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Baby dear, stop worrying for me please

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Jeu 10 Juin - 16:09
Baby dear, stop worrying for me please.
Feat. Amila & Edouard


⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝
Let’s go guys ! On gagne celle-là et c’est fini pour eux !
Yes baby ! Woo !

Ce qui se dégage de l’équipe est tellement intense et énergisant. Les rire, les cris, les coups amicaux qui s’échangent, ça amène tellement de bonheur et de courage, je crois pas que je pourrais m’en passer. Ces moments passés ensemble juste avant de monter sur la glace son si magique, ça nous rapproche, ça nous remonte, ça donne le coup d’adrénaline qui nous manque. Ces discussions qu’on a, les encouragements qu’on se donne. C’est là qu’on voit qu’on est une équipe unie, qu’on est comme des frères prêt à s’embêter les uns les autres, mais aussi à se protéger. Si les gens pouvaient voir ce qui se passe à ce moment présent, ils pourraient comprendre ce que ça représente de faire parti d’une équipe de hockey comme ça. C’est plus qu’une simple équipe, c’est une famille. On accueille les nouveaux dans notre familles comme s’ils en avaient toujours fait parti. On défend nos rookies, on embête nos vétérans, on se fait la misère et on se fait les 400 coups. Je vous dis, il y a rien de mieux.

L’entrée sur la glace est aussi un gros moment. C’est là qu’on se met dans la game, l’esprit de compétition. Parfois, ça peut être réellement agréable, selon l’attitude de l’adversaire. Parfois, c’est désagréable, comme en ce début de deuxième période. Un des joueurs des Capitals flanque un coup de bâton à l’épaule de notre goalie, frôlant de peu sa tête, inutilement alors que le jeu est arrêté. En des moments comme ça, c’est plus fort que moi, je suis juste à côté et ça me purge. Ça ne me prend même pas deux secondes de réflexion que mes gants sont déjà sur la glace et et ma main serrer sur son jersey alors que l’autre est occupée à le frapper. Sang chaud, oui je sais. Les arbitres ne nous laisse pas grand temps avant de nous séparer et m’envoyer sur le banc de pénalité. Juste avant de m’éloigner de lui, je lui lance Fucking touch my goalie again.! pour lui faire comprendre que s’il le touche à nouveau, il va le regretter. S’’il y a un joueur qu’on ne touche pas dans la vie, c’est le gardien de but. C’est bien trop suicidaire de s’attaquer à un goalie quand tu sais que le reste de l’équipe va vouloir ta peau.

Lorsque je sors de ma pénalité et que je rejoins l’action, je m’enligne pour ramasser la rondelle, mais le bâton de se même joueur adverse me fait trébucher, chose qui n’aurait pas dû être si pire. Mais dans ma chute, le pied d’un autre joueur se lève, menant à un contact direct entre sa lame et mon cou. Je me laisse tomber sur mes genoux sous l’impact, portant ma main à mon cou, l’autre main posée contre la glace. Mon regard est figé sur cette marre de sang qui ne fait que s’agrandir un peu plus à chacun des battements de mon coeur. Je peux voir mon sang couler à une vitesse folle, les jets à chaque coup passant entre mes doigts rend la chose encore plus terrifiante. Je sais que je devrais me lever et aller directement rejoindre le banc pour avoir de l’aide, mais je suis comme figé, incapable de bouger. C’est déjà un très gros effort que d’essayer de respirer au travers de tout ce sang. Là, maintenant, j’ai cette impression que c’est la fin. Dur de penser autrement lorsqu’on est en train de se vider de son sang.. Je ne veux pas ça, je ne suis pas près à simplement mourir ici et maintenant.! Je sursaute quand notre capitaine vient poser une serviette sur la coupure en exerçant une forte pression que je n’arriverais pas à faire par manque de force. Aussi vite que possible, deux membres de l’équipe médicale arrivent, m’aidant à me relever et m’entrainent aussi rapidement que possible hors de la patinoire jusqu’à l’ambulance déjà sur les lieux. Ce qui se passe par la suite, j’en ai pas totalement conscience. Tout ce que je sais, c’est que je suis amené à l’hôpital et pris en charge d’urgence.

Lentement, je me sens sortir de cet état d’absence, sortir des limbes. J’ouvre les yeux, observant le plafond, mais de longues secondes, voir minutes s’écoulent avant que je réussisse à assimiler que je suis réveillé, dans une chambre d’hôpital. Lorsque mon cerveau retrouve quelque peu ses fonctions, la première chose que je me retrouve à faire c’est me redresser un peu afin d’arpenter la pièce du regard, cherche qu’une seule chose bien précise.
Qu’est-ce que tu cherches Eddy ? 
Je tourne la tête vers mon père, sursautant au son de sa voix inattendu. Je soupir en lui faisant un air de déception, s’approchant de l’expression d’un chien battu.
Mimi…
Dans un sourire attendrit, il se lève pour aller chercher mon téléphone qu’il me donne après avoir composer son numéro. J’écoute la sonnerie se répéter en attendant impatiemment qu’elle me réponde. J’avais tellement eu peur de mourir sur la glace que je ne peux que m’imaginer comment elle devait paniquer si elle avait regardé le match.. Lorsque j’entend enfin sa voix, un sourire léger se trace sur mes lèvres.
Mon amour.. Lui dis-je en premier lieu, la voix encore endormie et quelque peu rouillée par l’intubation. Tu me manque.. J’ai hâte de te revoir.
Je tourne la tête vers mon père lorsque sa voix se fait entendre. Le médecin a dit qu’il va venir te voir et si tout va bien, tu vas pouvoir sortir. Il fait exprès pour parler assez fort pour que Mila comprenne sans que j’aie à répéter.

Comme de fait, le médecin arrive dans la pièce et je mets le téléphone sur main libre pour qu’Amila puisse bien entendre ce qui se dit.
Monsieur O’Bomsawin, vous avez eu beaucoup de chance vous savez ? La lame de patin a sectionné votre carotide. Heureusement pour vous, vous avez été pris en charge assez rapidement pour réparer l’entièreté des dégâts causés et éviter de vous laisser avec des séquelles importantes qui auraient pu être causé par la perte excessive de sang. Je sais que vous n’allez pas aimer ce que je vais vous dire, mais vous allez devoir être au repos pour au moins deux semaines et devrez éviter les activités tel que le sport pour un minimum de 3 mois. Vous devrez voir votre médecin pour un examen médical à ce moment afin d’évaluer la guérison de la plaie et votre état de santé. Voici votre prescription pour les anti-inflammatoires ainsi que les anti-douleurs. Et finalement, votre papier de sorti. Ne vous pressez pas, sortez quand vous vous en sentirez apte. Dit-il finalement en donnant tous les papiers à mon père. Je me content que de hocher la tête dans un silence absolu, les mots restants bloqués dans ma gorge alors que je repense à ce moment.

Eddy, tsehk.. On est arrivé. En sentant cette main dans mes cheveux, je pousse un long soupire. Je garde les yeux fermés encore un instant avant de finalement les ouvrir dans une lenteur sans égale. Je tourne la tête vers mon père pour le regarder en fronçant les sourcils légèrement. Stan’ Je peux entendre mon père rire à ma réponse. Non ? J’ai pas souvenir de t’avoir posé la question. Je le suis du regard alors qu’il sort de la voiture pour se rendre de mon côté et m’ouvrir la porte. Je laisse entendre un son plaintif lorsqu’il me tend la main. Je suis bien assis ici moi, et puis j’ai tellement aucune énergie pour avoir la volonté de bouger. Mais je fini par faire l’effort en prenant sa main pour me sortir de cette masse de fer et de tissus. Mon père passe son bras autour de ma taille alors que je prend apprise sur ses épaules, parce qu’essayer d’avancer seul quand vous êtes encore assumé par les anti-douleurs. Il me train donc jusqu’à la maison pour ensuite me laisser sur le banc dans l’entrée. Yawi’tsinonha ! J’ai ramassé un drogué sur le bord de la route et je te l’ai ramené. Je le regarde d’un air perplexe, sans comprendre sur le coup que c’est de moi qu’il parle. Donnez moi une chance, j’ai le cerveau au ralentit. Je roule finalement les yeux en comprenant ce qu’il dit. Ah ha, très drôle ha’isten’. Mimi, vient me sauver de ce vieux fou..!

Spoiler:
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PIVETTE

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Sam 12 Juin - 19:47
Depuis que j’ai rencontré Edouard, je ne manque aucun de ses matchs. Bon, c’est peut-être arrivé une ou deux fois pour des causes majeurs, mais, en règle générale, je m’arrange toujours pour le regarder jouer. Même si c’est putain de stressant puisque j’ai marié un bagarreur qui n’a pas peur de défendre ses coéquipiers. Alors je ne suis aucunement surprise de le voir s’attaquer directement au joueur adverse qui a osé toucher son gardien de but.

- Doudou…

Je ne peux tout de même pas m’empêcher de soupire en le voyant aller sur le banc de punitions. J’ai peur qu’un jour l’une de ses bagarreurs vire mal pour lui. Je ne veux pas le perdre. C’est l’homme de ma vie. Puis, j’ai assez perdu de personnes qui m’étaient cher comme ça. Je ne sais pas si je pourrais surmonter une nouvelle perte. Mais ce n’est qu’une pénalité alors ça va. Je continue donc de plier le panier de linge propre que j’avais fait dans la journée. Autant que chaque minute d’une journée soit productive lorsqu’on est le seul parent présent à la maison à temps pleins. C’est une habitude que j’ai prise il y a un bon moment déjà. Avant même d’avoir Nina. Deux minutes plus tard, je vois mon Doudou retourner sur la glace, comme un enfant qui peut enfin sortir jouer à nouveau avec ses amis. Un vrai grand enfant mon mari. Je me fige d’un coup. Je perds même le sourire. Mon mari est à genoux sur la glace et une marre de sang se forme sous lui. Non. Non. Non. Le chandail d’Elsa tombe de mes mains pour se retrouver sur le sol alors que je porte mes mains à ma bouche murmurant des « non ». Les larmes finissent par me monter aux yeux lorsqu’il est rapidement sorti de la glace et pas en direction des vestiaires. C’est mauvais signe. Tellement mauvais signe. Pourquoi il doit être à Washington ? Pourquoi il doit être si loin ?! Je donnerais tout pour être à ses côtés, mais je ne peux pas laisser les enfants. Alors comme je me trouve à des milliers de kilomètres, j’appelle la seule personne qui je sais se trouve à ses côtés. Le père de mon mari. Sentant la panique et la tristesse émaner de moi, nos deux chiens viennent me voir alors que j’attends que mon beau-père me réponde, même si l’accident vient d’arriver, j’ai besoin de savoir ce qui se passe puisque je ne vois plus rien. Après quelques minutes de discussion, où il fait de son mieux pour me rassurer et me calmer, il me promet de m’appeler dès qu’il a des nouvelles. Et la torture de l’attente commence. Je n’arrive même plus à me concentrer sur la fin du match. Je n’ai même pas le courage de me lever du canapé, où je suis collée contre nos deux chiens, pour faire quoi que ce soit d’autre. Je ne fais que regarder mon téléphone attendant des nouvelles. C’est tellement dur de rester à la maison sans pouvoir me précipiter à l’hôpital pour retrouver mon mari.

C’est finalement la sonnerie de mon téléphone qui me réveille. Ça me prend un instant avant de comprendre pourquoi je suis toujours aussi mal assise sur le canapé. Pourquoi je ne suis pas montée me coucher dans ma chambre ? En voyant le nom de mon homme sur mon écran, tout me revient et je ne perds pas une seconde de plus pour répondre.

- Doudou ! Merci mon Dieu ! T’es vivant !

Je m’exclame en fondant en larme. Il est vivant. Il va bien. Il va rentrer à la maison. Un petit rire brisé se fait entendre malgré mes sanglots lorsqu’il me dit simplement que je lui manque et qu’il a hâte de me voir. C’est bien mon mari que j’ai au téléphone. Je suis tellement soulagée.

- Tu me manques aussi mon cœur. Bientôt tu seras à la maison.

Je lui dis après avoir entendu les paroles de son père, la voix brisée par les larmes qui roulent sur mes joues. Je ne comprends pas ce qui se passe jusqu’à ce que j’entende ce que je crois être le médecin parler. C’est là que je comprends qu’Eddy a mis son téléphone sur main libre pour que j’entende ce que le médecin lui dit. Je reste silencieuse pour bien tout entendre. Un sanglot de soulagement m’échappe lorsque le médecin assure qu’il n’aura pas de séquelles importantes. Qu’il devra juste avoir trois mois de congé. Ça aurait pu être tellement pire, mais non. Merci mon Dieu ! Avant de raccrocher, je lui dis que je l’aime et que j’ai hâte qu’il soit à la maison. Je reste tout de même un moment sur le canapé à me remettre de toutes ces émotions, puis je monte à l’étage où je passe par chaque chambre pour voir si nos trois amours dorment paisiblement, ce qui me rassure un peu plus. Et je termine par ma chambre où je vole un t-shirt à mon mari en guise de pyjama avant de m’allonger de son côté de son lit. J’ai besoin de lui, mais je me contente de m’envelopper dans son odeur pour l’instant. Et c’est comme ça que je m’endors.

Dès que je me suis réveillée de cette nuit, c’était bizarre. La journée a été complètement bizarre en fait. Je ne faisais qu’attendre que mon beau-père arrive avec mon mari. Et contrairement à d’habitude, je n’ai pas réussi à peindre. Je n’arrivais à rien faire. J’ai finalement appelé ma mère pour savoir si elle voudrait prendre les enfants jusqu’à ce soir. Je n’ai pas eu à lui expliquer vraiment la situation puisque l’accident de Doudou faisait déjà la manchette, donc elle a accepté sans aucune hésitation. Elle sait que c’est le mieux. Donc, depuis une heure, je suis seule dans notre nouvelle maison. Je passe d’une pièce à l’autre pour vider un peu une boîte par si par là. J’aurais pu engager quelqu’un pour qu’il le fasse, mais je ne veux pas. C’est ma maison, c’est à moi de l’arranger comme je le veux. Même si aujourd’hui ce n’est aucunement fructueux. Alors que je me trouvais dans notre chambre, j’entends la voix de mon beau-père raisonner dans la maison. Sans perdre une seconde, je dépose le cadre que j’avais dans les mains je ne sais plus où et accoure à l’entrée sans réellement écouter ce qu’ils se disent. Tout ce qui m’importe est de voir mon mari en chair et en os. Oui, je l’ai eu au téléphone hier, mais ce n’est rien que de l’avoir sous les yeux. En faisant le plus attention possible, j’encadre son visage de mes mains et dépose un doux baiser sur ses lèvres.

- C’est le seul drogué que je veux dans cette maison.

Je finis par dire, un petit sourire amusé, en regardant à tour de rôle mon beau-père et mon mari avant de lui revoler un baiser et de lui caresser les joues.

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Dim 27 Juin - 22:43
Baby dear, stop worrying for me please
Feat. Amila & Edouard


⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝
La magie que peut faire la morphine est assez unique. La peur qui j’avais vécu quelques heures avant, le stresse et la panique avaient tous disparus. Il ne restait que ce bonheur artificiel et ce bienêtre étrange. Je savais très bien que c’était la médication qui me faisait flotter de la sorte, mais moon cerveau n’arrivait pas trop à assimiler le tout. J’entend ce qu’on me dit, je l’entend très bien, mais le temps d’assimilation est plutôt lent. Je ne sais pas si ce sont deux secondes ou bien quarante qui s’écoulent entre ce qu’on me dit et le temps que je réponde. Je peux très bien voir l’amusement dans le regard de mon père, lui qui est habitué à ce que j’aie tant de répartie. Tu sais, Eddy, c’est plaisant de pas entendre tes répliques de smartass habituelles. Ce ton narguant en moins, ça fait du bien.! Je fronce les sourcils en le fixant du regard dans un total silence. Je ne sais même pas quoi lui répondre et il en profite bien tout le long du voyage. Du moins, dans les moments où je suis réveillé. Parfois, il me regarde d’un air embêté quand je lui dis de lâcher mon visage, tout simplement parce qu’il ne me touche même pas. Seigneur… Ta dose doit être forte… Profites-en bien. Je roule les yeux avant de me rendormir.

Par le temps qu’on arrive, je retrouve un peu mes esprits, l’effet de la morphine se dissipant petit à petit, mais pas trop non plus. Je suis sorti de force du véhicule et ramené à l’intérieur. Je reste sagement assis en attendant que ma tendre aimée fasse son apparition. Je lui fais un sourire plus heureux qu’il ne devrait l’être et lui rends son baiser avec joie. Je la regarde avec amour et admiration alors qu’elle répond à moment père. Je ne peux m’empêcher de rire à cette réponse d’ailleurs.

Ouiii Elle m’accepte ! 

Ça sort tout seul. J’ai même pas le temps de réfléchir à mes mots qu’ils sortent. Je réponds à ce nouveau baiser avant de fermer les yeux sous les caresses, un sourire niais collé aux lèvres. Ce que je suis bien en ce moment. Mon paternel se permet un rire en déposant mon sac au sol.

Il n’a pas le droit à sa médication avant 8 heures ce soir. Et bonne chance, il a perdu son filtre avec. J’en ai appris des choses que je ne voulais pas savoir sur sa vie sexuelle…

Un rire presque exagéré se fait entendre de ma part à ses paroles. Oui, à ce moment, je suis fier de moi et je m’en fou de ce que je lui ai dit. Bon en vrai, j’ai aucun souvenir de ce que je lui ai dit, mais ça doit pas être si pire que ça. Quoi que pour un père, ça doit l’être… Qu’est-ce que je lui ai dit ?

Si tu as besoin de quoi que ce soit, appelles moi. Je suis encore en ville pour quelques jours. Et prends bien soin de mon fils, comme tu sais si bien le faire.

Sur ces paroles, il quitte la maison et mon attention va toute à Amila, autant que possible. Je redresse la tête pour la regarder dans un long silence. Je dis long, mais peut-être qu’il me dure que cinq secondes, j’en ai aucune idée.

T’as vraiment de beaux yeux Mimi… On te l'a déjà dit ?
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PIVETTE

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Ven 2 Juil - 4:07
Ce fut la journée la plus longue de ma vie ! Voir mon mari, l’homme de ma vie, ma moitié saigné autant en étant si loin de moi fut la pire épreuve que j’ai du vivre. Et juste l’avoir quelques instants au téléphone n’a réussi qu’à diminuer à peine ma peur et à me rassurer que quelque peu. Mon pire cauchemar s’est réalisé hier soir. En fait, non, ce n’est pas mon pire cauchemar parce que le pire serait que Doudou meurt pendant un match. Pourtant, ça ne m’a pas empêché de faire des cauchemars toutes la nuit. J’étais bien contente lorsque les filles se sont incrustées dans mon lit ce matin. C’était bien l’heure où j’ai le mieux dormi pendant la nuit. J’ai l’impression d’être le fantôme de moi-même depuis que je me suis levée. Je n’ai même pas eu le courage de dire aux filles pour leur père puisque je savais très bien que j’allais fondre en larme si j’essayais et ça allait simplement les inquiétés beaucoup trop. Il va bien après tout. Il rentre à la maison. Il n’est pas mort. Mais j’ai besoin de le voir, de le serrer contre moi pour que cette peur me quitte enfin.

Et c’est ce qui arrive quelques heures après le début de la journée et une heure après le départ des enfants pour chez mamie. Le cadre abandonné je ne sais où, je descends à l’entrée sans perdre une seconde. Je réagis à peine à leurs paroles tellement je suis soulagée de voir mon mari en chair et en os. Je ne peux m’empêcher de l’embrasser directement, en faisait bien attention à ne pas lui faire de mal. Et finalement, leurs paroles me reviennent et, légèrement amusée, je dis que c’est bien le seul drogué que je veux dans cette maison. La réaction de mon Doudou me fait bien rire, même si c’est dans un léger rire alors qu’en temps normal ça aurait été un éclat de rire, de joie. Et je lui vole un nouveau baiser pour ensuite simplement lui caresser la joue et les cheveux. Je ne veux plus le lâcher, j’ai eu trop peur de le perdre. J’écoute mon beau-père m’indique la consigne pour sa médication, puis un sourire amusé sur dessine sur mes lèvres. Doudou s’en filtre, ça va être marrant. Déjà qu’il n’est pas très, très épais son filtre de base. Mais, bien vite, mon sourire tombe quelque peu pour devenir timide et même mes joues deviennent rosées. Qu’est-ce qu’il a bien pu lui dire sur notre vie sexuelle ? Je hoche tout de même la tête pour montrer que j’ai compris puisque les mots ne veulent pas sortir et il reprend la parole.

- Merci Raeshawn. Faudrait se prévoir un souper tous ensemble, les enfants seraient heureux de te voir.

Je lâche avant qu’il ne parte en affirmant qu’il allait regarder ça. Une fois la porte refermée derrière mon beau-père, je reporte toute mon attention sur mon mari sans arrêter de le caresser tendrement les joues et les cheveux. Je ne pourrais même pas dire combien de temps on reste là à se regarder avant qu’un petit rire m’échapper aux paroles de Doudou.

- Oui, par toi, un nombre incalculable de fois. Mais merci.

Je ponctue ma phrase par un nouveau baiser rapide avant que je lui attrape les mains pour l’aider à se redresser.

- Viens, on va au salon, on va être plus confortable.

Je l’aide à marcher jusqu’au salon – qui, heureusement, n’est pas loin – où je le laisse s’installer sur le canapé. Je me place à ses côtés et lui replace ses cheveux distraitement.

- Les enfants sont chez ma mère jusqu’à ce soir, donc on est que tous les deux encore quelques temps. Je me suis dis que ça pourrait être une bonne chose pour toi, pour ton arrivée. Pas avoir Nina et Elsa qui sautent partout pour que tu leur portes de l’attention. Et Andrek qui te tendrait les bras sans cesse jusqu’à ce que tu le prennes.

Dis-je doucement en laissant ma main quitter ses cheveux pour caresser sa joue un instant, puis son bras sans toucher son cou. Je pose ma tête contre son épaule et caresse son bras tout aussi distraitement.

- J’ai eu tellement peur de ne plus te voir…

Murmuré-je alors que les larmes me montent aux yeux. Le contre coup de l’émotion, c’est certain.

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Ven 2 Juil - 16:31
Baby dear, stop worrying for me please.
Feat. Amila & Edouard


⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝
Dans un silence, je ne fais que profiter de l’attention que me porte Mimi. Je l’observe, un sourire aux lèvres, toujours à me poser la même question ; comment ai-je pu mérité une telle perfection ? Je fini par la complimenté de façon plutôt random, mais ça la fait réagir alors ça va. J’affiche un sourire fier à sa réponse suivit d’un baiser. Avec son aide, je me lève, lentement, mais surement. Je reste sur place un moment, le temps que mon corps cesse de balancer d’un côté et d’autre. J’hoche la tête pour montrer mon accord.

D’accord. Tant que je suis avec toi, ça va être le confort.

Je la suis sans m’obstiner, puisque de toute façon, j’ai encore un peu besoin d’aide pour me rendre du point A au point B. Je me laisse tomber sur le canapé, prenant tout mon confort et je laisse entendre un soupire de satisfaction lors que je sens sa main atteindre mes cheveux, même si ce n’est que pour les replacer. Je ris presque silencieusement en me disant que j’aurais du les laisser pousser bien plus tôt. Je l’écoute parler sans rien dire, mais je fais une moue de déception lorsqu’elle dit que les enfants sont parti jusqu’à ce soir. Ne peuvent-ils pas rester là au moins une nuit ? J’hoche la tête.

Honnêtement, je n’aurais pas dit non à ce qu’ils soient parti plus longtemps. J’entends déjà assez de voix comme ça, si je peux éviter d’entendre des cris d’enfants ça serait parfait.

Oui bon, décidément, la morphine ça ne me fait pas du tout. Entre les voix et les sensation d’être touché, y’aurait de quoi virer fou, mais étrangement, moi ça me va. Je peux sentir un frisson me parcourir alors qu’elle descend sa main jusqu’à mon bras. J’appuie doucement ma tête contre la sienne et ferme les yeux un instant en soupirant. Sur le coup, je ne dis rien à son commentaire, mais je me crispe que légèrement alors que je repense à ce qui s’est passé. Je ne peux le cacher, j’ai eu la peur de ma vie à ce moment précis. J’étais sur que c’était fini.

Je ne peux que totalement te comprendre là-dessus… Pendant un instant, j’étais sûr que j’allais y laisser ma peau..

Je réouvre les yeux pour éviter de me répéter la scène dans ma tête et la regarde à nouveau. J’embrasse le dessus de sa tête en me redressant et m’étire pour prendre la manette et allumer la télé. Fidèle à mes habitues, je mets RDI pour pouvoir voir les nouvelles de mon coin du monde. Ce n’est pas parce que je n’habite plus au Canada que je vais arrêter de me tenir informer. Mais il y a presqu’un regret instantané quand je vois ce qui fait la manchette ; les anciens pensionnats. Aussitôt, les larmes se faufilent sur mes joues alors que mes pensés sont portés sur mon père qui a dû passer au travers de cet enfer et mes deux tantes qui en sont jamais sorti. On en avait parlé dans le passé, quand j’étais adolescent, de ce qui se passait réellement entre ces murs, mais on n’a plus jamais abordé le sujet par la suite. Alors voir ça refaire surface, surtout en considérant le nombre de victime, mon coeur se brise. Mais ironiquement, je n’arrive pas à changer de poste. On dirait que j’ai ce besoin étrange d’en savoir plus, même si ça m’apporte de la rage et de la tristesse. Je ramène mes jambes vers moi en les entourant de mes bras et pose mon menton sur mon genou en écoutant silencieusement. Je soupire longuement en voyant l’image des églises brûlées ou encore vandalisé, ces écrits We were only children. Tout comme la première fois que j’en ai entendu parlé, l’incompréhension et l’indignation s’emparent de moi. Maintenant je comprends pourquoi mon père tenait tant à être à Washington, il avait un besoin urgent de se changer les idées.

C’était qu’une question de temps…
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PIVETTE

@ Invité

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Jeu 29 Juil - 19:15
J’ai tellement eu peur de l’avoir perdu pour toujours que je sens que je vais être aux petits soins avec lui. Je ne le lâcherais pas d’une semelle. Je serais presque pire que les enfants en fait ! Et bien sûr, je vais profiter un max de son attitude sous morphine. Il est tellement drôle et mignon ! Son compliment ou juste là alors qu’il affirme que tant qu’il est avec moi, ça va être le confort, ça me réchauffe le cœur. Je passe mon bras autour de sa taille avant de passer l’un de ses bras sur mes épaules pour le soutenir du mieux que je peux jusqu’au canapé. Je crois que ça ne m’a jamais pris autant de temps faire ces quelques pas, mais si ça prend ça pour avoir mon Doudou en vie à mes côtés, je pourrais le faire encore plus lentement ! Aussitôt qu’il est installé sur le canapé, je m’installe à ses côtés et replace ses cheveux. Un doux sourire se dessine sur mes lèvres lorsque j’entends son soupire de satisfaction. Sourire qui disparait à ses paroles. Je ne m’attendais aucunement à cette déclaration. Je m’attendais clairement à l’inverse. Doudou ne quitte jamais les enfants lorsqu’il rentre à la maison. J’avais même peur qu’il soit déçu de ne pas voir les enfants en rentrant… Je suis tellement prise au dépourvu que je réalise que quelques instants plus tard qu’il mentionne qu’il entend assez de voix comme ça. C’est si fort de la morphine ?

- Je… Je peux appeler ma mère pour lui demander si ça ne lui dérange pas de garder les enfants jusqu’à demain alors… Mais… tu entends des voix… ?

Je termine dans un murmure trop perdue face aux effets de la morphine. Oui, c’est bien drôle de le voir sans filtre et encore plus enjoué qu’un enfant, mais ça… ça pourrait presque être flippant… J’attrape tout de même sa main pour la serrer dans la mienne après un instant à caresser son bras. Je ne veux plus le lâcher, j’ai trop eu peur de ne plus pouvoir l’avoir à mes côtés. Je profite de chaque seconde, de chaque toucher avec lui avant que cette phrase ne m’échappe et ne fasse se crisper mon mari. Je ne veux même pas m’imaginer à quel point lui-même a du avoir peur en voyant tout ce sang.

- Mais tu es toujours là et c’est le plus important… Faudra remercier votre capitaine et les médecins de l’équipe pour t’avoir sauvé… Je vais m’occuper de ça demain…

Je dis en déposant un rapide baiser sur son épaule après son baiser sur ma tête. Juste à temps puisqu’il s’étire pour prendre la manette de la télé et allumer cette dernière. Je me replacer contre lui, la tête sur son épaule, mais pas pour longtemps puisque les nouvelles sont loin d’être joyeuse et que mon très cher mari se recroqueville sur lui-même. J’aurais presque envie de fermer la télévision en le voyant dans cet état, mais ça serait comme vouloir censurer ces nouvelles. C’est son histoire, ça fait parti de ses origines malheureusement alors je ne peux pas faire ça. À la place, je me replace sur le canapé en prenant appuie sur mes genoux pour ensuite poser ma tête sur son dos et mes bras entour de lui. Je déteste le voir dans cet état. Ça me brise tellement le cœur. Et découvrir de plus en plus ce pan de l’histoire des autochtones… c’est tellement crève-cœur. Je dépose quelques baisers sur sa nuque cherchant quoi lui dire. Qu’est-ce qu’on peut dire dans ce genre de situation de toute façon ?

- Tu… Tu veux qu’on se renseigne sur les organismes qui viennent en aide aux peuples des premières nations pour y faire des dons et s’y impliquer ? Ou carrément faire notre propre fondation pour les aider ? Que ce soit pour continuer les fouilles pour que chaque autochtones qui ont passé par les pensionnats puissent reposer en paix après de vrais et belles funéraires ? On a trois mois minimum pour s’occuper de ça, on peut se permettre de bâtir un projet qui nous tient réellement à cœur mon amour…

Dis-je doucement toujours contre lui pour l’envelopper de mon amour malgré les nouvelles qui défilent à la télé. Quoique… je crois qu’ils sont déjà passés à la nouvelle suivante…

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Jeu 29 Juil - 22:29
Baby dear, stop worrying for me please.
Feat. Amila & Edouard


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Un rire s’empare de moi avant même que je puisse entièrement assimiler ce que me dit Mimi. Elle semble bien perturbé par mes dires et sur le coup, je ne comprend pas pourquoi. Puis vient sa question. Oh.! C’est vrai, ce n’est pas normal d’entendre des voix de la sorte. Je confirme donc d’un hochement de tête. Oui, j’en entend. Oui, c’est flippant, mais c’est aussi marrant, en un sens. Étrange, certes. Je la regarde dans un moment de silence avant de finalement répondre.

Ça serait apprécié.. C’est pas que je ne les aime pas, mais j’ai littéralement pas la tête pour ça. Et oui, j’entends des voix, des murmures, mais parait que c’est normal.

Je profite de tout contact avec elle, serrant sa main lorsqu’elle s’empare de la mienne. Quelconque touché, tant que je peux la savoir là avec moi. Je ne peux par contre pas me retenir de perdre ma détente à la mention de sa peur. Je l’ai partagé cette peur avec toute une intensité. Honnêtement, il m’en est arrivé des choses pendant les matchs, des blessures, aussi intenses qu’elles puissent l’être, devoir monter en ambulance. C’est toujours effrayant, mais là.. Je ne saurais mettre des mots sur ce que j’ai ressenti à ce moment précis. Je laisse sortir un soupir quelque peu tremblant. Elle n’a pas tord, je suis encore là, c’est une très bonne chose. Je sais pas ce que j’aurais fait sans le capitaine.. J’ai un frisson qui me traverse juste à y penser.

Je vais appeler l’capitaine demain. J’aimerais mieux lui parler moi-même. Mais les médecins, je te laisse faire. Mais faut pas oublié sur des Capitals, ils sont aussi venu aider..

Comme en but de me changer les idées, je mets les nouvelles, mais malheureusement, ce n’est pas du positif qui s’affiche. C’est plus fort que moi, je me replis sur moi-même. Je savais déjà que l’histoire de mes ancêtres était attroce, mais ça n’en est pas pour autant moins déchirant de voir ça passer à la télé.  Lorsque je sens Amila se placer contre moi, sa façon de m’envelopper de son amour, j’appuie le front sur mes genoux. Je prend une bonne inspiration pour ensuite ressortir cet air dans un long soupir bruyant. J’ai envie de gueuler, de frapper quelque chose, n’importe quoi pour passer la frustration, mais en même temps, en parallèle, la morphine m’enlève toute conviction. Je ferme donc les yeux, écoutant ce que me dit Mimi dans un silence absolu. J’entends ses propositions, mais je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas quoi faire. Il y a tellement d’option, mais en même temps, qu’est-ce qui viendrait le mieux en aide.?

Je crois que je vais devoir en discuter avec mon père… Je ne veux pas prendre de décision sans son avis. D’un côté, j’ai envie de te dire que je voudrais qu’on finance les fouilles à Wyandot, mais d’un autre, je ne suis pas sûr d’être prêt à encaisser ce qui suivrait..

Et je sais pas si mon père serait capable de supporter ça. Certes, il sait déjà que ses soeurs feront parti des corps retrouvé, mais a-t-il envie de devoir à nouveau faire face à cette perte ? Ça a tellement été dur pour lui de m’en parler la première fois et honnêtement, j’ai jamais eu le courage d’aborder le sujet avec Amila. Du coup, ça ferait tellement de chose à gérer en même temps. Je soupire à nouveau, comme s’il n’y a que ça que je suis capable de faire, et je redresse la tête pour la regarder. Regarder, c’est vite dit.. Je dois d’abord essuyer les larmes qui m’empêchent de voir correctement.

Je sais pas quoi faire…

Et le fait que mon cerveau n’arrive pas à très bien enligner des pensés, ça ne m’aide pas du tout.
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PIVETTE

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Mer 25 Aoû - 2:01
Je ne sais pas ce qui me perturbe le plus à cet instant. Est-ce le fait que Doudou ne veut pas voir les enfants alors qu’il en est complètement gaga ? Ou est-ce le fait qu’il entend des voix ? Bien sûr il est sous morphine, donc je me doutais qu’il allait y avoir des effets secondaires plutôt intenses, mais pas à ce point. Et vraiment… les deux me perturbent au plus haut point en fait. Pourtant, je sais que je vais appeler ma mère plus tard dans l’après-midi pour lui demander si elle peut garder les enfants jusqu’à demain. Et je sais qu’elle va accepter puisqu’elle adore ces petits enfants et elle voudra qu’Edouard prenne soin de lui. Elle l’aime son gendre.

- Je comprends t’en fait pas. Et ma mère va comprendre aussi. Elle va accepter j’en suis certain. C’est peut-être normal, mais c’est tout de même flippant. J’espère qu’aucun de ses voix n’en a une aussi belle que la mienne.

Un petit rire accompagne ma dernière phrase. Et pour ponctuer cette blague, je dépose un baiser sur son épaule, restant coller contre lui, les yeux lever vers son visage. Au risque qu’il me trouve pot de colle, je ne le lâche plus. J’apprécie encore plus son cœur contre lui, sa chaleur réchauffer mon corps que toutes les autres fois où il est rentré à la maison après plusieurs matchs à l’étranger parce que j’ai réellement cru que j’allais le perdre. Aussitôt que je le sens se tendre contre moi à la mention de ma peur, je me sens coupable. Je n’aurais pas dû en parler aussitôt. J’aurais dû attendre bien plus tard lorsque cet événement ne serait plus aussi récent, mais il est trop tard. En entendant son soupire tremblant, je le serre un peu plus contre moi. On a plus à avoir peur, il est là, à la maison, bien vivant. J’hoche doucement la tête contre lui lorsqu’il réplique à mon idée de remercier de remercier le capitaine et les médecins pour l’avoir sauvé.

- Ça me va. Que voudrais-tu que je fasse pour remercier l’équipe et les médecins ? Je pourrais commencer par un post insta? Est-ce qu’un cadeau ça serait une bonne idée ?

J’essaie de réfléchir, mais c’est dur lorsque tout s’emmêle dans ma tête. Puis, comme ces des remerciement de la part de Doudou et moi, il faut que ça vienne de nous deux. Cependant, en même temps, rien ne presse vraiment. Doudou vient de rentrer de l’hôpital, ça peut bien attendre au moins demain tout ça.

Je suis déçue que le timing pour ouvrir la télé sur les nouvelles soient aussi nul. Comme si mon mari avait besoin de savoir qu’il a encore plus d’enfant qui ont été retrouvé autour d’ancien pensionnat. Je trouve ça tellement horrible comme nouvelle. Comment on a pu faire vivre cet enfant à de pauvres enfants ? Comment on peut être des personnes aussi horribles et dire qu’on est au service de Dieu ? C’est complètement insensé. Si Dieu veut que ces atrocités arrivent, qu’est-ce qui reste au Diable ? Si seulement il existe et que « Dieu » n’est pas ces deux côtés à la fois ? Ou si « Dieu » se fait passer pour le bien pour ainsi créer le mal sans que personne ne puisse réellement le voir. Après tout, le Diable est rusé, donc ça aurait pu être une de ses ruses non ? En tout cas, ma priorité présentement est de réconforter au mieux l’homme de ma vie. Je me redresse sur mes genoux pour venir le serrer dans mes bras alors que je pose ma tête sur le haut de son dos, dans le creux de son épaule. À nouveau, j’hoche la tête à ses paroles. Ça pourrait être une très bonne idée d’impliquer son père dans tout ça. Il est le mieux placé pour savoir ce qui pourrait aider le plus possible les peuples autochtones.

- Rien ne sera fait demain matin de toute façon. On organisera un moment pour en discuter avec ton père et on va voir ce qu’il en pense. À partir de ça, on bâtira ce qu’on voudra faire. Et saches que je serais toujours là pour te soutenir, quoi qu’il arrive.

Pour ponctuer ma phrase, je dépose un baiser dans le creux de son cou. Je ferais absolument tout pour lui. Je suis prête à tout pour lui, pour le voir heureux. Voyant ses yeux brouillés de larmes, je ne peux que venir essuyer ses joues avec mes pouces. À ces quelques mots, je dépose un rapide baiser sur ses lèvres avant de caresses ses joues.

- Aujourd’hui, il faut que tu prennes soin de toi, que tu te reposes. Demain, à tête reposée, on appellera ton père pour qu’il vienne ici et on discutera de tout ça avec lui. Il faut prendre notre temps pour organiser tout ça.

Un autre baiser rapide sur ses lèvres et je replonge dans ses si beaux yeux.

- Et si on regardait une série ou un film là maintenant avec du pop-corn ? Comme on le faisait avant d’avoir les enfants lorsque tu revenais de plusieurs jours sur la route ? Que toi et moi, un gros bol de pop-corn, collé à regarder une série ?

Je me sens égoïste de lui proposer ça après la conversation qu’on a eu quelques instants plus tôt, mais… il n’est pas en état de réfléchir à quoi que ce soit à propos de ce sujet alors autant faire quelque chose de simple et de plaisant pour oublier, ne serait-ce que quelques heures, toute cette dure réalité.

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