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(olivia) the time has come for me to break out of the shell

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Dim 19 Fév - 9:34
Le coeur lourd, les épaules voutées, Romy traînait sa carcasse dans le métro, son sac de sport sur l’épaule, prête à passer un week-end à Staten Island, loin de la vie effrénée de Manhattan, sa machine à coudre dans sa valise à roulettes. Les écouteurs vissés dans les oreilles, elle avait ressenti le besoin de parler à sa mère un matin en se réveillant. Quand le coeur s’était un peu compressé alors qu’elle n’arrivait pas à dormir la nuit. Parce qu’elle avait l’impression de trahir sa mère, que ne rien lui dire n’était pas ce qu’elle lui avait inculqué, elle n’avait jamais eu peur de parler sexualité avec sa mère, elle n’avait jamais eu peur des représailles, des jugements. Et elle s’en voulait de cacher cela à sa mère, alors sur le chemin de son week-end, avec ses tissus, ses pensées et ses questionnements. Lorsqu’elle récupéra enfin le Uber, elle ferma les yeux et envoya un message à sa mère pour la prévenir qu’elle arriverait dans moins de cinq minutes. Elle ne savait pas comment engager la conversation, comment elle pourrait lui faire comprendre qu’elle est toujours sa fille, qu’elle n’est pas bizarre. Parce que c’est ce qu’elle avait l’impression d’être. Parce que c’est ce qu’elle avait entendu depuis son plus jeune âge, que ce n’était pas naturel, que c’était contre-nature, et Romy elle s’était encré ça dans sa tête. Mais sa mère, son adoration avait toujours été douce, jamais un mot plus haut que l’autre, alors elle savait qu’elle comprendrait, qu’elle ne dirait pas, pas comme ses grands-parents. Ses grands-parents maternels avaient toujours fait preuve de tolérance, mais elle avait souvent des flashs de repas dans la famille de son père et ça lui creusait un peu plus le trou béant qui avait prit place quand elle avait ces souvenirs. Un côté de la famille homophobe, un autre côté -certainement le meilleur- disparu, il ne lui restait que sa mère pour l’instant pour être la bouée de sauvetage au milieu de la mer des doutes. Lorsqu’elle arriva devant chez elle, elle remercia le Uber qui lui sortit ses bagages et elle soupira en ne voyant pas la voiture de son père dans l’allée. Elle était soulagée autant qu’angoissée parce que cela faisait un long moment qu’il n’était pas là. Toujours en déplacement. Mais dans un sens, ça l’arrangeait, puisqu’elle aurait été incapable de parler à Olivia si Benjamin était là. Lorsqu’elle entra dans la maison, elle fondit dans les bras de sa mère pour l’enserrer tout contre elle. Hey mom, what’s up ? Dad isn’t here ? Can we talk ? s’enquit-elle discrètement avant de déposer ses sacs sur le sol Do you want a tea or something ? You look exhausted.

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Sam 25 Fév - 15:15
Si la journée d'Olivia s'annonçait morose, il avait suffit d'un SMS de Romy pour tout illuminer. Elle y avait répondu en une seconde – "Je rajoute une assiette pour le repas. À tout de suite, sweetie." – et s'était mise à piaffer d'impatience dans l'entrée. Lorsqu'elle entendit le bruit de la valise à roulettes dans les graviers, Liv ouvrit grand la porte. « Hii baby ! » S'exclama-t-elle quand Romy lui sauta au cou. La chanteuse lui rendit son étreinte, le cœur gonflé de joie, avec l'impression de ne pas avoir revu sa fille depuis des mois alors que ça ne faisait qu'une semaine. « No, I’m all alone. » Elle ne s’attarda pas sur le sujet de Benjamin, parce qu’elle n’avait aucune envie de gaspiller des mots à son sujet. Quand Romy s’inquiéta de sa petite mine, elle éclata de rire, faussement vexée : « Hey, you should never tell an old lady like me that she looks tired. » Olivia avait passé une bonne partie de la nuit à Harlem, n’était rentrée qu’au petit matin et n’avait dormi que quelques heures. Si elle cachait à merveille son corps fourbu d’avoir trop veillé, elle n’avait rien pu faire contre ses yeux cerclés de fatigue – même son anticernes s’était révélé inefficace. Mais son propre état n’avait que peu d’importance à ses yeux, d’autant plus qu’elle devinait que quelque chose n’allait pas pour sa fille. Quoi, elle aurait été bien en mal de le dire, mais elle percevait dans ses yeux une lueur triste qui ne lui plaisait pas. « Tout va bien, Romy ? Tu sembles préoccupée. Tu as un problème avec les cours ? » Olivia ne croyait pas vraiment en cette hypothèse : sa fille, brillante, n’avait jamais rencontré de difficultés dans le cadre de sa scolarité.

Olivia attrapa les bagages de la jeune fille et les déplaça jusqu'en bas des escaliers – elle les monterait jusqu'à la chambre plus tard, pour l'heure, il y avait plus urgent. « J'ai fait chauffer de l'eau avant que tu n'arrives. » Avec douceur, elle la poussa vers la cuisine. Il fallait qu'elles discutent, et une bonne tasse de thé leur donnait un excellent prétexte. Car Olivia disposait d'une autre hypothèse expliquant l'air maussade de son enfant, et celle-ci lui paraissait nettement plus probable : « C’est un chagrin d’amour ? »

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Mar 7 Mar - 10:04
Retourner à Staten Island le temps d'un instant était, pour Romy, comme une libération. Elle n'avait pas encore trop l'impression d'être une adulte, même si elle avait son loyer à payer, ses factures aussi, incapable d'accepter que ses parents payent pour elle. Mais elle n'avait pas envie d'être catapulter dans un monde qui l'effrayait plus que de raison. Elle avait peur du monde des adultes, elle n'avait pas envie de grandir, pas comme ses ami.e.s du lycée qui n'avait qu'une hâte c'était de grandir encore et encore pour faire ce qu'elle voulait. Romy n'était pas comme ça, elle avait souvent entendu parler du chemin qu'avait parcouru sa grand-mère maternelle pour arriver à New York, pour s'impatienter de tout les petits à côtés de la vie d'adulte qui l'effrayaient. Mais elle était heureuse de revenir aujourd'hui, même si elle avait un peu peur de ce qui pourrait se passer, elle ne savait pas comment sa mère réagirait et elle ne savait pas non plus comment amener le sujet sur le tapis, sans que ça paraisse étrange. Le rire de sa mère lui parvint aux oreilles et elle ne put s'empêcher de sourire « You're not old mom, you're like wine the older you get, the better you got. » la rassura t-elle en caressant doucement son bras d'une caresse rassurante. Elle avait toujours trouvé sa mère jolie du plus loin qu'elle se souvienne et elle l'avait toujours regardé avec fierté, fierté d'être sa fille. Pour toujours. Peut-être qu'elle, après leur conversation, elle ne serait pas fière d'être sa mère, Romy avait si peur de la réaction de la brune qu'elle reculait encore cette conversation. « Non, non, pas avec les cours. » répondit-elle dans le vague.

Elle se glissa dans la cuisine, prit place sur son tabouret, celui sur lequel elle s'installait toujours. Le tabouret qu'elle avait tant de fois imaginer escalader quand elle était petite, seule, sans aide. Le tabouret qui représentait l'évolution, et quand elle y était parvenue la première fois, elle se souvient avoir été fière. Et depuis, ce tabouret a été témoin de beaucoup de choses, son acceptation à l'université, l'obtention de son diplôme, son premier chagrin d'amour. Et une nouvelle conversation allait se rajouter à la pile. A la question de sa mère, Romy haussa les épaules, pouvait-elle qualifier ça de chagrin d'amour ? Elle n'en savait foutrement rien et ça lui compressait le coeur rien que d'y penser. « Je ne sais pas si c'est vraiment un chagrin d'amour » avoua t-elle en tenant sa tasse entre ses deux mains, fixant le contenu comme par peur qu'il s'évapore. « Je ne sais pas vraiment comment t'en parler, parce que je ne sais pas comment tu vas réagir et je sais que tu vas me dire que je peux tout te dire, mais je ne sais pas comment te dire ça. » Les mots tournoyaient bien trop dans sa tête et Romy avait l'impression d'être comme Alice au pays des merveilles et de tomber au fond du puit des merveilles. Elle prit une gorgée de thé avant de souffler « On peut en parler plus tard ? »

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Mar 28 Mar - 23:26
La plus grande ambition que nourrissait Olivia vis-à-vis de sa fille était simple : qu’elle trouve sa voie, vive sa vie, devienne indépendante. Cependant, la brune mettait un point d’honneur à faire de la maison de Staten Island un refuge, dans lequel Romy pouvait venir chercher du réconfort dès qu’elle en ressentait le besoin. La porte lui était toujours ouverte, à n’importe quelle heure, même au milieu de la nuit. Elle trouverait toujours le lit fait, une serviette de bain propre à disposition, sa chemise de nuit repassée et pliée sur la chaise de sa chambre – comme si elle n’était jamais partie, qu’elle habitait toujours là. Pour les avoir elle-même expérimentées, Olivia connaissait les difficultés que rencontraient les jeunes femmes, et il était hors de question qu’elle laisse sa fille les affronter seules. D’ailleurs, il lui paraissait évident que Romy avait un souci. Elle le voyait dans sa démarche, dans ses épaules légèrement voûtées : bref, son instinct de maman était en alerte et elle était bien décidée à savoir ce qui tracassait sa fille.

La remarque de Romy, sur le fait que l’âge lui allait bien, la fit redoubler d’un rire clair et complice, destiné à détendre l’atmosphère. Très vite, elles retrouvèrent leurs vieilles habitudes : Romy s’installa sur son tabouret fétiche et Liv posa devant elle la même tasse que d’ordinaire. Alors comme ça, le problème ne venait pas des études. Voilà qui faisait déjà une piste en moins. La chanteuse demeura silencieuse, ne souhaitant pas oppresser sa fille, mais désireuse de lui venir en aide, elle réfléchit à la meilleure façon de lui faire cracher le morceau.

En fait, elle n’eut même pas besoin d’inventer un stratagème. Alors qu’elle versait l’eau bouillante dans leurs tasses, Romy se livra d’elle-même. À demi-mots. Je ne sais pas si c'est vraiment un chagrin d'amour. Olivia fronça légèrement les sourcils, résistant à l’envie d’obtenir le nom de la personne responsable des yeux tristes de sa progéniture pour aller en faire de la chair à pâté. « Bien sûr que tu peux tout me dire. Mais prends le temps qu’il te faut, on en parlera quand tu en auras envie, ou du moins quand ça te semblera être le bon moment. Tu peux me l’écrire, aussi, si ça te semble plus facile. » Se confier sur du papier, mettre de la distance, peut-être que ça libérerait Romy du poids des mots – du moins, c’était ce qu’Olivia espérait. Décidant qu’elle n’en ferait jamais assez pour rassurer la jeune fille, elle ajouta doucement : « Chérie, il n’y a rien que tu puisses faire ou dire qui me fasse t’aimer un peu moins. Tu le sais, n’est-ce pas ? »

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Sam 29 Avr - 10:49
Elle avait l'impression que toute sa vie n'était qu'une succession d'échec, même si, quand elle relativisait, elle se rendait compte que ce n'était pas le cas. Elle avait réussi à entrer dans une de plus prestigieuses école de mode, elle avait réussi à être quasiment major de promo, et elle était aimée par ses parents. Sa famille était -presque- unie et ses parents étaient -sûrement- fiers d'elle. C'était tout ce qui comptait. L'image qu'elle pouvait donner autour d'elle, à sa famille, ses ami.e.s, ses parents. Romy n'avait pas pour habitude de chercher les lumières des projecteurs mais elle appréciait savoir qu'elle ne rendait personne déçu. Mais elle avait peur qu'aujourd'hui, sa mère ne finisse par être déçue par ce qu'elle allait apprendre sa fille. Elle avait longtemps hésité, elle ne voulait pas l'avouer. Mais est-ce qu'elle réussirait à vivre dans une vie où elle aurait l'impression qu'elle devait se cacher pour exister? Se cacher de ses parents, cacher la personne qu'elle aime ? Non, Romy ne voulait pas ça, alors elle affronterait sa mère en premier, parce qu'elle était celle qui la connaissait le plus. Elle ne pensait pas que son père ne la connaissait pas, mais elle avait plus de mal à se confier à son père sur les personnes qu'elle pouvait bien fréquenter. Elle avait toujours cette image de père droit dans ses bottes, avec son costume trois pièce. Homme qu'elle avait pu idéaliser lorsqu'elle était enfant. Son père, ce héros. Son père, héros de ses aventures oniriques où il venait toujours sauver sa petite princesse. L'image avait quelque peu était ternie depuis. Mais elle effaçait ses pensées de sa tête pour se concentrer pour sa mère qui était, malgré le temps qui passe, son adoration. Lorsque les mots sortirent de la bouche, Romy sentit son coeur qui se serra instantanément et elle eut envie de pleurer. Il ne lui arrivait pas souvent d'avoir envie de pleurer mais pourtant, elle avait l'impression que son mental n'était pas d'acier comme elle pouvait l'espèrer. « Je ne sais pas comment écrire ça. » Elle ne pourrait pas coucher les mots sur papiers tels qu'ils veulent sortir de son esprit, elle trouverait ça trop brutal, trop abrupt. Elle n'en avait pas envie. Romy attrapa la main de sa mère et elle ferma les yeux aux paroles de sa douce mère. Elle lui serra un peu la main « Oui, je le sais. » Elle lâcha la main de sa mère et soupira, passant une main dans ses cheveux « Tu sais, je suis tombée amoureuse une fois. D'un garçon. » Elle ne savait pas franchement où elle s'en allait actuellement. « Mais l'autre jour, dans ma promo, il y a une... fille... et je crois que... enfin tu sais... on a... et en fait je me suis rendue compte que j'aimais les filles et les garçons. Et je ne veux pas que tu penses que je suis... bizarre ou j'en sais rien. Je ne veux pas que tu m'aimes moins parce que j'aime les filles et les garçons. »

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