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Une arcade plus tard... ft. William O'Connor

@ Invité

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Lun 23 Jan - 21:04
Alors que j’étais en réunion avec une collaboratrice tout droit venue de Londres pour une semaine de travail en commun, j’ai entendu des bruits venant de l’accueil de l’étage où se trouve mon bureau. Il m’a fallu quelques instants pour m’excuser auprès de ma collaboratrice à l’accent détaillé pour quitter le bureau. Impossible pour moi de ne pas aller voir ce qu’il se passe… J’aurai mieux fait de ne pas écouter la petite voix en moi qui pensais pouvoir calmer la personne en train de crier comme un idiot sur le collègue au standard de l’étage ce matin.

Il était neuf heures trente. Pas exactement une heure avec beaucoup de mouvement par chez nous. A cette heure-là, les collègues comme moi-même sont toujours dans leur bureau en train de lire la tonne d’e-mails reçus au cours de la veille au soir. Contrairement à ce que peuvent penser certains, non, les gens ne s’inquiètent pas de savoir s’il est 17h ou 22h pour vous envoyer un e-mail.

L’objet du boucan à notre étage ? Un homme d’une quarantaine d’années, légèrement dégarni sur le dessus du crâne, un costume trop grand pour lui. Ce genre de portrait me laisse deviner qu’il s’agit d’un homme dépassé par certains évènements de sa propre existence. Oui, j’aurai pu le deviner ne serait-ce qu’en écoutant ce qu’il hurlait au visage de notre collègue.

Tout ce dont je me souviens réellement, c’est d’avoir été pourvue d’une grande dose d’adrénaline. Je ne me suis pas dit que l’homme devant moi pourrait potentiellement devenir dangereux. En colère, certes, mais pas dangereux. Je devrais probablement commencer à revoir mon jugement sur certaines personnes…

{…}

- Madame, cessez de bouger s’il vous plaît, je dois soigner cette plaie.
- Ça, une plaie ? C’est un petit bobo de rien du tout. Vous auriez dû voir le genou éclaté de ma fille il y a deux semaines. Ça, oui ça, c’était une plaie !
- Madame…

Le résultat de ma bonté d’âme ? M’être pris le coup de poing d’une vie entière en plein sur l’arcade de l’œil gauche. Je n’ai pas encore réfléchi à ce que je vais bien pouvoir dire aux enfants ce soir lorsque je vais rentrer du travail. Autant, tout raconter à Aleks sera simple, c’est un adulte. Mais il me sera difficile de tout dire à deux enfants en bas âge.

De loin, j’entends une voix s’élever dans l’air. Une voix que je connais très bien.

@William O'Connor

@ Invité

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Jeu 26 Jan - 15:01



Une arcade plus tard…

Solveig & William


- Une consultante juridique a été agressée par un homme d’une quarantaine d’années à l’adresse…

Lorsque l’appel a commencé, j’ai soupiré. Je viens tout juste de me servir un mug de café. Rose a pleuré une bonne partie de la nuit. Les dents. Toujours les dents. Ça va me rendre fou. Quand est-ce qu'elles vont finir par toutes sortir ? Rose a bientôt deux ans. Et si la poussée dentaire est mon pire cauchemar depuis ses six mois, je me dis que j’en verrais bientôt le bout, non ? Un café m’aurait fait le plus grand bien. Vraiment. Mais non. Je n’ai pas le temps. Pas le temps parce qu’un crétin frustré a décidé de passer ses nerfs sur une femme. Attendez un peu… une consultante juridique ? Cette adresse, je la connais bien. C’est l’endroit où travaille Solveig. Bon d’accord, elle n’est pas la seule consultante juridique mais pourquoi je reste persuadé qu’il s’agit d’elle ? Parce que c’est Solveig. Il n’y a besoin d’aucune autre explication.

En prenant, avec l’un de mes collègues, notre véhicule de fonction, je compose le numéro de Lazzari qui, bien évidemment, ne me répond pas. Visiblement, l’homme a été maitrisé assez rapidement, si bien qu’il n’a pas pu « s’acharner » sur cette femme, mais lui aurait tout de même envoyé un bon coup de poing en plein visage. J’accélère. J’espère pour lui qu’il ne s’agit pas de Solveig, car je suis de très mauvaise humeur ce matin.

- Tu m’expliques à quoi te sert ton putain de téléphone ? Il est toujours greffé dans ta main mais là non, ça ne t’intéresse pas de décrocher.

Voilà un aperçu du message vocal que je laisse à Solveig, qui traduit assez bien mon état d’esprit à l’heure actuelle.

- Moi aussi je suis claqué. Donc si la victime est ton ex-femme, prends sur toi, parce que je vais pas avoir la patience de te gérer en plus de lui. , me lança mon collègue. J’arque les sourcils avec un air condescendant.

- Je sais encore me tenir., retorquais-je.

Peu de temps après, j’arrive sur les lieux. Et en entrant, alors que mon collègue prend le relais pour maîtriser l’homme qui semble à peine redescendre au point qu’ils aient dû l’enfermer à clef dans un pièce adjacente au standard, mes yeux bleus se posent immédiatement sur… Solveig. Je me pince les lèvres avec agacement ? Exaspération ? Colère ? Pourquoi elle a ce talent pour se mettre dans ce genre de situation ? Mais ça, je le comprendrais plus tard. Sa vie ne semble pas en danger. En revanche, ce type, c’est une tout autre histoire.

Je l’empoigne par le col à la seconde où mon collègue le sort de la pièce adjacente. Je le plaque contre un mur en laissant ma colère éclatée.

- Will, tu fais chier. Vraiment.
- Oh ferme là !


J’entends à peine la suite des paroles de mon collègue. Je suis trop occupé à prendre la tête à cet homme qui a osé lever la main sur Solveig. S’il était énervé, il finit très vite par redescendre, probablement en voyant mes yeux de fou furieux.

- Ca c’est amusant, t’as l’air d’avoir beaucoup moins de gueule tout à coup, quand tu te retrouves face à quelqu’un qui peut t’écraser. C’est plus simple de s’en prendre à des femmes, j’imagine ?

Comme mon collègue insiste pour que je le lâche, je le pousse sans aucun ménagement. Et quand je passe à côté de lui pour rejoindre Solveig, je lui donne un coup de talon derrière les genoux qui le fait s’écraser au sol.

- Mais Will, merde !
- Oh c’est bon, je le taquine.
- « Je sais encore me tenir ».
, rétorque-t-il en m’imitant avec arrogance. Je lui fais un doigt d’honneur et même si je ne le regarde pas, j’imagine sans mal son sourire amusé. Je croise le regard de Solveig, qui doit se demander pourquoi elle est restée tant d’années avec un homme aussi rustre. Je la dévisage en fonçant les sourcils.

- Là, c’est sûr, il va demander le divorce., lui lançais-je avec un air un brin amusé en parlant d’Aleksej, afin de faire référence au cocard qu’elle va devoir porter pendant de nombreux jours. « Comment tu vas ? »

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Mer 1 Fév - 10:52
J’ai très envie de crier à William d’arrêter ce qu’il est en train de faire là-bas, au loin, parce que je l’ai aperçu entrer dans la pièce où ils ont maintenu l’homme qui a passé ses nerfs sur mon collègue et moi-même. Mais d’un autre côté, je suis bien contente de constater que même après tout ce qui a pu se passer entre nous, il est toujours là pour me défendre si besoin est. Évidemment, si les rôles étaient inversés, je ferai la même chose. Peut-être de manière moins violente cela dit. Will n’a jamais été très doué pour jouer la carte du « je canalise mes émotions ». Je me demande si Morgana est également comme ça. Ils forment un beau couple, un couple solide qui dure. Je suis contente pour eux, sincèrement, ils le méritent. Morgana semble s’être bien remise des évènements de l’an passé. Pour cela aussi, je suis contente. Elle en a suffisamment bavé.

« Là, c’est sûr qu’il va demander le divorce. »
– Tu te reconvertis dans l’humour, toi ? Tu me diras le stand-up t’irait bien.

Aleks ne va pas être enchanté lorsqu’il va voir la tête que j’ai actuellement. Mais ce n’est pas comme si je l’avais cherché. Pas vraiment, en tout cas.

– Pourquoi tout le monde me pose cette question ? Ça va très bien, c’était juste un uppercut mal réceptionné…

Mon égo lié à mon amour-propre ont-ils pris le relai ? C’est possible mais je suis trop fière pour l’avouer. Sans parler du fait que je n’ai pas si mal que ça, sauf quand l’ambulancier vient de tripoter l’arcade pour vérifier je ne sais quoi. Soi-disant que je pourrais avoir un petit traumatisme crânien. Et puis quoi encore ? C’était un coup de poing, pas un coup de pelle en pleine tête non plus.

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Jeu 2 Mar - 23:01



Une arcade plus tard…

Solveig & William

- J’ai toujours été très drôle. Je serais devenu riche et célèbre si j’avais été dans cette voie., lui répondis-je avec un clin d’œil théâtralisé.

J’observe l’ambulancier qui vient toucher son arcade sourcilière et esquisse une légère grimace en comprenant que cela fait mal à Solveig. Lorsqu’il parle d’un traumatisme crânien, je sais au fond de moi qu’elle devra rester sous surveillance pour s’assurer qu’elle n’en a pas un. Chose que Solveig va forcément refuser en répétant qu’elle va très bien.

- Ne vous inquiétez pas, elle a la tête dure., lâchais-je en haussant les épaules. L’ambulancier tourne la tête vers moi et me questionne du regard.

- Vous êtes ?

Car oui, on comprend très vite que Solveig et moi nous connaissons. Inutile de chercher à expliquer le lien qui nous uni. Il a été compliqué bien longtemps et est passé par de nombreuses phases. Alors je décide d’en faire un résumé, simple et concis.

- Un ami.

Un ami. Oui, tout simplement. Je pense que l’on peut se qualifier comme tels. Je croise le regard de Solveig et écarquille les yeux. Ben quoi ? Je croise les bras contre ma poitrine lorsque l’ambulancier hoche la tête et repose son attention sur Solveig et lui propose de venir avec eux afin qu’elle aille à l’hôpital et reste sous surveillance. Inutile de connaître davantage la jeune femme pour savoir qu’elle va refuser et va vouloir reprendre son travail comme si rien ne s’était passé. Mais je me contente de patienter et d’attendre qu’elle réponde elle-même sa négation.

- Elle peut rester avec moi aujourd’hui sinon. Je la surveillerais de près et au moindre doute, je l’emmène aux urgences.

Je tourne la tête vers Solveig.

- Fais pas cette tête. On a des bureaux très confortables au NYPD. Et ça ne t’empêchera pas de continuer à travailler.


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Sam 4 Mar - 6:24
Un ami… oui plutôt, mon ex-compagnon qui m’a abandonné le jour de notre mariage à cause de mes parents ; ex-compagnon avec qui je me suis remise en couple des années plus tard et à qui j’ai fini par briser le cœur à cause de mon incapacité sentimentale. Ex-compagnon qui a eu la bonté de me pardonner mes conneries au point que nous sommes aujourd’hui effectivement amis. Qu’en dit-on ? Ça semble être une meilleure définition, non ?

- Il est absolument hors de question que je vienne au NYPD.

Non et puis quoi encore ? Je vais très bien, ce n’est rien. Oui, j’ai pris un sale coup mais jusqu’à preuve du contraire j’ai déjà eu plus difficile à gérer dans la vie. Et ce n’est pas un coup de poing qui va m’éclater la boîte crânienne. J’ai le crâne solide, tout le monde le sait. Bien-sûr, d’un point de vue médical, des professionnels n’auraient peut-être pas cette opinion mais cela m’importe peu à l’heure actuelle. Tout ce que je souhaite c’est que l’on me fiche la paix et qu’on me laisse reprendre ma journée là où elle s’est arrêtée.

- J’ai une montagne de dossier en cours de traitement et contrairement à certains, je ne digitalise pas tout.

Voilà ma meilleure excuse pour pouvoir rester sur place. Je ne peux pas abandonner tous mes dossiers sous prétexte de ce qu’il s’est passé aujourd’hui.

- Solveig.

Sauf si quelqu’un au-dessus de moi vient s’en mêler.
Un grand homme tiré à quatre épingles s’approche de notre petite assemblée et vient croiser les bras une fois positionné face à moi. Il n’a pas l’air particulièrement content.

- Je m’y remets de suite, boss.

Il se retient de rire, clairement exaspéré par mon comportement un peu trop corporate à son goût sans doute. Le monde entier est-il donc contre moi aujourd’hui ?

- Quoi ?
- Vous rentrez.
- Non ! j’ai plein de choses à fa-
- Stop. Vous rentrez vous reposer. Les clients attendront 24h de plus, il n’y aura pas mort d’hommes. Rentrez.

Et c’est avec ça qu’il part, sans même que j’ai eu le temps de dire quoique ce soit pour défendre mon propre cas. C’est moche. Sans compter qu’il est encore question de trois hommes qui ont décidé pour une seule femme. Les joies du patriarcat…

Je me tourne vers William en me retenant de lui lancer un regard noir.

- Je ne rentre pas à la maison et il est absolument hors de question que j’aille au NYPD.


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