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Lindannley - In our family portrait we look pretty happy

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Sam 8 Avr - 14:53
Wes ne savait pas grand-chose du mariage et des divers protocoles qu’un tel projet impliquait. Mais le peu de connaissances qu’il possédait (acquis en regardant des films, tel l’adulte dysfonctionnel qu’il était) lui indiquait qu’il lui était temps de présenter sa petite amie à ses parents. Comme l’annonce revêtait un caractère bien trop important pour qu’il la fasse par téléphone, il avait embarqué pour Chicago avec Anneke, sur l’épaule de qui il s'était assoupi durant les deux heures de vol. Depuis qu'ils étaient fiancés, il ne la quittait plus d'une semelle – un comportement affectif qui rendait son psy dubitatif, mais comme son patient rayonnait, le spécialiste fermait les yeux.

Le côté sale gosse de Wesley l’avait poussé à garder une surprise totale : il avait caché à Linda, sa mère, qu’il viendrait accompagné. Ça n'était pas son idée la plus brillante, pas la plus mature, pourtant il ne s'attendait pas à ce que la situation prenne de telles propositions. En ouvrant la porte et entendant Wes déclarer, le plus naturellement du monde, “hi mom, this is Ann, my fiancee”, Linda avait manqué de se décrocher la mâchoire. Tout ce qu’elle avait trouvé à glapir était “mais… je n’ai préparé qu’un lit ?”, une remarque que Wes avait fait semblant de ne pas entendre, trop satisfait de son effet de surprise pour prêter attention à l'inquiétude de sa mère vis-à-vis des mœurs de son fils. Un peu plus tard dans la journée, il lui avait ri au nez quand elle s’était mis en tête de faire le lit de la chambre d’amis.

Trop occupé à nager dans le bonheur et à se pâmer devant chacun des clignements d’yeux d’Anneke, le musicien n’avait pas vraiment réalisé que l’atmosphère était pesante. Enfin si, il le sentait, mais chacune des ses visites à Chicago se déroulait dans le même type d’ambiance. Disons qu'il était habitué. Que les sous-entendus de Linda glissaient sur lui sans s'accrocher, comme une goutte d'eau sur les plumes d'un canard. Ce qu'il n'avait pas anticipé, en revanche, c'est qu'elle ose s'en prendre à Ann.

Ce matin, en se réveillant dans les bras de sa copine, il avait constaté ses traits tirés. Quelque chose la préoccupait, il aurait pu le jurer rien qu'en observant les petites ridules de contrariété sur son front. Il s'était inquiété et c'est là qu'Ann lui avait avoué les crasses de Linda. Instantanément réveillé, il avait bondi du lit et tourné en rond pendant de longues minutes, fulminant. Puis il avait décidé de la confronter, non sans un dernier baiser déposé sur les lèvres de sa fiancée, pour lui signifier qu'elle n'y était pour rien et qu'il était de son côté. À lui, Linda pouvait faire toutes les remontrances du monde. Sur son look, sur sa musique, sur sa tendance à être insolent envers elle… Passe encore. Mais qu'elle se permette la même chose avec la femme de sa vie, ça… Wes en brûlait de colère. Ann ne méritait pas ça, elle s'était présentée à Chicago avec toute la bonne volonté du monde, tout le désir d'être appréciée de l'univers : elle était parfaite, comme d'habitude. Et même si elle ne l'avait pas été, le simple fait que Wes en soit fou amoureux aurait dû empêcher sa mère de s'attaquer à elle. C'est vrai, quel était son problème ? Son aîné était sur le point de se marier. N'était-ce pas le truc le plus conventionnel du monde, soit exactement ce à quoi aspirait Linda pour ses enfants ? Alors pourquoi tirait-elle cette tête ? Qu'avait-elle à lui reprocher, encore ?

Il dévala l'escalier qui menait jusqu'au salon et se posta dans l'encadrement de la porte, en face de Linda qui lisait paisiblement dans son canapé. Il l'interpella : « Hey, mom, can we talk ? » Il lutta pour ne pas laisser exploser sa colère et croisa les bras pour cacher ses mains tremblantes. Comme s'il n'était au courant de rien, s'enquit innocemment : « Ann is great, isn't she ? » Mais le brun ne parvint pas à jouer l'ignorance plus longtemps. Il dévisagea sa mère, hautement agacé par son air calme, alors que dans sa tête à lui, c'était la tempête. « She told me about what you said to her. Why did you do that ? » Qu'essayait-elle de faire ? De semer la discorde entre Ann et Wes ? De ruiner son bonheur, qu'il affichait ostensiblement depuis qu'il était arrivé à Chicago ? Ne pouvait-elle pas se réjouir pour lui, comme toute maman normalement constituée ? « That was just so... Mean and dismissive and unfair. She tried so hard to make a good impression on you ! » Car Wes savait pertinemment qu'Ann n'aurait jamais fourni autant d'efforts si Linda n'avait pas fait partie de sa famille. Qu'elle se donnait du mal pour lui, pour le rendre heureux, mais visiblement, on ne pouvait pas encore autant de sa propre mère.

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Lun 17 Avr - 14:22
POST PNJ
LINDA DAVIS
65 ans x bigotte en apparence mais divorcée et remariée malgré tout - reine du gaslight
Linda est la mère de Wes, son fils aîné qu'elle n'a jamais compris, n'a jamais essayé de comprendre, et se complaît à dire à qui veut l'entendre que c'est lui qui n'a jamais fait le moindre effort. Elle aime son fils de tout son coeur, mais son mode de vie lui est parfaitement inconnu, et elle ne préfère même pas savoir, à vrai dire. Alors, quand son marginal de fils se pointe à sa porte avec celle qu'il lui présente comme sa fiancée, la pauvre Linda en est bien déstabilisée...


Paisiblement, Linda feuilletait la biographie du prince Harry, attendant que les troupes se réveillent. La sexagénaire n’avait plus l’habitude de partager sa maison autrefois bien remplie. Elle était encore plus déstabilisée lorsqu’il s’agissait de son fils aîné, cependant. Le garçon avait un mode de vie quelque peu étrange. Il faisait du rock, ou du moins fut un temps, Dieu seul savait ce qu’il faisait pour gagner sa vie à l’heure actuelle. A une époque, il lui était impossible de l’avoir au téléphone du même endroit deux jours d’affilée. Il jouait des concerts, disait-il, il n’avait pas le temps de lui parler, il la rappellerait plus tard. Il ne rappelait jamais, du moins pas en dehors de la contrainte. Avec le temps, ses appels s’étaient espacés. Ses visites à Chicago s’étaient faites de plus en plus rares également, et Linda avait tout simplement laissé couler. Il reviendrait lorsque l’envie l’en prendrait, rien ne servait de se faire du mal à forcer une relation qu’il n’avait de toute évidence aucune envie de partager, aussi se contentait-elle de profiter du temps qu’il lui accordait, quand bien même ils ne se comprenaient plus depuis longtemps. Dernière Wesleyade en date : pas plus tard que la veille, lorsqu’il avait débarqué accompagné à la porte de sa mère, par une jeune femme qu’il n’avait même pas présentée comme sa petite amie, non, il semblait qu’ils avaient carrément dépassé ce stade et qu’ils préparaient leur mariage. Déstabilisée, Linda n’avait pu cacher son trouble : elle n'avait pourtant préparé qu’un lit, elle n’avait pas prévu assez de viande pour le repas du soir, et cette jeune femme lui semblait bien mignonne, mais qui était-elle pour se permettre de passer la bague au doigt de son fils alors qu’aucun d’entre eux ne l’avait concertée au préalable ? Où étaient les parents de cette demoiselle, d’ailleurs ? Bref, toute cette histoire perturbait bien la sexagénaire qui n’avançait de fait pas beaucoup dans sa lecture.

Vers une heure raisonnable, elle entendit du bruit et leva les yeux vers la voix qui l’interpellait – celle de Wesley qui se tenait devant elle, les bras croisés. Il était tôt. Peut-être cette histoire de mariage l’avait-il mené vers un mode de vie plus sain ? Qu’en savait-elle, finalement ? Elle accueillit son fils avec un sourire tendre. « Good morning sweetheart. », piailla-t-elle de sa voix douce en posant son livre sur la table basse, acceptant d’un signe de tête la conversation que Wesley proposait. Un charmant conférencier lui avait un jour appris que s’adresser à ses interlocuteurs avec un volume trop fort pourrait déranger leur paix intérieure et causer des tensions et de l’inconfort dans la conversation. Depuis, elle s’appliquait à s’exprimer le plus posément possible. D’autant que son fils lui semblait un peu à cran ce matin, lui qu’elle n’avait pourtant pas vu autant rayonner depuis environ vingt ans – quand il avait été accepté à la Juilliard avec ses rêves de gloire que Linda aurait préféré qu’il concrétise autrement. Un effet de cette jeune femme qu’il avait emmenée avec lui sans la prévenir, probablement. Cette Ann (Annick ? La sexagénaire n’avait pas bien retenu, un prénom étranger, de quelque part en Europe, aussi étrange cela lui avait-il semblé au premier abord) n’était pas vilaine, loin de là, et elle avait pour elle qu’elle dévorait son fils du regard à chaque fois qu’elle posait les yeux sur lui. Bref, elle ne voulait pas de détails sur leur mode de vie à tous les deux, mais il ne faisait aucun doute qu’elle était très amoureuse de son petit Wesley, et que s’ils n’avaient pas tous les deux quarante ans, Linda aurait pu trouver cela très mignon. Mais que voulez-vous ? Son fils fonctionnait d’une manière bien étrange depuis toujours, il aurait été miraculeux qu’il se trouve une petite femme mieux lotie que lui.

En parlant de cette Annette, d’ailleurs, son fils cracha le morceau : il profitait de son absence pour s’inquiéter de l’impression qu’elle avait fait à sa mère. Oh, elle aurait beaucoup de choses à dire, à commencer par le fait qu’elle n’était même pas au courant de son existence la veille et qu’il était de fait peut-être un peu tôt pour avoir une opinion à son sujet, ou même pour se marier avec une jeune femme qui portait des Dr Martens en guise de chaussures habillées, et qu’en parlant de mariage, elle n’était probablement pas baptisée, probablement même pas catholique, et qu’il allait falloir s’en inquiéter avec le pasteur avant qu’on ne leur refuse le droit de se marier tout court. Mais Linda avait appris à profiter de la présence rare de sa progéniture et à garder le silence lorsqu’il le fallait pour maintenir une paix toute relative lors de ses visites annuelles à Chicago. Alors, elle opta pour la neutralité : « She’s quite the woman indeed. Very nice girl, I have to admit. » Elle sourit par-dessus ses lunettes. Elle ne put ignorer plus longtemps les signaux d’alarmes que Wesley lui envoyait, cependant. Linda avait bien remarqué sa manière de croiser les bras, la noirceur dans son regard. La même qu’il lui avait servie bien des fois avant d’exploser. Quelque chose n’allait pas, et elle doutait que son envie soudaine de discussion avant onze heures du matin et deux cafés soit une démarche aussi innocente qu’il voulait qu’elle en ait l’air. « You seem all tensed up, Wesley, are you sure you’re alright ? Come here, sit down, at least. »

Et comme si elle avait appuyé sur un bouton, son fils se mit à vomir ses reproches. Le visage de Linda se ferma et elle croisa les mains sur ses jambes, ses lèvres se pincèrent en une moue ennuyée. Qu’avait-elle bien pu dire à cette pauvre Hannah pour justifier une telle colère de la part de Wesley ? La sexagénaire n’en savait rien. Elle s’était comportée de manière aussi charmante que d’habitude, pourtant ! Elle avait même réprimé ses commentaires lorsqu’elle avait appris qu’ils dormiraient dans le même lit, et avait été très élogieuse au sujet des petits bijoux que sa future belle-fille arborait au milieu de ses petites tresses ! Alors, elle attendit que l’orage passe. Et lorsqu’il fut clair que Wesley avait terminé, Linda ouvrit la bouche (sa langue claqua au passage sur son palais, une vilaine manie qu’elle ne réalisait même pas et qui avait le don de lui donner un air agacé), puis la referma. La rouvrit à nouveau, puis la referma, rassemblant ses pensées pour éviter un éclat de voix indésirable – rappelez-vous, la voix douce et posée, le trouble de la paix et compagnie. Enfin, après avoir pesé ses mots, Linda déclara, aussi posée qu’il en était possible : « Oh, sweetie, I’m so, so sorry your girlfriend felt that way. I had no intention to cause any kind of distress to any of you, you know that. » Peut-être que faire dans le gaslight n’était pas la meilleure idée de Linda. Mais qu’en savait-elle ? Elle renchérit donc : « What did I say to her exactly ? Because she probably took it all wrong, Wesley, that’s all. I can sorti this out with her, there’s no need to point the finger. » Avant même de recevoir une réponse cependant, elle se justifia, coupant ainsi la parole à son fils : « You know what, maybe we started off on the wrong foot with Hannah. Think about your poor mother, Wesley ! I had no idea you even had a girlfriend and out of the blue you show up at my door introducing me to your wife-to-be ? It’s only normal to feel taken aback by such an announcement. »

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Jeu 4 Mai - 23:25
Lorsque son fils l’enjoignit à donner son avis sur sa fiancée, Linda choisit la technique du pieu mensonge – aussi appelée hypocrisie, un art qu’elle maîtrisait parfaitement, en sa qualité de reine des faux-culs. « She’s much more than a nice girl. » Wes n’en attendait pas moins d’elle. Malgré tout, ça ne manqua pas de l’irriter. Parce qu’il n’était pas dupe, il connaissait l’air poli et pincé qu’elle empruntait en présence d’Ann. Il savait ce qu’il signifiait : rien de bon, quelque chose du genre “je juge chaque mouvement de cette personne mais je n’en dis rien car mes bonnes manières de grande dame m’en empêchent”. Quand Linda lui fit remarquer sa crispation, il rétorqua, dans une inspiration agacée : « Don’t… Don’t do your fake peaceful attitude or whatever with me ! » Rien ne l'énervait plus que la voix mielleuse de sa mère (à la décharge de Linda, Wes était déjà furieux, elle aurait donc pu choisir n’importe quelle intonation, il aurait explosé de la même façon.) Cette dernière lui demanda de s’asseoir et, par pur esprit de contradiction, il mit un point d’honneur à rester debout. De toute manière, il était trop nerveux pour se tenir immobile sur une chaise.

Sweetheart, sweetie, tous ces surnoms l’agaçaient. Aux dernières nouvelles, il avait quarante ans et non quatre. Et puis ça le rendait fou que sa mère tente de mimer une complicité qu’ils ne partageaient – de tout évidence – pas. La preuve, elle utilisait son prénom complet, Wesley, alors que tout le monde l’appelait Wes depuis belle lurette. Tous ces petits détails n’arrangèrent pas l’humeur du bassiste, déjà loin d’être au beau fixe. Car, rappelons-le, sa mère avait fait exprès de mettre Ann mal à l’aise. Contrairement à ce qu’elle tentait de lui faire croire en cet instant-même, Linda n’était pas stupide, elle mesurait très bien le poids de ses mots. Elle était tellement dans le contrôle qu’elle ne pouvait tout simplement pas avoir laissé échapper, par inadvertance, une phrase maladroite. « Oh come on, arrête de jouer à l'innocente, tu ne dis jamais rien sans avoir une idée derrière la tête. » De toute évidence, Anneke ne trouvait pas grâce à ses yeux et elle le faisait comprendre par des moyens détournés. Allez savoir pourquoi… Oui, bon, d’accord, peut-être que la visite surprise de sa fiancée expliquait en partie la réaction de Linda. Mais Wes avait du mal à saisir ce qu’il avait fait de si grave : il s’était pointé avec l’annonce de ses fiançailles, une annonce certes inopinée, mais ça n’en restait pas moins une bonne nouvelle ! « Tu ne te souviens plus, bien sûr. Pas de problème, je vais te rafraîchir la mémoire. », siffla-t-il quand Linda feignit d'ignorer ce qu’il lui reprochait. Il commença par élever la voix, avant de baisser d’un ton, pour éviter que sa future femme l’entende depuis l’étage. « Pourquoi t’as autant insisté sur le fait qu’elle n’a pas de diplômes ? Tu te fies vraiment à ça pour mesurer la valeur de quelqu’un ? Are you that kind of snobby, intolerant person now ? Fuck, she's smarter than most of your colleagues ! She’s bold, hard-working, gifted, multi-skilled, she’s an activist, she really is a gem, but you don't even care ‘cause you’re focused on your stupid principles. » Wes renifla avec dédain. Que sa mère ne soit pas capable d’apprécier sa petite amie à sa juste valeur le décevait énormément.

Surtout, il craignait que les allusions de Linda provoquent chez sa copine une baisse d’estime d’elle-même. Ann trimait toujours pour éloigner le spectre de la dépression. Le musicien était bien placé pour savoir que la moindre pique pouvait encore déclencher des jours de morosité. Sauf que là, on ne parlait pas que d’une petite pique. Cette fois-ci, Wes chuchota presque : « Did you really need to tell her about her mother ? For fuck’s sake, mom, that was cruel ! » Sujet délicat s’il en est, la jeune femme évitait de l’évoquer autant que possible, y compris avec lui, alors qu’ils partageaient tout. Penser à ce qu’Ann avait dû ressentir lorsque Linda avait mis les pieds dans le plat lui donnait envie de courir à l’étage pour aller enlacer sa fiancée. Au lieu de ça, il s’emporta : « And she’s called Anneke, not Hannah, Jesus fucking Christ ! » Vous l’aurez deviné, Wes se faisait un malin plaisir de ponctuer ses phrases de jurons. Il jubilait toujours autant à l’idée de coller la honte à sa mère avec un comportement inadapté. Autant dire que blasphémer lui procurait une satisfaction hors du commun.

Wes inspira et fit quelques pas dans le salon, tandis que Linda jouait les victimes (Think about your poor mother, Wesley !) La déco était toujours aussi moche et ça lui fit plaisir de penser que sa mère n’avait aucun goût. Quand elle eut fini son petit laïus, il se figea sur place. « Maybe if you checked on me more often you would have known I was engaged. » C’était méchant de sa part, après tout il ne répondait presque jamais aux appels et évitait les FaceTime, mais ça lui fit du bien de le cracher. Et comme pour enfoncer le clou, il ajouta farouchement : « It doesn't come out of the blue, by the way. We've been living together for three years. » Ce que Welsey oublia (volontairement) de préciser, c’est que sur ces trois ans de vie commune, deux avaient été nécessaires pour qu’Ann et lui se rendent compte qu’ils étaient un peu plus que de bons potes. Mais ça, Linda n’avait absolument pas besoin de le savoir.

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Dim 14 Mai - 19:23
[quote="PNJ"]
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LINDA DAVIS
65 ans x bigotte en apparence mais divorcée et remariée malgré tout - reine du gaslight
Linda est la mère de Wes, son fils aîné qu'elle n'a jamais compris, n'a jamais essayé de comprendre, et se complaît à dire à qui veut l'entendre que c'est lui qui n'a jamais fait le moindre effort. Elle aime son fils de tout son coeur, mais son mode de vie lui est parfaitement inconnu, et elle ne préfère même pas savoir, à vrai dire. Alors, quand son marginal de fils se pointe à sa porte avec celle qu'il lui présente comme sa fiancée, la pauvre Linda en est bien déstabilisée...


Wesley, littéralement, lui en mettait plein la gueule – et si elle le pensait très fort, elle n’aurait jamais utilisé ces termes tout haut, Dieu l’en préserve. Prise de court dans une matinée qui s’annonçait pourtant très agréable, Linda s’en retrouva sans voix. « Language. », implora-t-elle cependant par réflexe après un énième juron de son fils, l’air franchement outré – pour un tas d’autres raisons que le vocabulaire fleuri de son aîné, mais son intervention à ce sujet n’allait certainement pas aider ce dernier à le comprendre.

Peut-être se sentait-elle coupable de tout ce qui lui était reproché, autrement, Linda aurait mis un peu plus de cœur à interrompre le flot de réprimandes de son fils, qu’elle écouta religieusement. Elle ne protesta que lorsque le sujet de la mère d’Hannah – Anneke, peu importe – revint sur le tapis. A cela, elle souffla un : « What ? No, I was genuinely concerned about her, that’s not considered cruelty, now, is it ? » qui venait du cœur, si bien qu’elle y avait posé les deux mains dans une tentative de prouver sa bonne foi. Mais voyant que Wesley n’y était pas réceptif, elle ferma la bouche et attendit que l’orage passe.

Les derniers mots que son fils prononça eurent l’effet d’un boulet de canon pour Linda, vexée de n’être pas le réceptacle des confessions de son aîné. Elle ne l’avait jamais été, pour être honnête : Wesley lui préférait son ex beau-père pour une raison qu’elle ignorait, et ce depuis toujours. Pourtant, apprendre qu’il s’était abstenu de lui parler de l’existence de sa petite amie durant tout ce temps abattit la mère de famille dont les traits du visage s’affaissèrent. « Three years, for heaven’s… », soupira-t-elle en se pinçant l’arête du nez, incapable d’enregistrer cette information mais interrompant son juron à temps. Linda ferma les yeux et maintint cette position quelques secondes, le temps de remettre ses idées en place – à savoir : se reconcentrer sur la dispute qui avait lieu et sur comment en sortir victorieuse plutôt que sur son petit égo malmené. Elle comprenait ce qui lui était reproché. Ce qu’elle ne parvenait pas à saisir, c’était où se trouvait sa part de culpabilité. Aussi, Linda ne tarda pas à trouver sa porte de sortie, car tout cela aurait pu être évité s’ils avaient communiqué. Après des années à faire le premier pas en se prenant tout le mépris du monde au visage en retour, Linda refusait catégoriquement d’accepter sa part de responsabilité à ce sujet. Aussi, lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle souffla bruyamment et secoua la tête et posa les mains sur les bras de son fauteuil pour s’y appuyer. « No, you know what, you’re the one being cruel here, Wesley. Cesse de me reprocher des maladresses avec ton air suffisant car tout aurait pu être évité. Tu me caches l’existence de ta fiancée depuis trois ans ! A quoi t’attendais-tu ? »

Maintenant qu’elle avait construit un argumentaire, Linda avait toutes les difficultés du monde à garder et son calme, et un volume sonore suffisamment bas pour ne pas emporter ses reproches à l’étage où sa future belle-fille demeurait, jubilant probablement d’avoir semé la zizanie entre elle et son fils. Elle ne lui donnerait pas la satisfaction d’avoir raison. Et dans l’éventualité où cette dernière n’aurait vraiment rien à voir avec les reproches que lui adressait Wesley, elle ne tenait pas à amplifier son malaise, puisqu’il semblait qu’elle le ressentait ainsi. Elle se leva de son fauteuil pour se mettre à hauteur de Wesley et planta son regard dans le sien, véritablement vexée et piquée dans sa fierté : « I have checked on you, countless times over the years, and yes, I am always concerned when it comes to you, because I don’t understand you, nor your ways of living and you’ve been over there in New York doing God knows what without even thinking about your own family for two decades. And I’ve just been here, worried sick, and not once have I complained about it. Not once ! » Sur ces derniers mots, le ton de la mère de famille s’était haussé, d’une voix rendue aiguë par l’émotion, et elle fut obligée de se taire pour retrouver sa contenance, un doigt accusateur pointé en la direction de son fils. Pendant des années, Linda n’avait fait qu’attendre de ses nouvelles, se demandant où il se trouvait, dans quelles villes il jouait. Si seulement il jouait. Elle s’était inquiétée de son bien-être à s’en rendre malade, l’imaginant en train de céder à la tentation de la drogue et de l’alcool, et bien qu’elle aurait préféré ne pas y penser, des femmes également. Quand elle le savait à New York, elle espérait qu’il se nourrissait suffisamment, qu’il ne s’ennuyait pas trop, et si c’était le cas, qu’il n’oublierait pas d’appeler sa pauvre maman. Ne serait-ce que son frère. Et pourtant… « You wouldn’t even answer my calls. You never called back either. You kept pushing me away so I eventually stopped chasing you. » Alors que ses joues s’étaient teintées d’un rouge enragé, sa voix s’était brisée et Linda baissa doucement les bras qu’elle croisa autour de sa poitrine. « Donc non, je n’ai pas contrarié ton amie. Tu l’as contrariée. Ça ne serait pas arrivé tu m’avais parlé d’elle avant de l’amener sous mon toit – vous avez eu un sacré culot, tous les deux, d’ailleurs. Je n’aurais pas mentionné sa mère si je connaissais son histoire, je ne me serais pas trompée de prénom s’il avait déjà été prononcé plusieurs fois, et peut-être, peut-être aurais-je pu avoir une idée de ses exploits et lui éviter un évident malaise également. » Elle soupira, abattue. Et puisqu’elle n’avait plus rien à ajouter, elle conclut : « On récolte ce que l’on sème, Wesley. Et je n’accepterai pas que tu me le reproches, certainement pas sur ce ton. Tu préfères sûrement l’oublier, mais je reste ta mère et tu me dois le respect. » Si Linda avait voulu être un petit peu honnête avec elle-même, elle aurait avoué qu’elle partageait un amour certain pour la provocation avec son aîné. Mais l’heure n’était pas à l’introspection, aussi, elle se contenta de hausser un sourcil accusateur en sa direction alors qu’elle se tut. Linda boudait assez visiblement – une autre passion qu’elle partageait visiblement avec son fils -, et elle n’attendait rien de moins que des excuses qui, elle le savait d’avance, n’arriveraient pas de sitôt.

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Jeu 18 Mai - 18:23
TW : dépression

Voir sa mère, les yeux faussement tristes et la main sur le cœur, provoqua en Wes un agacement indescriptible. Quelle comédienne. S’il ne la connaissait pas, il lui aurait donné le bon dieu sans confession, à cette honnête dame malmenée par un fils indigne. Evidemment, Linda présentait la situation à son avantage – à quoi s’attendait-il ? À ce que sa mère se remette en question ? Il était bien naïf d’y avoir cru ne serait-ce qu’une seconde. « I’m cruel ? I’m the one who’s cruel ? » Il n’imaginait que trop bien sa mère raconter la scène à ses copines de l’église pour ensuite se délecter de leur compassion – “ma pauvre Linda tu n’es vraiment pas gâtée avec ton aîné, quelle ingratitude, alors que tu lui as tout donné ! ”. Dépité, Wes passa ses deux mains sur son visage, se frotta les joues, avant de gémir : « C’est pas vrai… »

Abandonnant ses théories fumeuses à propos de la paix intérieure, sa mère se mit debout et planta son regard dans le sien. Aussitôt, il détourna les yeux, incapable de l’affronter, sans doute parce qu’au fond de lui, il se savait être de mauvaise foi. « Worried sick ? Really ? The only thing you ever worried about was your son embarrassing you in front of your church friends. Tu ne t’es jamais intéressée à ce que je faisais, t’as jamais ne serait-ce que tenté de comprendre. C’est ma passion et tu t’en es toujours moquée. De toute façon, à partir du moment où j’ai cessé de correspondre à tes attentes, t’as décidé que j’étais un raté et que ça valait pas le coup d’essayer de créer du lien. » Selon lui, sa mère ne lui passait des coups de fil que pour vérifier qu’il n’était pas devenu un junkie (ce qui aurait été délicat à expliquer à son entourage bon chic bon genre, et qui prouvait également qu’elle le connaissait très mal). Ou bien pour insinuer que, quand même, faire de la musique de sauvage alors qu’il aurait pu être un grand pianiste, quel gâchis. « I pushed you away because you were so... Controlling. But guess what, I'm not the son you wanted and I’ll never be. » Wesley était piégé dans un paradoxe des plus inextricables : inconsciemment, il agissait de sorte à faire réagir sa mère, mais ses réactions le mettaient dans une rage folle. Le schéma se répétait à chacune de ses visites à Chicago, exactement comme ce weekend, avec cette annonce surprise de ses fiançailles.

Une surprise que Linda gardait visiblement en travers de la gorge. Si Wesley commençait à comprendre qu’il avait peut-être merdé, il n’était pas dans les bonnes dispositions pour le reconnaître. « C’est trop facile de tout me mettre sur le dos. » Après tout, ça n’était pas lui qui épiait Ann de la tête aux pieds, le nez retroussé, évaluant son look avec cet air qui semblait dire “bon dieu mais où est-il allé la chercher celle-là”. Les derniers mots de sa mère à propos du respect qu’il lui devait finirent de l’exaspérer et cette fois-ci, il se montra vraiment cruel. « If you were really “worried sick”, as you say, you would have known about my depression. Everyone noticed. Except you. » Son psy l’encourageait depuis longtemps à parler de cet épisode compliqué à Linda, mais certainement pas de cette manière. Si le spécialiste avait assisté à la scène, il s’en serait arraché les cheveux. Mais à cet instant, Wesley ressentait une trop forte injustice, un genre de trop-plein, alors il déballa tout d’un coup, au pic de la dispute, de la façon la moins constructive qui soit. « Cause yep mom, I was in a really bad place for two years. I'm talking about sleeping for days because I didn't have the mental strength to face the world. I was a waste. » Sur le moment, tout renvoyer à la figure de sa mère lui procura une satisfaction malsaine. Puis le visage d’Ann s’imposa à son esprit et il s’adoucit. Sa petite amie n’était pas une fille susceptible et culottée, comme semblait le croire Linda, et il mourait d’envie de lui faire comprendre qu’elle avait tort. « The girl upstairs is not just my fiancee. She’s the reason why I'm doing well today. She was wonderful, she helped me all the way. At every step, she was there to support me. » Parler d’Ann le calma un peu, il redescendit d’une marche sur l’échelle de la colère. Toujours très inspiré quand il s’agissait de sa copine, il fit à nouveau face à sa mère, son regard ancré dans le sien, et ajouta : « You shouldn't treat her like an intruder. You should treat her like family, because I love her and because without her, I would never have had the courage to come back to Chicago. »

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Mer 21 Juin - 17:51
POST PNJ
LINDA DAVIS
65 ans x bigotte en apparence mais divorcée et remariée malgré tout - reine du gaslight
Linda est la mère de Wes, son fils aîné qu'elle n'a jamais compris, n'a jamais essayé de comprendre, et se complaît à dire à qui veut l'entendre que c'est lui qui n'a jamais fait le moindre effort. Elle aime son fils de tout son coeur, mais son mode de vie lui est parfaitement inconnu, et elle ne préfère même pas savoir, à vrai dire. Alors, quand son marginal de fils se pointe à sa porte avec celle qu'il lui présente comme sa fiancée, la pauvre Linda en est bien déstabilisée...

Au fil de sa vie, Linda avait toujours trouvé difficile de gérer les émotions de son aîné qu’elle aimait aussi fort que son goût pour l’apitoiement était fort. Et en cet instant, il se montrait particulièrement injuste. « Well, yes, you are ! », cracha-t-elle donc sans l’ombre d’une hésitation quand il s’étonna qu’elle le trouve cruel avec elle. Elle n’en croyait pas ses oreilles. Et l’espace d’un instant, elle se sentit perdre le contrôle, elle qui pourtant avait travaillé son souffle et son discours quelques secondes plus tôt à peine. Plus son fils s’exprimait, moins elle contrôlait les tremblements de ses mains tandis que son corps bouillonnait de rage. « That’s not even close to… dear... » Il n’avait rien compris. Pourtant, elle décida de se taire et le laisser terminer ses insinuations injustes, non sans réprimer un geste dramatique d’exaspération. Après tout, il ne l’écouterait pas temps qu’il n'avait pas craché ce qu’il avait sur le cœur, et c’était également un peu son rôle de mère, de subir les humeurs de ses enfants… Linda ne s’imaginait pas tout à fait qu’elle devrait encore l’endurer une fois l’adolescence passée, c’est tout.

Quand il fut clair que son procès avait pris fin, la mère de famille ne put s’empêcher de signaler, le plus calmement possible : « Now you’re being dramatic Wesley. I’m sorry, you are. Always have been. » Ce n’était pas plus un reproche qu’un constat. Son fils avait toujours aimé représenter le mouton noir de la famille, l’incompris. Depuis toujours, sa personnalité tournait autour des injustices qu’il semblait vivre à une intensité suprême, ce qui avait le don d’agacer sa mère lorsque bien des années plus tôt, il geignait à propos de tout quand son frère aurait été bien plus légitime de se plaindre et n’en faisait rien. Linda s’était fait une raison : elle n’avait pas réussi à apprendre à Wesley à relativiser, aussi depuis un moment déjà se contentait-elle d’accepter son tempérament défaitiste. Mais pas ce matin. Ce matin, l’homme de quarante ans qu’il était devenu dépassait toutes les bornes : Linda n’avait rien fait de mal, si ce n’était multiplier les maladresses envers sa compagne, une jeune femme certes bien gentille mais qu’elle ne s’attendait pas à rencontrer de sitôt puisqu’elle n’était pas au courant de son existence – et en trois ans de vie commune, peut-être aurait-il été temps pour son aîné de lui en parler plutôt que d’imposer sa présence. Elle ne pouvait pas paraître agréable si elle avait l’impression qu’on se moquait d’elle, point. Toujours dans le plus grand des calmes, debout à hauteur de son fils, elle soutint son regard et le désigna d’un doigt accusateur : « So before circling back to you I want to make myself very clear, open your ears wide and listen carefully for once. » Un jour, peut-être, sortirait-il de la phase égocentrique supposément terminée à la fin de la petite enfance. Un jour, il l’écouterait, quand bien même Linda ne semblait pas vouloir comprendre que ses propres compétences en communication étaient peut-être à revoir lorsqu’il s’agissait de ses enfants. « Je n’ai rien contre ta fiancée. Rien du tout. Honnêtement, je ne la connais pas et je te fais confiance pour t’entourer de personnes qui te font du bien. De toute façon mon avis ne t’intéresse pas. » Elle n’allait donc pas se donner la peine de le formuler. Ce serait un gâchis de salive et Linda se sentait déjà suffisamment prise de court en cette matinée qui aurait dû s’approcher de l’agréable, elle ne souhaitait pas se faire plus de mal. Alors, elle raconta un petit, tout petit mensonge : « Elle sera toujours la bienvenue sous mon toit et je tiens à insister : je n’ai jamais voulu la blesser et je m’en excuse. » Tout petit mensonge car elle n’était qu’à moitié sincère, mais elle finirait bien par y croire elle-même. Bien évidemment, qu’un jour, en temps et en heure, elle passerait outre son étonnement et construirait une relation avec sa belle-fille. Linda n’était simplement pas prête à le faire aujourd’hui, pas après les présentations tumultueuses de la veille.

« That being said… », soupira-t-elle alors. La mère de famille s’autorisa quelques secondes de réflexion sur les reproches formulés par son fils aîné. Il avait mentionné une dépression, c’était nouveau. Enfin, visiblement, ça ne l’était pas tant, mais il n’avait jamais daigné lui en parler, vivait à des milliers de kilomètres, n’appelait jamais, et il daignait s’étonner qu’elle n’en ait rien su. A vrai dire, ce constat blessait Linda, qui ressentait ce manque de discernement de sa part comme une preuve supplémentaire qu’elle avait raté quelque chose, voire été une très mauvaise mère pour Wesley. Non : Linda avait fait de son mieux, quoi qu’il en dise, car il ne cherchait qu’à la blesser, il ne pouvait décemment croire ce qu’il disait. Quand Linda rouvrit les yeux, elle inspira profondément et chassa les pensées intrusives qui la gagnaient pour retrouver sa contenance, sa certitude de mère qui savait qu’elle avait tout fait en son pouvoir. « I will never be sorry to have given you the best possible education, and I will never, ever apologize for doing my job. Even if that means I have to be the bad guy in your stories forever, I know I have done everything in my power to secure your future. And the reason why I wasn’t sure about that rockstar dream of yours is because it wasn’t secure at all. » Voilà. Beaucoup mieux. Elle se retrouvait enfin. Ses mains avaient cessé de trembler et elle offrit à son fils le regard de labrador abandonné dont il avait hérité. « Wesley, it was my duty as a mother to make sure you weren’t becoming what you call a failure. And you haven’t, and I’m not saying I did everything right but I like to believe I somehow managed to raise a good kid. Even if I don’t always understand your lifestyle and you’re being extremely rude to me everytime we talk to each other. » La voix de Linda s’était adoucie, à présent parfaitement convaincue par le discours qu’elle lui servait. Elle espérait maintenant qu’il comprenne qu’elle n’avait jamais voulu que son bien. Et qu’elle n’avait pas menti lorsqu’elle disait s’inquiéter pour lui, quoi qu’il en pense. « So yes, yes, I am always worrying about you and I do not intend to stop. And I wish we could talk without shouting at each other and you could have trusted me enough to tell me about your depression. » A ce propos, Linda n’était pas sûre de se remettre un jour d’être passée à côté du mal-être de son fils. Enfin non : plutôt, elle ne se remettrait pas de n’avoir pas été la confidente de Wesley, et d’avoir été vaincue par une autre femme. Quand bien même il était grand temps que son fils se case, elle aurait espéré garder une petite place dans sa tête et son cœur. Cela dit, elle garda son air impassible qu’elle ne brisa que par un tendre sourire, et les trémolos qu’elle entendit dans sa voix lui semblèrent convaincants lorsqu’elle conclut : « Je suis contente d’entendre que tu vas mieux malgré tout. Parfois, il faut juste se forcer un peu pour tout débloquer, tu ne t’es pas laissé aller, c’est bien. »

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