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(jessica) family matters

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Lun 20 Fév - 18:35
Retourner vivre chez ses parents, même pour une courte durée est une horreur. J'ai comme l'impression de devenir enfant, et pourtant, je suis un adulte de trente cinq ans. Oh, ils sont heureux d'avoir un peu de compagnie, je le vois bien, quand ma mère me lance ce genre de commentaires "faire des lasagnes pour trois personnes et pour que ton père critique ma cuisine, non merci! Mais comme tu es là..."  Une attaque directe à mon père, qui en rétorque même pas, qui l'habitude de recevoir ce genre de pics constamment. Ce n'est pas méchant, elle aime juste pointer ses torts indirectement avec le sourire aux lèvres.
Le sentiment que l'on ressent quand on se couche dans la chambre dans laquelle on a grandit après avoir passé une dizaine d'années en dehors de la maison est étrange. Surtout quand la chambre a été modifiée, altérée au fil des années. Les meubles sont les mêmes, mais la déco a changé, et je n'en veux pas à ma mère d'avoir décroché les posters de super héros des murs.

Mes parents étaient sortis à midi, ils avaient été invités à passer leur dimanche chez un couple d'amis à eux, et Sophia, la petite soeur, avait décidé de se joindre à eux. Me voilà donc seul, dans la maison familiale, à me faire à manger à 14 heures 30 parce que pourquoi pas ?
Quand la sonnette de la maison retentit, je me hâte vers la porte d'entrée pour jeter un coup d'œil à travers le judas, petit flashback de quand j'étais petit et que je courrais toujours à la porte pour regardait qui sonnait chez nous. Il s'agit de Jessica, ma première soeur, celle dont je suis le plus proche, celle avec qui je suis en froid depuis quelques mois maintenant. Elle ne sait même pas pour l'inondation dans mon appartement, je n'ose plus rien lui annoncer, traumatisé par la dispute qu'à engendré notre dernière réelle discussion. Pas que ce soit de ma faute, cette fois-ci. Je me pince les lèvres, mes pauvres lèvres qui en ont prit un coup à force de me voir les mordiller dans tous les sens, et ouvre la porte. « Hi. » Je lui fais signe de rentrer, tout d'abord, parce qu'il fait froid dehors et qu'on ne chauffe pas les rues, mais aussi, parce que j'ai mon repas en cours de cuisson dans la cuisine, et que je ne tiens pas à manger des spaghettis trop cuites et des boulettes de viandes cramées. « Mom and dad aren't home, they're at the... um... Duncans, I think ? »

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Dim 26 Fév - 14:35
Jessica est loin d'être une enfant modèle. Loin de là même, malgré ses excellents résultats scolaires quand elle était petite et sa capacité incroyable à ne (presque) jamais se faire choper en train de faire des conneries. Si elle partage avec sa famille une tendance à parler fort - et avec les mains - à donner son avis sur tout et une descente qu'il serait imprudent de remonter à vélo, ils n'en sont pas moins très opposés. Dans leurs centres d'intérêt, leurs modes de vie, leurs opinions politiques. Sur ce point, avoir une fille homosexuelle a quelque peu ouvert les yeux de ses parents, qui ne sont pas tant des bigots que des gens mal informés qui ne posent pas beaucoup de questions. Sa mère s'est même violemment disputée avec une dame de l'église, menaçant de crever des pneus et pire encore, d'après le récit que lui en ont fait ses sœurs. C'est touchant, même si à côté de ça, ils leur arrivent encore de faire des sorties un rien problématiques. Ses petites sœurs ont elles réussi à combiner leur héritage familial avec une position plus progressive sur le monde, dans un tour de passe-passe qui la laisse quelque peu admirative. Son diplôme inachevé d'Oberlin a moins de valeur ici que l'incroyable dextérité sociale de Jen et Sof. Qui elles, rendent visite à leurs parents régulièrement, vont à l'église et sont des filles aimantes et attentionnées. C'est plus facile pour Sophia cela dit, puisqu'elle habite toujours chez eux. Un argument que la plus âgée des trois filles ne sort qu'en cas de défaite imminente et entraîne généralement une toute autre dispute, aussitôt oubliée.

Mais pour une fois, Jessica a fait un effort. Elle a pris le train jusqu'à New Brunswick, réalisant comme à chaque fois qu'il lui faut presque autant de temps pour aller de son appartement à Penn Station que pour aller dans un autre état. Elle a ensuite pris le bus jusqu'à la rue de ses parents en banlieue, son énorme sac-panier contenant tout ce qu'il fallait pour un petit aperitivo, les deux bouteilles de vin blanc aussi, bien sûr. Elle sonne, même si elle a les clés, dans une démonstration de politesse qu'on ne lui retournerait sûrement pas, si sa famille avait la clé de son appartement. Et Andrew lui ouvre la porte.

Une expression de confusion et un fond de colère, plus par réflexe qu'autre chose, se lit sur son visage. Si quelqu'un est encore moins dévoué à ses parents qu'elle dans la fratrie, c'est bien Drew. Trop occupé par sa petite carrière de connard capitaliste pour s'inquiéter de sa famille, comme elle l'a appris récemment. Et elle a plus ou moins digéré la nouvelle, visiblement. Il l'invite à entrer et elle sent une odeur familière, suggérant que Drew se prépare un plat de pâtes au milieu de l'après-midi. «Hi. » réplique-t-elle enfin, le suivant à la cuisine, où elle commence à ranger ses courses dans le frigo. Elle ne peut rester dans le silence bien longtemps et reprend donc la parole. « Is Sof around? And more importantly, why the fuck are you making spaghetti in our family home at 2PM on a Sunday? » Plissant un peu le nez, elle ajoute d'un ton plus petty que nécessaire « And yeah, I figured they wouldn't be here, they're almost never home after church, that's why I came now to prepare a little something for when they come back and hang out with our darling little sister. » Car même si elle est peu présente, elle connaît les habitudes parentales, elle.

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Dim 26 Mar - 17:41
tw : anxiété, crise de nerf

Quoi ? Si je m'attendais à devoir faire face à des retrouvailles avec Jess aujourd'hui ? Bien sûr que non, je ne savais même pas qu'elle avait l'habitude de passer le dimanche chez nos parents alors qu'ils étaient à l'Eglise, elle me l'apprend à l'instant. Alors que j'ajoute un peu de basilic frais à ma sauce tomate, j'ai l'impression de me faire agresser par les mots et le ton brutal qu'emploie ma sœur. Je hoche un peu la tête, tentant de rester stoïque face à la situation. La vérité, c'est que ce froid entre nous me pèse plus que tout depuis que notre dispute a éclatée. Jess est la personne de ma famille avec laquelle j'ai le plus de contact, elle est plus qu'une sœur, elle est comme une amie pour moi. Quand quelque chose se passe dans ma vie, d'habitude, la seule personne de ma famille que je pense à notifier c'est elle. Quand j'ai besoin d'aide ou d'un avis, c'est toujours vers Jess que je me tourne. On ne s'était jamais vraiment engueulé. Pas comme ça en tout cas. Rien de grave, rien comme cette-fois-ci. « She's with Mom and Dad at the Duncans. » Je me tourne vers ma sœur, et soupire en m'appuyant contre le plan de travail derrière moi. « There was a flooding in my building due to plombing problems. » Les bras croisés, je hausse les épaules comme pour lui faire croire que ça ne me dérange pas plus que ça. « Some walls were damaged, the floor as well. Some of my devices blew, it was a marvellous surprise one evening after work. But the insurance and the landlord are taking care of things. In the meantime... » Je m'empresse d'aller ouvrir la porte du réfrégirateur pour me sortir une canette de coca et en tendre une à ma sœur. « Mom and dad asked me if I wanted to crash here. » Je repose enfin mes yeux sur ma soeur, après qu'ils aient finis de se balader sur chaque objet dans la pièce et lui adresse un triste sourire. Un sourire qui veut dire "please be nice to me i'm having a bad time". Elle me manque ma sœur, elle me manque plus que tout. Mais un bruit derrière moi attire mon attention, un bruit qui semble provenir de la casserole contenant mes spaghetti. L'eau bouillante a moussé et monté, elle déborde de la casserole. Je me dépêche de baisser le feu avant de me rendre compte de l'heure qu'il est. Shit !! Why haven't I... » Et je m'empresse de faire égoûter mes pâtes, qui ont déjà cuit trois minutes de trop pour être al dente. Mais je ne les mange que al dente, mes pâtes, alors je tape du poing sur le plan de travail. Mon visage est chaud, et Jess doit voir une veine qui cogne sur ma tempe. Ces derniers temps, tout prend des proportions énormes dans ma tête, et mal gérer la cuisson de mes pâtes me donne l'impression d'être ...such a stupid a-hole. » je marmonne en éteignant la gazinère. don't even know how to cook pasta right. » Le coeur battant trop vide, je m'assois avec mon plat de pâtes trop cuites à la table de la cuisine, sans regarder ma sœur de nouveau, comme si j'avais peur d'elle et de son jugement.

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Jeu 6 Avr - 16:35
If holding a grudge was an Olympic sport, les Doyle pourraient prétendre à l'or. Même si la plupart des disputes disparaissent aussi vite qu'elles éclatent, ils savent avoir la rancune tenace quand il faut. Et surtout quand il ne faut pas, si on est honnête. Que ce soit Sof et Jen qui ressortent encore le type que l'une a piqué à l'autre au lycée ou Drew et Jess qui débattent encore de leurs SAT scores, c'est une famille qui aime la compétition plus ou moins amicale et ressortir de vieux dossiers. Et si c'est souvent bon enfant, ça peut vite déraper en quelque chose de plus vicieux quand les émotions montent. Et dans ce clan irlando-italien du New Jersey, elles montent vite. Autant dire que le cœur de Jessica n'est pas exactement à l'apaisement et à la compréhension quand elle voit la silhouette de son frère dans la cuisine, plus gringalet que la dernière fois qu'elle la vu, on dirait. Ugh.

Il lui explique brièvement l'absence de Sophia, qui a pour une raison obscure décidé de passer son dimanche après-midi devant un match de football ou de baseball, à écouter leur père râler et leur mère cancaner. Bon, pour sa défense, elle ne l'avait pas prévenue qu'elle passerait. Mais quand même, étonnant. Son frère s'attaque ensuite au véritable mystère, c'est à dire sa présence ici. Et en entendant le récit de ce petit désastre, une part de son esprit ne peut s'empêcher de penser que c'est une forme de karma. A retardement peut-être, mais il y a une certaine justice cosmique à forcer cet homme carriériste dans sa chambre d'ado, pile quand il a décidé de se conduire comme un semblant d'homme décent. L'univers fonctionne de façon mystérieuse et ça a un petit quelque chose de satisfaisant.

La brune saisit donc la canette que lui tend Andrew avec une ombre de sourire, s'apprêtant à le houspiller un peu avant d'entrer dans une conversation un peu plus douce. Car, si le cosmos s'occupe de lui régler son compte, elle peut faire preuve d'un petit peu d'indulgence. Après tout, même si elle est dans son droit d'être en colère et trop fière pour l'admettre, son frère lui manque. C'est avec lui qu'elle partage ses frustrations, qu'elle peut parler des aberrations qui se produisent à New Brunswick en toute liberté, qui la comprend. C'est le seul qui, non sans une bonne dose d'explications, a compris pourquoi elle a abandonné l'université si près du but. C'est le seul qui a compris pourquoi elle est revenue à New-York. Qui a compris pourquoi elle était partie en premier lieu. Ils sont les moutons noirs de cette famille pas très académicienne, incroyablement sociable et chaleureuse, croyante et optimiste. Ils se comprennent. Mais il a fallu qu'Andrew fasse l'incompréhensible. Il y a plein de choses qu'elle aurait pu pardonner. Mais pas ça. Pas si facilement.

Mais elle n'a pas le temps de plaisanter sur la déco de sa chambre ou lui demander s'il a croisé son bully - un bien grand mot pour un morveux qui aimait lui piquer son goûter, jusqu'à ce que Jess lui en colle une - de l'école primaire au supermarché. Un bruit caractéristique d'eau qui déborde se fait entendre et son frère est animé par une soudaine panique. La journaliste s'apprête à sortir son italien bancal pour le rappeler à l'ordre, mais elle se ravise, le voyant taper du poing et monter brusquement en pression, littéralement pour un plat de pâtes. Elle le connaît son frère, elle le comprend. Elle reconnaît ce comportement, ces mots de dépréciation de soi, ça faisait un moment qu'elle ne les avait pas vu. Et malgré toute sa rancœur, malgré le fait qu'elle ne soit pas certaine de lui avoir totalement pardonné - de le pouvoir - elle s'avance doucement vers lui, abandonnant sa cannette sur le plan de travail.

Comme quand ils étaient petits, Jess s'approche derrière sa chaise. Mais au lieu de le pousser ou de mettre du désordre dans ses cheveux, elle passe ses bras autour de lui et pose son menton sur son épaule. « Hey, it's gonna be okay. Talk to me Drew, I'm here now. » Peut-être qu'elle ne peut pas franchir le dernier pas, mais elle peut écouter. Elle peut reprendre son rôle de sœur, au moins pour aujourd'hui et peut-être pour de bon.

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Mer 19 Avr - 12:37
tw : anxiété, mention d'anxiété sociale, déprécation de soi

Je m'étais bien rendu compte que it was back. L'ombre qui m'avait suivit quand j'étais en études supérieure, l'ombre qui m'empêchait de dormir la nuit, qui me forçait à overthink chaque action de chaque moment de ma vie. L'ombre qui prend un malin plaisir à me rappeler les mauvaises choses que j'ai faite, à me rappeler et à grossir chaque défaut de ma personnalité. Mais avant que cette casserole ne déborde, je ne m'étais pas rendu compte de l'ampleur de la chose. Je pensais que si je ne dormais plus, c'était parce que je me retrouvais dans ma vieille chambre d'ado. Que si l'ombre ne s'arrêtait pas de crier dans ma tête, c'était juste les regrets que je ressens depuis que je meurs d'envie d'entendre Roxanne m'appeler "papa".

Et la solitude n'a pas aidé mon cas. En temps normal, quand ça ne va pas, je sais que je peux compter sur Jess parce qu'en un coup de téléphone elle trouvera les mots pour me tirer vers le haut. Parce que normalement, c'est ça, ma relation avec ma soeur. On s'aide, on se comprend, et on est toujours là l'un pour l'autre. Mais comme je n'avais pas envie de rajouter de l'huile sur le feu, je n'ai pas su ravalé ma fierté pour lui tenter de lui parler. Et de toute façon, je n'aurais même pas su lui envoyer un appel à l'aide, puisque je ne pensais pas que je me trouvais déjà dans cet état là.

Jess, me connaissant bien, s'en rend vite compte en voyant mes réaction face à ce problème qui n'en est pas vraiment un. Et alors que j'ai l'impression de sentir mon sang avancer beaucoup trop vite dans mes veines, je secoue vivement la tête, les yeux fermés si forts que j'ai probablement l'air d'un enfant, de l'enfant qui a grandit dans cette maison, d'ailleurs. « No it's not ! How can it be okay ?! Look at me ! » Les poings fermés, je les frappe contre la table, c'était censé être léger mais le bruit des couverts se claquant l'un contre l'autre indiquent que je n'ai pas mesuré ma force. « I'm a 35 years old loser, who's gonna spend his birthday alone in a few weeks, cause he's got no one. I don't have friends, I don't have a family of my own, I don't have a girlfriend, the only thing I had was you and I managed to push you away ! Nothing's okay, Jess. And I can't even complain about anything because it's all my fault, I know it. I'm a fucking loser who doesn't know how to talk to people, who wasn't even there to see his daughter's firsts and I... » I fucking hate myself, je n'arrive à finir ma phrase que dans ma tête, impossible de prononcer ces mots à voix haute. Je prends une grande inspiration, parce qu'il y a tant de chose que j'aimerais dire et exprimer, mais j'en suis incapable. « And this appartement thing is literaly the icing on the cake, and now I'm stuck here, and I love our parents and Soph -even though she can be a pain in the ass- but I... I can't deal with it. I don't know if it's because I'm stuck in my old room and now everything I felt back then is coming back to me and more or if... I don't know. » Tout ce que je sais c'est que ça ne m'a probablement pas aidé.
La pauvre Jess était venu rendre visite à sa famille et se retrouve à devoir me gérer en pleine crise de nerfs. « L'univers est bien fait, hein. » Je finis par lâcher avec un ton presque plus calme que tout ce que je viens de déblatérer. J'ouvre les yeux et avec un sourire jaune, je poursuis le fil de ma pensée. « I've been the king of jerks and now, I'm getting what I deserve. Et si c'est le cas, c'est probablement que le début. 'Cause I deserve so much more bullshit than this, right ? »

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Mar 25 Avr - 22:31
S'il y a une chose que Jessica Doyle déteste en ce bas monde, c'est qu'on lui force la main pour qu'elle éprouve de la compassion envers les riches hommes blancs qui font de cette planète un enfer au bord de l'implosion. C'est pour ça qu'elle ne regarde pas Succession et n'aime pas les vidéos de militaires qui retrouvent leurs chiens qui inondent les réseaux sociaux. Mais évidemment, quand il s'agit de personnes tangibles, de son propre frère qui plus est, cette considération est bien loin. Elle lui en a voulu pendant des semaines, à raison. Il a baissé dans son estime et elle a remis en question les fondements de leur relation. Parce qu'Andrew n'est pas juste son frère. C'est son meilleur ami, celui qu'elle a appelé en pleurant quand les nuits étaient trop solitaires à Oberlin. A qui elle a raconté ses dates les plus foireux, qui l'a aidée à financer sa phase de documentariste.

Alors, malgré toute sa mauvaise foi et sa colère du juste, elle serre son frère un peu plus fort contre elle. La posture est un peu inconfortable, mais elle le laisse vider son sac, se demandant depuis combien de temps son anxiété monte en flèche sans que personne ne s'en soit rendu compte. Parce que malgré tout leur amour, leurs parents n'ont jamais vraiment compris que leurs enfants puissent avoir de vrais troubles mentaux. Pour eux, psy veut dire fou et ils ne conçoivent absolument pas qu'eux-mêmes puissent éventuellement avoir transmis deux, trois trucs à leur progéniture. Sof et Jen sont sans doute un peu plus au fait, mais pas assez pour imaginer que ça arrive à leur frère. Et puis, le propre d'une fratrie de quatre, c'est qu'elle se compose de deux duos et les clans sont très clairs chez les Doyle. Mais Jess a abandonné son équipe et son coéquipier a traversé l'épreuve sans elle.

Pas qu'il ai entièrement tort. Il a plus que fait une erreur. Il a sévèrement chié dans la colle, pour rester polie. Est-ce qu'il mérite pour autant de continuer à se torturer l'esprit en fixant un poster de Spiderman dans un lit trop petit tous les soirs? Peut-être pas. Pendant quelques instants, la brune reste là, la tête nichée dans l'épaule de son frère, respirant lentement pour l'encourager à caler son souffle sur le sien et le calmer un peu, au moins physiquement. Finalement, elle embrasse doucement sa tempe puis tire une chaise pour s'assoir à ses côtés, une main toujours fermement sur son bras. « First of all, you've always been a loser, so I don't know why you're so surprised. » Un mince sourire aux lèvres, elle lui donne un petit coup de pieds sur la table, comme quand elle l'emmerdait pendant les repas de famille. Si elle a décidé d'arrêter d'être têtue, ça ne veut pas pour autant dire qu'elle va pouvoir s'exprimer sans une façade d'humour et une once de bullying. Ils restent après tout dysfonctionnels, ça n'a rien de nouveau.

« But you've never been alone. And you'll never be. Someone's gotta take care of your sorry ass and I couldn't possibly put that burden on anyone else, so, I guess I'll do it. » Elle s'agite un peu sur sa chaise, se préparant à un élan de sincérité, toujours difficile. « Listen. You fucked up. You know that. Beating yourself up about it for another month isn't gonna change that. And maybe I've been harsh on you, not that you didn't deserve it. » Sentant qu'elle s'éloigne de l'objectif, Jess toussote un peu et reprend. « Anyway, point is, I love you, you absolute dickhead. And my roommate left and you can come live with me until your apartment is fixed, if you want. I do live in Queens so, you know, you might be closer to Manhattan here. But yeah, my door is always open or whatever. » Elle soupire finalement et ne peut s'empêcher d'ajouter « You are such a big baby, like, you seriously came and hid all the way out here rather than call me and say "sorry I was a huge asshole, I'll work on making things better"? That's actually insane. » Puis, peinant toujours à trouver la balance entre son mécanisme de défense et son ressenti sincère, elle termine. « Listen, I know it sucks balls. But all you can do is work through it. And I guess I'll help you. I kinda missed your dumb face. » Jessica finit par se lever pour retourner chercher sa canette de Coca, ayant du mal à soutenir le regard aussi angoissé que triste de son frère et mal à l'aise d'avoir fait le premier pas, dans une démarche peu caractéristique qui ne fait pas du bien à son ego.

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