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(joham) you call it coffee, i call it my emotional support beverage

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Sam 24 Sep - 14:45
Accoudé sur la table du Starbucks, Arthur est en pleine session de travail, à savoir : la lecture d’une pièce pour adolescents recommandée par sa libraire préférée. Fluo dégainé dans la main gauche il est prêt à surligner les passages qu’il trouve intéressants et à ajouter quelques annotations – par exemple, lequel de ses élèves il imagine dans le rôle, quelle modification il apporterait s’il venait à monter ce projet en particulier. Bref, Arthur travaille. Et il n’a pas l’habitude de se rendre dans ce genre de lieux pour s’adonner à l’exercice. Après une demi-heure de test, il peut sans peine déclarer les trouver aussi bruyants que lumineux, impactant de fait ses capacités de concentration et d’attention au minimum syndical. Les distractions, il faut le dire, sont nombreuses : les trois baristas qui s’affairent derrière le comptoir, la file de clients qui semble ne jamais diminuer, le néon à sa droite qui clignote en faisant un bruit de tous les enfers, la vieille dame derrière lui qui prend un plaisir qu’il pourrait taxer de sadique à faire pianoter ses ongles de sorcière sur la table… Bref, le brun déploie mille stratégies pour se couper du monde et commence à amèrement regretter de s’être décidé à se pointer à l’avance à son rendez-vous avec Joham pour, je cite, « se sortir de son appartement pour bosser plus efficacement ». En termes de réussite, on part surtout sur un échec cuisant.

Le professeur renonce finalement après un rapide coup d’œil à son portable : son ami ne devrait plus tarder à présent, et il se retrouve à court de sucre au latte. Il range le livre dans sa besace et se dirige donc vers le comptoir pour passer une nouvelle commande, puis retourne s’asseoir en attendant Joham. L’ombre d’un sourire se dessine sur ses lèvres : rencontrer ses amis pour un café fait partie des activités favorites, et concernant Joham – lui et le reste de leur bande d’amis -, il peut même carrément commencer à parler de nouvelle famille. Il considère chacun et chacune des individus de cette petite bande comme, si pas des frères et sœurs, au moins des cousins et cousines choisi·e·s. Le sentiment de sécurité qu’il ressent en leur présence est aussi fort que sincère, et il l’espère, réciproque. Aussi, la perspective d’un petit café en bonne compagnie rend Arthur bien à l’aise.

Il lui adresse un petit signe de la main lorsqu’il le voit entrer dans l’établissement. Puis, lorsqu’il vient s’installer à ses côtés, Arthur se lève pour le saluer : « Salut ! Ca fait plaisir de te voir, ça faisait vachement longtemps, non ? » Il prend son ami dans ses bras. Pendant ce temps, son cerveau s’affaire à tenter de calculer le temps qui a séparé leurs deux dernières rencontres… en vain. « Au moins… merde, je m’en rappelle pas, ça devait faire un bail. Bref. Comment tu vas ? »

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Mer 5 Oct - 17:43
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la café, c’est la vie ;
Arthur ft Joham


 Rien de mieux que de retrouver un ami et boire un café pour se changer les idées. Une bière était une option, aussi, mais la caféine est nettement plus agréable pour ses papilles. Jour de repos pour le pompier, il allait être en retard. Tout du moins, c’est ce qu’il pensait et comme à son habitude, un texto fut envoyé pour le prévenir des quelques minutes d’attente de plus. C’est assez paradoxale chez Joham mais plus il a le temps et plus son retard sera grand. Fort heureusement, Arthur était patient, compatissant.

Les boissons sucrées de ce café étaient incontestablement le plaisir coupable du pompier, surtout en cette saison. Qui, un jour, à eu l’idée de mettre de la purée de citrouille dans un café latte ? Joham n’en, a bien évidemment, aucune idée mais une chose est sure ; il l’aime beaucoup. Une autre personne que l’adorateur de PSL aime, c’est Arthur. Pas dans un sens amoureux, mais l’affection qu’il a pour son ami est forte, sincère et elle en va de même pour le reste de leur groupe d’ami. Ce groupe un peu rencontré au hasard qui ont été un millier nécessaire lors du décès de Derek. Jo est du genre à penser que les coup de foudre ami aux existent et là, c’était un putain d’orage pour cette équipe de joyeux lurons.

Arrivé dans l’établissement, son regard se posa rapidement sur son ami. Un signe de la main pour lui dire qu’il l’avait vu le pompier fit la queue pour sa commande. Veinard —et ou trop habitué à ce lieu— les barista savaient déjà ce que jeune homme allait commander. En moins de dix minutes, son PSL était dans ses mains, accompagné de deux viennoiseries. La sienne, et celle de son ami.

Jo le salua et le prit également dans ses bras. Une étreinte agréable et familière, comme avec un frère qu’il n’avait pas vu depuis longtemps.

En effet Arthur, ça remonte… Il y a quelques mois, je crois ? Enfin, je n’arrive pas non plus à me rappeler mais Derek était déjà mort, haha.

Il prit place en face de son ami et prit directement une gorgé de sa précieuse boisson.

Ecoute, ça va. Un peu mieux. Je t’ai dit que j’ai commencé à voir une psy ? Pour mon deuil et pour tout ce qui gravite autour de mon frère. Et bien, ça m’aide beaucoup. En tout cas, plus que je ne le pensais. Et toi, raconte-moi, comment tu vas ? Y a du nouveau dans ta vie depuis ses derniers mois ?


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Ven 4 Nov - 11:52
Voir son ami plaisanter au sujet du décès de son mari, du moins le mentionner avec tant de légèreté, aurait pu déconcerter n’importe quel être humain, jeter un froid, mener à une tonne d’excuses bredouillées allant avec la gêne que ressente tous ces gens non traumatisés face à celles et ceux qui le sont. Arthur n’a jamais vécu le deuil. Par contre, il n’est pas dénué d’un bagage pesant. Aussi, il est bien placé pour le savoir : on a besoin d’en rire, de le mentionner même sans gravité aucune, parce que c’est comme ça, c’est la vie, leur normalité. Point. Arthur ne relève donc pas, n’a pas non plus ce mouvement de recul que pourraient avoir certaines personnes. Il gratifie plutôt son ami d’un sourire tandis qu’il desserre leur étreinte et s’assoient face à face. « Bref, ça fait trop longtemps. Comment on a laissé ça arriver ? » Question rhétorique. C’est la vie, simplement, et Arthur le sait. Ses horaires de travail ne sont pas spécialement compatibles avec ceux des gens qu’il aime également, plutôt habitué aux horaires de soirée et aux weekends qu’aux horaires de bureaux classiques.

Ses doigts se resserrent autour de son mug tandis qu’il écoute Joham parler des nouveautés de sa vie. Après avoir pris une longue gorgée de sa boisson, il acquiesce doucement. « C’est bien, ça me fait plaisir si la thérapie avance bien pour toi. » Et il n’est que trop sincère. Il n’a que trop à dire sur les bienfaits de ses séances de psy, non seulement à l’époque, mais encore à l’heure actuelle. Et si aujourd’hui il peut se payer le luxe de n’y aller que lorsqu’il en ressent le besoin, il affirmera sans broncher que c’est bel et bien cela qui l’a sauvé. « Et si t’arrives à lui parler autant de Derek que de ton frère, c’est cool, c’est que tu lui fais confiance et c’est déjà la moitié du travail de faite. » Pas que Joham lui avait demandé son avis sur la question, mais c’est Arthur, il ne peut s’en empêcher.

La question des nouveautés lui est cependant retournée et le brun réfléchit quelques secondes. « Pas grand-chose de nouveau chez moi, je dois bien l’avouer. », finit-il par annoncer avec un haussement d’épaules désinvolte. « Je vais bien, c’est cool, j’ai un super projet avec mes élèves du mercredi soir, c’est plutôt gratifiant, vraiment. J’ai repris les ateliers au centre cette année, aussi, j’avais besoin d’une pause cet été mais c’était pour mieux revenir. » Une petite dégradation de son état mental avait rendues difficiles les visites régulières au centre de réhabilitation, et il n’en est pas fier, mais il ne peut qu’acquiescer lorsqu’autant son thérapeute que son entourage lui affirment qu’il est important de s’écouter pour ne pas tirer sur la corde. « Bref, rien de bien particulier. Ah, si ! J’ai appris que ma petite sœur avait trouvé du taf à New York et je ne suis pas sûr de l’effet que ça me fait… Mais c’est juste moi qui débloque parce que je me retrouve confronté à mes mauvais choix du passé. Tu le dis si c’est trop d’infos, mmh ? J’ai tendance à parler trop… »

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Dim 1 Jan - 15:11
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la café, c’est la vie ;
Arthur ft Joham




Une telle entrevue étai réconfortante. Joham ne voyait pas forcément souvent ses amis. Si Arthur avait des horaires difficiles, Joham avait, lui, des horaires de l’enfer. Mais ça faisait parti de son contrat… Littéralement ! A chaque fois qu’Arthur parlait de ses élèves, une petite graine germait chez le pompier. Celle de vivre de son art, et peut-être qu’un jour, il pourrait le partager comme son ami le fait. Alors ès que ce dernier parle, Joham buvait ses paroles comme un assoiffé en plein désert. Ça semblait si facile, loin des flammes, des accidents de voiture, du sang… Et de la mort. Le jeune homme ne pouvait pas s’empêcher de s’émerveiller quand il entendait cette histoire de projet du mercredi soir. Il aimerait en parler, mais la suite des propos de son ami lui en coupa cette envie. Non pas par dégoût, mais plu par inquiétude, il y avait plus important comme sujet. Étaient-ils ici pour discuter de ça ?

Joham prit une nouvelle gorgée avant de sourire pour tenter de le rassurer. Non, bien sur que non, il pourrait l’écouter pendant des heures, et ça, depuis leur première rencontre à ce dîner entre amis.

Non, t’inquiète pas, si ça me dérangeait, on sera plus amis depuis longtemps, dit-il avec son cynisme légendaire.

En revanche, reprit Joham avec un ton plus sérieux, pourquoi ça t’inquiète autant que ça ? Tu devrais peut-être y voir une opportunité de l’aider et… Peut-être renouer des liens avec elle ? Enfin, je dis ça, mais je ne suis pas certain de savoir ce qu’il s’est passée entre vous deux.

Le jeune homme soupira un grand coup, un peu honteux de ce qu’il allait admettre. Il prit une nouvelle gorgée dans le silence, croisa les bras.

Depuis le décès de Derek, et ça ne va pas t’étonner, mais j’ai développé un stress post-traumatique et, bon, le sujet n’est pas là, mais j’ai des pertes de mémoire. Rien de neurologique, j’ai fait le nécessaire pour vérifier. De ce que ma psy me dit, mon cerveau a fait une sorte de tri des informations et là, par exemple, je ne saura plus du tout me rappeler de ce qu’il s’est passé avec ta sœur. Je ne sus même pas sur de me rappeler de son prénom… Adeline ?

Il tenta d’adresser un sourire, mais il était aussi peu convaincu par le prénom que par l’expression de son visage.

Et je préfère être honnête avec toi, c’est pas une question de ‘je ne t’écoute pas quand on parle’ mais simplement mon cerveau traumatisé qui déraille par moment. Du coup, je suis désolé d’avoir oublié certaines de nos anciennes conversations…

Joham n’avait pas de quoi avoir honte, mais il ne pouvait s’empêcher d’en ressentir. Et ça se voyait dans son regard fuyant. De ses doigts tremblant, il tripota le gobelet, tentant de ne pas laisser cette vil émotionnel le submerger. Il avait beau avoir fait de nombreux progrès depuis sa dernière rencontre avec son ami, beaucoup restait à faire, la preuve étant visible à cet instant même.



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Jeu 16 Fév - 10:25
[tw : mention d’addictions, de désintoxication + relations familiales difficiles] Joham avait cette aura, cette bienveillance qui se dégageait par tous les pores de sa peau et qui rendait la discussion très facile. Arthur avait tendance à s’éparpiller, ce qui avait parfois tendance à agacer ses interlocuteurs, mais pas son ami. Le professeur lui sourit au-dessus de son mug de café lorsqu’il plaisanta. Il n’avait pas spécialement prévu de lui parler de Clara aujourd’hui, mais entendre son ami parler de son frère l’avait inspiré, et son impulsivité avait pris le dessus.

Quand Joham s’excusa, Arthur peina à le laisser continuer jusqu’au bout. A vrai dire, il mourrait d’envie de lui couper la parole pour le rassurer : non, il ne lui en tenait pas rigueur, c’était tout à fait normal d’avoir occulté certains détails de sa mémoire, surtout ceux-là, ils n’étaient pas très intéressants et quand bien même, il ne comprenait que trop bien les mécanismes de défense du cerveau pour en avoir été victime lui-même. Pourtant, Arthur se tut et le laissa parler, une moue ennuyée sur le visage trahissant tout ce qu’il se retenait de dire. « Clara », corrigea-t-il avec bienveillance lorsque Joham tenta de se souvenir de son prénom. Le jeune homme s’évertua à s’excuser à nouveau, définitivement mal à l’aise. Il commençait à détourner le regard, à triturer les objets autour de lui, et Arthur secoua la tête : « Hey, t’en fais pas pour ça. T’as pas à t’excuser. », susurra-t-il en posant une main douce mais ferme sur l’avant-bras de son ami pour tenter de ramener l’attention de ce dernier sur eux (pas qu’il était égocentré, mais il avait reconnu quelques signes d’anxiété et soucieux du bien-être de Joham, il tentait de détourner son cerveau de leur source). Il ne s’attarda pas trop longtemps, conscient que le monde entier n’était pas aussi tactile que lui, aussi il desserra rapidement son étreinte et y privilégia un sourire sincère lorsque les yeux de son ami se posèrent à nouveau sur lui. « C’est safe ici, d’accord ? Clairement, c’est pas moi qui vais te juger. T’as survécu à un truc affreux et ton cerveau te le fait payer, t’y peux rien et tu t’en es sorti comme un chef, tu devrais être méga fier, plutôt. »

Lancé sur le sujet Clara, cela dit, Arthur prit une seconde pour mettre ses idées en place, boire une gorgée de café et expliquer la situation. Il s’y était senti invité, en toute bienveillance. « Je sais pas si je t’ai déjà parlé d’elle en dehors de, genre, juste mentionner son existence en vrai, parce que j’ai un peu honte de la manière dont j’ai agi avec elle et j’évite de m’en vanter, du coup. » Il grimaça. Ce n’était vraiment pas la période la plus glorieuse de sa vie. Joham, pourtant, savait, et il avait fait partie de ceux qui ne l’avaient pas abandonné lorsqu’il avait appris quelques détails de son passé, aussi il se sentit suffisamment en confiance pour murmurer : « Ca me ramène à quand mes addictions faisaient de moi un gros con et vraiment c’est pas une période de ma vie dont j’aime me rappeler. Et comme toi, tu sais, mon cerveau a fait le tri, j’ai oublié un tas de trucs qui concernent cette époque et c’est vraiment pas plus mal, ça m’a permis d’avancer et de continuer ma vie. » D’une main distraite, le regard fuyant, il laissait courir un doigt autour du rebord de son mug qu’il regardait sans le voir. Arthur continua cependant son histoire, doucement, en tentant de fractionner son discours pour laisser de côté les détails inutiles : « Quand j’ai quitté le Vermont en 2010 pour, hum, ben venir ici et me reprendre en main, j’ai rien dit à personne. L’environnement était tellement toxique, j’ai juste pris un sac à dos avec deux, trois trucs, je suis parti au milieu de la nuit et je suis jamais revenu. Clara devait avoir douze ans, pas plus, et on avait une relation aussi fusionnelle que mes addictions me le permettaient, et je sais pas si elle a tout compris, je sais juste que quand je suis parti, j’ai pensé à moi et pas à elle. Je l’ai laissée chez nos parents sans explication, sans rien, et bon, ben j’ai jamais demandé de nouvelles. J’en avais un peu via Jasper et je sais qu’elle aussi, mais tu sais, les années ont passé super vite et je me voyais pas arriver la bouche en cœur après autant de temps et réclamer de récupérer la place que j’avais avant… » Son regard s’embua et il s’arrêta. S’il avait su qu’il se mettrait à parler de sa relation avec sa petite sœur en arrivant ici, il se serait préparé. Arthur, secoué par un rire sans joie, releva le regard vers Joham et s’excusa : « Bref, désolé, c’est peut-être pas très intéressant pour toi, on était là pour prendre un café tranquille et je suis là à m’épancher sur mes problèmes de famille. J’imagine qu’on en est tous là, cela dit, c’est souvent compliqué, la famille. »

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Mer 15 Mar - 18:27
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la café, c’est la vie ;
Arthur ft Joham




Bien sur que Joham savait qu’il n’avait aucune honte à avoir. C’était aussi évident qu’une goutte d’eau qui mouille… Et pourtant, pour ne pas dire, comme toujours, la différence entre la pratique et la théorie ressemblait à un ravin sans fond. Une abysse aussi effrayante que meurtrière. Pas impossible, de passer par-dessus, mais il fallait se préparer, travailler, bref toute la démarche que le pompier avait enfin entreprit. Ça allait venir. Petit à petit. Doucement, mais sûrement. Et l’empathie d’Arthur, était, sans l’ombre d’un doute, aussi nécéssaire qu’agréable. Beaucoup de personnes peuvent oublier les ravages d’un traumatisme sur l’organisme. Est-ce un oublie pour eux-mêmes se protéger ? Une sorte de déni nécessaire mais parfois fatale ? Possible. Mais là n’était pas le fondement de cette conversation.

Joham resta silencieux. Cette étreinte était appréciable et appréciée. Une chaleur douce et amicale traversant tout son bras, lui rappelant un peu plus que non, il n’était pas plus seul que fautif.  Un raisonnement logique pour les deux hommes mais qui l’était probablement pour le reste du monde. Il se contenta de soupirer un remerciement pour briser se silence ainsi que de lui offrir un sourire timide en guise de dernière réponse. Après quoi, le pompier écouta son histoire. Malgré ses trous de mémoires, certains éléments lui revenaient en tête comme un électrochoc un brin timide. Sa sœur, la drogue, les tensions familiales… ils n’avaient pas les mêmes trajets de vie, mais dans un sens —et très probablement parce qu’Arthur était son ami— Jo arrivait à le comprendre. Non pas l’aspect factuel, mais bel et bien celui émotionnel. Perdre quelqu’un que l’on aime fort, ne pas avoir la certitude de pouvoir le ou a retrouver… C’est parfois cruel, la vie.

—En effet, souffla le jeune homme en glissant sa tasse entre ses lèvres. La vie de famille c’est compliqué.

Il posa sa tasse, avant de chercher le regard d’Arthur pour se plonger dedans. Le voir ainsi était déplaisant, ce n’est jamais agréable de voir ses proches souffrir. Il tenta donc de la rassurer avec ses mots.

—Tu sais, je pense une si je n’ai pas le droit de m’excuser pour mes trous de mémoire, toi tu n’as pas le droit de penser que ta vie ne m’est pas intéressante. J’aurai pu très bien dire « ah ouais, grave c’est chaud » ou te donner une réponse bateau digne de tes élèves mais c’est pas le cas.

Il lui adressa un sourire, toujours dans la recherche de ses iris. Il poursuivit :

—Enfin, je comprends mieux la situation et que tout ça, c’est un peu la merde. Les relations seraient mieux en étant plus simple mais… On ne choisit finalement pas grand-chose dans toute cette alchimie. Pour autant, je sais une chose depuis que je fréquente à nouveau mon frère. Les relations, ça va et ça vient. Y a pas de fatalité. Bien sur, il y a de forte chance qu’elle soit en colère, déçue et peut-être qu’effectivement elle pourrait ne plus avoir son frère dans sa vie. Mais sans l’avoir vu ou entendu de ta propre personne, tu ne peux pas affirmer que c’est le cas. Dans le fond, ta sœur a simplement besoin de réponse. Un lien fraternel, malgré la colère et la divergence d’esprit, c’est très fort. Je pense sincèrement que venir lui parler, lui proposer un repas, je sais mais faire un pas vers elle, c’est une bonne idée. Tu risques de prendre tarif MAIS comme retirer une épine sous le pied. Après, on se sent forcément plus léger.

Il termina par un nouveau sourire avant de conclure.

—Et puis, si ça part trop en couille, on est là. Je serai là pour toi. Une bonne bière, une série nulle et un pot de glace pour te remonter le moral. Mais qui sait, ce genre de soirée, tu les feras avec elle. C’est le pire que je peux te souhaiter, Arthur.


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