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(wes) shame & prejudice

@ Invité

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Lun 28 Nov - 10:50
Un vendredi soir comme un autre, ou presque. Souvent, après avoir passé une soirée à faire rire un public, ou pas si j'ai fait un bide, je ne me sens pas si mal. J'essaye de toujours être positif, bien que critique sur mon travail, parce qu'après une représentation, on se rend bien compte des tours qui marchent, et de ceux qui floppent totalement. Pas forcément parce que j'ai foiré le tour, des fois, c'est juste pas drôle. Mais dans ce genre de passions, on ne peut pas passer son temps à se jeter la pierre et à tout critiquer négativement. Non, parfois il faut juste l'accepter et même, savoir se critiquer objectivement soi-même.
Mais le sentiment que je ressens ce soir n'est pas positif. Il est lourd, il est triste. Pourtant, cette soirée est loin d'avoir été la pire. J'ai eu des rires, des applaudissements et des "wow", souvent signes que le sketch n'est pas si mauvais. C'est peut-être la pollution, l'air de New York à la fois fraîche en température et irrespirable à cause des voitures et des grands building qui nous entourent. Ca doit être ça, qui me pèse sur les épaules ce soir.
Pas après pas, je me rapproche doucement de la station de métro qui m'amène directement à la coloc dans le Queens. Avant de descendre dans celle-ci, je décide de m'écarter dans une ruelle pour profiter d'une ou deux (ou trois quatre) cigarette, et ne pas intoxiquer les passants qui n'ont rien demandé.

Je m'adosse contre un mur, sors mon paquet de cigarettes avant d'entendre le bruit d'une vieille porte en ferraille claquer à quelques mètres de moi. Après quelques secondes d'adaptation nécessaire à l'obscurité de la ruelle, j'aperçois une silhouette, qui semble haletante, et jure : il semblerait qu'il ai oublié quelque chose à l'intérieur du bâtiment. Je fronce les sourcils et à en juger la dégaine du type, lui aussi a certainement besoin d'une clope pour calmer son esprit, c'est peut-être même ça qu'il a laissé à l'intérieur, alors je m'approche et lui tends une cigarette, sans un mot. Je lui adresse un sourire timide alors qu'il me remercie, sourire qui ressemble plus à une torsion étrange de mes lèvres. J'allume ma clope avant de lui tendre un briquet, et de lancer, sans aucun tact.  « I've seen you before, haven't I ? » Parfois, je ne me rends pas compte de la violence de mon accent liverpuldien, qui a tendance à surprendre au premier abord. Bon, j'arrive toujours à me faire comprendre, mais quand j'étais jeune, j'ai très vite compris que cet accent faisait rire. Au début, par peur de subir les moquerie de mes camarades de classe, j'ai essayé de forcer un faux accent américain, ou au moins d'adoucir la manière dont je parlais. Until I decided to fully lean into my roots, parce qu'après tout, y'a pas de honte à avoir un accent local prononcé.

@ Invité

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Dim 19 Fév - 22:28
Wesley avait retrouvé le goût des soirées. Il en faisait rarement, encore plus rarement sans Anneke, sauf quand elle était au travail, comme ce soir. Wes parvenait à profiter des gens et de la musique – le tout sans se coller une race monumentale pour oublier le fait qu'il était infiniment malheureux, tel qu'il l'aurait fait il y a un an.

Mais une soirée n'en est pas vraiment une sans la fameuse pause clope des fumeurs. Lorsque Wes mit un pied dehors, il frissonna dans son t-shirt et entendit la porte métallique claquer derrière lui. Au même instant, il réalisa qu'il avait oublié dans sa veste son paquet de cigarettes, ce qui rendait plutôt inutile le briquet qu'il triturait dans sa main droite. Merde. Ladite veste se trouvait au vestiaire et il allait devoir faire tout le tour du bâtiment pour la récupérer. Wes laissa échapper un grognement contrarié.

Heureusement, une bonne âme, sortie de nulle part, décida de lui venir en aide. Le brun releva le visage vers l'inconnu et le gratifia d'un sourire étincelant. « Oh, thanks. » Ils se dévisagèrent un instant, comme pour décider qui d'eux deux allait débuter le small talk. Ce fut finalement le jeune homme en face de lui qui débuta les hostilités. Le visage de Wes lui était visiblement familier, ce qui embarrassa légèrement le musicien. Il avait totalement perdu l'habitude d'être reconnu. En haussant les épaules, il souffla une réponse laconique, qui relevait plus de l'amas de mots clés que d'une véritable phrase : « Well, I was in a band. Years ago. Metal stuff. » Wes ne s'étala pas, parce qu'après plusieurs années à ruminer le passé échoué au fond d'un canapé, il était enfin passé à autre chose. Il avait désormais des projets plein la tête, des choses qui lui ressemblaient davantage que ce qu'il avait pu créer jusqu'ici, et s'il ne reniait pas son expérience, il n'en parlait plus avec nostalgie.

En réfléchissant un peu, il émit une autre piste : « Maybe you know my face because of the Van Asten family. » C'est vrai que des articles type Buzzfeed, de mauvaise qualité et un poil machos pour la plupart, avaient déjà titré "Jan Van Asten's daughter in a relationship with a famous musician, click here to find out who". Nul doute que le peu de gens ayant cliqué avaient été éminemment déçus par la réponse – Wesley who ? Puis, finalement, le bassiste s'orienta vers la piste qui semblait la plus probable : « Ça paraît prétentieux dit comme ça, peut-être qu'on s'est juste croisés dans une soirée et qu'aucun de nous deux ne s'en souvient. »

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