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(marley) thoughts like a minefield

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Dim 9 Oct - 23:09
Assise sur un banc à la sortie de la salle de sport, Ann tire la gueule. Elle pianote sur son téléphone, cherchant un peu de réconfort chez un Wes trop confus pour être d’une quelconque aide, aussi elle se contente de repasser la scène dans sa tête un millier de fois. A chaque revisite, elle cherche le moment où elle a merdé sans le trouver. L’histoire est très simple : alors qu’elle suit son cours de boxe sans rien demander à personne, un jeune homme qu’elle n’a alors jamais vu l’aborde avec son sourire de merdeux et se met à lui raconter sa vie, à corriger sa position, à lui expliquer ce qu’elle sait déjà en la prenant de haut. Pire : il n’a rien de bien intéressant à dire sinon un tas de conneries derrière son sourire colgate et Ann pourrait tout à fait répliquer gentiment et lui prouver qu’il a tort, mais : a. elle n’en a pas la moindre envie, et b. elle est particulièrement remontée ce soir. Bref, long story short, elle lui en retourne une devant tout le monde. Hors du ring. Petite sortie de route qui lui vaut une expulsion du cours, dans une sortie fracassante qui aurait probablement pu être évitée si Marley avait pris le temps d’écouter ses explications plutôt que de prendre tout de suite la défense du jeune homme (à peine) blessé.

Car Anneke n’en veut pas au coach de l’avoir virée, loin de là. Elle a connaissance des règles du cours et conscience qu’elle vient d’en enfreindre quelques-unes. Là où elle est particulièrement fâchée (et où elle n’a pas manqué de le faire savoir, d’ailleurs), c’est qu’on ait complètement invisibilisé son ressenti. Fatiguée de se faire toute petite, surtout dans son domaine tout de même principalement masculin, Ann a appris à ne plus se laisser faire et à crier à l’injustice. Qu’on la mette dehors sans l’écouter et sans sanctionner l’homme, sans même chercher à en faire autre chose qu’une victime dans cette histoire, met la brune hors d’elle. La jambe tremblante, le cœur battant la chamade, elle attend donc Marley afin d’avoir une explication avec lui.

Finalement, l’heure de la fin du cours sonne et les élèves se mettent, petit à petit, à sortir. Elle repère vaguement le mec qu’elle a frappé. Il ne lui jette pas le moindre coup d’œil, mais juste au cas où, la brune le fixe d’un regard noir. Il ne manquerait plus qu’il la voie tête baissée et qu’il pense qu’elle regrette. Quelques minutes plus tard, c’est Marley qui, finalement, sort de la salle de sport. Leurs regards se croisent et Ann se lève, faisant quelques pas vers le boxeur qui la toise déjà avec un sourire amusé. Ce rictus n’amuse pas du tout la brune dont les sourcils se froncent. « Quoi ? », demande-t-elle d’une voix suraigüe, toujours sur la défensive. Si Marley est devenu son ami avec le temps, elle n’est pas prête de cesser de lui en vouloir pour ce qu’il vient de se passer. « Je compte pas m’excuser Marley. Ni à ce connard, ni à toi. » Elle renifle bruyamment, fourre ses mains dans les poches du hoodie mille fois trop grand qu’elle a honteusement piqué à Wes avant de partir, les retire, les y remet. Finalement, elle en sort un paquet de cigarettes qu’il a dû y oublier, et si Anneke ne fume que rarement, elle décide que c’est le bon moment pour s’en griller une – elle en rachètera sur la route du retour. Sans même en proposer au blond, elle l’allume distraitement et grommelle : « Fallait pas agir comme un putain d’abruti. »

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Lun 10 Oct - 23:54
Tu détestais le conflit. Ouais, bon, ok, vu ton métier, vu ta carrière passée, ce n’était pas probant, ça ne sautait pas au visage, mais lorsqu’on y pensait cinq secondes, ça restait pourtant compréhensible. Dans la boxe, pas de dimension d’affect. Ou, pour être plus exact, du respect pour son adversaire, quelques souvenirs de fous rires avant et après les match, parfois même, aussi bizarre cela fut-il, pendant. Les coups étaient calculés, millimétrés, totalement contraires à une dispute, une vraie. Tu n’étais sans doute pas le seul, seulement voilà, la joute verbale te rendait nerveux, ses amis mots mal pesés et gestes regrettés. Pourtant, t’étais censé gérer, au moins pendant les cours que tu donnais. Pas que les élèves soient coutumiers des frasques c’était même l’inverse, pour beaucoup devenus, avec le temps, des amis que tu aimais retrouver chaque semaine, séance après séance, comme Ann que tu avais saluée quelques minutes plus tôt. Comme à ton habitude, tu avais checké sa posture, aussi ravi qu’elle de ses progrès : pour être honnête, tu n’avais plus grand-chose à lui apprendre ; elle connaissait le plus gros. Il ne lui manquait qu’un perfectionnement. En revanche, tu ne pouvais pas en dire autant de ce nouveau, qui avait pointé le bout de son nez ce soir là. Le genre patibulaire, imbu de lui même et de ses gros muscles qui deviendraient instantanément un amas de graisse dès lors qu’il arrêterait les prot’.

Tant bien que mal, t’étais resté pro, lorsqu’il avait osé te reprendre toi, Marley Burburry, dont la carrière et le talent sur un ring n’était plus à prouv… ouais, bon, ok, stop. Deux minutes, tu t’étais fait la belle pour souffler un coup. Si ton égo avait pris cher ? Non, pas vraiment. Tu n’avais pas besoin de te rassurer, simplement… Quel culot ; quel égo ! les cons osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnait nom de dieu, celui là devait être leur empereur. Du coin de l’oeil, tu l’observais. Il t’avait lâché la grappe, ok, mais pour mieux aller chercher Ann. aïe. il ne savait pas à qui il s’attaquait. Et visiblement, toi non plus. Si tu connaissais le caractère bien trempé de ton amie, t’étais pourtant loin de te douter que son poing s’écraserait sur son visage. CHEH ! Dans sa mouille! avais-tu manqué de gueuler, avant de te souvenir que c’était toi le prof. fuck that shit. l’air désolé, tu demandais à Ann de sortir ; protocole obligeait. Elle avait attaqué, et amie ou pas amie, tu restais le référent pour la soirée. Pas de favoritisme. Et ça te faisait chier. Dieu savait combien ce crétin méritait la droite bien sentie d’Ann. Oh, ouais. Ca, il avait bien du la sentir. Tu pris une grande inspiration, un large sourire sur le visage « bon, eh bien… effectivement, je crois que tu n’as plus rien à apprendre ici. Ann vient de te donner la dernière leçon : l’humilité. P’t-être une des plus importantes, dans notre sport. Pas la peine de revenir. La prochaine fois, c’est moi, qui te casse le nez. Penses à un truc plus… tranquille. Le tricot, peut-être ? » tu tapais dans son dos, moqueur, et l’envoyais à l’infirmerie, surveillant du coin de l’oeil qu’il ne soit pas, en plus, du genre à faire esclandre. Rien à signaler. Tu saluais les derniers à sortir et éteignais derrière vous, fermant la salle et t’allumais une cigarette, pas surpris de retrouver Anneke à l’extérieur : tu savais qu’elle t’attendrait. Lui adressant un sourire bienveillant, t’avais franchi les quelques pas qui te séparaient d’elle, expirais la fumée de tes poumons et retins un rire à la voir de la sorte, sur la défensive : « On se détend, Van Asten. Je viens en paix. » avais-tu répondu, moqueur, faisant le signe représentatif de monsieur Spock dans startrek. Tranquille, tu te posais contre la murette du batiment « j’te demanderai pas de t’excuser. Ni à moi, ni à un connard pareil. J’ai vu ce qui s’est passé. J’étais d’accord avec toi, Ann. Mais tu connais les règles ! » tu grimaçais, tirant de nouveau sur ta clope « j’l’ai recadré. Mieux: j'l'ai viré. CA, c’était un move d’abruti. J’suis sûr qu’j’aurais pu lui soutirer un max de pognon à ce con. » tu ricanais, lui adressant un clin d’oeil et lui demandais le plus sérieusement du monde : « eh… Tout va bien ? J’suis désolé qu’il soit venu te faire chier. Mais si ça peut te rassurer… pour ce que ça vaut… il a aussi tenté de m’apprendre à boxer, juste avant de se mêler de tes affaires. » en y repensant, tu te mis à rire de nouveau : un abruti pareil dans ta salle ? eww. plutôt mourir.

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Mer 26 Oct - 18:06
Si sa petite discussion avec Wes avait eu le mérite de calmer un peu Ann, qui loin de relativiser, avait malgré tout fini le sourire aux lèvres, voir celui de Marley lorsqu’il sort du complexe lui provoque une nouvelle poussée d’adrénaline. Il vient en paix, hein ? La brune croise les bras et l’observe s’approcher, de haut en bas, l’air aussi peu aimable qu’amusée par ses petites pirouettes. A bien y réfléchir, elle n’est pas certaine qu’il ait déjà eu l’occasion de la voir dans cet état. Ramassée à la cuillère à tenter de faire croire que tout allait bien quand ce n’était absolument pas le cas ? Oui, quelques fois, même si elle s’était toujours arrangée pour se trouver des excuses plus ou moins crédibles. Mais sur les nerfs ? Jamais.

Elle l’écoute s’excuser avec attention et ne bouge pas l’ombre d’un sourcil. Elle attend une explication valable. Et jusqu’à présent, elle l’entend beaucoup tourner autour du pot, mais pas grand-chose d’autre. « I do know the rules, Marley. C’est pas pour ça que je suis énervée. » S’il espère qu’elle se calmera parce qu’il va dans son sens une fois que c’est trop tard, il se met le doigt dans l’œil. La brune s’explique donc : « T’es le coach et t’as eu raison de pas me faire de faveur parce qu’on est potes. Par contre là où je trouve ça injuste, c’est que t’aies même pas cherché à m’écouter quand j’ai tenté de t’expliquer. Cet abruti méritait de se faire sortir autant que moi. » Quand bien même ce dernier ne soit pas celui qui a levé la main en premier (ou tout court, à vrai dire) ni même celui qui a tapé un scandale après coup, Ann en est persuadée. Peut-être que c’est la mauvaise foi qui parle, peut-être simplement la vérité. Dans tous les cas, elle ne saura jamais, et sa version des faits lui convient très bien – surtout si Marley approuve l’usage du terme abruti pour mentionner sa victime qui n’en est finalement pas tant une. La brune renifle : « Et ça me saoule d’autant plus que tu viens de m’avouer qu’il te tapait aussi sur les nerfs. Je comprends pas pourquoi tu l’as protégé. » Elle a bien sa petite théorie misandre sur la question, mais Ann se la garde pour cette fois. En y repensant une seconde, il se peut qu’elle en ait déjà faire part lorsqu’elle est sortie en trombes du local, de toute façon.

« Clope ? », finit-elle par demander après un long soupir, le paquet tendu vers le coach. « Sur le compte de ton pote, évidemment. Sinon je t’en proposerais pas, je sais pas si tu mérites. » Et puis, ce n’est pas comme si elle fumait régulièrement, elle n’aurait rien eu à lui proposer si ce n’était pas le paquet de Wes, dans le hoodie de… Wes. Ann hausse les épaules, l’air à peine aimable. Elle n'a pas envie de rester fâchée avec son ami, mais elle n'a pas l'impression de pouvoir passer au-dessus de cet évènement sans s'expliquer - une véritable amélioration, pour celle qui jusqu'à quelques mois plus tôt ne connaissait pas la définition du mot communication.

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Lun 14 Nov - 19:53
T’avais détesté mettre ton amie dehors. Tu avais retourné la situation dans ta tête dans tous les sens possibles et imaginables,et, totalement tiraillé entre le personnel et le professionnel, tu pensais avoir fait le meilleur choix. Mais cela l’était-il vraiment ? ce qui était fait était fait. l’autre imbécile avait eu le nez probablement cassé, et intérieurement, tu étais ravi de la droite d’Anneke. Pas seulement parce qu’elle était parfaite techniquement parlant, surtout parce qu’il l’avait mérité, lui et son comportement misogyne une fois dehors, tu avais attendu quelques secondes. Le temps de trouver les mots : clairement, tu savais qu’Annie n’aurait pas bien pris ce qui venait de se passer, ses accusations en avaient été le parfait indice et tu savais qu’il allait falloir marcher sur des œufs. A situation nouvelle, deux trois vannes bien senties pour cacher le malaise. Mais tu ne trompais personne : tu t’en voulais de n’avoir pas eu le choix, ou plutôt, de ne pas avoir porté tes attributs masculins. Excuses faites, bien que discutablement valables, tu grimaçais en tirant sur ta cigarette « je l’ai sorti, Ann. Je sais que j’aurais du t’écouter. Mais j’ai voulu parer au plus pressé. Ce qui ne veut pas dire que j’accorde moins de crédit à tes mots ou que je suis un putain de mâle blanc cys-hétéro qui déteste les femmes, juste que… PUTAIN, tu lui as cassé le nez, il pissait le sang et tu sais combien c’est dégueulasse du sang sur un ring ! J’ai voulu épargner les femmes de ménage. Elles y sont pour rien dans la connerie de ce mec. » tu pouffais de rire en ayant l’image de cet imbécile qui rebroussait chemin et poursuivais « en fait… c’est même le contraire. En tant que coach, j’te l’avouerai jamais mais en tant que pote… tu l’as massacré ! Et cette droite ! Nom de dieu, Annie, c’est moi qui t’ai appris à frapper comme ça ? Est-ce que je dois m’inquiéter pour l’intégrité physique de Wes ? » tu lui adressais un clin d’oeil amusé et caressais amicalement son bras avant d’avouer « j’ai été maladroit avec toi. J’ai pas voulu le protéger. Excuses moi Annie. » sourire aux lèvres, tu hochais la tête « va pour la clope. J’imagine qu’elles sont à Wes ? » tu avais reconnu son sweat, ce qui t’amusait : pourquoi fallait-il que vos dulcinées vous piquent toujours vos sweats et autres fringues confortables préférées ? Est-ce que toi, tu empruntais à Eryn ses cuissardes que tu adorais la voir porter ? Nan. Mieux ne valait pas. Tu te tordrais la cheville et te casserais la gueule dans le caniveau au bout de deux mètres à peine. Tu remerciais ton amie, attrapant une cigarette dans le paquet. Léger rire lorsqu’elle te confirma qu’elle les avait bien taxées à ton pote, tu allumais ta clope avant de grimacer « come on… j’sais que j’ai été con. Mais on n’empêche pas un toxico d’avoir sa dose ! » que tu lançais, lui adressant un sourire amusé en tirant sur ta cigarette. Et hésitant, tu finis par lâcher un peu gêné « je sais que j’ai beaucoup parlé depuis tout à l’heure mais… je ne t’interdis en rien de t’exprimer sur le sujet . Ou… sur autre chose by the way. C’est juste que… j’ai tendance à prendre beaucoup de place, quand j’suis en stress. Désolé. » invitation à la discussion. Ce que tu n’aurais peut-être pas pensé à faire il y avait de cela quelques mois. Comme quoi votre résolution de vous parler, Eryn et toi, t’avait peut-être fait revoir tes positions sur la question de la communication, de façon générale.

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Jeu 8 Déc - 21:39
Marley s’explique encore et toujours. Il semble sincèrement désolé et pour ça, elle est prête à passer l’éponge sur les leçons de morale. Elle accueille donc la première petite blague avec un sourire. Ann a toujours été virulente, d’aussi loin qu’elle s’en rappelle. A l’instant d’ailleurs, le souvenir vif mais néanmoins désagréable de quelques visites chez la principale du lycée dans lequel elle a passé quelques mois de sa scolarité lui revient. Loin de connaître les codes de la société normale, Anneke s’est plus d’une fois retrouvée en situation délicate, incapable de faire la part des choses entre sa bulle de musiciens et roadies en tout genres et la civilisation aussi hostile qu’ennuyeuse. Bref, si elle s’en sort bien mieux à l’âge adulte que lors de sa crise d’adolescence, il n’est pas rare qu’elle peine à gérer sa colère. Se battre n’est pas une habitude, bien sûr, mais elle n’en est pas à son coup d’essai. Aussi, elle ricane : « Je vais pas te mentir, j’ai commencé à péter des nez avant de prendre des cours de boxe. Mais j’ai un peu affiné la technique depuis. », elle ajoute après un haussement d’épaules, l’air désinvolte. Une chose l’a cependant suffisamment dérangée pour qu’elle ne puisse passer à côté. « Par contre, » elle précise sur la même respiration, « si tu me penses vraiment capable de lever la main sur Wes, c’est qu’on se connaît encore moins bien que ce que je pensais toi et moi. » Ann hausse un sourcil, pas certaine de trouver drôle cette petite boutade, du genre qui ne fait rire que les hommes. Non, elle n’esquissera pas le moindre sourire, déjà parce qu’elle est à nouveau décidée à faire la gueule – le répit n’aura duré que trente pauvres secondes pour Marley -, mais surtout parce qu’elle trouve presque insultant que ce dernier se pose ce genre de question à son sujet. « I care too much about him for that. Also, I’m not a monster, even less a criminal. » D’un regard, la brune défie le coach de répliquer. Et finalement, prise de pitié par ses excuses, elle lui propose une cigarette – la conversation risque d’être longue et pas toujours agréable, même pour elle.

Elle tire en silence sur sa cigarette, essayant à chaque nouvelle bouffée de comprendre comment qui que ce soit puisse y devenir accro. Fucking disgusting. Jeter le mégot à peine entamé serait avouer son échec, métaphoriquement parlant, cependant. Aussi, elle se force un peu tandis qu’elle réfléchit à ce qui vient de se passer. La colère a laissé place à une fatigue intense, lasse et dépitée. Et soudain, Marley reprend la parole, et Anneke s’autorise une boutade à son tour : « It’s okay, I’m used to cis straight white men taking up too much space, you’re surprisingly not the first one I encounter. » Elle jette un regard de défi à Marley avant de préciser : « S’il te plaît, me sort pas la carte not all men sinon je fais demi-tour. » Elle n’est pas prête à l’entendre se défendre à nouveau sur le fait qu’il est un gentil qui aime les femmes, ew, merci, mais non merci. Ann cela dit se sent d’humeur pédagogue. Alors, elle soupire longuement, écrase sa cigarette contre la brique du mur (elle capitule, c’est définitivement dégueulasse), et se prend à l’exercice : « Ok, you want me to talk about it, let’s, let’s talk about it. Si je le fais pas je vais rester fâchée après toi et j’ai pas envie, de toute façon. » La dernière chose dont elle a envie, c’est d’entacher sa relation avec le mec d’une de ses meilleures amies, ou l’un des meilleurs amis de son mec – au choix. « Je passe mon temps au taf à sourire bêtement aux imbéciles qui me prennent de haut et qui veulent m’expliquer mon taf. Quand je rentre chez moi je suis ko, pas parce que mon boulot est horrible mais parce que le monde dans lequel j’évolue est peuplé de vieux connards misogynes qui se pensent tout permis parce qu’ils paient. La plupart du temps, ça se passe pas si mal, certains sont même vachement agréable, mais parfois t’en as un vraiment gratiné et peu importe ce qu’il dit ou fait, t’as pas d’autre choix que de sourire, t’excuser et te taire. » Des exemples, elle en a plein. Et il suffirait que Marley pose la question à Wes pour qu’il confirme. Car après tout, Ann avait passé les deux dernières années à parler de son boulot jusqu’à pas d’heure, alignant les anecdotes comme on parlerait de la pluie et du beau temps. « J’ai aucune envie d’avoir à supporter ça sans rien dire dans ma vie privée. », finit-elle par siffler comme conclusion à cette petite histoire. « Peut-être que j’aurais pas dû lui en coller une hors du ring, et je suis désolée si j’ai contribué à, je sais pas, te faire perdre en crédibilité ou quoi, mais il a payé pour tous les autres et pour ça j’ai aucune intention de m’excuser. » Haussement d’épaules. « Je vais nettoyer le sang, promis. Mais lui… » Elle désigne le bout de la rue d’un geste de la main, comme si l’homme n’avait pas disparu depuis de longues minutes déjà. « Lui peut toujours courir. C'est mort, je plierai pas le genou devant un autre mec qui se croit tout permis sur mon temps libre. »

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Ven 27 Jan - 15:48
Pataud. C’est clairement comme ça que tu te sentais, en ce moment même. Parce que non seulement d’avoir été maladroit avec ton amie, tu l’avais fait potentiellement passer pour une hystérique, un truc du genre « nous les mâles alpha, nous sommes totalement capables de prendre le dessus sur ce que nous ressentons. Pas comme une femme, en proie permanente à ses sentiments ! Respectez nous ! » erk. Ce discours te dégoûtait. Et t’avais eu beau avoir fait au mieux, tu savais que t’avais merdé. Encore plus quand… t’avais eu le mauvais goût de vanner sur Wes. connard t’étais un putain de connard misogyne qui se la jouait grand prince. « Ok pardon, j’ai été con. J’aurais pas dû. J’voulais juste... » tu soupirais « écoutes. J’ai aucune intention de me la jouer moralisateur ou mâle alpha qui sait tout mieux que n’importe quelle nana. Spoiler alert : j’saurais jamais ce que ça fait de vivre une épisiotomie, d’avoir des remarques désobligeantes en concert parce que j’ai l’audace de me trimballer en body devant des cinquantenaires en chien ou d’être bien moins payée que mon homologue pourvu de testicules. Cette société est merdique. J’peux pas la refaire. Mais ce que j’aurais pu ; ce que j’aurais du faire, c’est lui flanquer mon poing dans la gueule à ce trou du cul. Ca a pas que du bon, de rester pro. » tu haussais les épaules et tirais sur ta cigarette. Elle avait raison : mieux valait ne pas en rajouter. Mais ne pas combler le vide, c’était difficile pour toi, en toute circonstance. Seul : tu mettais la musique à fond dans ton appart, ta voiture ou même ton bureau – il n’était pas rare non plus de te croiser dans la rue sans que tu n’entende qu’on t’appelle : faute aux écouteurs sans fil qui, coupant du silence, te coupait aussi des interactions sociales que tu recherchais au combien : irony, sweet, sweet irony.  Dans les discussions gênantes, aussi. Ou, de façon générale, celles qui te foutaient mal à l’aise, soit par leur sujet, soit par ton interlocuteur, soit… parce qu’elles te renvoyaient à la triste réalité de la chose : tu avais fait de la merde. Et celle-ci cochait deux de ces cases (indice : ce n’était pas la faute de ton interlocutrice.) Alors tu parlais, parlais, parlais encore, déblatérant mille faits communs et autres idées reçues. charming. plus tu parlais, pire c’était. Démuni, tu suivais le conseil d’Ann et le poussais même plus loin : non seulement de ne pas rétorquer « not all men » -- ce que ton égo à la con t’aurait poussé à faire si elle ne te l’avait pas interdit ; tu décidais pour une fois de laisser un peu de place au silence. Tu avais beau le détester, il n’était pas toujours mauvais. Le regard rivé sur tes pompes, tu écoutes. Tes mâchoires se serrent. Toi, tu ne pourras jamais t’identifier. T’étais né du bon côté de la barrière : un bon petit homme aimant les femmes et seulement les femmes, cys hétéro bon genre, blanc, blond, le rêve de tout connard aux idées immondes. Mais tu savais qu’Eryn, elle aussi était confrontée à ce genre de types. Le pire, dans tout ça, c’était encore que pour certains, c’était fait avec bienveillance. Pas tous, il y avait des connards partout ! Mais certains voulaient simplement aider. Parce qu’on leur avait toujours dit qu’il fallait protéger les femmes. Parce qu’ils avaient des représentations éclatées au sol, aussi – toi le premier, tu te rappelais encore ta fausse bonne idée de vouloir aider Eryn financièrement avec l’Overkill : si Wes n’avait pas été là pour te secouer, il aurait été fort probable qu’une dispute sans nom ait éclaté… Faute à ton masculinisme internalisé, que tu t’efforçais de calmer. Mais on ne change pas les habitudes comme ça. Le chemin serait long, pour que tu ne joues plus les matchos et ce même « sans faire exprès. » ; ça avait beau ne pas être intentionnel chez toi, ça n’excusait pas tout. Silencieux, tu écoutais les explications d’Ann et secouais la tête « hé. J’ai aucune intention de te demander de t’excuser pour ce tas de merde. J’te le dis depuis le début et c’est sincère : t’as eu raison. T’as fait perdre de crédibilité à personne, et quand bien même, j’en aurais pas eu grand-chose à foutre : j’préfèrerais passer pour un guignol plutôt que pour un type comme… ça » un air de dégoût sur le visage, tu signifiais un point imaginaire devant toi. « j’vais pas te la jouer not all men. Parce que j’ai beau me défendre d’être comme eux… j’le serai toujours un peu. C’est vrai, même sans le vouloir, j’ai été un connard. J’veux dire, combien de fois, j’ai voulu sauver Eryn, la préserver comme si c’était une gamine alors que je suis le premier à pleurer quand je me retourne un doigt ? Et le pire dans tout ça, c’est pas parce que je n’ai pas confiance en elle. Mais j’me rends compte que finalement... » tu haussais les épaules, jetant ton mégot d’une pichenette dans le caniveau « tu sais ce qu’on dit. L’enfer est pavé de bonnes intentions. Et de mauvaises aussi. On est pas tous des saints, et si la femme parfaite n’existe pas, le type parfait est bien loin de débarquer. Qu’on le veuille ou non, on devrait même pas être offusqué. JE n’aurais pas du me la jouer saint nitouche à tenter de me justifier parce que t’as raison. On est tous les mêmes. J’suis désolé d’avoir été le coach le plus débile de New-York ce soir. Et de mon humour douteux aussi. » tu soupirais et hésitais, essayant de te rendre utile : « Oh et... le sang est déjà nettoyé, by the way. Je n'aime pas avoir de sang de looser dans ma salle .» Tu pris une courte pause, avant de reprendre. « Est-ce que… y’a d’autres trucs dont t’as envie de parler ? » un petit pas pour l’humanité, un grand pas pour toi : tu découvrais le monde magique de la (marley) thoughts like a minefield Archivo-twemoji-2728-svg-sparkles-emoji-transparent-11563361348xk41xhilmh communication (marley) thoughts like a minefield Archivo-twemoji-2728-svg-sparkles-emoji-transparent-11563361348xk41xhilmh  ; Eryn serait fière de toi ! ou pas

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