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New home, new life (six weeks ago) || ft. Eryn

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Mar 13 Sep - 15:16
Clara était absolument épuisée. Ces deux dernières semaines avaient été sans doute parmi les plus intenses de sa vie. Elle avait à peine eu le temps de se réjouir après l’appel de l’employée de The Innocence Project qui lui signifiait qu’elle était prise. A peine eu le temps de réaliser qu’elle allait réellement s’installer à New York. Il avait fallu donner sa démission, trier toutes ses affaires, retourner dans le Vermont récupérer ce qu’elle souhaitait emporter avec elle - et subir un énième jugement de la part de ses parents - puis et surtout de trouver un nouveau logement en urgence. Ca avait été de loin la partie la plus angoissante de toute cette épopée car, elle l’avait rapidement compris, louer dans cette ville n’était pas une simple affaire. Son nouveau salaire et les dettes d’étudiante qu’elle continuait de trainer excluaient d’emblée Manhattan. Jasper lui ayant dit qu’Arthur vivait dans le Queens, elle avait choisi d’éviter également ce quartier. Oui elle espérait revoir Arthur, mais ne se sentait pas le courage de risquer de le croiser au coin d’une rue - elle n’avait encore que bien peu conscience de l’étendue des distances à New York.

Mais la chance avait été de son côté lorsqu’elle tomba sur une annonce de colocation à Brooklyn. Les photos lui plaisaient, le quartier également et le loyer était très raisonnable. Pour couronner le tout, elle partagerait le logement avec une femme ce qui lui éviterait d’angoisser à l’idée de tomber sur un type bizarre. Pressée par l’urgence de la situation, elle avait à peine eu le temps de lire l’annonce et de discuter rapidement en visio avec sa potentielle colocataire avant de s’engager et de virer l’argent de la caution et du premier mois de loyer. Elle n’en revenait pas d’avoir eu une telle opportunité.



Les jours suivants avaient été consacrés à vider son appartement et rendre les clefs avant de prendre la route, sa petite voiture pleine à craquer. Voiture qu’elle ne tarderait pas à revendre après avoir constater que ça représentait plus d’inconvénients que d’avantages ici.



La route avait été longue et épuisante. Après sept heures de conduite et pas mal de bouchons supplémentaires, elle entra dans la rue qui devrait être la sienne. Le plan était simple: se garer devant son immeuble pour décharger tranquillement ses affaires. Mais bien sûr les choses ne furent pas si simple et après avoir tourné plusieurs fois elle put enfin trouver une place quelques rues plus loin. Elle arrêta sa voiture et soupira, le corps engourdie par la route et le déménagement. Elle allait devoir transporter une partie de ses affaires jusqu’à l’appartement et espérer que sa nouvelle colocataire soit assez généreuse pour l’aider avec le reste.

Elle sortit du véhicule et en extirpa son sac à dos de voyage rempli ainsi que sa valise à roulettes. Il restait une dernière valise, la plus grosse et la plus lourde et elle avait déjà envie de fondre en larmes à l’idée de devoir refaire tout le trajet avec. Elle secoua la tête et verrouilla sa voiture avant de se mettre en marche.

Le trajet lui sembla infiniment long, mais elle finit par arriver à bon port. Eryn lui avait parlé de ce bar dans lequel elle travaillait, l’Overkill, mais jusqu’à présent Clara n’avait pas compris que leur appartement se trouvait juste au-dessus. Ce qui expliquait peut-être le prix du loyer. Elle ne pouvait qu’espérer que ce soit le genre de bar de quartier tranquille et plutôt calme, au moins les soirs de semaines.
Elle avait envoyé un message à Eryn quelques heures plus tôt pour la prévenir de son arrivée et cette dernière lui avait expliqué où se situait leur appartement exactement. Sa charge sur le dos, les joues rougies par l’effort et la fatigue, elle trouva heureusement assez facilement et sonna à la porte.

@ Invité

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Sam 8 Oct - 19:34
Eryn a consacré la majeure partie de son après-midi à ranger et nettoyer l’appartement. D’ordinaire plutôt ordonnée et propre, ces derniers temps, le ménage était devenu le cadet de ses soucis. Car dans l’excitation de la reprise de sa relation avec Marley là où ils l’ont laissée cinq ans plus tôt, la brune a passé bien plus de temps à roucouler qu’à entretenir son intérieur, il faut bien le dire. Entre ça et la soirée concert mensuelle de l’Overkill de la semaine prochaine qui lui demande un temps considérable, l’appartement s’était transformé en chaos organisé. Et dans l’absence de colocataire depuis plusieurs semaines, elle n’a eu aucune raison valable de s’autodiscipliner et a donc opté pour la solution de simplicité : bosser, n’utiliser son logement que pour dormir, passer le reste du temps chez Marley, recommencer.

Aujourd’hui, cependant, l’arrivée de la nouvelle locataire change la donne. A vrai dire, cette perspective soulage Eryn qui y voit là une occasion de reprendre sa routine en main une bonne fois pour toutes. Elle a donc pris congé cette après-midi là, prévenant ses collègues – ses employées, un terme qu’elle n’arrive pas à se résoudre à utiliser en dehors de la paperasse – qu’elle n’arriverait que dans la soirée, et a entrepris une remise en ordre totale des lieux. Si elle a bien compris, Clara arrive tout droit du Vermont, elle a donc encore quelques heures devant elle lorsqu’elle reçoit son sms auquel elle répond poliment. La jeune femme a l’air extrêmement mignonne, peut-être un peu trop pour une Eryn qui a beau tenter d’avoir l’air sympathique (et être parfaitement sincère, en plus), ne peut s’empêcher une espèce d’aura terrifiante. Aussi, elle tente tout ce qu’elle peut pour rendre l’endroit accueillant. Elle allume même une de ces bougies parfumées dont elle déteste ne serait-ce que l’existence, ouvre toutes les fenêtres pour chasser l’odeur persistante de quelques cigarettes qu’elle a eu la flemme de fumer sur le balcon ces derniers temps, et lorsque l’heure d’arrivée de sa nouvelle colocataire approche, le vinyle qu’elle choisit de passer en fond sonore n’a rien d’extrême, au contraire. La barmaid baisse même la musique à un volume plus que décent.

On sonne à la porte et c’est une Eryn en tenue des grands jours (imaginez donc là un t-shirt de groupe de metal obscur, un jean troué et ses résilles assorties et ses longs cheveux raides lâchés, entourant son visage d’un voile noir) qui ouvre la porte. Tout de suite, elle tente un sourire enjoué. Sois affable, ne l’effraie pas dès le début, l’avait suppliée Marley, parfaitement au courant de la resting bitch face habituelle de sa copine, et elle compte bien essayer d’y arriver. « Yo. Clara, right ? Come in, come in. » Elle s’écarte pour la laisser entrer. « You look exhausted. Wanna sit down for a bit before I give you a tour ? There’s beer in the fridge. » Pause. Soudain, elle réalise le manque d’options et s’empresse d’ajouter : « I also have coke, or anything, really, coffee, tea, whisky. Well, you know, you can also help yourself, it’s your house too. » Mais peut-être serait-il sympa de la servir puisqu’elle vient à peine d’arriver. Eryn hausse les épaules, laisse passer quelques secondes, puis réalise le chargement de cette pauvre Clara. « Oh shit, yeah, your stuff, sorry just, just leave it here for now if you want, or otherwise your room is right down the hall, last door on your right. I left it open but I left your keys on the bed and… well, yeah, I should shut up. How can I help ? »

@ Invité

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Lun 31 Oct - 16:42
Clara se tenait sur le pas de la porte, dans l’impatience de rencontrer sa nouvelle colocataire. L’avantage de la fatigue, c’est qu’elle avait supplanté l’angoisse et la jeune femme n’aspirait qu’à laisser son sac et s’asseoir, n’importe où (mais c’était oublier qu’elle avait encore sa valise à aller chercher). La porte ne tarda cependant pas à s’ouvrir et elle dut bien admettre qu’elle fut prise part surprise. Eryn était grande. Non, Clara était grande. Eryn était immense. Immense et impressionnante avec un look incroyable qu’elle-même n’aurait jamais eu l’assurance d’afficher. Elle se sentit immédiatement intimidée. « Hi… thank you. » Elle sourit, ayant du mal à déterminer si sa nouvelle colocataire était contente de la voir ou sérieusement ennuyée de devoir l’accueillir. « Sorry I’m so late, it was longer than I thought. » Elle avait en effet eu la joie de découvrir pour la première fois le trafic qui pouvait régner dans cette ville.

« Oh, a glass of coke would be great. » Elle ne savait plus vraiment quoi regarder, entre son nouveau chez elle et la femme qui lui faisait face. Eryn dégageait une assurance incroyable. Elle lui rappelait ce groupe de filles punk lorsqu’elle était au lycée, que Clara ne pouvait s’empêcher d’admirer au loin, regrettant de ne pas être des leurs tout en les trouvant trop impressionnantes pour oser leur parler. Et pourtant, même si elle était effrayante, elle semblait sincèrement vouloir la mettre à l’aise. Pour le moment c’était encore loin d’être évident: après des heures de route, elle se retrouvait plongée dans l’inconnu. « The place looks great. » Elle le disait principalement par politesse, encore incapable de savoir comment elle s’y sentait vraiment. Il était étrange de songer que dans quelques temps, cet appartement serait chez elle. Sa maison. La chambre serait sa chambre, avec sa décoration peut-être et surtout son bordel habituel.

« It smells really nice here. What is it? » Elle ne l’avait pas remarqué auparavant. De même que la musique, un fond sonore qui l’apaisait, alors qu’elle commençait à se dire que l’endroit pourrait lui plaire pour de vrai. Répondant à l’invitation, elle déposa son sac contre un mur (là où il lui semble déranger le moins) et s’assit sur le canapé qui lui sembla infiniment confortable après toutes ces heures passées sur le siège de sa voiture. Mauvaise idée, maintenant qu’elle était bien installée, elle avait encore moins envie de repartir dehors aller chercher sa valise. Mais il le fallait pourtant, et puisqu’Eryn lui proposait de l’aide, elle osa sauter sur l’occasion. « Well, actually I still have a big suitcase in my car. I could only park a few blocks away. Would you mind helping me bringing it here? I know it’s a lot to ask… » D’ordinaire, elle n’aurait eu aucun problème à attendre le lendemain, mais on lui avait rabâché que New York était remplie d’individus prêts à vous agresser à tous les coins de rue et à voler vos affaires, voire vous assassiner… Elle avait beau avoir traité tous ces avertissements avec des haussements d’épaules et les yeux levés au ciel, elle se rendait bien compte malheureusement qu’ils avaient fait leur petit effet…


@Eryn O'Hare

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Lun 19 Déc - 13:50
Un verre de coca. Eryn acquiesça et se dirigea de quelques pas sur le côté, vers la cuisine ouverte. Elle en profita pour désigner le frigo et l’emplacement des verres à sa nouvelle colocataire, pour la prochaine fois, et lui tendit son verre avec ce qui se voulait un sourire mais devait plutôt ressembler à une grimace de malaise. Non pas qu’Eryn soit mal à l’aise de nature, mais on lui attribuait une resting bitch face qu’elle n’avait pas l’habitude de quitter et elle ne réservait ses tentatives de sourire qu’à Marley et ses ami·e·s proches – et à sa nouvelle colocataire, donc, à qui elle s’efforçait de réserver un véritable accueil, parce qu’elle avait l’air beaucoup trop mignonne pour qu’un malentendu lui donne l’impression d’être de trop. D’ailleurs, elle complimenta la déco et Eryn haussa les épaules, désinvolte. « Oh, thanks. It’s, like, all me. I’ve been living by myself for a while now so, you know, feel free to tell me if anything were, I don’t know, too much or anything. » Du genre, le néon rutilant (be a badass with a good ass, une citation qui ne manquait jamais de faire hausser un sourcil perplexe à son père) qui, une fois allumé, donnait au salon des airs de bar, comme si Eryn ne passait pas déjà suffisamment de temps dans le sien. Facile à dire, cependant, lorsqu’on était la personne en charge de la décoration et qu’on n’avait aucune notion de l’existence du concept de silence poli. Puisque de son côté, la barmaid n’aurait eu aucun mal à annoncer à la locataire de longue date de son nouveau logement que son sens de la déco ne lui plaisait pas, elle n’imagina pas un seul instant que Clara puisse se sentir gênée à cette idée. Aussi, elle supposa que cette invitation au dialogue suffirait à ce que la brune se sente autorisée à ajouter sa pierre à l’édifice qu’étaient les pièces communes du logement, et elle n’ajouta rien d’autre. Quant à sa nouvelle colocataire, elle commenta l’odeur, et l’espace d’une seconde, Eryn se demanda si le compliment était sincère ou si elle n’en faisait pas un peu trop. Encore une fois, elle se sentait un peu en décalage avec le commun des mortels. « Oh, that ? It’s that candle over there, I guess. (Elle désigna ladite bougie d’un geste de la main puis se retourna sur Clara qui déposait petit à petit ses affaires dans un coin du salon.) My boyfriend said it could be nice. We could buy more, if you like it. »

A cet instant, Clara devait probablement se demander où elle était tombée – ou plutôt : avec qui. De son côté, la barmaid, qui faisait tout son possible pour adopter les codes sociaux de la bienséance (vraiment, elle aurait dû écouter son père dans son enfance, lorsqu’il lui faisait la morale aux réunions de pingouins du gotha) et paraître aussi avenante que possible avec une inconnue destinée à devenir l’une de ses compagnes de vie, n’en finissait pas de réfléchir : comment doit-on accueillir une nouvelle personne dans sa vie ? Que font les personnes naturellement accueillantes, d’ailleurs ? Lui lancer une canette de bière et l’inviter à s’installer et choisir un disque ne suffirait pas, c’était sûr. L’inviter à passer la soirée à l’œil à l’Overkill, probablement pas non plus. Elle pouvait se tromper, mais Eryn n’aurait pas parié un kopeck sur le fait que les goûts musicaux de Clara incluaient du heavy metal. Bref, il allait falloir fonctionner autrement. Genre, en l’aidant à porter sa valise, toujours bien au chaud dans sa voiture qu’elle avait garée à mille kilomètres de là. La pauvre Clara n’était pas au bout de ses peines si elle espérait pouvoir se servir de cette dernière régulièrement – et aller plus vite qu’en transports en commun, surtout. « Yeah, of course, I’ll help you. I’m gonna need to go to work, eventually, but, you know, it’s right downstairs so I still have a couple of hours ahead of me. » Nouveau sourire-grimace de la part de Morticia Adams qui s’installa en tailleur dans le canapé, à côté de sa nouvelle colocataire. « Why don’t you have that drink first, though ? And that suitcase of yours won’t be going anywere, I promise. I know the neighborhood’s filled with soon-to-be-drunk metalheads and they may look impressive but they wouldn’t hurt a fly, let alone steal a suitcase in a trunk. Promise. » Elle rit doucement, puis continua : « I mean, you do you, of course. But again, you must be exhausted. You came all the way from, like, Vermont, right ? »

@Clara Reed (désolée du temps de réponse, j'étais un peu dans la sauce ces derniers temps love)

@ Invité

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Dim 12 Mar - 18:15
Clara commençait peu à peu à se détendre, un peu du moins. Eryn se montrait accueillante, mais elle avait encore du mal à savoir si elle était heureuse ou pas de l’avoir chez elle tant les expressions de son visage lui donnaient des indications contradictoires. Pas facile de savoir sur quel pied danser, mais elle imaginait qu’il faudrait un temps d’adaptation avant qu’elle se sente vraiment chez elle, capable de fouiller le frigo, installer sa déco, s’affaler devant la télé comme elle le ferait dans sa maison. Pour le moment, elle avait encore un peu l’impression d’être une invitée, une intruse presque. Elle fut néanmoins touchée en comprenant que sa nouvelle colocataire avait acheté cette bougie parfumée spécialement pour elle. Ce geste la fit sourire et la mit bien plus à l’aise, confirmant que la brune souhaitait autant qu’elle que les choses se passent bien et qu’elle partageait sans doute son malaise face à cette première rencontre. « He was right, it is very nice. » Elle était d’ailleurs d’ores et déjà dans de bonnes dispositions face à ce fameux petit ami qu’elle rencontrerait certainement tôt ou tard.

Elle dégusta avec plaisir la boisson, trop heureuse de pouvoir avaler quelque chose de rafraichissant après la route qu’elle venait de faire. Son dos lui faisait mal, de même que ses jambes et ses bras à force de conduire. Rien que le fait de s’asseoir tranquillement et d’être à destination lui permettait de souffler enfin. Encore plus en constatant qu’Eryn semblait vouloir faire de son mieux pour l’aider. « Oh right, I guess you work at night! » Il lui semblait bien qu’elle lui avait dit travailler dans un bar, mais elle n’avait pas compris alors qu’il se trouvait juste en-dessous. Elle avait déjà oublié le nom de l’endroit qu’elle avait pu voir avant de monter. Elle espérait seulement que le bruit ne l’empêcherait pas de dormir, elle se voyait mal aller au travail après des nuits sans sommeil. Il faudrait qu’elle songe à investir dans des boules quies. « Thanks, that’s really kind of you. »

Elle s’écarta un peu afin de lui laisser la place de s’asseoir près d’elle avant de lui répondre. « Okay, I believe you. To tell you the truth, I’m exhausted, so I guess it can wait. » Et avec sa boisson, assise sur ce canapé, elle n’avait plus la moindre envie de se relever et de devoir porter une valise pendant plusieurs mètres. Elle rit à son tour, se sentant un peu idiote d’être aussi méfiante. La parfaite petite provinciale. « Yes, exactly. I’ve never been to New York before and everyone around me told me the most horrible stories, like I’d risk to get murdered at every corner. » Elle parla sur le ton de la plaisanterie, tout en espérant sincèrement qu’Eryn la contredirait et la rassurerait immédiatement sur ce point. « And you, how long have you lived here? » Sans doute un petit moment, si elle en jugeait par son apparence et son attitude. Elle avait quelque chose d’infiniment… cool. Le mot lui semblait puéril, mais elle n’en trouvait pas de meilleur pour la décrire. Clara ne la connaissait pas encore, mais elle l’imaginait parfaitement être ce genre de personne qui ne s’en laissait pas compter et se moquait éperdument de l’opinion de qui que ce soit. Un trait qu’elle admirait tout particulièrement et qu’elle aurait aimé posséder. Avec l’âge, peut-être ? « I’m so happy I found this apartment… at some point I thought I was gonna have to sell my kidney to find a place in this city… you’re a true life savior. » Un véritable coup de chance comme on en fait plus et qui lui avait éviter de terminer dans un trou à rats.


@Eryn O'Hare je suis tellement désolée pour cet affreux retard, normalement ça devrait se calmer maintenant

@ Invité

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Mer 26 Avr - 19:10
Eryn avait vécu bien des situations de colocation. La plupart du temps, ses colocataires s’étaient contentés de vivre dans leur chambre, n’en sortant que pour se faire à manger et prendre une douche, ce qui, ne mentons pas, arrangeait bien la brune la plupart du temps. S’entendre avec un colocataire n’avait rien d’une chose aisée, surtout lorsqu’on ne les connaissait ni d’Eve, ni d’Adam, et que rien ne les rapprochait. Cependant, le cas de l’appartement de Brooklyn était un peu différent. Tout d’abord, il n’y avait que deux chambres, et un espace de vie limité. Ensuite, son père en était le propriétaire, ce qui rendait Eryn par extension un peu responsable également. Sans mentionner le fait qu’elle partait d’avance avec un désavantage : le fait de posséder le bar de l’étage du dessous. Rien de pire pour commencer sur un mauvais pied que d’être responsable d’une potentielle insomnie ponctuelle. En d’autres mots, Eryn se sentait redevable à l’avance et ne se voyait pas faire autrement que de tenter d’accueillir Clara du mieux qu’elle le pouvait. Rien n’indiquait qu’elles pourraient devenir amies, bien sûr, mais elle avait retourné le problème sous toutes ses coutures : servir à la jeune femme le cliché new yorkais de froideur n’aiderait jamais personne. Autant apparaître comme une figure sympathique, pour pallier aux inconvénients, d’autant qu’elle n’avait vraiment rien contre l’idée de partager son lieu de vie (dans lequel, finalement, Eryn ne passait plus tant de temps, depuis qu’elle revoyait Marley).

Une fois Clara convaincue de se poser quelques minutes avant de terminer de décharger sa voiture et toutes deux posées avec un soda dans le canapé, Eryn leva son verre, sans quitter son demi-sourire un peu étrange : « Cheers, then. » En toute honnêteté, sa nouvelle colocataire avait l’air épuisée, ce qui était amplement compréhensible après le trajet qu’elle venait d’effectuer. Sa candeur amusa un peu Eryn. Quelque part, Clara n’avait pourtant pas tort : quand on n’avait rien connu d’autre, New York pouvait être impressionnante, voire même hostile. De là à risquer de mourir à chaque coin de rue… Aussi, elle s’empressa de la rassurer : « Yeah, I’m not gonna lie, it can be overwhelming if you’re not used to big cities. New York’s a lot. But it’s really not that bad, I promise. Neighbourhood’s pretty safe as well, there are a few bars so it can be a bit noisy during the weekends mostly, but on the good side, there’s always like, some light and people around at night. » La politique d’Eryn concernant les gens fréquentant son bar était également très stricte. Elle tenait autant à sa réputation qu’au caractère sécuritaire de l’endroit. Aussi, elle ne plaisantait pas avec les sorties de route et n’hésitait pas à tenir une liste rouge. Elle n’était bien sûr pas responsable des actes des gens, mais elle s’évertuait à prévenir toute récidive, ce qui la rendait bien placée pour témoigner.

A son tour, Clara s’intéressa à sa colocataire. De bien des manières, leurs expériences de vie n’avaient rien de similaire, à commencer par l’endroit où elles avaient grandi. Aussi, après avoir replacé une mèche de cheveux derrière son oreille, Eryn lança : « I was born here, actually. Well, in Staten Island. Then I’ve lived in a few different places in town since I left my father’s house. I guess you could call that travelling. » Elle rit doucement. A vrai dire, Eryn n’avait jamais quitté le continent américain, même pour des vacances. Même pas lorsque Marley était encore champion de boxe – elle refusait assez catégoriquement de le suivre au bord du ring, incapable de regarder sans s’en rendre malade. Et puis, elle avait tout ce qu’il lui fallait à New York, finalement – c’était l’avantage d’une aussi grande ville.

« Don’t say that too quickly, I could be a pain in the ass. », plaisanta-t-elle enfin lorsque Clara mentionna sa chance d’être tombée sur un logement abordable. Consciente cependant que son visage dénué de toute émotion rendait l’identification d’une petite blague difficile pour quiconque ne la connaissait pas, elle s’empressa cependant de balayer sa boutade d’un signe de la main : « Kidding. Well, you never know. But I’m glad I could help in any way. » A vrai dire, elle préférait partager son lieu de vie avec une autre femme. Question de confort. Alors, elle n’allait pas s’en plaindre. Après une gorgée de coca, elle reporta son attention sur la jeune femme : « Please stop me if I’m being too intrusive but why New York ? You know anybody around here ? »

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