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Lizzie & Andrew - you’re not even sorry

@ Lizbeth Walsh

Lizbeth Walsh
Messages : 919
Pseudo : harleen. / marion
Player's pronoun : elle
Rythme de rp : le week-end, 1 ou 2 la semaine.
Multinicks : uc --
Avatar : olsen. + lunpand (sign.) code/: nocreativejuiceleft gif/: lonelywolfgifs lyrics:/ ellahenderson & tom grennan
Trigger : sexual assault, child abuse.
Warning : /
Lizzie & Andrew - you’re not even sorry  89ec9efa23533e93be16418ff744a27b94872212
Age : trente-quatre ans. (20/02)
Nationality : américano-irlandaise
Origins : irlandaise, italienne.
Religion : atheist.
Status : single mom, in a relationship w/ Jasper
Orientation : bisexuelle.
Work : cheffe étoilée @ The Modern in MoMA.
Home adress : brooklyn
Communities : #cours de cuisine du samedi matin
#famille du Dawson circle
#the overkill
#the lift

Summary : Lizbeth est issue d'une famille de trois enfants, une soeur un peu plus âgé et un frère plus jeune qu'elle. La famille s'est étendue avec la fille de Lizbeth âgée de quatre ans, qu'elle a eu alors qu'elle était tout juste séparée du père de la petite. Cheffe étoilée dans le restaurant du Plaza Hotel, elle évolue dans un monde où le machisme est très présent et où elle compte bien remettre à leurs places les hommes qui pensent qu'elle n'a pas sa place dans "leur" cuisine. Très proche de sa famille elle ne supporte cependant pas réellement les crises existentielles de sa mère et la pression que ses parents mettent à son petit frère. Elle tente tant bien que mal de leur faire comprendre qu'il peut bien faire ce qu'il veut, tant qu'il est heureux, elle n'hésite pas à leur dire ce qu'elle pense. Et elle refuse catégoriquement que sa mère puisse garder sa fille de peur qu'elle ne veuille lui offrir une éducation à sa façon et Lizbeth préfère encore que son frère la garde, ou avoir recours à une nounou plutôt que de la laisser à sa mère ou même à son père.
   https://99problems.forumactif.com/#bottom
#
Lun 28 Mar - 13:22
Lizzie soupira en fermant la porte de son casier, ses cheveux qu’elle détacha en une cascade lâche, avant de jeter un œil à son téléphone. Elle aimerait qu’il annule, elle aimerait qu’il fasse marche arrière parce qu’égoïstement, elle aimerait garder sa fille avec elle pour toujours. Un message envoyé à Jasper, elle soupira et sortit du restaurant, plus seule que jamais. La solitude qui emplissait son esprit. Elle aurait aimé ne pas avoir à faire ça. Mais elle devait faire des efforts. Le trajet jusque Lady M boutique passa rapidement, trop. Elle entra dans la boutique et elle commanda un chai latte comme à son habitude, salua la serveuse qui avait l’habitude de la voir même si sa presence aux play dates se faisait de plus en plus rare. Il ne fallut que quelques minutes pour qu’Andrew arrive, elle lui fit un signe avec un léger sourire “Hey” prononça t-elle d’une voix feutrée, le cœur au fond de la gorge. Elle aurait voulu que ça se passe différement, qu'ils soient une famille unie. Mais qu'est-ce qu'elle espérait ? Hey, Comment vas-tu ? Et comment va Roxanne ? Lizzie s'arma d'un sourire rempli de faux semblants et le regarda, est-ce qu'elle pouvait lui dire tout ce qu'elle avait sur le coeur ? « Elle va bien merci de t'en inquièter. » Comme s'il l'avait fait pendant cinq ans. How ironic. Elle s'humidifia les lèvres, récupéra la tasse que la serveuse lui tendait et elle le regarda « Tu avais quelque chose à me dire ? » demanda t-elle, les trémolos dans la voix, elle n'avait pas envie de cette conversation, mais il le fallait. Pour roxanne, pour qu'elle évolue dans un monde normal, un monde où ses deux parents sont là. Elle ne voulait pas faire d'efforts cependant, n'avait pas envie de lui faire penser que ça serait facile. Okay, alors euh... j'ai été le pire mec, je crois. Déjà, je suis désolé. J'avais... peur. Elle leva les yeux au ciel, ses mains qu'elle triturait, elle s'arrêta net et le regarda avant d'applaudir « Et il t'a fallu cinq ans pour t'en rendre compte ? » demanda t-elle, de prime abord en soufflant, prit une gorgée de sa boisson comme pour s'apaiser « Cinq ans tu sais ce que c'est ? Moi je vais te le dire ce que c'est Andrew. Cinq ans, c'est quatre anniversaires ratés. Des nuits blanches à cause des cauchemars. Trois semaines de plâtre parce qu'elle est tombée de la balançoire chez ma mère. Deux déménagements. Et surtout c'est une petite fille exceptionnelle qui ne mérite pas d'un père qui a envie de la voir après cinq ans parce qu'il se réveille soudainement. Tu vas m'annoncer quoi ? Que tu as prit conscience qu'elle existait. Elle existe depuis cinq ans Andrew. Cinq putain d'année où tu n'as même pas envoyé un message. Un seul. Cinq putain d'année où tu n'as jamais rien assumer. Roxanne ne mérite pas ça. Roxanne mérite quelqu'un qui l'aime et qui se barrera pas à la première colère, à la première crise de larmes. » expliqua t-elle en modérant sa voix pour ne pas faire une scène ici, mais tout ce qu'elle avait envie c'était de fuir loin d'ici. « Je sais. Tout ça, j'le sais. Je suis un connard. Et je sais que m'excuser mille fois ne réparera jamais mes erreurs. Par contre, j'aimerais rentrer dans sa vie. Et je...  » Elle le regarda en croisant les bras sur sa poitrine, s'appuyant sur le dossier de sa chaise, tentant de paraître sereine, tentant de paraître apaisé mais ce n'était en rien le cas. Elle avait du mal à réfléchir, du mal à formuler des phrases dans son esprit. Parce qu'elle avait tout simplement du mal à croire qu'il était là, en face d'elle, pour sa -leur- fille. « Dorénavant je serai présent, je te promets que je serai présent. J'ai pas d'excuse pour ce que j'ai fait, j'suis dégueulasse, je t'ai dit, je le sais. Je ne demande pas à ce que tout soit comme si de rien n'était, je sais que c'est pas possible... » Elle secoua négativement la tête en soufflant, haussant les sourcils et le regardant toujours, elle avait cette haine qui passait dans le regard, elle le savait pertinemment mais elle ne fit rien pour calmer cette colère qui grondait en elle. Cette colère qu'elle ressentait depuis déjà six ans. « Et si je te dis que je n'ai pas envie, tu vas faire quoi ? Me menacer de m'envoyer tes avocats ? » demanda t-elle avec ironie, avant de lever les yeux au ciel « How unfortunate. C'est bien de savoir que tu as été dégueulasse, mais comme je t'ai dit, Andrew, tu aurais dû te réveiller avant. A croire que répondre à un sms, c'était trop dur. Ou peut-être que ton travail t'en empêchait ? Ah oui pardon, c'était mieux de me demander de faire un choix entre mon boulot et notre couple. C'est sûr qu'en matière de présence tu étais bien présent. Tu veux savoir un truc ? J'aurais préféré que tu restes dans ton trou à rat plutôt que tu viennes essayer de te donner bonne conscience après six ans. Et puis, j'aurais préféré ne jamais croiser ta route, même si tu m'as donné la plus belle chose que j'ai dans la vie, ça me rappelle à quel point je peux être naïve, mais t'en fais pas, j'apprend de mes erreurs. Et j'en referais pas une comme ça.  » Parce que Lizzie préférerait finir malheureuse et seule que finir avec quelqu'un qui n'aurait de cesse de lui rappeler les erreurs qu'elle avait déjà commise. « Je me doute bien. Mais je suis sûr que...  » Elle le regarda, les bras croisés sur la poitrine, les poings serrés à tel point que l'on pouvait voir que les jointures de ses mains blanchissaient à vue d'oeil. « quelque part tu sais que ça serait bien pour Roxanne d'avoir une figure paternelle. Et je ne veux plus être un fantôme dans son passé. Je veux exister, être là pour elle, quand elle est malade, pour la faire rire, pour lui faire découvrir le monde. Je veux l'élever moi aussi. Et je comprends que tu ne veuille pas me laisser la voir seul pour l'instant, mais peut-être qu'au début on pourrait... je sais pas, faire des après midi ensemble, tu resterais là. On peut commencer par aller manger une glace, puis aller dans un parc, et peut-être... enfin, j'espère que tu finiras ensuite par me faire confiance. Je ne partirai plus. » Elle serra les dents a la remarque d'Andrew et le regarda comme s'il n'était pas réellement là. Il ne pouvait pas avoir réellement dit ça ? Si ? je veux l'élever Lizbeth se demanda s'il se payait sa tête. Est-ce qu'il pensait que sa fille, leur fille, était un lama ou un animal quelconque ? « Je ne vais pas t'envoyer d'avocat ou quoi que ce soit. J'aimerais qu'on arrive à trouver un accord. Quelque chose qui nous convienne à tous. S'il te plait, Lizbeth, laisse moi une seconde chance.  » Lizzie vida sa boisson d'une traite, elle qui avait arrêté de fumer depuis si longtemps ressentit l'envie de s'en griller une tant elle était agacée. « Parce que tu penses que l'élever ça se fait comme ça ? Au bout de quasiment six ans ? L'élever c'est dès le début de sa vie. Tu sais, c'est lui apprendre... la politesse, la propreté, comment parler. Et comment tu veux que je lui annonce tout ça au juste ? Elle n'est pas idiote. Elle a compris que elle, sa famille est dysfonctionnelle. Et tu veux arriver ici en terrain conquis ? On aura tout vu. » Un rire sortit de ses lèvres et posa une main sur sa poitrine en levant les mains au ciel. Comme si c'était normal. Comme si sa demande était normale. « Qui me dis que tu ne repartiras pas ? Qui me dit que dans trois mois, six mois, tu ne choisiras pas ton boulot au profil de ma fille ? » Lizzie secoua la tête et inspira pour ne pas se laisser dépasser par ses émotions. Pour ne pas se mettre à hurler dans le café et passer pour une hystérique « Qui me dit que tu ne repartiras pas hein ? Parce que je ne sais pas si tu te rends compte que si tu lui fais du mal, il n'y aura pas que moi que tu auras sur le dos Andrew. » Mais tout les Walsh et les autres, et ça, il n'était certainement pas prêt.  Et Lizbeth se battrait pour Roxanne, comme elle l'a fait quand elle a annoncé sa grossesse à sa mère qui était aussi catastrophée que sa fille ait fait un bébé toute seule, que ravie qu'elle soit enfin grand-mère. « Je m'en rends bien compte. C'est c'est pour ça... » Lizbeth sentit la colère poindre en elle et elle serra les dents, voilà qu'il jouait à la demie victime mais Lizbeth ne dit rien, elle écouta, simplement. « C'est justement pour ça qu'il faut que tu me crois. Je sais que tout ce que tu me dis est vrai, je sais que l'on parle de la vie d'une petite fille,de notre petite fille. » ce n'était pas notre petite fille quand tu n'es pas venue à l'accouchement, ce n'était pas notre petite fille quand tu n'as pas pris la peine de répondre à un message. Ce n'était pas notre petite fille quand tu n'as même pas répondu au sms qui annonçait sa naissance. martela la voix dans la tête de Lizzie, elle déglutit et se pinça les lèvres. Elle le laissa parler, parce qu'elle était polie mais elle avait juste envie de partir. Loin. Retrouver sa fille. « Je ne compte pas arriver comme une fleur, la bouche en coeur comme si de rien n'était. Je ferais les choses à ta façon, comme tu le souhaites, parce que c'est à toi de décider après tout. Tu l'as fait pendant des années et je suis bien conscient que je ne peux pas m'imposer comme ça. Alors je vais te laisser faire. Mais j'aimerais vraiment trouver ma place dans sa vie. S'il te plaît, Lizbeth. » Elle secoua la tête et jaugea sa tasse de café, les mots tourbillonnèrent dans sa tête à une telle vitesse qu'elle se demanda comment elle pouvait bien faire pour réfléchir correctement. « je t'interdis de dire que c'est notre petite fille. Notre petite fille impliquerait que tu aies été là, à sa naissance, son premier anniversaire, son deuxième, à la chute de sa première dent, à ses premiers pas. Je ne t'aurais pas demandé de revenir, je ne t'aurais pas demandé de m'épauler, parce qu'on était séparés. Je demandais juste un peu de reconnaissance, juste un peu d'assumation. Mais il faut croire que c'est trop demander, bac+ je ne sais pas combien en informatique mais niveau kindergarten pour assumer la chose que tu as entre les jambes. » Lizbeth secoua la tête, dépitée, agacée et surtout blessée. Elle récupéra sa tasse dont le contenu avait refroidi et elle balança ce qu'il restait au visage d'Andrew « Quand tu me prouveras réellement que tu ne comptes pas repartir, tu pourras la voir, un après-midi. Pas plus. » Et elle récupéra la serviette qu'elle n'avait pas utilisé pour la balancer en face de lui, sous le regard désabusé des gens et elle s'éloigna de la pâtisserie sans se retourner, pour s'échapper loin et la retrouver.

/uc

@ Invité

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#
Lun 25 Avr - 19:10
C'est le coeur battant que je pousse la porte de la patisserie. J'ai les mains moites, et je tente de les cacher dans mes poches alors que je commande mon café noir sans sucre. Elle doit me détester, je me répète en boucle, en la cherchant dans la salle. Et elle aurait raison, de me détester. C'est étrange, parce que pendant quelques secondes, je suis debout, au milieu des tables, mon café à la main, à la recherche de Lizbeth, et je ne la vois pas. Pourtant, je ne réalise pas assez rapidement qu'elle était assise à une table en face de moi. Il faut que tu dormes plus la nuit, Drew. Je m'approche d'elle pour m'asseoir en face, et tente un petit sourire. Hey. How awkward.  Comment vas-tu ? Et comment va Roxanne ? Parce qu'il faut bien commencer la conversation quelque part.  « Elle va bien merci de t'en inquièter. » Je hoche la tête, sans trop savoir quoi répondre, parce que je n'ai aucune idée de ce que je suis censé dire, ou de comment je suis censé me comporter. Mais ce n'est rien, on va improviser, puisque je n'ai pas trop le choix. « Tu avais quelque chose à me dire ? » Je déglutis, et me pince les lèvres, comme pour me donner du courage avant de me lancer.  Okay, alors euh... j'ai été le pire mec, je crois. Déjà, je suis désolé. J'avais... peur. J'étais terrorisé, surtout, mais les détails, je ne sais pas si Lizbeth a vraiment envie de les entendre. « Et il t'a fallu cinq ans pour t'en rendre compte ? » Je déglutis, elle lève les yeux au ciel, mon estomac se serre. J'ouvre la bouche, près à parler, à tenter de me défendre, seul et unique avocat du diable, mais elle enchaîne. « Cinq ans tu sais ce que c'est ? Moi je vais te le dire ce que c'est Andrew. Cinq ans, c'est quatre anniversaires ratés. Des nuits blanches à cause des cauchemars. Trois semaines de plâtre parce qu'elle est tombée de la balançoire chez ma mère. Deux déménagements. Et surtout c'est une petite fille exceptionnelle qui ne mérite pas d'un père qui a envie de la voir après cinq ans parce qu'il se réveille soudainement. Tu vas m'annoncer quoi ? Que tu as prit conscience qu'elle existait. Elle existe depuis cinq ans Andrew. Cinq putain d'année où tu n'as même pas envoyé un message. Un seul. Cinq putain d'année où tu n'as jamais rien assumer. Roxanne ne mérite pas ça. Roxanne mérite quelqu'un qui l'aime et qui se barrera pas à la première colère, à la première crise de larmes. » Et qu'est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? Elle a raison, quoi que je fasse, quoi que je dise, elle aura toujours raison. Je suis loin d'être le père que Roxanne mérite, je suis loin d'avoir quelque chose à lui offrir. Il y a encore quelques mois, je tentais de vivre ma vie comme si elle n'existait pas. C'est dégueulasse hein ? C'est la vérité. J'ai eu peur et je me suis enfuis. Tout ce que je trouve à répondre à Lizbeth c'est que « Je sais. Tout ça, j'le sais. Je suis un connard. Et je sais que m'excuser mille fois ne réparera jamais mes erreurs. Par contre, j'aimerais rentrer dans sa vie. Et je...  » Je ne sais pas quoi faire, quoi dire ou comment je suis censé me comporter. J'ai l'impression que quoi que je fasse, je ne pourrai jamais rien changer à la situation. « Dorénavant je serai présent, je te promets que je serai présent. J'ai pas d'excuse pour ce que j'ai fait, j'suis dégueulasse, je t'ai dit, je le sais. Je ne demande pas à ce que tout soit comme si de rien n'était, je sais que c'est pas possible... »  Surtout pour la petite. Après tout, je n'ai aucune idée de ce que Lizbeth a pu lui dire sur la raison de mon absence. Et si ça se trouve, Roxanne ne s'est jamais vraiment posé la question. « Et si je te dis que je n'ai pas envie, tu vas faire quoi ? Me menacer de m'envoyer tes avocats ? » Je déglutis, observant la jolie Lizbeth en face de moi, regrettant presque ce que j'ai perdu, par seulement ma faute. « How unfortunate. C'est bien de savoir que tu as été dégueulasse, mais comme je t'ai dit, Andrew, tu aurais dû te réveiller avant. A croire que répondre à un sms, c'était trop dur. Ou peut-être que ton travail t'en empêchait ? Ah oui pardon, c'était mieux de me demander de faire un choix entre mon boulot et notre couple. C'est sûr qu'en matière de présence tu étais bien présent. Tu veux savoir un truc ? J'aurais préféré que tu restes dans ton trou à rat plutôt que tu viennes essayer de te donner bonne conscience après six ans. Et puis, j'aurais préféré ne jamais croiser ta route, même si tu m'as donné la plus belle chose que j'ai dans la vie, ça me rappelle à quel point je peux être naïve, mais t'en fais pas, j'apprend de mes erreurs. Et j'en referais pas une comme ça.  » Mon estomac se noud un peut plus, parce que je sais à quel point elle a raison. Mais je sais aussi que je ne veux plus faire semblant que tout cela n'est pas réel. « Je me doute bien. Mais je suis sûr que...  » je me pince les lèvres, appuie mes avants bras sur la table et me penche un peu en avant. « quelque part tu sais que ça serait bien pour Roxanne d'avoir une figure paternelle. Et je ne veux plus être un fantôme dans son passé. Je veux exister, être là pour elle, quand elle est malade, pour la faire rire, pour lui faire découvrir le monde. Je veux l'élever moi aussi. Et je comprends que tu ne veuille pas me laisser la voir seul pour l'instant, mais peut-être qu'au début on pourrait... je sais pas, faire des après midi ensemble, tu resterais là. On peut commencer par aller manger une glace, puis aller dans un parc, et peut-être... enfin, j'espère que tu finiras ensuite par me faire confiance. Je ne partirai plus. » Je m'appuie contre le dossier de ma chaise, lâchant un léger soupire. « Je ne vais pas t'envoyer d'avocat ou quoi que ce soit. J'aimerais qu'on arrive à trouver un accord. Quelque chose qui nous convienne à tous. S'il te plait, Lizbeth, laisse moi une seconde chance.  » Désemparé. C'est le sentiment qui m'envahie, alors que je me rends compte que mon futur est entre les mains d'une femme avec qui je me suis plus que mal comporté. « « Parce que tu penses que l'élever ça se fait comme ça ? Au bout de quasiment six ans ? L'élever c'est dès le début de sa vie. Tu sais, c'est lui apprendre... la politesse, la propreté, comment parler. Et comment tu veux que je lui annonce tout ça au juste ? Elle n'est pas idiote. Elle a compris que elle, sa famille est dysfonctionnelle. Et tu veux arriver ici en terrain conquis ? On aura tout vu. » » Je baisse les yeux quelques secondes, comme un enfant que l'on sermonne après avoir découvert la bêtise qu'il a fait. La différence ? C'est que je suis un adulte, et que je dois porter mes couilles maintenant. Assumer mes erreurs, aussi terribles soient-elles. « « Qui me dis que tu ne repartiras pas ? Qui me dit que dans trois mois, six mois, tu ne choisiras pas ton boulot au profil de ma fille ? Qui me dit que tu ne repartiras pas hein ? Parce que je ne sais pas si tu te rends compte que si tu lui fais du mal, il n'y aura pas que moi que tu auras sur le dos Andrew. » » Je déglutis, et hoche sérieusement la tête. Je ne peux pas me permettre autre chose, je dois garder la tête droite et je ne peux pas flancher. Pas si je veux qu'elle me prenne au sérieux. Pourtant, le poids de ma connerie se fait ressentir sur mes épaules. « Je m'en rends bien compte. C'est c'est pour ça... » Je déglutis une nouvelle fois, ma bouche est pâteuse, mon coeur est serré. « C'est justement pour ça qu'il faut que tu me crois. Je sais que tout ce que tu me dis est vrai, je sais que l'on parle de la vie d'une petite fille,de notre petite fille. » Je me pince les lèvres avant de reprendre. « Je ne compte pas arriver comme une fleur, la bouche en coeur comme si de rien n'était. Je ferais les choses à ta façon, comme tu le souhaites, parce que c'est à toi de décider après tout. Tu l'as fait pendant des années et je suis bien conscient que je ne peux pas m'imposer comme ça. Alors je vais te laisser faire. Mais j'aimerais vraiment trouver ma place dans sa vie. S'il te plaît, Lizbeth. »

/uc

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