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who needs saturday nights when you've got bottomless brunch ? - jasper

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Mer 6 Avr - 12:43
De sa vie d’avant, Arthur n’a pas gardé grand-chose : un vieil ours en peluche qui trône sur une petite commode dans sa chambre avec l’espoir naïf de pouvoir un jour l’offrir à son propre petit bébé, une photo de famille maintes fois déchirée et rafistolée au scotch abandonnée au fond du tiroir de sa table de nuit, et un cousin, Jasper. Drôle d’histoire, il s’avère qu’ils n’ont jamais été aussi proches que depuis qu’Arthur avait décidé de couper les ponts avec tout le reste de sa famille. C’est comme cela et Arthur n'y pense pas vraiment. Avant de partager un quelconque lien de sang, Jasper est son ami, et c’est tout ce dont il a besoin. Rien de plus, rien de moins. Et le professeur de théâtre est bien connu pour être aux petits soins envers ses proches.

C’est donc autour d’un brunch préparé par le chef en personne – et par chef, entendez lui-même, on a que le bien qu’on se fait après tout – qu’il a prévu de retrouver Jasper aujourd’hui. Et en attendant l’intéressé, il s’éparpille. Il alterne entre la découpe de fruits pour préparer des smoothies et garnir les pancakes, le ramassage de trucs qui traînent autour de l’appartement et une séance de karaoké endiablée sur une playlist de sa composition, un mix étrange des genres entre Broadway hits, Lady Gaga et autres System of a Down. De temps en temps, il ouvre un carnet et gribouille quelques idées en vrac pour sa séance de ce soir, avec un petit groupe d’adolescents très doués et dévoués qu’il apprécie pousser dans leurs retranchements. Bref, une matinée normale dans la vie d’Arthur Reed, bordélique notoire et accessoirement incapable de garder sa concentration sur une chose à la fois.

Lorsqu’on sonne à l’interphone, Arthur court vers la télécommande de sa chaîne hi-fi et baisse un peu le son, puis traverse à nouveau tout l’appartement en glissant sur ses chaussettes pour appuyer sur le bouton. Et avant que son cousin n’arrive en haut des escaliers, il se précipite pour ramasser les quelques dernières fringues qui traînent au milieu du salon, éventuellement changer la playlist pour quelque chose de plus classic rock et d’un peu moins fort, puis ouvre la porte. « Hello, nice to see you, you are a delight both to the eyes and the soul. » Un accueil en grandes pompes, donc, digne d’Arthur qui pense que les compliments ne sont pas faits pour être gardés pour soi. « I know we were only supposed to get some tea but… Come in, come in, ehm, I got carried away and cooked an entire brunch so I hope you’re hungry. » Arthur glisse sur le côté afin de laisser entrer son cousin, un large sourire sur les lèvres. « How are you doing ? »

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Lun 25 Avr - 19:48
De manière générale, Jasper préférait garder ses distances avec sa famille quand il pouvait se le permettre sans créer d'incident diplomatique d'épiques proportions. Toutefois, chaque règle avait son exception et en l'occurrence, cette exception s'appelait Arthur. Presque un miracle, quand on connaissait un peu la famille de Jasper, oncles, tantes et cousin.e.s compris. Certes, la jeune génération était bien plus facile à vivre — comprendre, ouverte d'esprit — que les époux Halstead mais rendre visite à l'un, c'était voir débarquer le reste à travers divers sms et coups de fil, quand ils ne débarquaient pas vraiment au restaurant. Et là encore, Arthur était l'exception. Pas seulement parce qu'ils s'étaient toujours très bien entendus mais parce qu'Arthur était plus isolé encore du reste de la famille que ne l'était Jasper. Si ce dernier était devenu une vague connaissance courtoise, Arthur passait véritablement pour un étranger. Pratique, peut-être, pour éviter les foudres de gens qu'il ne voulait pas voir mais le sujet restait douloureux, bien trop pour être tourné en dérision. Paradoxalement, c'était réellement après la fracture entre Arthur et les siens qu'ils étaient devenus proches. L'un des bons côtés de l'âge adulte, des maux qu'apportaient la maturité et des erreurs de parcours sans doute.

Et parce qu'Arthur était son exception personnelle, c'était presque sans culpabilité  qu'il avait laissé Caroline auprès de Samia avant de faire un saut à la Bonne Soupe pour une brève visite en cuisine. Pas qu'il soit particulièrement inquiet de laisser les rênes à sa sous-chef le temps d'un service ou deux — rien qu'un peu — mais il ne pouvait décemment pas se présenter au brunch les mains vides. Une bouteille de jus de pomme de l'un des fournisseurs locaux et une baguette sous le bras, Jasper s'était autorisé un dernier coup d'œil d'inspection pour son équipe, quelques mots avec Al puis il avait filé, le pas léger et le sourire aux lèvres, en direction du Queens.

Une dame qui avait sans doute l'âge d'être sa grand-mère — voire une génération de plus — l'accueillit dans l'ascenseur avec un sourire poli qui s'élargit à la vue de sa baguette. A moins que son regard ne glissa plus bas que Jasper estimait poli de vérifier. Plus amusé que réellement mal à l'aise, il esquissa un pas de côté et s'efforça de fixer le plafond jusqu'à ce qu'enfin, la boîte de fer parvienne au cinquième étage. Avec un bref hochement de tête et une folle envie d'éclater de rire, Jasper abandonna Pervy Granny pour gagner le paillasson de son cousin, déjà prêt à l'accueillir, l'un de ces compliments dont il avait le secret déjà au bord des lèvres. Thank you, you too, you look good, répondit le cuisinier, les souvenirs d'une époque un peu moins joyeuse où une telle remarque était plus difficile à sortir encore en tête. Une époque révolue cela dit, thank God and Arthur for his own strenght. I'll never, ever say no to food, you know that, reprit-il en entrant à l'intérieur, l'envie de rire fourmillant de nouveau dans ses joues. And I'm good, great even. Busy but you know, it's always nice to see you. Can't say the same for that pervy neighbor of yours though. Old lady, looks polite at first but then you're not sure what she's looking at? Anyway, I'm not sure if she was after the bread or my buns but in any case, she kept her hands to herself. Still, I'd watch my back if I were you. Literally. Il abandonna son butin si sauvagement protégé — après tout, Dieu seul savait quelles autres surprises Pervy Granny avait dans son sac, une ceinture noire d'un ou deux arts martiaux peut-être — à la cuisine avant de marquer une pause, les yeux rivés sur son cousin. Serein mais toujours un peu inquiet, presque comme avec Caroline, très certainement le résultat de la paternité en solitaire. Généralement, Jasper parvenait sans trop de mal à réfréner ses instincts. Still, it never hurt to ask. Everything alright?

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Ven 20 Mai - 18:53
[cw : mention légère d’addictions & relations familiales toxiques] Jasper est le dernier lien qui relie Arthur à sa famille de sang. Et s’il n’a gardé contact qu’avec lui, c’est parce qu’il est le seul à ne s’être jamais permis le moindre jugement de valeur. Ni sur son état de santé plus que limite à l’époque où il avait rejoint New York, ni sur sa décision de couper les ponts avec des parents qui ont préféré l’enfoncer que de soutenir ses multiples précédentes tentatives de sevrages. Jasper, au contraire, avait été un soutien et un ami lorsqu’Arthur en avait le plus besoin. Aussi, il le gâte maintenant qu’il le peut et autant que possible. Il s’écarte pour le laisser entrer et ferme la porte derrière lui, avant de retourner à ses smoothies tout en écoutant son cousin lui raconter les dernières nouvelles. « Good, because there’s a shitload of it. », commente-t-il en désignant le plan de travail surchargé de nourriture d’un signe de main amusé. Après avoir jeté quelques fraises dans le blender, il s’étale, se rappelle soudain d’avoir mentionné du thé, met l’eau à bouillir, puis revient à son blender. Mais à l’évocation de la voisine, il ne peut s’empêcher d’éclater d’un rire nerveux. « Oh, dear, so you’ve met Mrs Oliver. » Et quelle rencontre. Il grimace, tentant de dissimuler son amusement. « I’m sorry about that, she really has a thing for nice, young and handsome looking chaps. I’m not sure she’s all there, to be honest, I wouldn’t hold it against her. But she can get weird and starey indeed, it’s a bit gross, I have to give you that. Wouldn’t hurt a fly, though. She’s way too old to run after anyone, let alone try anything risky. » Puis, après une courte pause, il demande tout de même, un peu inquiet : « She didn’t try anything, now, right? » Il ne manquerait plus que ça. Très peu probable, cependant. « Oh, and sit down, please, make yourself at home, you know I always forget my manners. »

Tandis qu’il oscille entre ses smoothies, son thé, et les petits gâteaux qu’il présente à Jasper, ce dernier lui demande si tout va bien. Arthur a un léger mouvement de recul à cette question. Il y a bien Clara à laquelle il pense beaucoup récemment. Rien qui ne le rende fondamentalement malheureux – aux dernières nouvelles, tout allait bien pour sa petite sœur. Mais en effet, il y revient suffisamment pour que ça le travaille, le perturbe même un peu. Que Jasper l’ait ressenti est une autre démonstration de son empathie, cependant. Et pour commencer, Arthur feint le déni : « Yeah, nah, I’m good. I’m good. » Il ne trompe personne, cependant. Il a soudain cessé de s’agiter, s’appuyant de ses poings sur l’îlot central de la cuisine ouverte. « I was just thinking - and I promise I’ll drop it and switch back to you in a minute -, ahem, any news of Clara? Have you seen her lately? » Il se racle la gorge. Pour camoufler son embarras, il se retourne, attrapant la théière et deux mugs au vol. « I always worry about her. »

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Dim 12 Juin - 21:55
Ah, so the elevator pervert had a name and it wasn't her first offence. Jasper ne put retenir un bref ricanement devant le portrait que lui dressa son cousin, recouvrant son sérieux lorsqu'Arthur s'inquiéta de savoir si oui ou non, la vieille dame un rien graveleuse s'était contentée de toucher avec les yeux. Oh no, no worries, she just thoroughly checked me out, assura-t-il en s'installant à l'invitation de son cousin. I'd say it was flattering but, really, I felt quite naked which, honestly? Not an experience I'd ever thought I get to live out in an elevator. Or anywhere at his age. Back in college? Probably. Mais c'était une autre époque. Une époque plus douce pour lui peut-être, plus compliquée pour Arthur cela dit. Another life, really.

Distrait par le menu littéralement étalé sous ses yeux — une curiosité naturelle teintée de déformation professionnelle, peut-être — Jasper oublia bien vite la petite dame et ses coups d'œil appuyés dans l'ascenseur pour se focaliser sur son cousin. Rationnellement, il savait parfaitement qu'Arthur n'aurait pas grand mal à se tourner vers lui en cas de besoin mais il préférait ouvrir lui-même cette porte, juste au cas où la tâche paraisse insurmontable pour une raison ou pour une autre. Il avait conscience de ne pas être aussi disponible aujourd'hui qu'il n'avait pu l'être par le passé, entre Caroline, le restaurant et, depuis plus récemment, Lizbeth. Et, après tout, ça ne coûtait rien de réitérer son soutien, même de manière aussi banale. Telling people you cared about them was free, painless and so, so quick. Le nez dans son smoothie, il releva la réponse initiale d'Arthur avec un bref haussement de sourcils, pas certain de sa véracité mais avant qu'il ait pu insisté, l'épineux sujet de sa cousine fit son apparition. Son cœur se serra, comme à chaque fois que le prénom de Clara quittait les lèvres de son frère aîné. Pour tout dire, malgré tout le temps qui s'était écoulé, Jasper n'arrivait toujours pas à imaginer combien il devait être difficile pour son cousin de n'avoir aucun contact avec sa petite sœur. Même si Caleb et lui avaient parfois passé plusieurs mois sans se voir, Jasper n'avait jamais laissé une semaine filer sans appeler son cadet. Jusqu'au bout, ils avaient entretenu cette complicité qui rendait son absence si difficile à vivre. Non, vraiment, il n'imaginait pas comment Arthur pouvait supporter. I know you do, répondit-il doucement avant de s'éclaircir la gorge, reposant son smoothie, she's... she's good. Started a new job, I think and she, well. Obviously, she always worries about you too. Il grimaça en prononçant ses mots. La dernière chose qu'il désirait, c'était bien être la source d'une quelconque pression ou, pire, ajouter à la culpabilité que ressentait sans nul doute Arthur. But really, she's good, great even, reprit-il très vite, tant pour masquer son trouble que mettre en lumière le plus important — que sa cousine allait bien. I've been meaning to see her for a while but it's just been so hectic lately, I haven't figured out when I'll have the time yet. Si quelqu'un ici devait se sentir coupable de quelque chose, c'était bien lui, à force d'utiliser tout son temps libre pour voir Lizbeth.

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Mer 29 Juin - 17:26
[tw: relations familiales difficiles]

De tous les sacrifices d’Arthur ces douze dernières années, abandonner sa petite sœur avait été son unique regret. A dire vrai, le soir où il avait fait ses bagages, il était dans un bien trop mauvais état pour réfléchir de façon lucide aux conséquences de ses actes. Trop désespéré pour trouver des solutions alternatives, aussi. Arthur avait simplement rassemblé trois fringues, un bouquin et quelques objets au hasard dans un sac à dos et pris un bus en direction de New York. Et s’il ne se sent pas coupable d’avoir placé sa santé physique et mentale en priorité, il ne peut s’empêcher de penser régulièrement à la petite sœur qui comptait sur lui, et qu’il avait abandonnée sans un regard ni une explication. Clara pourtant ne l’avait jamais jugée depuis ses yeux d’enfant, même au plus bas de sa forme. Plus d’une décennie plus tard, cela dit, faire un pas vers elle est plus complexe qu’il n’y paraît. Il y a la honte, la gêne, la peur du rejet aussi, ou de ce qu’il va découvrir. Aussi, il est heureux que Jasper ait tacitement accepté de faire le lien entre sa sœur et lui. Arthur n’abuse pas de ce privilège, il est malgré tout conscient que son cousin ne lui doit rien. Mais aujourd’hui, il en ressent le besoin. Et ce qu’il entend le rassure. « Cool, cool, cool. A new job. Good for her. », il marmonne, l’air ailleurs tandis qu’il sert deux tasses de thé et qu’il en tend une à son invité. Choisissant d’ignorer le fait que Clara s’inquiète aussi à son propos, il hoche frénétiquement la tête quelques secondes avant de réaliser qu’il a été complètement happé par ses pensées, et de fait, absent. « Happy she’s doing fine. » Arthur gratifie Jasper d’un sourire sincère. « Thank you. And you don’t need to explain, I mean, you shouldn’t be thrown in the middle of this mess in the first place. You’re kind enough to, to do it even though - and I can’t emphasize it enough - you don’t have to, so…  yeah. Thank you. »

Un peu embarrassé, Arthur se noie quelques instants dans sa tasse de thé. Il se laisse le temps de divaguer un peu pour mieux se recentrer sur le présent et sur ce qui importe : la présence de son cousin, un être qui lui est cher, sous son toit ce matin. Une bénédiction, si vous voulez son avis. Alors lorsqu’il reporte son attention sur ce dernier après un court silence, c’est en étant sûr d’être totalement présent, de corps et d’esprit. « What about you, then? You mentioned it’s been hectic lately. What’s the tea? Is there even any tea? »

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Dim 31 Juil - 14:06
Jasper avait beau avoir assisté à une partie de la tragédie familiale qu'était l'histoire d'Arthur et Clara, et se sentir concerné dans une certaine mesure, il n'en restait pas moins un spectateur extérieur. Certes, il faisait son possible pour alléger les tourments de l'un comme de l'autre — because he loved them, because they were family — mais il y avait des limites à ce qu'il était capable de faire. Partager des nouvelles, d'un côté ou de l'autre, ne signifiait pas pousser l'un ou l'autre de ses cousins à faire le premier pas. Parfois, Jasper se demandait même si ce genre de coups de pouce n'étaient pas en fait des obstacles à de potentielles retrouvailles entre Arthur et Clara. Si, confortés par ce qu'il pouvait leur dire, ils préféraient se complaire dans le silence. Si être mis régulièrement au courant de ce qui pouvait se passer dans leurs vies ne les aidait pas plutôt à se convaincre qu'il était inutile de changer quoi que ce soit à ce statu quo qui durait depuis bien trop longtemps. Peut-être qu'aborder le sujet aurait été judicieux mais Jasper n'était pas au-dessus de l'aise qu'offrait la routine. Et après tout ce qu'avait traversé Arthur, ce dernier méritait bien de prendre tout le temps du monde pour sortir de sa zone de confort. Même si le voir digérer chaque morceau d'information concernant sa jeune sœur et devoir jouer les équilibristes avec ses émotions n'avait rien d'une partie de plaisir pour qui l'aimait. Jasper baissa les yeux sur sa tasse de thé pour lui offrir un semblant d'intimité, ne relevant le nez seulement lorsqu'Arthur reprit la parole, finally getting out of his own head. Le cuisinier s'efforça de conserver une expression neutre, réprimant l'envie de l'interrompre pour le rassurer. Certes, une bonne intention mais il avait appris avec le temps que même les meilleures intentions pouvaient parfois être étouffantes. Et évidemment, il ne désirait absolument pas donner à son cousin l'impression qu'il lui fallait se censurer ou refouler ses sentiments. I know I don't have to, man, dit-il simplement, rendant son sourire à Arthur, you're family and pretty much the only good part of it. Your mess is my mess, plain and simple. Une déclaration qu'il n'aurait certainement pas offert à n'importe qui, même quelqu'un à qui il était apparenté. Un concept intéressant, la famille. Bien sûr, dans le cas d'Arthur, il était question de génétique mais Jasper aimait à penser que ce n'était pas la seule explication. Après tout, il ne pouvait pas se targuer de partager la même complicité avec le reste de ses cousins, loin de là, et il éprouvait pour ses amis les plus proches, Jessica en tête, une affection similaire à celle qu'il portait à Arthur. Une question de choix, finalement, et des bonnes circonstances. The right time, the right place and all that.

Un thème récurrent dans sa vie. Son histoire avec Lizzie aussi relevait du bon timing ou, du moins, leurs retrouvailles. Un développement relativement récent qu'il avait préféré garder pour lui, malgré la fréquence à laquelle ils se retrouvaient, Jess, Arthur et les autres. There's some tea I guess, répondit-il, haussant un sourcil devant la formulation de son cousin, clairement plus au fait de l'argot actuel qu'il ne l'était. I met someone but it's all... well, not that new, I mean, we've known each other a long time but, you know, Ruth. Nul besoin d'entrer dans les détails. L'avantage de compter un membre de sa famille parmi ses amis, c'est qu'il n'était pas nécessaire d'étaler l'histoire de sa vie chaque fois qu'il mentionnait le passé. Anyway, I meant to tell you, it's just weird, you know? I never pictured myself getting into another relationship but it feels right, as fast as it's all happening. Peut-être trop vite, justement, mais il n'avait jamais été aussi certain d'avoir fait le bon choix de toute sa vie. Which had to count for something, right?

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Dim 28 Aoû - 16:46
Pour Arthur, le concept même de famille n’a plus beaucoup de signification. Aux pires instants de son existence, les personnes sur qui il comptait pour se comporter comme telles l’avaient sauvagement laissé tomber, préférant se morfondre sur ce qu’ils avaient bien pu rater dans son éducation. Aujourd’hui, il n’est pas dupe : à la place d’une paire de parents un peu ignorants, plus habitués au train-train d’une vie paisible qu’aux frasques d’un adolescent un peu trop influençable, peut-être bien que lui non plus n’aurait pas eu les bons réflexes. Douze ans après son départ cependant, force est de constater qu’ils n’ont même pas tenté de reprendre contact avec leur fils aîné, et que ce dernier estime – à juste titre ou non – ne pas avoir à faire le premier pas. Quant au fait de le vouloir, n’en parlons même pas. A l’heure qu’il est, les parents Reed doivent probablement se plaindre de façon régulière de leur fils qui a mal tourné et les a abandonnés pour mener la grande vie à New-York. De là à se remettre en question en réfléchissant aux raisons qui l’avaient poussé à couper les ponts, il se pourrait qu’on en soit loin. Du moins, dans l’imaginaire confortable d’Arthur qui préfère la situation comme elle est.

Une famille au sens émotif du terme, Arthur s’en est construit une sur base de celles et ceux qui l’avaient accueilli à bras ouverts malgré les difficultés et les à priori. Jasper en fait partie, unique vestige de sa vie d’avant, seul lien vers cette dernière également. Qu’il prenne sur son temps et son énergie pour jouer au chaînon manquant entre Clara et lui-même touche Arthur bien plus qu’il ne réussit à le verbaliser, et puisque son cousin le rassure à ce sujet, il porte une main sur son cœur et baisse les yeux, sans quitter son sourire. « Same to you, mate. Same to you. », se contente-t-il de répondre, sincèrement.

Arthur ne tient pas particulièrement à s’épancher plus que nécessaire sur la question familiale, aussi, il ne tarde pas à ramener le sujet sur un terrain moins sensible – pour lui, du moins -, à savoir : la vie de son cousin. « Ooooh! », ponctue-t-il les révélations de ce dernier après avoir acquiescé à la mention de Ruth. Les doigts enroulés autour de son mug, le corps d’Arthur se penche de quelques centimètres vers l’avant, comme pour recevoir une confidence encore secrète. S’il y a une chose que le comédien apprécie, ce sont les ragots, surtout ceux qui semblent rendre les gens qu’il aime heureux. Ou s’en rapprocher. « Sounds exciting, though. » Il hausse les épaules, sourire aux lèvres. « And you don’t owe me anything. », précise-t-il malgré tout. « Listen, I’m not an expert in relationships and stuff so I wouldn’t know, but if it feels right, it feels right. » Il prend une pause pour boire une gorgée de thé, puis continue : « Life isn’t meant to be so… so, you know, just go with the flow, man. Follow your guts. » Un conseil qu’il n’avait de cesse d’appliquer et qui ne lui avait pas toujours réussi, soyons francs. Mais était-ce là une raison pour s’empêcher d’agir comme bon nous semble ? « Can I ask who the lucky person is and what they do or is it still too intrusive? »

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Dim 11 Sep - 10:24
Il était prêt à parier que ses parents, sa mère surtout, piqueraient une fameuse colère si ils savaient à quel point Arthur et Jasper étaient proches. Pas que ce dernier s'en cachât particulièrement, loin de là. C'était plutôt que son père et sa mère occupaient une place moins importante dans sa vie que son cousin. Leurs échanges étaient devenus ponctuels avec le temps, performatifs en un sens. Jasper prenait des nouvelles et leur en donnait parce qu'il se sentait obligé de conserver une certaine forme de contact. For Caroline's sake, for Caleb's memory too. Et il avait parfaitement conscience que bon nombre de gens, y compris des personnes dont il appréciait l'opinion, auraient été horrifié d'entendre ça. Ou, en tout cas, perturbés. Parce que ce n'était pas normal, pas conventionnel mais au fil des années, après être arrivé à moults impasses avec ses parents, que ce soit sur sa relation avec Ruth, son avenir professionnel, ses convictions ou l'éducation de sa fille, Jasper avait tout bonnement abandonné. La famille dans laquelle on naissait n'était pas nécessairement celle qu'on méritait. Il avait trouvé celle-ci, avec Arthur, Jess et les autres. Et faire quelques sacrifices pour trouver quelques heures de libre dans ses semaines très chargées pour passer du temps avec eux n'avaient rien d'un sacrifice, comparé à un coup de fil à sa mère ou une visite à Staten Island. Et s'il fallait une preuve supplémentaire, Jasper ne se souvenait pas de s'être senti aussi impuissant en quelconque situation avec ses parents, pas comme il l'était chaque fois qu'il réalisait qu'il ne pouvait pas faire plus pour Arthur et Clara. Et si ça faisait de lui un mauvais fils, tant pis. Il avait accepté cette réalité le jour où son père lui avait fait ses premières remontrances pour avoir tourné le dos au parti républicain. Il préférait largement cette vie, sa vie, avec ses fréquentations scandaleusement socialistes et sa facilité à admettre ses faiblesses comme ses sentiments à celle de l'hypocrisie de l'homme fort et émotionnellement éteint qu'auraient souhaité ses parents.

C'était probablement un peu inapproprié, un peu étrange, de penser à sa mère et son père en cet instant précis. Sans rancœur, sans animosité particulière, simplement avec étonnement. Comme si prendre la mesure de son affection pour Arthur venait avec une certaine surprise de ne pas ressentir la même chose pour les gens qui l'avaient mis au monde. Leur souvenir s'effaça rapidement cependant, remplacé par la chaleur et la certitude qu'il avait les bonnes personnes dans sa vie, Arthur en tête. Good, finit-il par dire après s'être éclaircit la gorge, entravée par l'émotion, because I don't think I'd be great at unrequited affection of any kind, I was born with too many privileges to handle that properly. And, you know, all jokes aside, I do love you, I just wanna see you happy, no matter how you get there. De toute évidence, il n'allait pas quitter son job pour devenir coach de vie mais au moins, Arthur savait qu'il pouvait compter sur son soutien.

Évoquer Lizzie était étonnamment simple. Et, à la réflexion, peut-être que ça n'aurait pas vraiment dû être une surprise. Tout, absolument tout avec elle semblait d'une facilité déconcertante, aussi élémentaire et rapide qu'un bébé poussant un bloc dans le trou de la bonne forme. Évidemment que parler d'elle à ses proches l'était tout autant. La seule chose qui paraissait plus simple, c'était de l'avoir à ses côtés. Il s'abandonna un instant à l'image, son thé suspendu en l'air, un vague sourire aux lèvres. She'd fit in there too, with his friends, he just knew it. It is, murmura-t-il, les paupières papillonnant un instant avant qu'il ne se reconcentre sur Arthur, it is very exciting. Autant qu'un Noël en Juillet, qu'une fête d'anniversaire surprise et qu'une semaine de vacances combinés. No, more than that. C'était inattendu et terrifiant et exaltant et Jasper n'y changerait rien pour tout l'or du monde. Quelques années en arrière, il aurait certainement eu quelques doutes — parce que c'était trop beau pour être vrai, parce que le souvenir de Ruth était encore trop présent dans sa vie, parce qu'il se méfiait de tout et de tout le monde — mais c'était le bon moment, la bonne personne et en parler ne faisait que confirmer cette intime conviction. Il reposa sa tasse sur la table, son sourire s'élargissant sans effort. Nothing intrusive about that, don't worry. She's an old childhood friend, old neighbor actually. Our moms really hoped we'd end up together when we were younger, glissa-t-il avec un bref éclat de rire, not that it matters but it's funny, you know? The timing wasn't on our side then but when I saw Lizzie again, it was just right. Everything with her feels right, honestly. It should freak me the fuck out but whenever I talk to her or, hell, even just think about her, I'm just, I don't know, happy? Il haussa les épaules, conscient d'avoir sans doute l'air d'un crétin béat mais ça n'avait pas d'importance. We got the same job, our kids are almost the same age, we raised them on our own so far, it's just... We clicked, as cliché as it sounds. Mais après tout, les clichés existaient pour une bonne raison.

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Mar 18 Oct - 14:49
Le visage de Jasper lorsqu’il parle de sa relation naissante est si lumineux qu’il en devient contagieux. Arthur écoute son cousin avec attention, le sourire aux lèvres, tandis que ses doigts pianotent sur son mug, et qu’il hoche la tête aux moments opportuns. A dire vrai, toute cette histoire digne d’une comédie romantique le laisse un peu rêveur. Lui-même n’a jamais vraiment connu cela. Pour être franche, il ne s’y est surtout jamais autorisé : il garde encore les stigmates de sa dernière tentative et douze ans plus tard, s’il a cru s’y sentir prêt à plusieurs reprises, il doit bien avouer que ce n’est pas le cas. Pas encore, peut-être même jamais. L’histoire de Jasper a le mérite de le laisser un peu rêveur, cela dit. Il existe donc des histoires exemptes de tout mélodrame, du moins en apparence, naturelles également (toujours en apparence, évidemment, il ne se permettrait pas d’assumer ce qui se trame chez les gens une fois la porte fermée). « It does sound like the plot of a hallmark movie, not gonna lie. I love that for you, though. » Il offre à son cousin une étreinte courte mais intense. « I’m happy if you are. You deserve it, man. » Car voir ses proches heureux n’a pas de prix. Surtout ce proche, l’être humain le plus adorable et méritant qu’Arthur connaisse. Le sourire béat de Jasper réjouit son cousin et il ne se cache pas de l’avouer. Peut-être une conséquence du manque de communication certain de ses géniteurs, surtout lorsqu’il s’agissait de faire des compliments, ou bien son côté impulsif qui parle avant de réfléchir. Toujours est-il que le professeur de théâtre ne se réprime pas. « And I’m looking forward to meeting Lizzie. On your terms, of course. Not pressuring you or anything, you know that. » Il ne se permettrait pas de s’inviter, ni de presser son cousin. S’il se sent aujourd’hui suffisamment confiant et en sécurité pour lui confier ce gros changement dans sa vie, Arthur ne voudrait pas tout gâcher en s’imposant au milieu de son bonheur.

Il boit une gorgée de thé. Dans sa tête, la petite conversation qu’il vient d’avoir se joue en replay. « How’s Caroline, by the way ? », demande-t-il soudain, sautant de sujet en sujet de la façon la plus impromptue qui soit, après s’être remémoré Jasper lui expliquant que sa nouvelle copine avait une fille d’un âge presque similaire. Un classique de sa part, encore une fois.

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Jeu 10 Nov - 20:56
Il avait parfaitement conscience d'avoir l'air d'un imbécile heureux chaque fois qu'il évoquait Lizzie. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles il parlait peu d'elle. Pas parce qu'il avait honte de son sourire béat et du bonheur évident qui se lisait sur son visage, non, mais parce que Jasper savait pertinemment qu'il n'était absolument pas discret. Et tant que c'était encore neuf, encore frais, encore fragile même — il avait beau être sûr de lui, d'elle, d'eux, il n'en restait pas moins prudent — il préférait éviter d'ébruiter la chose, particulièrement dans certains cercles, i.e. au travail. Plus particulièrement, autour d'Alfred. Arthur, cela dit, c'était différent. Arthur était un ami, un membre de sa famille, presque un frère. Et si il y avait bien quelqu'un capable de partager sa joie d'avoir rencontré quelqu'un et d'être heureux pour lui, c'était bien son cousin, même avec un peu de taquinerie. Justifiée, d'ailleurs. Trust me, I know how cliché and cheesy it all sounds, acquiesça-t-il contre l'épaule d'Arthur, ce même sourire réjoui aux lèvres. Viendrait sans doute un jour où les choses seraient moins roses, où Lizzie et lui finiraient par rencontrer quelques problèmes. Parce que c'était normal, humain et que la vie n'était pas faite de hauts harmonieux. Et Jasper le savait, évidemment, mais Ruth et la fin désastreuse de leur relation avaient laissé des traces. Il n'était pas frileux, pas naïf non plus, il préférait simplement vivre cette idylle naissante au jour le jour, conforté par la complicité qu'il partageait avec Lizzie et la facilité avec laquelle leurs quotidiens se fondaient l'un dans l'autre. Cette même facilité qui lui permettait, plus souvent qu'il ne voulait bien l'admettre, de se projeter. De les voir partager petits instants et grands moments, ensemble, en famille, entourés de leurs proches. Et il n'était pas difficile d'imaginer Lizzie au milieu de sa petite bande, loin de là. Soon, I promise. I'll bring her to dinner at some point. Ce qui nécessiterait certainement pas mal d'organisation, en considérant qu'ils avaient tous des emplois du temps chargés. Sans compter que Lizzie et lui ne croulaient pas vraiment sous les soirées libres. Mais ça viendrait, dans un futur proche.

Tout à cette image d'une présentation à ses amis — sa deuxième famille, vraiment — Jasper laissa ses yeux se perdre dans le vague, savourant simplement cet instant de calme. C'était rare, de se retrouver loin du stress du restaurant et du brouhaha presque constant qui régnait chez lui. Pas qu'il aurait changé quoi que ce soit à la vie qu'il menait, thank you very much, mais son job et ses responsabilités de père célibataire ne permettaient pas vraiment de s'échapper régulièrement. Dieu merci, ses proches comprenaient et ces moments avec eux devenaient des havres de paix, si fugaces étaient-ils. Une chance, vraiment. Il s'apprêtait à le faire remarquer lorsqu'Arthur reprit la parole, plein d'une sollicitude qui réchauffa un peu plus le cœur de Jasper. Lorsqu'il s'était retrouvé seul avec sa fille, il avait craint quelques temps de ne pas pouvoir lui apporter toute l'affection dont elle avait besoin. Mais une fois de plus, ses amis avaient dépassé toutes ses espérances. She's good. Great, even, répondit-il avec tendresse, I wasn't sure how she'd react to be honest, even with her vested interest in my love life. I mean, it was one thing for her to tell me I should date and a whole other to actually see me get into a relationship, but she's... she's good with it. Honestly, I'm expecting her to plan a sleepover with Jess and you just so I can go on a date with my girlfriend any day now. Et ce n'était qu'une moitié de blague. Actually, we could use a babysitter or two at some point, reprit-il, faussement innocent, obviously, once Lizzie gets to know the rest of us. I'm sure she's gonna love you. But then again, who wouldn't?

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Lun 19 Déc - 13:46
Partager le bonheur de Jasper quant à sa relation naissante n’avait pas de prix. A cet instant, Arthur se sentait incroyablement heureux, chanceux également que son cousin se soit senti suffisamment en confiance à ses côtés pour lui partager cette confidence. Ce dernier en avait suffisamment bavé pour mériter une histoire dégoulinante de mignoncité, exactement ce que dégageaient les prémices de sa relation avec Lizzie lorsqu’il en parlait, donc. Arthur se rassit et but une gorgée de thé un peu trop sucré pour être raisonnable, ravi à l’idée de rencontrer, un jour, celle qui faisait chavirer le cœur de Jasper. Il hocha la tête en silence et se laissa aller à la rêverie l’espace de quelques instants. Dans sa tête, un menu se dessinait déjà tout doucement, un plan qu’il oublierait probablement aussitôt mais qui lui semblait parfait sur le moment. Il se garda de le partager, cependant, et se contenta d’imaginer une rencontre qui n’aurait peut-être pas lieu avant plusieurs semaines mais qu’il souhaitait déjà parfaite.

Son esprit divagua vers Caroline dont il s’empressa de demander des nouvelles. Dire que le brun aimait les enfants était un euphémisme, et en dehors de ses séances bénévoles dans les centres de réhabilitation, ses classes d’enfants étaient vraiment ses préférées. Ce n’était rien cependant face à l’amour qu’il portait aux enfants de ses proches, qu’il considérait tous un peu comme ses neveux et nièces et qu’il gâtait comme les siens, de plus en plus d’ailleurs au fil du temps qui passait et de la réalisation emprunte de mélancolie qu’il n’en aurait probablement jamais à lui et qu’il lui fallait de fait consacrer son énergie et son amour à ses amis, la famille qu’il s’était choisie.

Arthur accueillit les nouvelles de sa nièce adoptive avec un sourire tendre. L’idée de jouer les babysitter d’un soir avec Jess le ravissait plus que de raison, et il ne se cacha pas d’en faire part à son cousin : « I mean, you know Caroline’s welcome here anytime. I’d love to have her, and I’m sure Jess would be on board as well. With or without a need for babysitting, actually. » Arthur aimait particulièrement les soirées pyjama. Alors si Caroline souhaitait lui rendre visite sans aucune raison un jour, le professeur de théâtre s’en ferait une joie. Il s’empressa cependant d’ajouter : « And, I mean, you know I’m always down for a sleepover so if Lizzie ever trusts me, I’d be happy to watch both kids whilst you guys have a cute night out indeed. » Il sourit, déjà en train d’imaginer, comme à son habitude, ce qu’il pourrait bien planifier pour occuper deux petites filles alors même que l’éventualité n’avait été qu’évoquée sans aucune certitude. « I’m sure we’re all gonna love her too. », ajouta-t-il finalement, avec toute la sincérité du monde.

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