussi, en évoquant El Halito. Reprenant une gorgée, il attendit quelques secondes, préférant le silence pour se concentrer, avant de prendre la parole.
- Je voulais créer un espace safe pour les jeunes du quartier, enfants comme adolescents et qu’ils puissent découvrir l’art et la culture sans devoir sortir trop vite de leur zone de confort.
Les yeux étaient papillons, ne se fixent pas sur Azucena, comme déjà ailleurs.
- Disons que c’est plus difficile pour des jeunes des quartiers défavorisés de sortir de chez eux, pas parce qu’ils n’ont pas les moyens mais parce qu’ils ont peur de cet inconnu qu’ils connaissent simplement dans des séries tv, dans les journaux ou les films. En leur apportant la connaissance chez eux, ça leur donne confiance et leur offre une chance de sortir de ce quartier, en ayant les armes pour.
Et ça fonctionnait, quelques uns avaient réussi à s’éloigner, a faire des études ailleurs, à croire en leur capacités. Le bruit autour avait disparu, il n’y avait plus qu’eux et leur conversation. Inconsciemment, Jan essayait de ne pas parler d’avant, de cette 1ère association qui avait duré bien plus longtemps et avait pris des proportions telles qu’elle avait intéressé le gouvernement. Ils n’en parleront pas, seul El Halito et le Bronx comptait à cet instant.
- Depuis quelques mois, j’ai proposé aux bénévoles d’aller plus loin que les ateliers d’arts ou l’aide à l’école. Je voulais que ces jeunes aient une compréhension plus grande du monde dans lequel ils grandissent et dans lequel ils vont devoir vivre. On a mis en place des ateliers de sensibilisation au VIH avec l'organisme Act Up mais aussi des rencontres avec des jeunes qui en sont porteurs pour leur prouver que… Ils ne sont pas contagieux, ni à éviter. Je cherche aussi des bénévoles capables de s’exprimer sur les questions de genres, sur les orientations sexuelles ou au contraire l’asexualité, des domaines qui sont au coeur de questions des jeunes de nos jours… Enfin !
Son visage avait repris ses couleurs, comme un soleil après une éclipse. C’était vivifiant, vu de l’extérieur et Alejandro Estrella avait toujours eu cette lumière qui rayonnait tout autour dans ces instants où il était simplement lui.
- J’aimerais juste que l’association progresse en même temps que les questions et les sujets de société, qu’on soit présent pour cette jeunesse qui n’a pas beaucoup de possibilités pour mieux comprendre et assimiler le monde qui les entoure… Voilà, en résumé, un résumé un peu long, j’avoue.
Son café avait refroidi alors qu’il trempait ses lèvres dans le liquide noir. Il avait beaucoup trop parler mais qu’importe, Azucena avait du avoir ses réponses.

_________________

--- 4000 îles
Il faut qu’on se noie encore une fois, dans les nuits fauves  et les grands soirs, qu’on récupère un peu d’espoir

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Azucena Jiminez
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MessageSujet: Re: Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella    Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella  EmptyLun 2 Déc - 15:03
Guadajara,
Peu avant le départ d'Azucena pour les Etats Unis,

Alors qu'elle prenait le chemin du retour vers cette maison où elle ne reviendrait pas avant bien longtemps, Azucena avait senti son cœur se serrer. Et son regard s'était fait presque déjà nostalgique alors qu'elle embrassait ces terres qui l'entouraient et auxquelles elle était tant attachée. C'était ici qu'elle était née et avait grandi. Là qu'elle avait connu ses premiers émois, ses plus grandes joies comme ses plus terribles peines. Et où que ses yeux noisettes se posent il n'y avait pas un seul endroit qui ne la ramène à un souvenir. Etait-elle vraiment prête à quitter tout cela ? A laisser derrière elle ce qui avait fait sa vie et sans quoi elle ne s'imaginait, en réalité, pas même vivre ? Doucement ses prunelles qui venaient glisser sur ce passeport qu'elle tenait entre ses mains comme s'il eut s'agit du Saint Graâl. Elle revenait de l'ambassade. Son visa d'étudiante avait été accordé, l'université avait déjà accompli toutes les formalités nécessaires et, à Los Angeles, un foyer l'attendait. Elle aurait une chambre, une table où elle savait qu'elle ne manquerait de rien et, même, un ami lui avait trouvé une place dans la cafétéria du campus de UCLA. Sa nouvelle vie pouvait enfin commencer... Oui, elle était prête. Non ?

Attention !

Ses muscles qui s'étaient tendus d'un coup quand l'avertissement avait retenti à ses tympans. Sans même chercher à réfléchir plus avant la jeune femme s'était précipitée, avait couru jusqu'au premier renfoncement venu. Juste à temps pour assister à cette énième scène de guérilla urbaine qui opposaient, comme toujours, des forces de l'ordre pas encore corrompues et ces narcos qui, paradoxalement, prenaient autant de vies qu'ils permettaient, à d'autres, de s'améliorer. Des coups de feux qui lui semblèrent comme sourds. Des corps qui tombaient. Tout ce qu'il fallait pour faire un film encore une fois à charge contre son pays. Demain les médias, même internationaux, consacreraient un entrefilet à ces événements que, comme toujours, ils décriraient avec une subjectivité pathétique... Ses poings se serrèrent tandis que, d'un revers de sa main tremblante, elle écrasait une larme.

Son pays, ce n'était pas ça ! Son pays, ce ne pouvait être ça ! Et c'est justement parce qu'elle refusait de voir son peuple réduit à ces clichés qu'elle devait partir ! Pour tenter de faire comprendre autant que connaître, la beauté d'une nation bien plus belle que ce que l'on en pensait ou en murmurait encore bien trop. L'exotisme qui permettait au tourisme de se développer ? Elle le comprenait mais pensait parfois que lui aussi contribuait à nourrir des clichés qui, elle en était consciente, n'en finiraient sans doutes jamais de lui coller à la peau. Les narcos ? Un fait et un fléau. Mais qu'une facette ! Où était la place pour ces nouvelles générations qui, le cœur empli d'espoir et armées de leur bonne volonté, entendaient montrer ce que le Mexique avait toujours été et demeurerait à jamais ? Une nation riche de son histoire, des cultures qui s'y mêlaient avec plus ou moins de violence ou de douceur et d'harmonie ! Un peuple qui voulait hurler au monde sa vérité ! Celle que, à sa toute petite échelle et par le biais de son art, l'étudiante voulait répandre.

C'est pour ça qu'elle devait partir. Non pas pour fuir ces terres qu'elle se jurait encore d'emporter avec elle mais parce qu'elle ne les aimait que trop justement. Et tant pis si, même au sein de sa propre famille, on ne la comprenait pas. Certains, ici comme de l'autre côté de la frontière, la verraient comme une lâche ou même une traîtresse partie s'américaniser. Faire fortune ? L'argent ? Si seulement ils avaient tous pu savoir à quel point elle se contrefichait de ces si basses considérations ! L'argent ? Elle n'en avait jamais eu et avait toujours fort bien vécu. Parce qu'elle était riche d'espoirs et de rêves ! Et, jamais, cela ne changerait. Elle en était persuadée.


~***~


Là, à la table sur leur droite, un homme. Il laissait sa boisson refroidir, gribouillant de sa plume apparemment fébrile, des papiers que la réalisatrice ne put que reconnaître. Ceux qui portaient le sigle de l'immigration. Ceux-là mêmes qu'elle avait elle aussi rempli la peur chevillée à ses tripes. Et quand bien même elle ne pouvait deviner les pensées de celui qui semblait tout juste entré dans l'âge adulte, elle comprenait. Et son regard qui ne quitta le jeune homme que pour mieux en revenir à l'homme face à elle. Cette énigme qui, mieux que personne, était parvenu en un claquement de mots à son palais, à la faire sortir de ses gonds. Lui infliger cette gifle intangible que, là et maintenant, la réalisatrice comprenait réellement avoir méritée... Elle était devenue très précisément tout ce que, jadis, elle s'était jurée de ne jamais advenir. Elle était celle qui, arrivée, pensait que l'argent pouvait tout régler. Que tout avait un prix... En un sens, cela était vrai, hélas... Mais dans son monde si doré qu'il en avait fini par l'aveugler elle aussi. Pas dans celui, si cru et âpre, où évoluait l'éducateur. Sans même s'en apercevoir, son regard avait volé par-delà la vitre du café jusqu'à cette rue qui, comme toujours, hurlait la vie à plein poumons. Des êtres qui se pressaient, se bousculaient, enfermés dans leurs existences et tous ces petits problèmes qu'elle n'avait plus, avait même oublié avoir jamais eus. Et cette association où, en toute bonne foi, elle était venue pour aider. Sans même en connaître ni l'origine ni l'envie première. Sans en soupçonner la quintessence. Celle que, avec des étoiles plein les iris, Alejandro lui dévoilait peu à peu.

Et, ça, elle aimait ! Beaucoup et vraiment ! Parce que, plus encore que les faits, elle sentait l'homme face à elle vibrer d'envies et d'idéaux. Et de cette chose qu'il semblait vouloir taire mais qu'elle sentait transpirer derrière chacune de ses phrases, de ses mots. De ses silences encore plus. Azucena l'écoutait et, sans plus le quitter un seul instant du regard, elle se laissait emporter dans ce tourbillon d'envie d'aider qui caractérisait si bien le senor Estrella. Cherchant, derrière les mots, ces fragments de vie que l'homme ne confiait pas mais qui, à l'évidence, l'avait poussé à vouloir ainsi dédier sa vie aux autres. On ne vient pas à un tel dévouement sans raison. Oh, certains le faisaient pour la gloire, la reconnaissance et leur propre bien être. La vanité... Mais pas Jan, ça aussi, elle en était certaine. Alors quoi ? Pourquoi un homme voudrait-il tout donner pour ces oubliés de la société ? Pourquoi vouer sa vie entière à ceux qui, hormis d'un sourire et de quelques éclats de réussite, ne pourraient jamais le lui rendre ? Etait-il donc un saint en devenir ? Peut-être mais, elle ne parvenait pas à se défaire de cette impression, il y avait derrière cette bien belle vocation une histoire sûrement bien plus sombre. Elle allait d'ailleurs céder à sa trop grande curiosité quand, heureusement pour eux deux, la réflexion que Jan eut la musela. Ou, plutôt, la fit partir dans un cristallin éclat de rire.

  «  Alors vos petits protégés ont bon goût ! »

renonçant définitivement à ce côté un peu collet monté qui était désormais le sien, elle avait abaissé les moindres de ses lignes de défense et consentit à se montrer dans sa plus imparfaite vérité. Un café froid dont elle s'humectait pourtant les lèvres et ses lèvres qui se plissaient en une moue peu fière et presque résignée.

«  Les jeunes ont cette faculté innée, et que je leur envie d'avoir su conserver, de deviner la sincérité des êtres comme des choses. Et, je ne vous apprendrais sûrement rien en vous confiant que, pour me permettre de créer mes œuvres les plus intimes et sincères, il me faut souvent consentir à en réaliser de bien plus légères et quelque peu à l'opposé de mes envies réelles. »

Un silence pendant lequel un soupir las lui échappa tandis que ses yeux se faisaient plus lointains, presque absents et ses mots murmures.

«  Moi aussi je dépends du bon vouloir des financiers. Et je le regrette bien plus que les gens ne le pensent.  »

Son regard qui venait s'ancrer à celui de son compatriote

«  Lorsque je suis arrivée ici... J'ai tout quitté pour venir ici. Et je ne l'ai fait que dans un seul et unique but : pouvoir montrer au monde une autre vision de notre pays. User de la culture et du cinéma pour faire jaillir une vérité faite d'espoirs, de rêves et de beauté là où, trop souvent, on s'acharne à ne montrer que la petitesse et la détresse. » un soupir patiné de tristesse et son teint qui blêmissait comme si venaient s'y figer de douloureux souvenirs. «  Et je me sens flattée, mais plus encore heureuse, si j'ai pu donner envie à un homme tel que vous de montrer mes films à vos protégés. » un sourire désarmant de franchise et d'humilité puis «  Peut-être un jour, si nous apprenons à mieux nous connaître, me ferez-vous l'amitié de me dire franchement ce que vous pensez de mes films ? »

Se figeant un instant, comme si elle s'étonnait elle-même de cette attitude si franche et qui n'était plus que très rarement sienne, elle avait rougi et, toussant doucement comme pour mieux chasser sa gêne elle avait rebondit en une pirouette verbale.

 «  Si vos jeunes aiment autant Michael, peut-être pourrais-je voir avec celui-ci si, un jour prochain et pour la sortie de son prochain long, il pourrait éventuellement venir faire une projection conférence avec eux ? Avec votre permission, bien sûr ! »

La culture... Trop de monde l'assimilait encore comme un luxe accessoire que seule une poignées de personnes pouvait s'offrir. Quelle vision non seulement erronée mais terriblement passéiste des choses ! A l'ère du numérique et du règne des réseaux sociaux... En ces temps où les jeunes, comme le disaient si bien Jan, étaient confrontés à tant de difficultés qu'elles les semblaient si insurmontables qu'ils renonçaient sans, souvent, avoir même essayé... Comment ne pas comprendre, comme lui l'avait si bien fait, que la culture était la marche qui permettrait à certains de s'élever ! Azucena étant, d'ailleurs, l'une des mieux placées pour le savoir ! Sans son amour pour son pays et le cinéma jamais elle n'aurait eu l'audace et la force de se battre pour aller en faculté et, échelon après échelon, s'élever sur la si haute échelle de la vie ! Alors, oui, elle comprenait et approuvait son interlocuteur !

«  La société trahit ceux que, en réalité, elle se devrait de protéger... Et cela me révolte ! L'éducation et la culture ont toujours été liées à mes yeux et elles incarnent les deux poumons d'une vie épanouie et riche de ces envies et de ces rêves qui aident les gens à bouger, à agir pour faire changer les choses. Et je suis heureuse de voir que nous partageons, sur ce sujet du moins, la même conception des choses. Ce qui ne fait que renforcer, j'espère que vous vous en doutez, mon envie de vous apporter mon aide. »

Alors que Jan, emporté par son enthousiasme si plaisant à regarder, repartait sur ces sujets de société qui hérissaient encore trop de poils et perdaient des jeunes qui, quelque soient les époques, ont toujours eu du mal à se trouver, la femme eut un mouvement de recul. Non parce que ce sujet la dérangeait mais parce que, au contraire, il ne la touchait que de trop près. Adossée autant que faire se pouvait à son siège, ses ongles trop impeccablement manucurés tapotant avec nervosité le plateau de leur table elle avait hésité. Ouvert la bouche pour mieux la refermer directement après. Sa main encore libre qui passait plusieurs fois dans ses cheveux avant que, non sans avoir pris une profonde inspiration, elle ne se jette à l'eau.

«  Si certains de vos jeunes atteints par cette saloperie de VIH veulent venir passer une journée avec mon équipe ou même faire un stage je serai enchantée de les accueillir. Et... Si vous cherchez des gens pour parler de ces questions de genre et de sexualité... malheureusement encore épineuses dans notre société prétendue moderne … Je ne prétends pas détenir la vérité mais je pourrais partager ma propre expérience. »

La fierté qui redonnait des couleurs à ses joues et luisait au fond de ses prunelles tandis qu'elle poursuivait d'une voix parfaitement sereine.

«  Au Mexique, ma famille est de celles pour qui la foi chrétienne et les valeurs véhiculées sont primordiales. Et c'est ainsi que mes frères, mes sœurs et moi avons été élevées. Autant dire que je ne rentrais pas dans le moule, ni dans aucune de leurs si étriquées petites cases. Je pensais, naïvement sans doutes, qu'en venant ici … Le pays des libertés et des possibles... Je pourrais enfin être moi-même ? »

Une grimace et son poing qui se serrait.

«  Mes agents, mes publicistes... Mes avocats... Certains me poussent à jouer à outrance la carte de mes origines si « exotiques » et Dieu sait que je déteste ce genre de clichés ! D'autres, en revanche, seraient prêts à payer pour faire oublier mes racines. Quant à mon identité ? Celle de la femme assumée et presque fatale à qui l'on s'empresse de trouver mille et une aventures est tellement vendeuse pourquoi s'encombrer de la vérité hein ? »

Un haussement d'épaules, sa tête qui s'inclinait doucement sur le côté alors que, dans un sourire qui témoignait presque de son soulagement de pouvoir enfin dire qui elle était

«  Je m'appelle Azucena Jiminez, je suis mexicaine et fière de l'être. Et il se trouve que je suis un être que la nature a, à sa naissance, assignée femme . Mais mon identité est bien moins binaire, fluide même. Quant à ma représentation, je n'ai malheureusement aucun contrôle sur ce que les gens en font.  Et ma sexualité, est en harmonie parfaite avec mon identité : fluctuante. Mais pansexuel.le est le mot dont j'aime à user s'il faut vraiment me ranger dans une case. »

Un silence sans fausse pudeur.

«  Et en tant que telle je sais quelles peuvent être les difficultés à se trouver et plus encore à s'assumer face à un monde jamais réellement prêt à vous accepter dans toute votre véritable beauté. J'ai trop douté, me suis trop menti et leurrée pour ne pas vouloir, aujourd'hui, faire ce qui est en mon petit pouvoir pour épargner de telles souffrances aux autres. »

Un papier qu'elle extirpait de sa poche et sur lequel elle griffonnait son numéro.

«  Ma ligne personnelle. Je comptais vous la donner plus tard mais comme j'ai parfois tendance à oublier les choses... Vous voulez bien la prendre ? S'il-vous-plaît ? Comme ça vous pourrez me contacter si le besoin ou l'envie vous en prenait. »

Puis, alors qu'elle se renfonçait un peu plus sur sa chaise elle avait silencieusement observé celui à qui elle finit par murmurer

«  J'aime votre enthousiasme et votre dévotion si totale et sincère Jan. Et si vous le le permettez j'aimerai vous rejoindre dans ce qui est un combat. Cependant... Si vos mots m'ont charmée au point de me convaincre... Il demeure une question que je souhaiterais vous poser. Je ne voudrais pas que vous vous en offusquiez, vraiment pas. Mais, et si je ne nie pas que la curiosité joue, c'est surtout un sincère besoin de comprendre... »

Une pause.

« Comment ? »

Une autre pause.

«  Comment un homme tel que vous en est-il arrivé à faire des autres son combat ? Comprenez-moi... Loin de moi l'idée de vouloir aborder des sujets trop personnels... Et vous êtes d'ailleurs libre de ne pas me répondre ou par une pirouette... Mais d'ordinaire nos compatriotes ne viennent ici que pour deux raisons : réussir ou fuir. Votre si noble désintérêt pour l'argent m'amène à penser que vous n'étiez pas en quête de succès. Donc... »

La fuite ?
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Pseudo :
jenesaispas + jojo
Multinick :
Levi Boyle + Sheru Kapoor + Jonas Irvine
Avatar :
diego luna + perso
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Age :
40ans
Status :
célibataire
Work :
président d'une association culturelle et artistique axée sur l'ouverture aux plus jeunes + saxophoniste à ses heures perdues pour payer les factures.
Home adress :
Le Bronx, Miranda Height

Sexuality :
homosexuel + n'en parle pas, ça ne se sait pas vraiment non plus. Il l'acceptait bien avant, n'en a jamais eu honte. Mais c'est plus difficile maintenant.
Hogwarts house :
il vient de commencer à lire harry potter, ne lui en voulez pas.
Astrological Sign :
Lion + il en a la lumière, pas la fierté.
MBTI :
ENFJ-A + Protagoniste
Rythme de rp :
Minimum 2/3 fois par semaine.
Longueur rp :
De petit à longs, je n'y fais pas réellement gaffe.
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Summary : arrivé à NYC il y a 8ans, soleil ambulant qui est tout aussi solitaire que l'astre du jour. Profondément bon, un lourd traumatisme ne cesse de rendre sa vie quotidienne compliquée. Pseudo : jenesaispas + jojo Multinick : Levi Boyle + Sheru Kapoor + Jonas Irvine Avatar : diego luna + perso
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Age : 40ans Status : célibataire Work : président d'une association culturelle et artistique axée sur l'ouverture aux plus jeunes + saxophoniste à ses heures perdues pour payer les factures. Home adress : Le Bronx, Miranda Height

Sexuality : homosexuel + n'en parle pas, ça ne se sait pas vraiment non plus. Il l'acceptait bien avant, n'en a jamais eu honte. Mais c'est plus difficile maintenant. Hogwarts house : il vient de commencer à lire harry potter, ne lui en voulez pas. Astrological Sign : Lion + il en a la lumière, pas la fierté. MBTI : ENFJ-A + Protagoniste Rythme de rp : Minimum 2/3 fois par semaine. Longueur rp : De petit à longs, je n'y fais pas réellement gaffe.
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MessageSujet: Re: Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella    Like a bridge over troubled water feat. Alejandro Estrella  EmptyJeu 5 Déc - 19:17


LIKE A BRIDGE OVER TROUBLED WATER
feat @Azucena Jiminez

Les paroles d’Azucena faisaient échos à ce qu’il pensait, sur la culture en tout cas. Jan était de ces personnes qui y voyait d'abord un outil, plutôt qu’une finalité. La culture était une fenêtre sur notre monde, une opportunité pour les jeunes de nos jours de s’approprier un univers parfois compliqué, parfois trop dur à regarder en face. La culture, le cinéma surtout, était à la fois réel et protégé, leur permettant de se rendre compte de la vérité du monde tout en les sécurisant derrière un écran de télévision. Ce n’était pas dangereux le cinéma, mais quand on parlait de sujets complexes comme le terrorisme, l’immigration, les questions de sexualité ou de comportements déviants. Non, au contraire, c’était un apprentissage de la vie. À travers un prisme, celui du réalisateur, on regardait ce qui se passait ailleurs tout en restant dans un cocon douillet et protecteur. Pour cette raison, Jan faisait toujours attention aux films qu’il projetait ainsi qu’aux noms accolés à ces derniers. Producteurs, réalisateurs, scénaristes, acteurs, il prenait un malin plaisir à se renseigner sur les moindres détails pour, tant qu’il le pouvait en tout cas, faire connaitre aux jeunes d’El Halito des personnes qui lui semblaient positives et importantes. Azucena Jiminez était l’une d’entres elles car, malgré les rumeurs qui couraient visiblement sur elle, Jan avait mis en exergue sa carrière et ce qui avait fait d’elle l’une des réalisatrices les plus recherchées et réputées de cette époque. Azucena était un exemple même de la réussite sociale et professionnelle. Et venant lui aussi du Mexique, Jan savait de quoi il parlait.

Se notant dans un coin de la tête tout ce qu’elle lui apportait comme informations - et il y en avait - Jan essayait de ne pas trop sourire face au dynamisme qu’elle exaltait. Il avait été souvent trompé par des bienfaiteurs ou des mécènes qui souhaitaient financièrement l’aider pour ensuite comprendre que ce n’était que pour faire joli sur un cv. Depuis, c’était simple, à présent Jan n’acceptait aucune aide qu’on lui offrait, préférant contacter lui-même des organisations ou des organismes privées.
Il écoutait attentivement Azucena, voyait sur son visage une multitude d’émotions qui transparaissaient au grès de ses mots. Que ce soit quand elle parlait de son passé, de ses convictions ou même là, à cet instant, de son intimité, la réalisatrice était aussi lisible qu’un livre ouvert. Jan était persuadé qu’elle cachait encore beaucoup de mystères pour oser s’ouvrir aussi aisément à un inconnu tel que lui. Ce n’était pas un mal, le mexicain n’avait pas de soucis avec les discussions poussées mais souvent, c’était celles qui cachaient le plus de douleurs et de sentiments difficiles à accepter. Lui était l’opposé et ça ne l'empêchait pas d'en dissimuler beaucoup. Au final, les livres ouverts n'étaient certainement pas aussi simples de compréhension qu'on se l'imaginait.

Buvant une gorgée de son café, la jeune femme avait l’air d’être sincère et, attrapant sa carte, Jan la remercia d’un coup de menton avant de la ranger dans sa poche arrière.

- Gracias.

Le murmure était à peine audible, tout comme la suite des mots d’Azucena qui le laissèrent silencieux. Encore plus qu’avant. Elle s’attaquait à un sujet complexe, pour lui mais aussi pour tout ceux qui essayaient d’en apprendre d’avantage sur l’homme qu’était Alejandro Estrella. Même pour l’association, il était un mystère et personne ne savait vraiment où il puisait cette énergie qui lui permettait de faire tenir El Halito. Tout était pourtant dans le rouge, les comptes, le bâtiment, tout. Mais Jan y croyait, Jan se donnait corps et âme et ça fonctionnait. Les parents étaient heureux, les enfants encore plus et ls bénévoles étaient de plus en plus présents. Ça n’était pas au niveau de l’association de Tepito, ça ne le serait jamais. New York n’était pas Mexico et ce n’était pas ce que voulait Alejandro.

- Je n’aime pas parler de mon passé et je ne pense pas que ça soit le sujet de la conversation mais…

Les joues légèrement rosies par la gêne de se voir ainsi mis en lumière et de recevoir autant de compliments qu’il avait tendance à balayer d’un revers de main habituellement, il baissa les yeux. La tasse de son café était plus simple à regarder que le regard brun d’Azucena Jiminez.

- Je ne suis pas venu ici pour l’argent et ce n’est pas une fuite non plus.

Du moins, pas délibérée. À l’époque, Jan avait été incapable de penser, aussi traumatisé qu’on puisse l’être après une nuit de torture et un massacre comme dernier souvenir d’une aventure humaine qui avait duré dix longues années. Ses parents avaient décidé pour lui et ils avaient eu raison d’accepter l’aide de l’association privée en aide aux victimes. S’ils n’étaient pas arrivés ici, Jan savait qu’il aurait eu deux options devant lui : la fuite ou une balle de gros calibre. Se connaissant, il aurait choisi la deuxième, sachant pertinemment que le sentiment de culpabilité ne se serait pas arrêté en simplement disparaissant. Quant on était mort au moins, on arrêtait de penser.

- Disons que c’était pour la protection de mes parents et la mienne.

Il n’avait toujours pas relevé la tête, n’osait pas regarder Azucena alors que ses explications étaient toutes aussi mystérieuses que le reste. Mais au moins, il ne lui avait pas menti, c’était ce qui comptait après une telle sincérité de la part de la réalisatrice.

- Mais sinon, disons que je fais ça car je suis doué dans ce domaine. Je le sais, c’est ma raison de vivre, je ne me vois pas faire autre chose qu’aider les autres. Ça… Ça me donne l’impression d’avoir un vrai impact positif sur cette société, quelque soit sa dimension.

Les yeux noisettes cette fois-ci relevés, plus à l’aise sur ce sujet que sur le précédent, il eut même un sourire pour la mexicaine. Oui, il était doué dans son métier et surement que le vrai travail d’éducateur spécialisé lui aurait sied à merveilles.

- Vous savez quoi, j’ai une idée !

Reposant sa tasse de café déjà vide, les bras sur la table, son air trop sérieux avait laissé place à une moue juvénile, qui lui donnait l’air d’avoir dix ans de moins.

- Si ça vous dit, décidons d’une date où vous viendrez discuter de vos films avec les jeunes sur un sujet qu’on choisira ensemble ou que vous pouvez décider seule. Ce ne sera pas Michael Bay mais je suis sûr que ça leur plaira. Voyez ça comme un test, pour voir si… Même dans votre habitat naturel…

Il eut un rire, mimant des guillemets avec ses doigts.

- … vous arrivez à vos rendre aussi accessible que vous l’êtes à cet instant. Aussi simple et sincère.

Peut-être qu’elle n’apprécierait pas sa méthode, mais c’était à prendre ou à laisser. Avec cet atelier, Jan pourrait se rendre compte rapidement de la véracité de ce qu'Azucena Jiminez venait de lui expliquer. Il y croyait, sincèrement, mais il avait besoin d'un exercice sur le terrain pour ne pas se tromper.


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