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Apéro-Philo ✘ Benjamin

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Lun 25 Jan - 17:46
Je me rends bien compte que je suis plus léger. Avoir enfin évoqué le sujet avec quelqu'un, avoir arrêté de faire comme si de rien n'était, ne pas avoir à mentir à une amie. Cela me fait du bien. Je ne sais pas si c'est la demie-bouteille de vin qui m'a poussé à me confier à Jolene, ou bien si c'est la fatigue, peut-être même que c'est un mélange des deux. Mais dans tous les cas, je suis rassuré, j'ai quelqu'un à qui parler. Même un homme de mon âge a parfois de conseils, et même si j'ai tendance à être sûr de moi, à rester (parfois un peu trop) fier, même moi j'ai besoin que l'on remette sur le droit chemin.
La gorgée que je m'apprêtais à avaler ne resta pas en place très longtemps. Jolene a mit les pieds dans le plat, et pour la première fois de ma vie, je recrache le bon vin que j'avais dans la bouche. Je me lève brutalement, je porte une belle chemise blanche, et bien sûr, c'est du vin rouge que nous buvons. Je m'empresse d'aller chercher une serviette pour tamponner les tâches sur mon vêtement, des tâches qui ne sont pas des moindres. Après avoir vérifié que le tapis a été épargné, je me rassois sur le fauteuil, et murmure un rapide « excuses moi... » mais elle enchaîne, je n'ai pas réussi à garder ma poker face, elle a donc compris. Mon secret le plus enfoui, un secret auquel moi-même je ne me suis pas encore tout à fait accommodé, dévoilé. Ses mots sont presque inaudibles à mes oreilles, ils sont devenus de simples sons tant je suis abasourdi, surpris par la vitesse que ça lui a prit de tout comprendre. Je fais mon possible pour cacher sur mon visage le fait que je n'ai pas entendu la moitié de ce qu'elle m'a dit au moment où elle s'est assise en face de moi. Quelques mots avaient percé la barrière de ma confusions, comme "juger", "t'écouter" ou bien "torture". Je souris un peu et hoche une fois la tête, les lèvres pincées en un sourire léger. Mais je ne réponds pas tout de suite. Je me contente de serrer rapidement sa main dans les miennes, avant de laisser le silence s'installer quelques secondes entre nous. Qu'est ce que vous voulez que je lui dise maintenant ? Il est trop tard pour nier, ma réaction a révélé la vérité pour moi. Je ne suis pas quelqu'un de trop affectif avec tout mon entourage, alors je ne me vois pas partir dans une tangente pour la remercier d'être une si bonne amie, elle sait déjà tout ça. Alors, je lâche sa main et soupire longuement. « Il faudra que tu m'expliques, Jolene. » je me relève, pour aller voir l'étendu des dégâts sur ma belle chemise Burberry dans un grand miroir accroché au mur du salon, derrière le grand fauteuil. Et quand je vois à quel point elle est barbouillée, je me dis, heureusement qu'elle n'est pas récente. Un sourire sur les lèvres, je me retourne face à elle, « Comment tu fais pour lire dans mes pensées ? » Je lève mon index ainsi que mon majeur, pour lui demander silencieusement de m'accorder deux minutes durant lesquelles je regagne ma chambre à l'étage pour retirer cette chemise plus très blanche et enfiler un des rares simple t-shirt noir de ma garde robe. Je redescends, plus lentement que je ne suis monté, l'escalier n'étant pas assez large pour quelqu'un ayant bu plus d'une demie bouteille de vin rouge aussi rapidement après une dure journée. « Je te l'ai déjà dit, et cela va de soit, mais vraiment, personne ne peut savoir. Olivia ne peut pas savoir. Ça impacterait ma réputation. Donc, ma carrière. »  Je passe une main dans mes cheveux, je suis embêté de penser ainsi mais c'est la vérité. Ma réputation est très importante à tout ce que je fais, et si je la perds, je perds tout.

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Mar 26 Jan - 3:06
APÉRO-PHILO
Feat. JOLENE TURNER & BENJAMIN HAMPTON



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Si j'avais encore eu le moindre doute quant à mes théories, le voir recracher sa gorgée de vin sur sa belle chemise immaculée était l'indice le plus parlant. Je dois faire preuve de plus de retenue que je ne m'en serai cru capable pour ne pas éclater de rire, je le vois tourner les talons, revenir avec une serviette avec laquelle il tente d'essuyer les taches, je ne vais pas lui faire l'affront de lui dire que sa chemise est sans doute ruinée, il doit le savoir mieux que moi. Lorsqu'il revient s'asseoir, je vois qu'il fait tout pour laisser transparaitre le moins d'émotions possible sur son visage, mais je le connais bien et observer les gens c'est mon métier, capter les moindres petites traces d'une émotion ou d'une autre c'est ce qui fait que je suis aussi douée et reconnue, aussi lorsqu'il me demande comment je vais pour lire aussi facilement en lui, je lui souris en serrant un peu plus sa main. "Je suis photographe … c'est mon quotidien de capter ce que les gens pensent … et tu oublies qu'à la base je suis journaliste ? Creuser et vérifier mes hypothèses c'est plus fort que moi !" Je le regarde se relever et me faire signe qu'il revient, alors qu'il monte à l'étage, je me relève à mon tour et vais reprendre ma place dans le canapé, jetant un regard à mon portable, je remarque que j'ai un message de Michael qui dit rester à Manhattan pour la nuit mais qu'on se voit pour manger ensemble le lendemain. Je pianote rapidement sur mon portable pour lui répondre alors que Benjamin fait son retour dans le salon.

À moitié allongée sur le canapé je l'écoute me dire qu'il faut que personne ne sache ce qu'il vient de dire, ou plutôt ce qu'elle vient de découvrir, à cause des répercussions que cela pouvait avoir sur sa femme, sa réputation ou sa carrière. Je levais les yeux au ciel avant de le regarder dans les yeux. "Tu penses vraiment que je vais aller te balancer à ta femme ou ton boss ? T'es un grand garçon Ben' c'est pas à moi de régler tes problèmes." Je le dis sur le ton de la plaisanterie, essayant de rendre l'atmosphère plus légère, mais jamais je n'irais divulguer ce qu'il se passait dans sa vie, avalant une nouvelle gorgée de vin, je continue reprends. "Si tu compte mettre un terme à cette relation, c'est à toi de voir si tu en parleras ou non à ta femme, mais si tu t'engages pour continuer, il faudra qu'assumes, c'est horrible pour elle, de vivre dans le mensonge, tu imagines si ça dure et qu'elle le découvre d'une manière ou d'une autre des mois plus tard, ça sera encore plus douloureux." Bien sûr la situation était compliquée pour lui, elle pouvait bien se l'imaginer, mais il faudrait qu'il prenne une décision un jour ou l'autre, qu'il assume sa liaison après tout s'il y avait des sentiments, il devrait y faire face. "Je veux pas te faire culpabiliser, je veux que t'en sois conscient, tout ce que je veux c'est que tu puisses te poser les bonnes questions et que tu sois en accord avec ce qui se passe dans ta tête, ton cœur ou … dans ton pantalon." Je ponctuais ma phrase d'un clin d'œil, je sentais vraiment l'effet de l'alcool et heureusement que demain je n'avais pas de rendez-vous dans la matinée. "Depuis combien de temps tu gardes tout ça pour toi ?" C'est certain qu'il ne devait pas garder son secret depuis aussi longtemps que j'avais garder le mien, mais savoir que mon ami n'avait pas pu en parler cela me faisait de la peine.

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PIVETTE



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Dim 7 Fév - 16:01
Je ne suis pas quelqu’un de très bavard, et loin du genre d’homme à raconter sa vie ou à parler de ses problèmes. Pourtant, quelque chose m’a poussé à m’ouvrir à Jolene, et je me sens plus léger. C’est assez rigolo de nous imaginer, elle et moi, aussi complices qu’on l’est. En vérité, elle est loin d’être le genre de personnes que j’ai l’habitude de croiser au travail, et il suffit de l’écouter parler quelques instants pour remarquer les différences flagrantes entre sa personnalité et la mienne. Mais justement, avant Axel, elle était la seule personne qui me changeait de mon banal et ennuyeux quotidien, et je ne regrette en rien d'avoir appris à la connaître. D’ailleurs, si je n’avais pas parlé de tout ça à Jolene, je ne sais pas à qui d’autre j’aurais pu le faire. Ses mots me font réfléchir, même si j’avoue avoir les pensées un peu brouillées par le bordeaux qu’on a sifflé en si peu de temps. Je l’écoute mangeant un toast au saumon fumé, et quelque part, j’ai l’impression d’être un enfant grondé. Ce n’est pas le ton qu’elle emploie qui me force à me sentir ainsi, mais plutôt la honte que j’éprouve face à ce que j’ai révélé quelques minutes plus tôt à mon amie. Je trompe ma femme, et je vois bien que Jolene essaye, malgré l’alcool dans son sang, de me replacer la tête sur les épaules. Mais mettre fin à ma relation avec le couturier est loin d’être dans mes plans, aussi mal que cela puisse être, puisque je ne veux pas non plus en parler à ma femme. La situation est déjà complexe, et je ne fais rien pour arranger les choses. Elle me parle d’assumer, et je ferme douloureusement les yeux. Je n’assume rien pour l’instant. Ce que je vis avec Axel, avec un homme, je ne l’assume pas. Les mensonges que je prononce à ma femme, ma fille et à tout mon entourage, je ne les assume pas. « Plusieurs mois, déjà. » je lui réponds à sa question, alors qu’elle disait déjà que je ne pouvais pas garder le secret bien longtemps. « Elle ne se doute de rien. » Et je reprends une gorgée de rouge, fuyant le regard de la brune, bien que je sais qu’elle ne me jugera pas, quoi que je dise. « Je ne suis pas prêt à agir, pour l’instant. Ca va finir par me retomber dessus, oui, je le sais. » J’anticipe sa réponse, car je sais qu’elle allait me dire “mais il va bien falloir que tu le fasses à un moment donné”. Mais ce moment, ce n’est pas maintenant. Aussi mal que cela puisse paraître, je profite encore un peu du confort de la situation dans laquelle je suis. Une douce femme attentionnée d’un côté, et un bel homme dont les lèvres hantent mes nuits de l’autre.

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Dim 7 Fév - 23:02
APÉRO-PHILO
Feat. JOLENE TURNER & BENJAMIN HAMPTON



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Malgré l'alcool, il est grave et même si je tente quelques traits d'humour je vois bien qu'il n'y est pas réceptif, je le comprends et c'est là que je mesure la gravité du trouble qui l'entoure. Ce n'est pas juste une petite incartade avec le premier venu, lorsque je lui demande depuis combien de temps il garde cela pour lui et que sa réponse se compte en mois, j'ai un sourire triste. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la solidarité féminine tout ça, ce n'est pas pour son épouse que j'ai de la peine. Bien sur j'en ai, Olivia est mon amie également mais c'est de Benjamin que je suis la plus proche, lui et moi on s'entend très bien depuis le jour où j'ai emménagé et que nous avons fait connaissance, il y a beau avoir une petite différence d'âge entre lui et moi, pour moi il est l'ami le plus proche que j'ai dans mon entourage, celui avec qui il est si facile de parler de tout et de rien, d'aborder tous les sujets et pourtant il nous aura fallu près de cinq ans pour que lui et moi nous confions nos plus grands secrets. Il avait toute ma confiance et j'étais flattée d'avoir la sienne. Une véritable amitié comme j'en avais rarement connue au cours de mon existence, peut-être qu'elle me semblait plus solide parce que j'étais plus mature, et que j'accordais une réelle importance à ce lien que j'avais avec lui, alors qu'il n'y avait jamais eu la moindre ambigüité entre nous. Une vraie belle amitié comme on rêve tous d'en vivre. C'était pour lui et la souffrance qui semblait le ronger que j'avais de la peine et de la compassion. Il luttait depuis des mois avec le fait de mener cette double vie et il n'en avait rien laissé transparaitre, s'il n'avait pas décider de commencer à parler ce soir, cela aurait pu prendre encore des mois avant que je ne remarque quelque chose sans doute. Il jouait bien la comédie et c'est ce qui devait être le plus dur pour lui, de jouer ces deux rôles bien distincts sans savoir lequel il devait abandonner, s'il devait s'y résoudre ou non.

En aucune manière je ne voulais le juger, il comptait trop à mes yeux, mais j'avais envie de comprendre, de l'aider et de le soutenir du mieux que je pouvais. Je n'allais pas le couvrir non plus aux yeux de sa femme et de sa fille, je savais qu'il ne me le demanderait pas, mais un jour où l'autre la vérité éclaterait sans doute, et une chose était certaine, ce jour-là, quoi qu'il se passe, je serai là pour lui. Je voulais en savoir un peu plus, je ne savais pas s'il m'en parlerait ou s'il déciderait de ne plus rien dire désormais, mais c'était dans mon adn de vouloir en savoir toujours plus, d'être curieuse. "Lui, il sait que tu es marié ?" Ce n'était pas une question idiote après tout, au moins si son amant était au courant, il ne risquait pas de venir tout déballer à sa femme, enfin si, peut-être s'il voulait que Benjamin s'engage avec lui dans une histoire sérieuse, mais ça, je n'en savais rien. "C'est … c'est la première fois que tu as une aventure avec un homme, je veux dire avant Olivia tu n'as jamais ressenti ça ? Est-ce que c'est pour ça que ça te ronge à ce point ?"

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PIVETTE



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Mar 16 Fév - 10:33
(tw: homophobie dans ce post)

Après m'être rassit dans le fauteuil, je croise les jambes, sans dire un mot de plus. Je mets du temps à répondre à ses questions, car quelque part, j'hésite à poursuivre la conversation. Mais je sais qu'il faut que ça sorte, je sais que je ne peux pas garder cela en moi, quitte à mettre quelqu'un dans les confidences, et à lui demander de garder le secret. De toute façon, je lui ai déjà dit le principal, le reste n'est certainement que du détail et je connais Jolene et sa curiosité sans limite. Je sais qu'elle brûle d'envie d'en savoir plus, et il n'y a rien de mal à cela. « Bien sûr qu'il sait. Je ne lui ai pas menti. » Je hausse brièvement les épaules, un léger sourire sur le visage, pas un sourire particulièrement joyeux, moi-même je ne saurais dire d'où il vient ce petit rictus, probablement un recul sur l'ironie de ma situation. « Non, je... » je prends une grande inspiration, que je soupire lentement. « enfin, si. Si, je pense que c'est pour ça que je suis dans le doute. » Je repose mes yeux sur mon amie, ne pouvant m'arrêter d'imaginer aux conséquences que mes actions peuvent avoir dans le futur. « C'est pour ça que si ça se sait je suis foutu, Jo. Autour de moi, ça n'est pas forcément accepté. » Je fais des mouvements circulaires avec mon verre à pied, le vin dansant contre les parois de celui-ci. « Quelque part je savais que je n'aimais pas que les femmes. Je crois que je ne voulais juste pas me l'avouer, par peur de ce que ça pourrait engendrer. » La réaction de mes parents ou de ma sœur s'ils le savaient. Le scandale que cela ferait chez les Hampton, et même dans les familles proches de la mienne. Non seulement je suis déloyal, mais en plus, je suis l'un de "ceux-là", qu'ils diraient. L'un de ceux qui font ce que "Dieu interdit", ce qui est "contre nature". Je peux vous dire que pour la moitié d'entre eux, je ne ferais plus partie de leur famille. Oublié, déshérité, renié. Voilà ce qu'il se passerait si les membres de ma famille apprenaient que je fricote avec un homme.

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Jeu 18 Fév - 14:23
APÉRO-PHILO
Feat. JOLENE TURNER & BENJAMIN HAMPTON



⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝


Calée dans le canapé je l'écoutais je suis un peu rassurée lorsqu'il m'apprend que son amant est bien au courant qu'il est marié, je me dis que si cet homme tient autant à Benjamin que lui semble tenir à lui, il ne viendra pas détruire son mariage et mettre sa famille en vrac. Ou en tout cas pas tout de suite, ce qui pourrait laisser à mon ami le temps de réussir à mettre de l'ordre dans ses pensées peut-être. Je ne parlais plus je me contentais de l'écouter, j'étais là pour lui comme il avait été là pour moi, c'était mon ami et ce que je voulais c'était le mieux pour lui et pouvoir l'aider si j'en étais seulement capable.

Entendre ses paroles, quant au fait que si la moindre miette de cela se savait il serait foutu, que son entourage ne l'accepterait pas, la peur de s'avouer ce qu'il pouvait ressentir pour les hommes par risque des conséquences. Entendre ses mots me faisait mal au cœur, je ne comprenais pas comment on pouvait ne plus aimer quelqu'un, le renier pour ce qu'il décidait de faire dans sa chambre à coucher, et avec qui il le faisait en quoi cela regardait les gens autres que ceux directement concernés ? Pourquoi fallait-il que des gens décident de qui les autres avaient le droit ou non d'aimer ? Ces questions-là je me les étais posées depuis que j'étais gamine, depuis que mes parents tout catholiques pratiquants et bien-pensants qu'ils se prétendaient être se permettaient de classer les gens, de dire que tel ou tel voisin n'était pas une bonne personne alors que chaque dimanche on tentaient de nous mettre dans le crâne que Dieu est amour. Tu parles d'un amour qui décide d'exclure des gens sous prétexte qu'ils ne pensent pas de la même manière. Contrairement au reste de ma famille je n'avais pas voulu croire à tout ça, j'avais voulu me faire mes idées par moi-même, et quand j'étais devenue amie avec Winter, pour ensuite tomber éperdument amoureuse de lui j'avais compris que quoi que les gens puissent dire ou faire, quand on aime pour de vrai on ne peut rien faire contre ce sentiment. Savoir que Benjamin se débattait entre ses sentiments et le fait de vouloir sauver les apparences, cela me faisait mal qu'il ne puisse pas pouvoir être totalement lui-même, qu'il ne pouvait pas vivre son histoire sans devoir regarder par-dessus son épaule.

Malgré moi, je sentis des larmes couler sur mes joues, que je chassais rapidement, je ne pouvais m'empêcher de faire le parallèle avec mon fils et ce qu'il avait vécu lorsque mes parents avaient voulu le "guérir" de son homosexualité. Comment on peut dire qu'on aime quelqu'un si on ne l'accepte pas comme il est ? J'aime mon fils du plus profond de mon être depuis que j'ai entendu les premiers battements de son cœur et tout ce qui m'importe c'est qu'il soit heureux. Je voudrais tellement que Benjamin puisse avoir ce même soutien des siens. Reportant mon regard sur mon ami, je lui souris avec tendresse et lui parlais du plus profond de mon cœur. "J'aimerai pouvoir te dire que tout est facile, que tout se passera bien, que le regard des autres ne compte pas, mais on sait tous les deux que ce ne serait pas la vérité. Ça me fait mal de savoir que tu n'es pas libre de faire, penser, aimer comme tu le veux sans avoir cette épée de Damoclès au-dessus de ta tête. Je serai là pour toi quoi qu'il arrive, quoi que tu décides, parce que je ne supporte pas que tu vives ça tout seul, désormais tu sais que je suis là pour toi !"

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PIVETTE



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Lun 22 Fév - 19:55
J'ai vidé mon sac, et je me sens plus léger. Garder tout ça en moi n'a pas été facile jusqu'à maintenant, et il semblerait que j'avais besoin de m'alléger un peu l'esprit. Heureusement que j'ai une amie comme elle à qui parler, même si je ne sais pas si sans l'alcool dans mon sang j'aurais été capable de le faire. Mais je sais que je peux lui faire confiance, elle n'ira rien raconter à personne et saura tout garder pour elle. Je vois du coin que Jolene verse quelques larmes, et ça me fait tristement sourire. Elle tient à moi tout comme je tiens à elle, je m'en rends désormais bien compte. C'est une belle amitié que j'ai avec ma voisine, et je ne veux pas changer cela. Mais comme ton bon ami, je n'aime pas la voir triste ou mal en point, alors, je tente de conclure la conversation, afin de détendre l'atmosphère un peu. « Ne t'en fais pas pour moi, Jo. Ca va aller. » Je me redresse un peu sur mon siège, et tente d'afficher mon plus large sourire à mon amie, car je veux lui rendre le sien. Je n'aimes pas me dire que je suis la cause des larmes de Jolene. « Je propose donc qu'on change de sujet. Quelque chose de plus joyeux que toutes nos histoires. » Mes yeux bifurquent vers l'horloge alors que je prends une énième gorgée de vin, le temps passe si vite avec un bon vin rouge, une amie et des confidences.

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Mar 23 Fév - 17:26
APÉRO-PHILO
Feat. JOLENE TURNER & BENJAMIN HAMPTON



⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝ ⸝


Je ne pensais pas que ce soir en répondant simplement à un texto de mon voisin pour venir boire un verre chez lui, cela se transformerait en séance de confessions aussi profondes que sincères entre nous. Ça m'avait fait du bien de partager ce que j'avais vécu, ce que j'avais sur le cœur depuis des années et encore d'avantage depuis que j'avais reçu le carton contenant toutes les lettres n'ayant jamais été envoyée à Winter. Et puis les rôles s'étaient inversés, c'est lui qui avait décidé de vider son sac, de se lancer dans ce qui était si difficile pour lui d'avouer mais je savais que m'en parler l'avait tout de même libéré d'un poids, j'étais contente de pouvoir être là pour lui, qu'il puisse avoir une épaule sur laquelle s'épancher, une oreille attentive à qui se livrer. Je tenais énormément à Benjamin et je n'allais pas le laisser tomber. Il proposait de changer de sujet et j'étais d'accord, avec le vin et les toasts au saumon, la conversation dériva sur nos boulots respectifs, sur les études de sa fille et de mon fils, les prochaines soirées en commun, cela dura encore un peu et finalement je décidais qu'il était sans doute temps pour moi de regagner mon chez moi. "Merci pour cette soirée riche en émotions … n'oublie pas tout ce que je t'ai dit, tu sais où me trouver en cas de besoin !" Me levant un peu vite et prenant appuis sur le dos du canapé, je remis mes chaussures avant de serrer mon ami dans mes bras, et l'embrassant sur la joue.

Traversant le jardin j'arrivais dans la maison en même temps que Michael qui éclata de rire en me voyant passablement alcoolisée, je lui fis signe de ne rien dire et alors qu'il me proposait sa main pour monter à l'étage je l'acceptais bien volontiers, je n'avais qu'une envie, m'étaler dans mon lit. Toutes ces émotions m'avaient clairement fatiguées. Une fois à l'étage, alors qu'il me lâchait la main, je l'attrapais à nouveau et serrait mon fils dans mes bras comme je ne l'avais pas fait depuis quelques temps. "Tu sais que je t'aime n'est-ce pas ? Que je suis fière de toi, du jeune homme que tu es ?" Je le vis sourire et il m'embrassa sur le front avant de me répondre. "Bien sûr que je le sais, mais j'aime l'entendre, moi aussi je t'aime Maman !" L'embrassant sur la joue, je le relâchais et disparu dans ma chambre, je n'avais pas envie de penser au mal de tête qui me guettait le lendemain.

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