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(marlyn) he'll be the risk in the kiss might be anger on your lips

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Ven 19 Aoû - 13:24
[tw: mention d'alcool au volant]

Si elle doit être honnête avec elle-même, Eryn n’est pas fâchée. Elle n’est même pas déçue non plus, bien qu’elle préférerait. Non, en dehors d’une poussée d’adrénaline qui a fait disparaître jusqu’à la dernière once de fatigue de son corps, elle se débat surtout avec un sentiment d’incompréhension total. De toutes les personnes auxquelles elle tient, Marley est bien le dernier qu’elle aurait cru capable de prendre le volant dans un état pareil, rapport à son histoire personnelle et à son combat quotidien pour Drive Safe. Et s’il y a eu plus de peur que de mal, elle ne peut s’empêcher d’imaginer les pires scénarios catastrophe alors même qu’elle sait le blond en sécurité, probablement titubant dans les escaliers le menant à sa porte d’entrée.

Oh, elle aurait pu le laisser appeler un uber et rentrer chez lui, tout penaud, sans lui adresser la parole pour les prochaines vingt-quatre heures. A vrai dire, c’est ce qu’aurait fait Eryn du passé, sans aucun scrupule. Mais depuis qu’ils avaient décidé de reprendre leur relation où ils l’avaient laissée bien des années plus tôt, la barmaid s’était promis de corriger tout un tas de comportements, et l’absence de communication tombait en numéro un sur la liste de ce qui avait fait capoter leur couple à l’époque. Aussi, elle a ravalé sa fierté et invité le blond à cuver chez elle, puisqu’il est sur place de toute façon. Au moins, elle aura un œil sur lui pour les quelques prochaines heures, et fera en sorte qu’il se retape sans se laisser aller à d’autres idées aussi stupides que dangereuses.

« Yo. », l’accueille-t-elle lorsqu’il passe la porte ouverte de l’appartement. Elle ne va pas lui ouvrir les bras et lui offrir son plus grand sourire, non plus. A la place, c’est avec une cafetière entière qu’elle débarque, le regard sombre, incapable de le regarder. « J’ai fait du café. Pas pour moi, hein, pour toi. » L’idée reçue que la caféine aide à désaouler est probablement l’arnaque du siècle, mais dans le doute, elle se risque à l’exercice. Aussi, elle l’invite d’un signe de main à s’asseoir dans le canapé et, incapable de cacher son regard désapprobateur, dépose la cafetière et un mug déjà rempli sur la table basse puis s’enfuit quelques instants dans la cuisine, laissant Marley livré à lui-même dans son salon.

Lorsqu’elle revient quelques minutes plus tard, visiblement calmée mais toujours pas accueillante pour autant, elle s’assied en tailleur à côté du blond et soupire, les joues dans les mains. « Franchement Marley, je devrais t’engueuler mais j’ai pas l’impression que ce serait productif, t’as déjà l’air d’avoir compris que t’avais merdé. » Elle écrase ses paumes contre ses yeux et soupire à nouveau. « Il s’est passé quoi, là ? Qu’est-ce qui a vrillé ? »

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Jeu 22 Sep - 11:07
Un moment d’égarement c’était exactement ce qui venait de se passer. Marley avait passé une bonne soirée, en bonne compagnie de ses compères de toujours et pour une raison obscure, il avait décidé de rentrer ainsi, plutôt que de récupérer sa voiture le lendemain. Que deux bières que deux bières, oui, mais c’était amplement suffisant pour que tout bascule en un claquement de doigts et il ne le savait que trop bien : le type qui l’avait fauché, lui aussi, n’avait bu que quelques verres. Rien de grave en apparence, mais qui vaudrait à Marley une claudication et une carrière arrêtée prématurément. Aucune excuse elle était là, la vérité. Marley n’avait aucune excuse et n’en chercherait pas : il était fini, le temps des justifications douteuses et non productives. Il était temps d’assumer ses conneries, quelles qu’elles soient.

La voiture laissée dans le lampadaire – il voulait assumer ses conneries, certes, mais il était un peu tard, pour réfléchir à … ça , il s’avança, surpris par la réaction d’Eryn, loin d’être déplaisante. Le coeur serré, il monta, perdu dans ses pensées et surtout, dans l’appréhension de la sauce à laquelle il allait être mangé. Grande inspiration ; longue expiration de celles destinées à ramener le calme. Enfin devant la porte, il l’ouvrit timidement, comme un gosse pris en flagrant délit d’avoir pété un vase. Le regard vissé sur ses chaussures, il adressa un sourire penaud à Eryn, un « Yo » à peine perceptible et n’attendit pas pour s’asseoir dans le canapé, attraper la tasse que la barmaid avait posé sur la table basse, son regard suivant le moindre mouvement de la jeune femme. Le pire, c’était pas les cris, mais le silence. L’angoisse commençait à monter, et bien loin du mec « trop métal » d’il y avait à peine quelques minutes, Marley se transformait en énorme canard, consciemment ou non. Ne pas faire de vague, voilà l’objectif : il avait fait assez de conneries pour ce soir. Nerveux, le boxeur jouait avec ses doigts, presque soulagé lorsqu’Eryn brisa enfin le silence. Compris qu’il avait merdé ? C’était le moins qu’on pouvait dire. Putain, mais à quel moment avait-il pensé que la brunette rirait à un truc pareil ? Et surtout, pourquoi fallait-il que Marley régresse autant au contact de ses amis d’enfance ? Ados de quatorze ans tout au plus lorsqu’ils se croisaient : les plus grosses conneries, c’était avec eux, qu’il les avait toujours faites. Il prit une gorgée de sa tasse, puis soupira avant de tenter de lui expliquer l’inexplicable « tu te souviens de Pete et Badger ? » inutile de poser la question. Marley savait qu’elle se souviendrait de ses amis, avec qui, d’ailleurs, il s’efforçait de doser les contacts. Ils n’étaient pas méchants, loin de là. Mais Marley avait eu, autrefois, une fâcheuse tendance à se laisser entraîner dans leurs conneries et il avait été bien résolu à mettre un terme à tout ça. « c’étaient nos retrouvailles aujourd’hui. Tu sais ? Comme tous les ans. Histoire de vérifier qu’aucun de nous n’est mort. Et j’me demande encore comment ils arrivent à être encore en vie en faisant autant de conneries à l’année. Enfin, j’crois que j’ai pas franchement voie au chapitre, j’me défends pas mal en terme de conneries moi aussi. » il ricana légèrement, et mordilla sa lèvre inférieure « j’suis désolé de t’avoir fait flipper. J’ai clairement fait une… contre-performance ? J’ai dérapé. Euphorie du moment, tout ça... Ça ne se reproduira plus. »

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Mer 28 Sep - 19:30
Le menton dans les mains, assise en tailleur dans le canapé, Eryn fait la moue. Plus question d’aller se coucher à présent, le coup de fatigue s’est fait la malle avec l’arrivée de Marley, qui ne semble plus aussi fier qu’il y a cinq minutes. A vrai dire, s’il n’avait pas montré le moindre signe de remord au téléphone déjà, la brune ne lui aurait jamais ouvert la porte, bonnes résolutions de se mettre à communiquer ou pas. Et si elle aimerait poser le regard sur lui, Eryn ne réussit qu’à fixer la cafetière qu’elle a posée sur la table basse devant son petit ami en attendant ses explications.

Tu te souviens de Pete et Badger ? Eryn acquiesce. Elle se garde bien cela dit de rappeler à Marley ce qu’elle pense de ses amis d’enfance – peu de bonnes choses. Rien ne se passait jamais comme prévu lorsqu’il leur rendait visite. La brune déjà à l’époque n’avait pas manqué de se réjouir de l’espacement de leurs retrouvailles avec le temps, un signe indiquant peut-être que le blond s’assagissait, ou qu’il comprenait simplement l’influence qu’avaient ces deux pauvres garçons sur lui. Elle ne l’avait cela dit jamais interdit de les voir, par principe, et parce qu’on aurait pu lui reprocher beaucoup de choses mais pas de mettre des barrières aux gens qu’elle aime. Il vaut parfois mieux se taire, et c’est donc précisément ce que fait Eryn. Elle s’enferme dans son mutisme, et elle écoute en hochant la tête de temps à autres.

Mais son geste change lorsque Marley s’excuse de l’avoir effrayée. Elle secoue la tête de gauche à droite et, finalement, ose un regard dans sa direction. « J’ai pas flippé, Marley. » Premier mensonge. Consciente qu’il ne sert à rien de prétendre, elle se reprend instantanément : « Enfin si, évidemment, que j’ai flippé, j’ai flippé, mais c’est pas ça… » Ses yeux se posent sur le blond et enfin, pour la première fois depuis qu’il a passé la porte de l’appartement, son regard soutient le sien. « C’est pas ça, on s’en fout de moi, c’est, c’est la contradiction, c’est l’exemple que t’es censé représenter. Tu peux pas aller dans un lycée pour faire de la prévention un matin et te beurrer la gueule le soir et… » Eryn s’arrête brutalement. Il sait déjà tout ça, pas la peine de lui faire la leçon comme à un adolescent. Son regard s’embue quelque peu. « Tu m’as fait peur, abruti ! », elle répète finalement d’une voix un peu plus aiguë qu’à l’accoutumée en lui poussant doucement l’épaule.

Finalement, Eryn ne retient pas un dernier soupir, mélange de lassitude, de fatigue et de soulagement. Elle secoue la tête pour chasser les trois larmes qui se pressent dans ses yeux et retrouver sa contenance. Elle blâme la fatigue sur ce coup – elle n’a pas l’habitude d’être émotive, et n’est pas prête d’accepter l’évidence. « J’aurais pas dû m’énerver, pardon. », finit-elle par souffler. Elle glisse sur le canapé pour se rapprocher de Marley, presse son front contre son épaule. Et sans bouger d’un iota, elle continue dans la foulée : « Par contre, tu vas quand même me boire tout ce café et si tu dors pas tu l’auras cherché. » Elle étouffe un bref rire sans joie, de ceux qui sortent machinalement, et quelques secondes de silence s’installent entre eux. Pour le briser, elle change de sujet : « Comment vont Pete et Badger, du coup ? » Autant prétendre s’y intéresser. Après tout, il y a plusieurs années qu’elle n’a pas eu de leurs nouvelles. Et elle n’a pas beaucoup d’espoir à leur égard, mais qui sait ? Peut-être sera-t-elle agréablement surprise de comment l’un d’entre eux a tourné…

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Mer 12 Oct - 19:47
Le coup de folie avait laissé sa place au coup de flippe. L’euphorie passée, Marley réalisait, intérieurement, se traitait de tous les noms : combo parmi les combos, il allait devoir du fric à la mairie, de choper du malus à l’assurance et de perdre un max de street cred’ au Drive Safe, il avait fait flipper Eryn et l’avait empêché de dormir ; peut-être le pire, à l’instant, lorsqu’il y pensait. Passant une main sur son visage, il parvint finalement à descotcher son regard de ses chaussures qu’il retira, ramenant ses jambes contre son buste. Timidement, son regard se posa, inquiet, sur la brunette qui semblait bien trop réveillée à une heure aussi tardive… et pour cause.

Pour ce que ça pouvait bien valoir, il lui expliqua comment il en était arrivé à ça, comme si Pete et Badger pouvaient justifier un truc aussi con et irresponsable. Eryn gardait le silence, le coeur du boxeur explosait ; elle n’avait pas besoin de parler pour qu’il comprenne ce qui se tramait sous la frange de la barmaid qui ne portait pas franchement dans son coeur ses deux anciens compères : et le pire, c’était qu’il ne pouvait pas lui en vouloir ; il savait qu’elle avait raison.

Excuses du bout des lèvres. Si quelques années plus tôt il aurait probablement préféré se taire par pudeur et malaise, Marley prit le parti de lui dire ce qu’il avait sur le coeur. Il avait fait de la merde, s’en voulait, mais pour une fois, préférait mettre des mots dessus plutôt que de passer pour celui qui ne regrettait rien : les faux semblants, c’était bel et bien fini. Il avait mis du temps à le comprendre mais la maturité n’était peut-être pas de ne jamais avoir de torts, mais de savoir les reconnaître. Alors voilà. Il écoutait la mauvaise foi d’Eryn, dans laquelle il comprenait tout de suite ce qu’elle lui confirma dans les secondes qui suivirent. Doucement, il attrapa sa main qu’il serra tendrement avant de soupirer : « je sais. J’m’en veux, j’ai été débile, si tu savais comme je me sens pas légitime à faire une quelconque intervention que ce soit pour les prochaines années à venir ! » il sourit légèrement, un peu nerveux et réalisant l’absurdité de la situation et déposa un baiser sur la main de la barmaid « désolé. C’était la dernière chose que j’voulais faire. J’crois qu’j’suis trop vieux pour ces conneries de… ‘Trop métal’ » Un sourire moqueur se dessina sur son visage et il reprit sa tasse qu’il terminait d’un cul sec, se resservant aussi vite : Eryn n’avait pas besoin de parler, il avait déjà compris ce qui l’attendait concernant cette cafetière. Il secoua la tête, caressant tendrement le bras de la jeune femme qui venait reposer sa tête sur son épaule « c’était légitime, c’est pas à toi de t’excuser, babe. » il reprit une gorgée avant de rire légèrement : « c’est pas vraiment le manque de sommeil, qui m’inquiète, mais la capacité de restriction de ma vessie. Tu veux que j’pisse toute la nuit, c’est ça ? Tu veux me punir? » il se mit à ricaner avant de hausser les épaules et de conclure : « meh. Fair enough. » énième gorgée, il hésita, ne sachant pas par où commencer « Pete est papa. On donne vraiment le droit de se reproduire à n’importe qui ! et sinon… tu sais comme ils sont : ça fait quoi… peut-être… vingt ans qu’on se connaît et… j’ai l’impression qu’ils ont toujours seize ans. » le boxeur grimaçait, avant d’avouer « j’crois que j’ai passé l’âge ; j’ai plus la patience. J’devrais pas dire ça mais si tu veux savoir…. Je crois que je les vois tous les ans pour me rappeler qu’ils sont le parfait inverse de ce que j’veux faire de ma vie… Pas cool, uh ? » il termina sa tasse et prit une pause, mordillant sa lèvre inférieure avant de laisser échapper un bâillement. « enfin bref. T’as fait quoi de ta soirée ? J’veux dire… la partie cool, avant qu’un abruti vienne gueuler sous ta fenêtre au summum du romantisme ? »

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Ven 28 Oct - 22:03
Eryn écoute en silence. Incapable de faire preuve de pitié, elle se ramollit cependant un peu, daignant s’approcher. Et si la brune ne répond pas, c’est tout simplement parce qu’il n’y a rien à dire : elle ne va très certainement pas le plaindre, mais il semble avoir compris l’ampleur du problème. Pas la peine donc d’en rajouter une couche. La caresse de Marley le long de son bras finit de la convaincre et elle se laisse aller totalement contre son épaule, s’excusant carrément de s’être énervée. Pour le coup, elle n’en pense pas le moindre mot, mais faire un pas vers le blond lui semble important… Jusqu’à ce qu’il tente une boutade. Elle relève soudainement la tête, le regard désapprobateur, et elle n’a pas besoin d’ouvrir la bouche que déjà, il fait machine arrière : meh, fair enough. Elle pince les lèvres et hoche la tête. « Yeah, my thoughts exactly. », grommelle-t-elle sans l’ombre d’un sourire, avant de finalement changer de sujet.

Pete et Badger. Deux jeunes hommes, comment dire, intéressants, pour une enquête anthropologique poussée, probablement. D’aussi loin qu’elle s’en rappelle, la barmaid n’avait jamais compris l’engouement de Marley pour ce duo d’adolescents attardés. Ne vous méprenez pas, il y a des adultes qui ont du mal à grandir, qui régressent un peu de temps à autres, qui manquent gentiment de maturité mais qui font les choses lorsqu’on leur demande de les faire. Pete et Badger ne font pas partie de cette catégorie d’humains. Loin de là, même. Et que Marley réalise enfin que ses deux comparses lui apportaient plus de mal que de bien dans la vie soulage la brune qui se garde cependant bien de lui dire. Ce qu’il lui avoue lui ferait même un peu mal au cœur, à vrai dire. Aussi, elle écoute en silence, hoche la tête quand il le faut, et s’épargne de tout commentaire. A la place, elle répond à la question que lui pose son copain : « Oh, tu sais, je fermais le bar ce soir donc la partie cool de ma soirée se résume au verre de vin que j’étais en train de siffler devant nailed it avant d’aller me pieuter... Et puis une espèce d’abruti est venu gueuler sous ma fenêtre. » Un sourire narquois se dessine sur son visage. Qu’il ait pensé à elle ce soir la flatte plus qu’elle ne le devrait. Après tout, malgré une séparation de quelques années, leur duo n’est plus à prouver. Cela dit, malgré l’incident qui l’avait amenée à préparer une cafetière entière à trois heures du matin passées, Eryn ne peut cacher une certaine satisfaction à voir Marley assis là, sur son canapé, avec son sourire idiot et son mug plein.

Soudain, elle ressent le besoin de revenir au sujet précédent. Bonne chose ou pas, elle n’en est pas certaine. Mais la déception du blond lui aurait presque brisé le cœur. « Ecoute, tu sais ce que je pense de Pete et Badger, je sais pas si je suis très objective du coup, mais… » Elle pause une seconde, le temps de chercher les mots justes. « You don’t have to keep seeing them if you don’t want to, baby. Parfois, on s’éloigne et c’est ok. C’est même très sain de réussir à couper le cordon plutôt que de forcer en vain. » Elle peut parler. Cependant, dans leur cas à tous les deux, s’accrocher avait éventuellement fini par les mener quelque part. Une situation bien différente, donc. Du moins, elle est en droit d’essayer de s’en convaincre. « Vaut mieux s’accrocher à de bons souvenirs qu’à… ben, ce genre de désastres, en fait. Enfin je crois ? Dis-moi si je vais trop loin. », finit-elle par souffler tout d’un coup. La dernière chose qu’elle souhaite est d’avoir l’impression de dicter sa conduite à un trentenaire bien fait.

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Lun 14 Nov - 20:23
Plus Marley parlait, plus il s’enfonçait. Et plus il se rendait compte qu’il s’enfonçait. Mais que pouvait-il faire de mieux ? En réalité, sans doute pas grand-chose. La gêne en lui était si grande que tout lui aurait paru être une bonne idée pour échapper à ce désaccord conjugal et interne : car oui. Le plus fou dans cette histoire, c’était sans doute que Marley ne pouvait qu’être d’accord avec la brunette. Ce qui expliquait d’ailleurs son malaise actuel. Alors il tentait des trucs. Des excuses, d’abord, c’était bien le minimum que le blond pouvait offrir à la barmaid… Et quelques blagues qu’il savait cringe. Pas vraiment destinées à faire marrer qui que ce soit, elles étaient plutôt là pour… décharger le stress qui s’emparait de lui. Merde, il n’était pas vraiment du genre à céder à la panique, pourtant ! Ouais. Sans doute. Mais en temps normal, il ne se faisait pas attraper la main dans le sac, comme un putain de gamin qu’on réprimande après qu’il ait pété un vase. Alors oui. Marley se confondait en excuses et autres « j’le referais plus ». Mais ce qui était bien avec lui, c’était sans doute que ce qu’il disait, il le faisait. Et puis, il avait eu bien trop peur ce soir pour réitérer un tel exploit.

C’est sans doute cette douche froide incongrue, qui lui avait fait retrouver un semblant de sobriété, du moins mentale. Toujours pas prêt à souffler dans un éthylotest, il pouvait néanmoins raisonner normalement, et tenir une discussion tout aussi logique avec sa dulcinée. Pas dupe sur la nature de ses excuses, Marley secoua légèrement la tête avant de lui adresser un sourire tendre, et déposer par la même occasion un baiser sur le front de la jeune femme « merci... » avait-il lancé, touché par le geste. Ces excuses n’étaient pas fondées. Ce n’était pas à elle de se faire pardonner et il le savait. Cependant, elles s’inscrivaient dans leur promesse. Celle de mieux communiquer. D’apaiser les choses. « mais je reste convaincu… Que tu n’es pas obligée de faire ça. » il lui adressait un clin d’oeil bienveillant, passant une main dans les cheveux de la jeune femme qu’il écoutait en souriant « y’a vraiment des sacs à vin partout ! New-York, c’est plus ce que c’était. » un clin d’oeil amusé, il écoutait la jeune femme, bien content qu’elle ne s’attarde pas sur ses crétins d’amis : il en avait trop entendu pour ce soir, et en attendant de prendre une décision les concernant… faire l’autruche était pour lui la meilleure façon de gérer la situation pour le moment. Il s’apprêtait à rebondir sur ce qu’Eryn venait de lui dire, mais voilà que la jeune femme revenait sur ses amis. eh merde. Silencieux, Marley écoutait Eryn avec attention. Elle avait raison. Et Marley d’il y a quelques années se serait braqué d’un « j’ai vraiment pas envie de parler de ça », Marley 2,0 tenait bon. Pas parce qu’il tenait plus que ça à parler de ses comparses, mais ils se l’étaient promis, cette communication. Alors il avait pris sur lui, et s’était attelé à rassurer la jeune femme « je sais. Mais j’ai l’impression que leur tourner le dos, ce serait tourner le dos à mon passé. » il se resservit une tasse de café, la cafetière presque vidée lui arrachant un sourire satisfait « hey look ! J’ai bientôt honoré ma promesse ! » et il se réinstalla contre elle, avant de hausser les épaules « listen… je crois que ce bail avec Pete et Badger...C’est un peu trop deep pour ce soir… J’te promets de prendre une décision. Mais… sobre. Et avec au moins quelques heures de sommeil. J’crois que j’ai assez fait de conneries pour ce soir. » il adressa un sourire à Eryn dont il embrassait la joue puis posait sa tête sur son épaule puis finit par proposer « pourquoi ne pas reprendre là où t’as laissé ta soirée ? Nailed it, c’est pas si mal ! À moins que tu ne veuilles aller te coucher ? J’voudrais pas t’empêcher de dormir plus que je ne l’ai déjà fait. »


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Ven 30 Déc - 10:16
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Eryn n’avait pas prévu de terminer sa soirée de cette façon. Une fois le choc passé, le coup de frayeur apaisé et munie des explications nécessaires pour, si pas comprendre, au moins expliquer comment Marley en était arrivé là, cependant, la barmaid se détendit. La présence du blond à ses côtés lui fait du bien, qu’elle soit la première personne à avoir traversé ses pensées avinées au point d’en traverser la ville jusqu’à atterrir dans le poteau en bas de chez elle la flatte, aussi. Idéalement, il aurait été bien plus sexy d’appeler un uber pour y parvenir. Mais l’intention était là, et au vu de la réaction de Marley une fois la pièce tombée, il n’était pas près de cesser de se fustiger pour avoir osé merder à ce point. Inutile donc de bouder trop longtemps. Surtout pas lorsqu’il déployait tous ses efforts pour la regarder avec un sourire d’idiot, satisfait d’avoir sifflé un trois-quart de cafetière en moins de dix minutes. « C’est bien, chéri. », ricana-t-elle, moqueuse, en feignant un air impressionné. Il se repositionna contre elle et Eryn l’entoura de ses bras, incapable de virer le rictus narquois de son visage. Elle n’ajouta rien, cependant, car ce que lui racontait Marley au sujet de ses amis était loin d’être drôle. Et si elle n’était pas capable de comprendre (ses propres connaissances d’enfance consistaient en une bande de fils et filles à papa insupportables qu’elle n’avait eu aucun mal à virer de sa vie quand le moment fut venu), la brune n’avait aucun mal à compatir. Elle attendit donc sagement la suite de son discours, l’encourageant à continuer d’un baiser sur la tempe.

A la place, il lui proposa de changer de sujet, et aussitôt une pointe de culpabilité traversa Eryn. Elle n’avait jamais aimé ses copains, mais poser un ultimatum était la dernière chose qu’elle souhaitait. Elle se hâta donc de préciser : « Non, attends, je voulais pas te donner l’impression de devoir choisir. C’était pas mon intention, y’a aucune décision à prendre, Marley, et sûrement pas ce soir. » Distraitement, pour accompagner ses explications, elle caressait le visage du musicien qu’elle tenait toujours contre elle. Deux doigts qui se baladaient le long de sa mâchoire, de haut en bas, de bas en haut, dans un geste qu’elle voulait apaisant – et qui l’était, du moins pour elle. « Mais ok pour en parler plus tard, seulement si toi tu le veux. On your terms, babe. » Elle n’imposerait pas cette discussion. Au vu de ce qu’elle avait déjà entendu ce soir, le sujet impliquait un peu trop d’introspection pour lui être imposé un beau matin sans qu’il ait eu le temps de s’y préparer. « Pas demain matin, par contre, parce que t’auras d’autres choses à régler. Genre, appeler l’assurance et leur expliquer que t’as fait l’abruti. », plaisanta-t-elle en ricanant pour détendre l’atmosphère. Aussi vite cependant, elle leva les deux mains en signe de capitulation et fit volte-face : « Ok, pardon, c’était la dernière fois, promis je te lâche. »

J’voudrais pas t’empêcher de dormir plus que je ne l’ai déjà fait. Eryn secoua la tête. « Je suis pas fatiguée, t’inquiète. » Elle ne l’était plus, du moins, mais elle se garda bien de rajouter une nouvelle couche aussi inutile que désagréable à la discussion. Il avait compris, pas besoin de remuer le couteau dans la plaie. Et puisqu’il l’avait suggéré quelques secondes plus tôt, elle déposa un nouveau baiser sur le haut de la tête de Marley et demanda : « On remet l’épisode ? Il commençait juste, t’as pas raté grand-chose. »

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