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Ann & Jan

@ Invité

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Ven 22 Avr - 21:27
[tw: consommation d'alcool, mention probable de crise d'angoisse]
Deux heures du matin. Ann est rentrée seule de l’Overkill, épuisée et surtout très honteuse. S’il lui semblait impossible de faire autrement lorsqu’elle est montée dans le taxi une bonne heure et demie plus tôt, elle n’arrive finalement plus à comprendre à quel moment elle a pu croire que c’était une bonne idée. En fait, elle aurait simplement dû s’abstenir d’after et se contenter du before à la maison, puis rentrer sagement boire une tisane après sa soirée de bénévolat. Aucune des décisions qu’elle n’a prise à partir de ce moment là précis ne lui semble appropriée, à commencer par le moment où elle a cru bon d’embrasser son meilleur ami, et par embrasser, elle veut surtout dire qu’elle lui a littéralement sauté dessus au milieu du bar. Puis planté là comme une vieille chaussette. Ce qui, avec environ cinq minutes de recul sur la chose, n’est pas tout à fait la manière dont elle aurait dû gérer la situation, elle est capable de s’en rendre compte alors même que son esprit est encore aviné. Seulement, elle a paniqué et laissé ses angoisses agir à sa place. Et à l’heure qu’il est, elle n’est pas tout à fait sûre de comment rattraper le coup. Pas certaine d’avoir envie d’en reparler avec le concerné non plus. Après tout, ils n’ont pas tout à fait pris le temps de débriefer et elle n’est pas prête à accepter un éventuel changement dans sa relation avec Wes.

Bref, Ann a l’esprit embrouillé par l’alcool, les angoisses et le doute. Et comme toujours lorsqu’elle doute, c’est vers son téléphone qu’elle se tourne. Elle s’affale sur son lit et lance l’appel visio. « Hi dad. », elle grogne en faisant coucou de la main lorsqu’il daigne enfin décrocher. « How’s… where are you again ? Japan ? Poland ? Sorry I can’t keep track, I’m both drunk and exhausted, mostly drunk though, shit happens. » Elle hausse les épaules et échappe un rire faible. Si elle doit être honnête, ses oreilles bourdonnent et la terre tourne un peu trop vite à son goût. Autant l’annoncer de but en blanc à Jan qui aurait bien du culot de se formaliser – d’habitude, c’est lui qui l’appelle après avoir bu, et peut-être même l’est-il aussi en ce moment même. « Anyways, how are you ? I’m not waking you up, am I ? »

« Vilnius ! Right. », se souvient-elle à l’unisson de son père, si clairement qu’elle ne peut s’empêcher de le dire tout haut. Généralement, Ann garde une partie de l’agenda de Jan en tête. Il se peut qu’elle se trompe, évidemment, mais lorsqu’elle est en pleine possession de ses capacités cérébrales, elle sait au moins environ dans quelle région du monde il joue. Mais ce soir n’est pas un soir comme les autres de bien des manières, et il n’y a aucune raison pour qu’elle ne continue pas à tourner en bourrique : elle est sur une si bonne lancée.

Si elle aimerait beaucoup débattre sur les prix de l’alcool en Lituanie, c’est un Jan inquiet qui prend le dessus. Les questions se multiplient et Ann a bien du mal à suivre le rythme. « Dad. », essaie-t-elle de le couper une fois, sans succès. Aussi, elle hasarde une seconde tentative, pas certaine qu’elle réussira à imprimer l’entièreté des questions qu’il lui pose s’il continue encore à ce rythme : « Dad. » Et puisqu’il finit par s’arrêter, elle saute sur l’occasion d’en placer une, du moins c’est ce qu’elle croit. En réalité, son articulation n’est pas très bonne et il se pourrait qu’elle soit un peu plus lente à la détente qu’elle n’en a l’impression. « Dad, dad, it’s okay, I’m 37, I can handle being drunk and by myself at the same time. » Et d’ailleurs, pourquoi est-ce qu’il lui parle de Wes, lui aussi ? Est-ce qu’elle a parlé de Wes ? Elle n’a pas parlé de Wes. Alors qu’est-ce qui peut bien lui faire croire que Wes est là ? Franchement, l’idée que plus personne ne réussisse à imaginer qu’elle puisse passer la moindre soirée sans Wes est outrageante. Le mot est peut-être fort, mais son esprit est aussi très aviné, et c’est ce qu’elle a trouvé de mieux. Aussi, elle se confond en explications : « Actually, we were at that party. You know my friend Eryn, right? The one who owns that pub I like in Brooklyn, I still need to take you there when you come back, you’ll love it. Anyways. » Ann jette la tête en arrière, un peu essoufflée, puis en vient au fait : « And yes, Wes was there too. He still is, actually, but why is it so important? Who cares where Wes is? » Autant dire que tant de virulence à l’égard de son colocataire n’est pas dans les habitudes de la brune, qui pourrait fort bien être sur le point d’être prise en flagrant délit de technique de l’autruche.

« Wow, wow baby, I was just asking, he is your roommate and buddy and you're often together. I meant nothing by it. Is everything okay sweetheart? » Et merde. Définitivement, il faut qu’Ann cesse de croire que son père ne la connaît pas. Et que l’alcool ne la rend pas un petit peu teuteu, aussi. Evidemment qu’il ne voulait rien impliquer en mentionnant Wes, ils pasent leur vie ensemble, de toute façon, et il n’y a pas un seul coup de fil à Jan depuis un an et demi où son prénom n’est pas mentionné au moins une fois. Son père a raison de s’inquiéter : elle ne va pas bien du tout. Aussi, son visage se déforme en une moue ennuyée et elle échappe un soupir bruyant. « Nah. », elle souffle. « I’m not okay, actually, I’m sorry I yelled at you. »

Quelques secondes passent où Ann cherche ses mots, retourne encore et encore le souvenir prégnant de sa soirée aussi, comme une douce torture qu’elle s’inflige. « We kissed. Wes and I. », finit-elle par gémir en enfouissant sa tête dans sa main libre. Avec un peu de délai, elle précise : « At Eryn’s party. » D’aucuns diraient que c’est une très bonne nouvelle, et une heure et demie plus tôt, ça l’était, elle était même grisée par le bonheur et la perspective de s’être libérée d’une tension qu’elle n’avait même pas conscience de contenir. Et puis, l’angoisse l’avait rattrapée, et elle avait tout foiré.

« I... I don't understand? Is that bad? Don't you like him? » Les questions se multiplient et les réponses sont pourtant très claires : oui, il semblerait qu’elle l’aime bien, le Wesley, qu’elle l’aime même beaucoup, mais après tout, il n’a jamais été question du contraire – il est, était, whatever, probablement son meilleur ami depuis des mois, des années. Oui également, ce qui s’est passé ce soir est une très, très mauvaise nouvelle pour son équilibre psychologique. Mais surtout, l’intervention de Jan soulève en Ann une question autrement plus importante : « What do you mean, ‘don’t you like him’ ? » Elle fronce les sourcils et retrousse le nez, dubitative et encore plus confuse qu’avant de décrocher le téléphone. « Of course I like him, he’s like my best friend! Oh my god, that is so bad. So. Bad. » Ann se frappe le front, définitivement gagnée par la honte. Lorsqu’elle relève les yeux vers l’écran, cependant, c’est pour enfoncer une porte ouverte – du moins pour tout le monde sauf pour les deux principaux concernés de cette histoire - : « We’re not just friends, are we ? » A ce moment, la voix de Jan change du tout au tout, retrouvant la douceur des souvenirs d’enfance d’Anneke : « I don't think so my love. » Elle fait la moue, la tête toujours partiellement cachée derrière sa main libre. « Are you okay? How do you feel about that ? »

La bouche d’Ann se tord alors qu’elle prend quelques secondes pour réfléchir à la question. Pour être honnête, il se passe beaucoup de choses dans sa tête qui tourne suffisamment comme ça à cause de l’alcool. Et admettre ce qu’elle ressent pour son colocataire et meilleur ami ressemble à un saut vertigineux en chute libre. « It would make sense, I guess? When you think about it? But I just, well, I guess I wasn’t ready to… you know, to see it yet. Being with him tonight, though, it felt… right? For the first time since I came back to New York I felt… good. » Elle hausse les épaules. « The thing is I got anxious, I couldn’t breathe anymore, and instead of telling him I just, you know, I ran away. I left him there like an hour ago. And he didn’t try to call me or anything so I guess I was right to be freaking out - he probably doesn’t care about me, why would he anyway, and I’ve ruined a healthy friendship with a stupid kiss. » Son regard s’assombrit, son cœur se serre à nouveau et elle doit prendre sur elle, se forcer à respirer un instant pour poursuivre sans se laisser submerger. Elle demande à son père d’un signe de la main de lui laisser quelques secondes sans la couper. En réalité, expliquer sa réaction épidermique à ce baiser lui est très simple, tant que même elle en a identifié la cause sans mal : la dernière fois qu’un grand changement avait eu lieu dans la vie d’Ann, elle avait été submergée par une dépression sourde dont elle se tirait à peine - l’origine même de toutes ces crises d’angoisses. Crises dont elle ne parle que peu à son père, d’ailleurs, pour ne pas l’inquiéter (et parce que Wes avait toujours été là pour l’aider lorsque gérer seule devenait trop compliqué). Ce soir, cependant, c’est bien Wes le nœud du problème, et elle a besoin de décharger ses émotions, l’alcool consommé plus tôt la rendant d’autant plus bavarde.  Ses grands yeux tristes se posent sur le téléphone, emplis de larmes qu’elle retient avec peine. Stupide téléphone. C’est d’une vraie présence rassurante qu’elle a besoin, pas du visage de Jan sur un écran. « I don’t want him to leave, dad. It hurts just thinking about it. It has for a while to be honest, but that was just me being a selfish brat… now it’s getting real. »

Ann déglutit avec difficulté. L’alcool ne l’aide pas à y voir plus clair et exposer ses peurs et ses doutes à voix haute ne font que les rendre plus réels. Jan lui offre un regard aussi triste que le sien et finit par philosopher, tandis qu’elle boit ses paroles comme l’évangile : « You're spiraling love. You panicked and that's okay, it's a big change and he absolutely should've called you. But, maybe, he's panicking too? I don't know, I've kissed a few pretty girls I didn't think would like me back, it's stressful. You were drinking as well, I know I'm never sure what I've done when I've had a few too many. Maybe you two should talk in the morning, yeah? Rested, sober. The morning light can be cruel, but it is honest. » Jolie tournure. L’espace d’une seconde, Ann divague - la musique avant tout, même dans l’adversité. L’index levé au ciel, elle commente : « Oooh that’s a good one, you should write it down for a song, seriously. » « I might baby, I might! » Mais incapable de feindre la désinvolture, elle revient rapidement au cœur du sujet. Il est temps pour elle d’arrêter de repousser l’inévitable et de faire face aux faits. Un long soupir désespéré s’échappe des lèvres de la brune. « Anyways, yeah, I guess you’re right. But you know how it is, you drink a bit too much, you go crazy, then you forget all of it in the morning. What if he doesn’t remember tomorrow? » Jan a pourtant raison, elle tourne en boucle sur le négatif. Mais avouer ses sentiments à un Wesley incrédule et en pleine gueule de bois est bien la dernière chose qu’elle souhaite. Pire encore que le mépris de son colocataire, l’idée que sa mémoire lui joue des tours est bien plus insoutenable pour Ann qui n’y verrait là qu’une démonstration supplémentaire de pourquoi se voiler la face est une solution safe – au moins, on ne se retrouve pas dans une relation à sens unique.

« How could anyone forget kissing you love? And anyway, you won't know how he feels or what he remembers until you ask. So... I don't think you have many options here. » Ann soupire bruyamment, définitivement désespérée. Évidemment que son père a raison. Il a souvent raison, en toute honnêteté, particulièrement lorsqu’il s’agit des affaires de sa fille. Ann ne se rappelle pas de la moindre fois où de écouter Jan se serait avéré inutile, malgré une fâcheuse tendance de sa part à prodiguer des conseils qu’il n’appliquerait probablement pas à lui-même. Elle apprécie le compliment déguisé qu’il lui fait, incapable cependant de lui offrir plus qu’un demi-sourire. « Yeah, you have a point. I need to talk to him. I’ll deal with that in the morning, it’s too late for now anyway, I’ve already ran away like a dumb coward. » La brune se frotte les yeux, réprime un bâillement qu’elle tente de rendre le moins sonore possible. Après quelques secondes de silence, elle bredouille : « Thanks, dad, love you. I’m sorry I woke you up. » Et après quelques dernières politesses, la brune raccroche le téléphone, pas forcément plus apaisée, mais certainement soulagée d'avoir pu décharger ses émotions.

@ Invité

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Ven 22 Avr - 22:42
POST PNJ
Jan Van Asten
65 ans x daron, rockstar
Jan est le papa d'Ann (ça rime hehe) mais c'est aussi un musicien de hard rock plutôt connu, toujours en vadrouille à travers le monde et un éternel ado. Il entretient une relation très fusionnelle avec sa fille adorée, qui se maintient principalement par téléphone.


tw : évocation d'usage de drogues récréatives

Dire que Jan a la tête dans l'arrière train et l'arrière train embrumé ne serait certainement pas une exagération. D'aucun dirait qu'il a passé l'âge de tout déchirer sur scène jusqu'à 23h et de se déchirer encore plus jusqu'à 2h du matin à l'after, mais il lui répondrait que a) c'est lui la rockstar, pas toi et b) 2h, c'est l'heure des poules, il a été très raisonnable. Il n'a mélangé son whiskey qu'à de la bière et un soupçon de MDMA, qui comme chacun sait n'est guère une drogue, plus un distributeur de câlin.

Toujours est-il qu'il aurait bien dormi plus longtemps et qu'il a un poil mal au crâne en entendant son téléphone vibrer comme une brosse à dents électrique enragée sur la table de chevet de l'hôtel. Il se redresse, parvient à mettre la main sur ses lunettes, allumer la lampe et déverrouiller son téléphone pour répondre à sa petite fille adorée. Il n'y qu'elle pour le déranger aux aurores - il est à peine 9h d'après le réveil qui le nargue dans la pénombre. Et il n'y a que pour elle qu'il décrocherait.

« Hello love! » réplique-t-il avec un grand sourire, commençant à émerger et donc à noter la mine peu enjouée de sa petite Ann. Evidemment, elle reste belle comme un soleil, mais elle n'a pas l'air au top de sa forme. Distraitement, il rit un peu et répond à ses questions. « Vilnius actually, we're on a bit of an Eastern European tour, added some dates before heading to full festival season, then we'll take a break. It's pretty here and the beer is cheap! » S'il est honnête, Jan se reposera quand il sera mort et encore, ça n'est pas garanti. Il fronce un peu les sourcils, préoccupé que sa fillette adorée l'appelle sans prévenir. C'est plutôt lui qui fait ça d'habitude.

« I'm great sweetheart, I always am! » Pieux mensonge s'il en est. « But how are you? You said you're drunk, are you home? Is that Wes fellow with you? Are you by yourself baby? You know drinking alone's no fun! » Son gringalet de colocataire n'a pas intérêt à avoir abandonné son petit âge alcoolisé dans les rues nauséabondes de New-York, sinon il verra ce que ça fait de subir la colère des Van Asten.

« Dad, dad, it’s okay, I’m 37, I can handle being drunk and by myself at the same time. » Il fronce les sourcils peu convaincu. Après tout, il sait d'expérience que boire seul est loin d'être drôle. Mais il n'a guère le temps de s'inquiéter d'avantage. « Actually, we were at that party. You know my friend Eryn, right? The one who owns that pub I like in Brooklyn, I still need to take you there when you come back, you’ll love it. Anyways. » Il hoche la tête, évidemment qu'il se souvient d'Eryn, une enfant pleine de pugnacité et qui sert apparemment d'excellentes bières. Il se souvient des choses importantes, le père Van Asten. Mais avant qu'il n'exprime sa joie de savoir sa chère fille en train de guindailler avec ses amies, elle poursuit. « And yes, Wes was there too. He still is, actually, but why is it so important? Who cares where Wes is? » Voilà une réaction un rien disproportionnée.

« Wow, wow baby, I was just asking, he is your roommate and buddy and you're often together. I meant nothing by it. Is everything okay sweetheart? » La réponse semble évidente, mais il préfère qu'elle le dise d'elle-même. « Nah. I’m not okay, actually, I’m sorry I yelled at you. » Tu m'en diras tant. Le sang du musicien commence à bouillir, outré à l'idée que sa fille chérie puisse souffrir et qu'il ne puisse pas être là pour la réconforter. Il meurt aussi d'envie de savoir qui l'a mise dans cet état, qu'il puisse réserver un petit aller-retour à NYC pour lui botter le derrière. Mais chaque chose en son temps. Il s'apprête à demander des précisions quand Anna les apporte d'elle-même et manque de lui faire lâcher son téléphone sur son nez.

« We kissed. Wes and I. » Il était temps. Si la colère de Jan est descendu d'un étage, il n'en est que plus confus. « At Eryn’s party. » D'où elle vient donc. Ca vient d'arriver. Assimilant avec difficultés les informations, il finit par froncer les sourcils et répondre tel le daron qu'il est quand même. « I... I don't understand? Is that bad? Don't you like him? » Une légère impression d'avoir mis les pieds dans le plat s'empare de la rockstar, qui ne se laisse toutefois pas submergé et n'essaie pas de remplir le bref silence. « What do you mean, ‘don’t you like him’ ? Of course I like him, he’s like my best friend! Oh my god, that is so bad. So. Bad. » Il fronce les sourcils, son expression un reflet quasi parfait de celle de sa fille un peu plus tôt, bien que pour des raisons un peu différentes. Saisissant tout son courage, Jan s'apprête à lui expliquer l'évidence, mais Anneke semble la réaliser d'elle-même, se frappant le front dans un geste qui aurait pu être drôle, en d'autres circonstances.

« We’re not just friends, are we ? » Un petit sourire éclaire le visage du belge, voyant sa petite fille, celle à qui il racontait des histoires - de légendes du rock plus que de princesses - et qui esquivait ses crush à la sortie de l'école pour qu'il ne l'embarrasse pas devant eux. « I don't think so my love. » répond-t-il d'une voix douce, que peu lui connaisse. « Are you okay? How do you feel about that ? » Il n'en fallait pas plus pour que sa chère enfant ouvre les vannes.

« It would make sense, I guess? When you think about it? But I just, well, I guess I wasn’t ready to… you know, to see it yet. Being with him tonight, though, it felt… right? For the first time since I came back to New York I felt… good. The thing is I got anxious, I couldn’t breathe anymore, and instead of telling him I just, you know, I ran away. I left him there like an hour ago. And he didn’t try to call me or anything so I guess I was right to be freaking out - he probably doesn’t care about me, why would he anyway, and I’ve ruined a healthy friendship with a stupid kiss. » Son cœur de papa se brise à l'idée de sa fille adorée en pleine crise de panique dans un taxi new-yorkais, à des milliers de kilomètres, croulant sous le poids d'une révélation pour laquelle elle n'était pas prête. Qu'importe que le monde entier l'ai venu venir avant elle - même lui, c'est vous dire - elle n'était pas prête. Et il n'est pas là pour la réconforter.

Jan cherche quoi dire, la bonne tournure, mais elle lui fait signe de se taire, reprenant sa respiration tant bien que mal. La voir au bord des larmes lui serre la gorge, mais il attend patiemment qu'elle trouve les mots qui lui manque. « I don’t want him to leave, dad. It hurts just thinking about it. It has for a while to be honest, but that was just me being a selfish brat… now it’s getting real. » Il ne lui offre qu'un visage triste, ému par l'agitation de sa fille. Lui aussi a du mal à avaler sa salive et trouver quoi dire. Mais il fait un vaillant effort. « You're spiraling love. You panicked and that's okay, it's a big change and he absolutely should've called you. But, maybe, he's panicking too? I don't know, I've kissed a few pretty girls I didn't think would like me back, it's stressful. You were drinking as well, I know I'm never sure what I've done when I've had a few too many. » Ce qui n'est peut être pas la chose à dire, là tout de suite, alors il tente une pirouette d'adulte responsable pour se rattraper. « Maybe you two should talk in the morning, yeah? Rested, sober. The morning light can be cruel, but it is honest. » Il devrait la noter celle là, il ne savait pas qu'être tiré du lit le rendait si poète tiens.

« Oooh that’s a good one, you should write it down for a song, seriously. » Comme quoi, les grands esprits se rencontrent. Le musicien sourit, à la fois en réponse au compliment et en voyant combien sa chère fille pense comme lui. Pour le meilleur comme le pire d'ailleurs. « I might baby, I might! » il est possible qu'il entende déjà une mélodie dans sa tête, mais il se concentre sur Anneke qui poursuit son explication. « Anyways, yeah, I guess you’re right. But you know how it is, you drink a bit too much, you go crazy, then you forget all of it in the morning. What if he doesn’t remember tomorrow? »

Jan fronce les sourcils. Évidemment, ce n'est pas impossible, ça lui ai même déjà arrivé, comme sa fille ne le sait que trop bien. Vraiment trop bien, considérant leur relation, mais il a toujours été un home franc et ouvert. Toutefois, il s'indigne immédiatement. « How could anyone forget kissing you love? And anyway, you won't know how he feels or what he remembers until you ask. So... I don't think you have many options here. » Il souligne l'évidence, mais parfois, c'est tout ce qu'il y a à faire. « Yeah, you have a point. I need to talk to him. I’ll deal with that in the morning, it’s too late for now anyway, I’ve already ran away like a dumb coward. » Of course he had a point, il était son papa après tout. Il sourit doucement, attristé de voir sa fille dans un tél état. Il aurait voulu être avec elle, lui faire un câlin, partager un fond de whisky, la rassurer. Il fallait vraiment qu'il trouve le temps d'aller à New-York.

« Thanks, dad, love you. I’m sorry I woke you up. » Il secoue la tête avec véhémence, reprenant sa fille chérie. « Never aplogize for calling me love, I'm your dad, you can call me anytime. » Il sourit plus franchement et ajoute. « You get some rest, you're right, you can't do much tonight so you might as well try to sleep. I'll call you tomorrow, I love you too honey. » Il secoue la main face à l'écran, dans un angle peu flatteur et entame le processus toujours awkward de répéter ses aurevoir, avant de finalement raccrocher.

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