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westheart -- but we were something, don't you think so?

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Dim 28 Mar - 21:08
« Allez Vicky, on rentre à la maison. » Alix se sent fatiguée aujourd'hui et si Victoria pouvait éviter de faire une scène pour rentrer chez elle, ça l'arrangerait fortement. Parce qu'elle aimerait rentrer, prendre un bain et regarder un disney lové contre sa fille histoire de recommencer correctement la semaine. Parce qu'elle va devoir enchaîner les photoshoots, elle va devoir enchaîner les commissions aussi et quand bien même elle aime son travail, elle devrait lever le pied, elle le sait. Victoria lui a dit qu'elle semblait fatiguée. Et Alix lui a dit qu'elle savait et qu'elle allait se reposer mais elle a encore veillé trop tard hier soir alors que Victoria était à une soirée pyjama chez Archer. Elle avait veillé et c'est en se rendant compte qu'il était 2h du matin et que faire des maquettes pour ses shoots de la semaine en pleine nuit ce n'était pas très raisonnable. Elle salue Archer et récupère le sac de Victoria après avoir vérifié que ses médicaments et tout le nécessaire qu'elle devait se trimballer sans cesse était dedans avant de prendre la voiture pour rentrer chez elle. Sur la route, elles ne peuvent s'empêcher de chanter à tue tête, leur chanson du moment. Elle se sent bien Alix quand sa fille est près d'elle. Elle fait abstraction du mal de tête qui lui cisaille la tête depuis qu'elle s'est réveillée et elle chante, si fort, dans l'habitacle de la voiture que ça les fait rire toutes les deux. Quand elles arrivent chez Alix, Victoria se presse pour sortir et récupère ses affaires « On se fait livrer ce soir Maman ? J'ai envie de manger... Italien ! » Alix rit un peu et un souvenir tendre revient dans son esprit quand elle pense qu'elle embêtait Ian pour avoir de l'italien le matin quand elle était enceinte. C'était sa grande lubie du moment et elle se demandait si elle avait transmis cette envie à sa fille. Quand elle rentre dans l'appartement, Victoria se dirige directement jusque dans la salle de bain pour prendre sa douche afin de se mettre en pyjama et Alix consulte ses mails sur son mac, la porte de la salle de bain ouverte au cas où Vicky ait un problème. Mais Vicky n'a pas de problèmes, elle lui dit souvent, tout le temps même j'suis plus un bébé ! mais au fond, elle restera toujours son bébé à elle, même si elle ne l'a pas vu grandir. Même si elle n'a pas été la pour toutes les étapes importantes de sa vie, elle sera pour le reste et c'est ce qui compte. Elle allume l'application uber eats pour laisser a Victoria le choix de commander et elle se tient au plan de travail quand elle se lève, ça tourne bien trop. Ça cogne dans la tête si fort, qu'Alix se tient les tempes, comme si ça allait l'empêcher de tomber. Mais elle ne se sent pas partir Alix, elle n'entend pas Victoria qui crie, et qui appelle son père, elle n'entend rien Alix. Pas même Ian qui arrive, elle ne sait pas trop comment. Rien, que le néant.

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Lun 26 Avr - 16:33
Assis dans la cuisine, Ian observe d'un œil critique les différents dossiers devant lui. Pourquoi a-t-il décidé de les prendre avec lui, en sortant du bureau plutôt que d'accepter que Rose vienne chez lui ? Il ne sait pas. Pourtant, au fond de lui-même, y'a une petite voix qui lui dit qu'il a bien fait, comme s'il pressentait que ce soir, il ne bosserai pas, que quelque chose allait se passer. Etrange. Bizarre. Curieux. Néanmoins, il laisse cela de côté pour le moment et essaie tant bien que mal de se concentrer sur les chiffres qui ne cessent de se mélanger dans son esprit et sur la feuille. Après plus d'une heure de dure labeur, il finit par se pincer le nez, fermer les yeux et inspirer plusieurs fois. Cette petite manie de post-travail a toujours don de le détendre et c'est actuellement ce qu'il se passe. Son dos se voûte légèrement, son visage est moins dure et les tensions accumulées dans la journées disparaissent. D'habitude, il agrémente le tout d'un câlin de sa fille, mais ce soir, c'est soirée mère-fille. Alors qu'il vient à peine de ranger tout le désordre qu'il avait mis dans la cuisine en travaillant, et qu'il allait par la même occasion allumer le four afin de faire chauffer son plat, il reçoit un appel. Le nom d'Alix s'affiche sur l'écran. Il fronce les sourcils. Ce pressentiment qu'il avait semble être encore plus imposant dans son esprit. Il vient d'arriver quelque chose à Vicky. « Qu'est-ce qu'il se passe Alix ? » Sa voix est grave, dénuée de toute joie de vivre. Il s'inquiète. « Papa ! » Vicky. Il comprend pas. Elle semble apeurée, affolée. Elle pleure, il l'entend à son timbre de voix. « T'es où ? » Tandis que son esprit se focalise sur la voix de sa fille, son corps lui, est déjà en mouvement. Clé de l'appartement, chaussures aux pieds, veste. Il court dans les rues de New-York pendant que Vicky lui explique ce qu'il se passe. Alix est tombé, d'un seul coup, dans la cuisine. Elle ne bouge plus, mais respire ce point le soulage énormément. Vicky ne sait pas quoi faire. Elle pleure encore plus. « J'arrive Vicky. Va dans la salle de bain, prend une serviette pour lui mettre sous la tête, d'accord ? Je me dépêche. Et surtout, ne raccroche pas. » Courir lui évite de réfléchir de trop. Il ne réalise pas tout encore et c'est mieux ainsi. S'il se met à paniquer, il ne ferait qu'empirer la chose. « Parle-lui Vicky. » qu'il lui dit quand elle lui annonce avoir réussi le coup de la serviette-oreiller. Dieu merci, Ian n'a pas utilisé son téléphone de boulot à la maison, si bien qu'il est encore dans sa poche. Il s'en sert pour appeler Austin, son ami et son médecin. Il lui annonce qu'il se met en route. Il ne sait pas vraiment comment, mais il arrive à avoir un taxi et lui hurle presque de le conduire chez Alix

La route lui semble interminable. Il continue de parler avec Vicky durant tout le trajet, essayant du mieux qu'il peut de la rassurer. Assez difficile, pour le coup. En moins de 15 minutes, il est à l'intérieur de l'appartement de la Westmore. Le corps de Vicky est calé entre ses bras. Elle pleure. « Ca va aller, mon coeur. » Il dépose un baiser sur son front, la dépose sur le canapé et lui demande de rester là. Puis, il court vers la cuisine. Le corps d'Alix est là, immobile, froid. En tout cas, c'est l'impression que la scène donne. Il respire par à-coups. La peur lui vrille le ventre. Son coeur tambourine si fort qu'il va bientôt exploser. Il s'accroupie à côté d'elle, lui donne quelques légères gifle, essaie de la stimuler. « Allez Alix, on se réveille. » Malheureusement pour lui, ce n'est pas un remix de la belle aux bois dormants, ni de Blanche-Neige. « Me force pas à te faire du bouche-à-bouche... » Doit-il lui en faire ? Putain, il est nul en ce qui concerne les premiers gestes de survie. Il devrait vraiment se concentrer lors de ses journées de formation traitant de ce sujet. Ian redonne quelques tapes sur les jours d'Alix, et ô miracle, ses paupières tremble, puis s'ouvre. « Ok, la princesse endormie, t'as mal où ? T'es blessée ? T'as besoin de quoi ? T'es malade ? » Il se force à fermer la bouche pour éviter de poser encore plus de questions. Le but n'est pas de lui faire peur. La sonnerie résonne, Vicky annonce qu'elle va ouvrir. Ian est soulagé, pensant que c'est déjà Austin qui arrive. Malheureusement, sa fille refait surface dans la cuisine les bras chargés de nourriture mais pas avec le docteur. « Maman ! » Elle lâche tout, se précipite dans les bras d'Alix et se remet à pleurer. Les nerfs lâchent, dont les siens. La peur laisse peu à peu place au calme. ian se joint à elles, les enlaçant comme si sa vie dépendait d'elles deux. Et c'est le cas. Il se voyait déjà au fond du trou, sans Alix. « Tu as besoin de quelque chose ? Un verre d'eau, du coca, que je te porte jusqu'au salon ? » Vicky semble réagir la première, elle se dégage des bras de sa mère, monte les escaliers pour sûrement aller chercher quelque chose. Se retrouvant tous les deux, Ian pose son front contre celui d'Alix. « Dis-moi que t'es pas malade... » Parce qu'il se remet à peine de ce qui est arrivé à Vicky. Parce qu'il ne supporterait pas de voir la femme qu'il a aimé, la mère de sa fille, la femme qui fera toujours partie de son coeur, devoir se battre pour sa vie.

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Sam 1 Mai - 14:08

Elle sait qu’elle travaille trop Alix, qu’elle tire sur la corde, les signaux de son corps qu’elle n’écoute pas, qu’elle ne veut pas écouter. Elle ne veut pas lever le pied. Parce qu’elle est près du but, parce qu’elle ne veut pas s’arrêter tant qu’elle n’a pas réussi ce qu’elle venait d’entreprendre. Non, elle se reposera quand elle pourra mais ce n’est pas maintenant. Et elle se rend compte qu’elle aurait dû lever le pied, que son corps ne lui avait pas envoyé de signaux juste pour le plaisir. Son corps est lourd, sa tête est lourde et elle a l’impression d’être dans un étau, ça se serre, elle entend de loin, de trop loin. Ian, Victoria. Elle les entend mais elle n’arrive pas à revenir, elle a l’impression de flotter Alix. Quand l’étau semble enfin la laisser tranquille, elle ouvre les yeux et se demande où elle est. Elle cligne des yeux avant de se rendre compte qu’elle est chez elle. Dans son appartement. Sur le sol qui lui semblait confortable mais qui ne l’était pas après réflexion. Elle ne bouge pas, et fronce les sourcils quand elle entend Ian « Ok, la princesse endormie, t'as mal où ? T'es blessée ? T'as besoin de quoi ? T'es malade ? » Elle secoue la tête « Non, j’ai juste eu un petit coup de mou. » On pourrait même dire un gros coup de mou, mais ça, elle sait bien que Ian va lui faire rappeler. Elle se redresse difficilement pour s’asseoir, ses deux mains qu’elle pose à plat sur le sol pour se remettre. « Maman ! » Elle sourit et réceptionne sa fille qu’elle serre dans ses bras, les larmes qui lui montent aux yeux quand elle se rend compte de ce qu’elle a fait vivre à sa fille. ELle ne peut imaginer le stress qu’elle a dû avoir, et Alix s’en veut. Alix ferme les yeux quand elle sent Ian derrière elle deux et elle murmure au creux de l’oreille de Victoria « Je suis désolée. » Parce qu’elle l’était. Vraiment. Parce qu’elle aurait dû écouter son corps, les signaux d’alarmes. Elle les écoutera la prochaine fois, elle ne veut pas que sa fille pleure une nouvelle fois à cause d’elle. Jamais. « Tu as besoin de quelque chose ? Un verre d'eau, du coca, que je te porte jusqu'au salon ? » Alix secoue la tête négativement, elle a juste besoin que son cerveau se remette à l’endroit. « Non, ça ira. » Elle regarde Vicky qui s’éloigne et elle se frotte la nuque pour faire passer la sensation désagréable qui la prend et quand Ian colle son front contre le sien, Alix ferme les yeux « Dis-moi que t'es pas malade... » Elle rit un peu, rire jaune qui la prend, l’ironie du sort il s’inquiète plus pour elle qu’elle même ne le fait. « Non, je ne suis pas malade, je n’ai juste pas écouté les signaux de mon corps qui m’ont dit que je tirais trop sur la corde. » explique t-elle en se levant avant de faire craquer sa nuque. Elle attrape sa Thermos de café et s’en sert une tasse avant de regarder Ian « tu veux un café ? » elle balance deux-trois sucres dans sa tasse, comme pour se requinquer et elle le regarde « Ce n’est rien, je te promet. Je suis juste stressée entre l’exposition qui risque d’avoir lieu, le boulot que j’ai cette semaine, les gens qui ne me répondent pas, puis qui se plaignent, les visites d’appartement… Je suis sans cesse en train de bosser et mon corps m’a dit stop, c’est tout. Promis. Tout va bien. » tente t-elle de le rassurer en déposant une main sur celle de Ian, avant de la serrer un peu « Mais merci d’être venu. Tu restes manger avec nous ? Je peux te léguer ma part si tu veux. »

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Sam 10 Juil - 22:00
« Non, j’ai juste eu un petit coup de mou. » Il plisse les yeux, le brun. Cette réponse ne lui convient qu'à moitié. Était-ce au moins la vérité ? Son cœur palpite encore de stress et de détresse. Il entend encore résonner la voix de Vicky dans sa tête, et l'image du corps d'Alix, étendu sur le sol, ne cesse de passer en boucle dans son cerveau. La peur le tiraille encore, mais, comme il le ferait si c'était en face de lui sa petite fille, il fait de son mieux pour dissimuler ses émotions. « Je suis désolée. » Les mots d'une mère pour son enfant, pour éviter de la faire paniquer plus que nécessaire. Cela ne lui suffit pas, à lui, le grand dadais qui tremble. Vicky s'éloigne, préférant peut-être se calmer un peu avant de revenir dans les parages. Ou, et il en est presque certain, elle leur laisse du temps pour eux deux. Ian laisse ses pensées tranquille et se reconcentre sur le moment actuel. Alix a possiblement envie et besoin de boire un petit quelque chose pour aller mieux, ou d'avoir les fesses posées sur un endroit plus moelleux ? « Non, ça ira. » Il fait la moue. « T'es bien comme ta fille.. » qu'il laisse échapper malgré lui, dans un murmure. Vicky aussi, ne le laisse jamais vraiment s'occuper d'elle. « Non, je ne suis pas malade, je n’ai juste pas écouté les signaux de mon corps qui m’ont dit que je tirais trop sur la corde. » Est-il étonné ? Non. Déjà plus jeune, elle avait cette manie d'aller jusqu'au bout des choses, peut importe ce que celui lui coûte : des bleus sur le corps, des habits arrachés, la jeunesse de sa fille. « tu veux un café ? » Ian penche la tête sur le côté, la regardant faire, agissant comme si le malaise n'avait pas eu lieu. Pourtant, il est certain de ne pas avoir imaginé ce moment. « Poses-toi, je vais me servir. » Il se positionne à sa droite, se sort une tasse et la remplie, buvant par automatisme une goulée de caféine brûlante et rassurante. « Ce n’est rien, je te promet. Je suis juste stressée entre l’exposition qui risque d’avoir lieu, le boulot que j’ai cette semaine, les gens qui ne me répondent pas, puis qui se plaignent, les visites d’appartement… Je suis sans cesse en train de bosser et mon corps m’a dit stop, c’est tout. Promis. Tout va bien. » Son corps réagit dès qu'Alix pose sa main sur la sienne. Il déteste cette sensation ... De manque, de vouloir bien plus. Il s'obstine pourtant à rester ancrer dans ses positions : leur histoire est fini, il est bien avec Rose, son coeur ne survivra pas à un nouvel obstacle. « Viens chez nous dans ce cas. » Cette solution, qu'il n'avait jusque là, jamais, ô grand jamais imaginer, s'impose à lui. « Il y a une chambre d'ami. Tu n'auras plus à t'inquiéter de quand voir Vicky car elle sera toujours là. Je pourrais te soulager de quelques tâches en rentrant du boulot et ta recherche d'appartement pourra attendre que ton grand projet se terminer pour reprendre. » Il n'en revient pas lui-même d'être sérieux, de proposer une telle chose. Le pire, c'est que dans le fond, il a envie. Il aimerait bien que ça se produise. « Mais merci d’être venu. Tu restes manger avec nous ? Je peux te léguer ma part si tu veux. » Il reste pendant quelques secondes sous le choc, puis il se met à rire, d'un rire franc et chaleureux. « Mange ! » qu'il ordonne, comme s'il avait face à lui Vicky plutôt que la mère de sa dernière. « Mon estomac est encore trop secoué pour avaler quoi que se soit. » qu'il s'explique. « T'as mangé, au moins, aujourd'hui ? » Mais, bien avant de connaître la réponse, il se met fouiller la cuisine pour en sortir un paquet de pâte et une sauce bolognaise. Exactement le genre de réconfort dont tout le monde a besoin. « Problème résolu. » Il se retourne, offre un sourire à Alix et commence à faire chauffer l'eau des pâtes. « Je sais que je dois faire partie des dernières personnes avec qui tu as envie de discuter de tes problèmes et autres aléas de la vie. Mais hésites pas si tu en ressens le besoin. Tu connais la machine, tu sais comment je fonctionne. Je ne te jurerai pas. » Par contre, elle risquerait d'avoir besoin de l'attacher à une chaise pour qu'elle ait toute son attention si c'est une journée sans. Mais ça aussi, elle le sait. « Il me semblait que Vicky m'avait dit que tu étais vers la fin pour ton expo. Il y a encore des points non-réglés ? » Pour le bien d'Alix, il est prêt à mettre de son temps libre pour elle, pour l'aider.

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Sam 17 Juil - 20:16
Elle voudrait que les non-dits s’échappent de leurs esprits, elle voudrait qu’ils arrivent à agir comme deux adultes responsables. Mais elle sait aussi qu’ils ont beaucoup de choses à se dire et qu’il faudrait plus d’une conversation pour régler tout ce qui traînent encore. Ils en traînent des casseroles et ce n’est pas en un claquement de doigts qu’ils vont régler tout cela. Mais ce n’est pas aujourd’hui qu’ils le feront, pas avec Vicky dans les parages et surtout pas avec Alix dans cet état d’esprit. Elle a le coeur bien trop perturbé pour que ce soit une conversation qui fait du bien. Et Ian le sait. Elle le sent. Son coeur s’affole un peu quand il fait la moue. Elle n’aime pas quand il fait cet tête mais son coeur est malmené quand elle le regarde stupid, stupide feelings « T'es bien comme ta fille.. » Elle lève les yeux au ciel en le regardant, le fusillant du regard un instant avant de lui répondre « Les chiens ne font pas des chats mon cher » répond t-elle en riant un peu. Elle a besoin de s’activer, elle a besoin de bouger pour que l’esprit ne pense pas à des choses qui la tourmentent. Parce qu’elle sait que ce serait la fin. Qu’ils devraient avoir une conversation, et elle n’en a pas envie. « Poses-toi, je vais me servir. » Elle souffle un instant avant de s’asseoir parce qu’il le lui a demandé. Un peu de docilité qui la prend. Elle se mordille la lèvre et fait pianoter ses doigts sur le plan de travail, passablement agacée par le fait qu’elle ne peut plus bouger sinon elle va se faire disputer et les mots qu’Ian emploie la fusille sur place. Ce serait trop bizarre. « Viens chez nous dans ce cas. » Elle secoue la tête négativement, avant de se reprendre « Je te rappelle que tu as quelqu’un dans ta vie, qui ne mérite pas que je vienne vivre avec vous. Puis, ce serait bien trop bizarre. » Même si elle se doute que Vicky serait heureuse de voir sa mère chaque matin et que les semaines où la garde est alternée n’existerait plus. Mais elle n’a pas envie de s’imposer. Elle n’a pas envie d’être le boulet qu’on traîne au pied. Elle n’a pas envie d’être celle qu’on prend en pitié, et ça n’a jamais été le cas. « Il y a une chambre d'ami. Tu n'auras plus à t'inquiéter de quand voir Vicky car elle sera toujours là. Je pourrais te soulager de quelques tâches en rentrant du boulot et ta recherche d'appartement pourra attendre que ton grand projet se terminer pour reprendre. » Elle souffle et passe une main sur son visage, l’envie de dire oui, mais l’idée de déménager l’angoisse. Elle n’a pas besoin de se rajouter tout cela. La perspective de changer encore une fois d’appartement ne la dérangeait pas jusqu’à il y a quelques secondes mais les pensées deviennent insidieuse. « J’y réfléchirais, mais je ne veux pas m’imposer. Tu sais bien que ça compliquerait tout que je vienne vivre chez toi. » Et Vicky qui débarque, un grand sourire sur le visage « Tu vas venir vivre chez nous Maman ? » demande t-elle, avec sa voix enfantine. Alix déglutit et regarde sa fille, leur fille. « On verra, Vicky. C’est des histoires de grandes personne, et c’est compliqué. » Elle s’en veut d’anéantir les rêves de la petite fille, mais elle ne peut pas lui donner de faux espoirs, elle a envie de rattraper Vicky qui retourne dans sa chambre et sent son coeur qui se compresse encore. Elle propose néanmoins à Ian de rester pour ne pas tout gâcher une fois encore. « Mange ! » Elle se renfrogne et fait semblant de bouder avant de le regarder. « Mon estomac est encore trop secoué pour avaler quoi que se soit. » Elle souffle un peu « Je suis désolée, encore. » Elle sait qu’elle s’excuse un peu trop, mais elle ne veut pas qu’il pense qu’elle n’est pas désolée. Il la connaît, elle le sait, mais elle préfère le dire à voix haute pour que les mots aient une signification. « T'as mangé, au moins, aujourd'hui ? » Elle secoue négativement la tête « Je n’ai pas eu le temps de déjeuner ni même d’avaler autre chose qu’un café ce matin. » avoue t-elle, un peu honteuse. Les repas se font rare en ce moment et elle sait qu’elle ne devrait pas, que lors de sa visite de contrôle, elle va se faire disputer par le médecin, mais elle s’en fiche. Sa fille est en bonne santé c’est tout ce qui compte. « Problème résolu. » elle pourrait le prendre dans ses bras, parce qu’il n’y a que là qu’elle aurait envie d’être, mais tout cela est hypothétique. Elle ne peut pas, elle n’a pas le droit, ce droit lui a été retiré quand elle est partie. Quand elle a fait l’égoïste et qu’elle est partie loin d’eux. Loin de sa famille. Quand elle a décidé de partir, parce qu’elle en ressentait le besoin. Le besoin indicible de prendre le large pour ne pas étouffer dans une vie qui ne lui correspondait pas. « Je sais que je dois faire partie des dernières personnes avec qui tu as envie de discuter de tes problèmes et autres aléas de la vie. Mais hésites pas si tu en ressens le besoin. Tu connais la machine, tu sais comment je fonctionne. Je ne te jurerai pas. » Elle lui offre un petit sourire en coin, ses doigts qui recommencent à pianoter sur le marbre avant qu’elle ne le regarde du coin de l’oeil, prend part dans la cuisine comme s’il vivait ici. « Il me semblait que Vicky m'avait dit que tu étais vers la fin pour ton expo. Il y a encore des points non-réglés ? » Elle hoche positivement la tête et soupire un peu « La galerie où je devais exposer ne me répond pas, j’ai tout qui est prêt sauf ça. » Elle se lève alors pour le rejoindre et se met doucement à ses côtés avant de fixer un point invisible sur l’extérieur. « Puis je suis censée shooter pour un magazine dans la semaine, je n’ai toujours pas reçu de contrat, et je ne bosse jamais sans contrat de peur qu’on me vole mes photos. » continue t-elle, en malmenant ses mains et elle se tourne pour s’installer sur le plan de travail, ses jambes dans le vide, Ian qui s’active à côté d’elle, elle attrape un verre d’eau, qu’elle vide d’une traite. « J’attend aussi l’argent d’un photoshoot que j’ai fait il y a un mois, les gens font les sourds. Les gens sont cons - idiots, ils pensent que je ne peux pas me payer un avocat. Mais j’attends que ma vie se décante un peu pour m’en rajouter. » Et dans un geste qu’elle ne contrôle pas, elle dépose sa main sur celle de Ian comme si ce geste était normal, avant de se rendre compte au bout de quelques longues secondes que ce n’est pas normal. « Est-ce que tu as besoin d’aide ? » demande t-elle finalement, pour cesser de parler d’elle.

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Sam 11 Sep - 16:59
La panique commençait simplement à disparaître. Il s’était imaginer mille et un scenarii avant d’arriver chez la Westmore. Du simple petit malaise à la mort de la jeune femme. Mais bien qu’Alix semble encore un chouïa pâle, elle n’est pas non plus dans un lit de mort alors il peut reprendre ses esprits et réapprendre à son cœur de battre dans un rythme juste et lent. « Les chiens ne font pas des chats mon cher » En effet. Il avait la preuve sous le nez. Ce n’est pas pour autant qu’il cautionne ce qu’elle fait. Néanmoins, il ne peut que la conseiller, l’aider quand elle accepte. Ian doit bien avouer qu’il ne l’a pas été dernièrement, d’une grande aide. Bien au contraire, ses sautes d’humeurs n’ont fait qu’aggraver le malaise déjà bien présent entre eux. Il se décrirai actuellement comme une moule. Il peut très bien savoir rester ouvert d’esprit et montrer l’exemple, et l’instant d’après, en se sentant en danger, par un simple mot ou geste, se refermer et tenter de se battre contre sa peur, son angoisse. Pitié qu’il soit quand meme une moule fraîche pouvant encore profiter de la vie un minimum. A ce moment précis, sa coquille est ouverte et il écoute les problèmes qu’a Alix. Les mots qui sortent de sa bouche ne sont peut-être pas autant réfléchis qu’il le souhaiterait. Mais l’idée qu’une cohabitation se crée ne le dérangerait pas autant qu’il ne l’aurait pensé. « Je te rappelle que tu as quelqu’un dans ta vie, qui ne mérite pas que je vienne vivre avec vous. Puis, ce serait bien trop bizarre. » Ian hausse les épaules, observe le regards d’Alix qui se montre fuyant. « Je ne pense pas avoir dit que c’etait à ce point sérieux… » Oui, il a une femme dans sa vie, avec qui il partage de bons moments. Oui, avoir un contact féminin auprès de lui certains soirs lui réchauffent le cœur. Il apprécie Rose. Beaucoup. Mais penser et imaginer l’avenir à ses côtés semblent encore trop difficile à faire. Certains murs décident de faire de la résistance. « Et puis, Rose ne vit pas à la maison. Je fais encore ce que je veux dans ce lieu qui m’appartient. » Donc oui, la proposition tient toujours. Libre à la Westmore désormais de faire un choix. Il peut comprendre qu’un temps de réflexion est nécessaire. Il lui re-proposera plus tard, quand son esprit sera moins embrumé et son corps moins abimés par ses excès de boulot. « J’y réfléchirais, mais je ne veux pas m’imposer. Tu sais bien que ça compliquerait tout que je vienne vivre chez toi. » Possiblement. « Peut-être. Mais je ne te le proposerai pas si je n’étais pas prêt à faire des efforts. » Certes, il risque d’être chiant et susceptible certains soirs. Mais dans le fond, il est toujours l’homme goofy et accro aux blagues car ambra qu’elle a connu plus jeune. « Tu vas venir vivre chez nous Maman ? » Ian tourne la tête, surpris de voir sa petite fille dans la cuisine. Il se pince les lèvres. Cette discussion n’aurait jamais dû parvenir jusqu’à ses oreilles. « On verra, Vicky. C’est des histoires de grandes personne, et c’est compliqué. » Exactement. « On t’expliquera tout plus tard, d’accord ? » Vicky acquiesce. Regarde une dernière fois la scène que ses parents lui offrent et retournent se cacher dans sa chambre. Avait-elle le cœur brisé à cause d’eux ? Avait-elle tant d’espoir de réconciliation au fond d’elle ? Ian sentait la petite boule de nervosité et de crainte poindre le bout de son nez. « Je suis désolée, encore. » Non. Il lui offre un sourire en coin. « Tu n’as pas à l’être. » Alix n’avait pas choisi de faire un malaise. Ian ne voulait même plus l’entendre s’excuser pour cela. Son corps lui montrer ses abus. Cet avertissement n’était pas fait pour qu’elle se sente confuse. « Je n’ai pas eu le temps de déjeuner ni même d’avaler autre chose qu’un café ce matin. » Ian ouvre la bouche, prêt à lui faire les mêmes remontrances qu’il fait à Vicky très souvent le matin. Il se retient de justesse de sortir un seul mot. Alix est grande. Elle se connaît, sait comment agir. Ce n’est pas à lui de lui dire quoi faire. Par contre, il peut très bien lui cuisiner un petit plat. Et se sera des pâtes. Parce que les pâtes, c’est la vie ! Puis, lentement, livrant une partie de son cœur meurtri, il lui propose de l’écouter. « La galerie où je devais exposer ne me répond pas, j’ai tout qui est prêt sauf ça. » Le jeune papa fronce les sourcils. Pourquoi cette foutu galerie ne la rappelle pas ? Ce n’est pourtant pas difficile de taper dix nombres sur un écran et d’appuyer sur le bouton vert. « Elle se situe où, cette galerie ? » qu’il demande, juste comme ça. Genre, se serait dommage qu’il doive passer devant demain avant d’aller au boulot quoi « Puis je suis censée shooter pour un magazine dans la semaine, je n’ai toujours pas reçu de contrat, et je ne bosse jamais sans contrat de peur qu’on me vole mes photos. » Elle a bien raison. « L’entreprise serait obliger de te payer dans tous les cas, contrat signé ou non. Par contre, les termes de l’engagement pourrait être modifié et ça, c’est pas correct pour ton travail. » tout travail mérite salaire. Encore faut-il que chaque partie respecte sa part. « Tu les as recontacté ?» Il se doute bien que oui. « J’attend aussi l’argent d’un photoshoot que j’ai fait il y a un mois, les gens font les sourds. Les gens sont cons - idiots, ils pensent que je ne peux pas me payer un avocat. Mais j’attends que ma vie se décante un peu pour m’en rajouter. » Pour résumer, rien ne va. « En même temps, ils ont raison, non ? Tu ne peux pas te payer un avocat puisque tu connais un homme charismatique, drôle et assez imbus de sa personne à l’heure actuelle qui a fait des études dans ce domaine. Envoi moi le contrat, je vais te trouver leur faille. » Il n’était pas non plus expert dans cette expertise. Mais il avait toujours des contacts avec des personnes de sa promotion. Il était certain de pouvoir trouver quelqu’un ayant les connaissances nécessaires. Ses yeux se posèrent sur le visage d’Alix en même temps que sa main venait toucher la sienne. Une décharge électrique lui parcours l’échine à ce contact. « Est-ce que tu as besoin d’aide ? » Il ne sait pas expliquer ce qui lui est passé par la tête en quelques secondes, mais il se met à exploser de rire. « Pardon. » De sa main libre, il essuie une petite larme qui avait perlé. « C’est quand même le comble que tu me demandes ça alors qu’il semblerait que c’est toi qui en a le plus besoin, d’aide. » Voyant qu’Alix n’avait toujours pas enlevé la main de la sienne, il en profite pour les liées. Comme avant. Doigts croisés les uns avec les autres. Une autre manière de ne former qu’un. Il laisse son regard se focaliser dessus. « La seule aide dont j’ai besoin, c’est de savoir que celles que j’aime vont bien. » Vicky, ses parents, ses amis proches… Alix. Il a vécut l’enfer quand la santé de sa fille a commencé à se dégradé. Il aimerait et souhaite du plus profond de lui, que plus jamais une telle chose se reproduise. « Oh, et peut-être que si quelqu’un pouvait m’aider à ranger mon bureau, se serait assez plaisant. » En soi, rien de bien très important et qui implique beaucoup de tracas. Du moins, mise à part la première option. « Les pâtes ! » qu’il réalise d’un seul coup. C’est donc avec regret qu’il stoppe le contact si léger et si réconfortant avec Alix pour sortir les pâtes de l’eau et les mettre dans un plat. Puis, au lieu de continuer sur sa voie et de mettre la table, il se retourne, ouvre ses deux bras en grand et sort un « Viens. » Lui aussi. Il a envie de s’enivrer du parfum d’Alix, de laisser son cœur divaguer, marquer des arrêts, de retomber à l’age de vingt ans quand tout allait bien, quand tout semblait parfait. « On en a besoin.

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Mar 21 Sep - 21:04
« Je ne pense pas avoir dit que c’etait à ce point sérieux… » Alix hausse simplement les épaules, elle n’a pas de troisième oeil, elle n’a pas la science infuse, mais elle se dit que de toutes façons, ce serait bien trop bizarre si elle venait à habiter ici. Parce que Violet ou whatever her name is, ne mérite pas qu’elle vienne habiter avec eux et elle trouverait beaucoup trop bizarre de la croiser le matin au petit-déjeuner, et les entendre la nuit ? Ew, worse thing ever. « Et puis, Rose ne vit pas à la maison. Je fais encore ce que je veux dans ce lieu qui m’appartient. » Alix hausse une nouvelle fois les épaules avant de soupirer, c’est vrai que ce serait bien, c’est vrai que ce serait plus pratique et puis, elle pourrait voir Victoria dès qu’elle le désirera. Elle pourra la voir au réveil, être potentiellement la quand elle rentrera de l’école. Tant de choses qui lui font avoir envie de dire oui, mais elle est encore sceptique. Elle doit réfléchir. « Peut-être. Mais je ne te le proposerai pas si je n’étais pas prêt à faire des efforts. » Un fin sourire se dresse sur ses lèvres, et elle pose une main rapide sur l’avant bras d’Ian, avant de voir sa fille qui débarque, et elle n’avait pas envie de lui faire de faux espoirs, la patience et le calme de Ian l’impressionne, son adjectif de mauvaise mère qui lui revient rapidement à la gueule. C’est elle qui a abandonné sa fille pour sa carrière, c’est elle qui a fait passer son bien être avant sa gamine. Celle qui a prit le large en laissant l’homme qu’elle aimait derrière elle. Alors elle est désolée, désolée d’avoir été une mauvaise mère, désolée d’avoir été une connasse sans coeur, désolée de lui avoir fait peur. « Tu n’as pas à l’être. » Oh si, qu’elle doit l’être, oh si qu’elle doit faire en sorte de trouver le salut, trouver le pardon pour pouvoir se pardonner elle même. ELle n’a pas le droit d’agir comme une égoïste encore une fois, Vicky est et restera sa plus belle création, et elle ne veut plus être loin d’elle. Elle ne veut plus avoir à dire pardon à cause de son égoïsme. « Elle se situe où, cette galerie ? » Alix le regarde, essaie de sonder cette question qui est sûrement sans rapport et elle répond d’une voix mal assurée « Upper east side » Peut-être qu’elle s’est fait floué, peut-être que c’est du n’importe quoi et qu’ils ne la recontacteront jamais. Alix a tellement d’appréhension qu’elle se demande si elle ne devrait pas annuler ce contrat, purement et simplement. Ce serait surement la meilleure chose à faire pour son bien être mental. « L’entreprise serait obliger de te payer dans tous les cas, contrat signé ou non. Par contre, les termes de l’engagement pourrait être modifié et ça, c’est pas correct pour ton travail. Tu les as recontacté ?» Alix grimace et souffle, si seulement ça pouvait être plus simple. Elle aimerait que les gens soient sincères et professionnels, mais visiblement, ce n’est pas donné à tout le monde. Elle finit par hocher positivement de la tête « Oui, et je suis persuadée que je me prend des vus, ou qu’ils lisent mes messages et les supprime, ou qu’ils lisent mais ne répondent pas. » Quelle connerie, elle devrait peut-être changer de métier. Peut-être faire autre chose, mais est-ce qu’on la respecterait pour autant ? Sûrement pas. « En même temps, ils ont raison, non ? Tu ne peux pas te payer un avocat puisque tu connais un homme charismatique, drôle et assez imbus de sa personne à l’heure actuelle qui a fait des études dans ce domaine. Envoi moi le contrat, je vais te trouver leur faille. » Elle se doutait qu’il dirait ça et une part d’elle-même, se sent soulagée, soulagée que ce soit un peu comme avant, soulagée de voir que leur incartade n’a rien changé à ce qu’ils avaient prit le temps de reconstruire petit à petit, une brique par une brique. Elle fronce un peu les sourcils face à son fou-rire, tente de comprendre. « Pardon/. C’est quand même le comble que tu me demandes ça alors qu’il semblerait que c’est toi qui en a le plus besoin, d’aide. » Alix se met a rire aussi avant de secouer la tête et de regarder leurs mains liées, elle ne s’attendait pas à ça. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il fasse ça mais c’est réconfortant.C’est réconfortant de sentir ce contact qui lui manquait un peu. De sentir qu’ils recommencent à s’apprivoiser, que la haine n’est plus réellement présente. « La seule aide dont j’ai besoin, c’est de savoir que celles que j’aime vont bien.  Oh, et peut-être que si quelqu’un pouvait m’aider à ranger mon bureau, se serait assez plaisant. » Elle lève les yeux au ciel avant de le fixer, sa main toujours dans celle de son ex, du père de sa fille, et elle hausse les sourcils, un peu étonnée. « Parce que tu crois que je vais t’aider à ranger ton bureau ? Rêve, je ne le fais déjà pas avant, alors je ne vais pas le faire maintenant. » rit-elle un peu avant de secouer la tête. « Les pâtes ! » Les pâtes, quelle excuse, elle a froid maintenant Alix, elle se sent affaiblie loin de lui mais elle ne veut pas le montrer, ce contact rassurant et chaleureux lui fait du bien, le plus grand bien. Elle le regarde qui s’affaire et sourit un peu, elle a l’impression qu’il vit ici depuis toujours et ça lui fait terriblement de bien. Même si ça ne va durer qu’un temps avant qu’il ne s’en aille définitivement, avant qu’il change d’avis et qu’il lui dise que finalement c’est une mauvaise idée, Alix le sait. Elle sort la bouteille d’eau du réfrigérateur et la pose sur le plan de travail avant de le regarder. Et quand il ouvre ses bras, Alix sent son coeur qui s’affole un peu, est-ce qu’elle devrait, est-ce qu’ellle ne devrait pas ? Tant de questions mais elle l’entend « Viens. On en a besoin. Et elle l’écoute surtout, elle se rapproche de lui et se blottit dans ses bras, ses bras autour de la taille de Ian, elle dépose sa tête tout contre son torse, elle ferme les yeux et soupire d’aisance. « Je suis bien ici. » avoue t-elle en murmurant et elle voudrait rester là éternellement, mais Elle n’a pas le droit, elle ne peut pas, elle n’est pas celle qui partage sa vie, elle n’a aucune raison de rester dans ses bras éternellement. « Je n’aurais pas pu rêver mieux que quelqu’un comme toi, pour m’aimer, avant. Je n’aurais pas pu rêver mieux que quelqu’un toi pour aimer Victoria. Pour être le père de mon enfant. Malgré tout ce que j’ai pu faire, tu es l’homme de ma vie et ça changera jamais. Jamais personne ne prendra ta place. » explique t-elle, sans le regarder, parce qu’elle ne veut pas voir ce qu’il pense, ni même ce qu’il ressent, l’aversion qu’il pourrait avoir. Et elle reste là, sans bouger. S’apaisant au rythme des battements du coeur du brun, fermant les yeux. Elle s’était toujours sentie petite dans les bras de Ian, et aujourd’hui n’était pas coutume, c’était encore le cas. « Merci. Pour tout. »

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